Jean-Pierre Chevènement

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175px Jean-Pierre Chevènement, né le 9 mars 1939, est un homme politique français de gauche, co-fondateur et ancien membre du Parti socialiste et fondateur du Mouvement des citoyens. Il est depuis le 26 janvier 2003 le Président d'honneur du Mouvement républicain et citoyen (MRC). Il est également le Président de la Fondation Res Publica.
Jean-Pierre Chevènement

175px Jean-Pierre Chevènement, né le 9 mars 1939, est un homme politique français de gauche, co-fondateur et ancien membre du Parti socialiste et fondateur du Mouvement des citoyens. Il est depuis le 26 janvier 2003 le Président d'honneur du Mouvement républicain et citoyen (MRC). Il est également le Président de la Fondation Res Publica.

Biographie

Origines, études et famille

Né le 9 mars 1939 à Belfort dans le Territoire de Belfort (France), il est le fils de Pierre Chevènement, instituteur et de Juliette Garessus, institutrice. La famille Chevenement est une famille franc-comtoise d'origine suisse (canton de Fribourg). Lauréat du Concours général, il est diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris et ancien élève de l'ENA dans la même promotion (Promotion Stendhal 1963-1965) que Lionel Jospin, Jacques Toubon et Ernest-Antoine Seillière. À sa sortie, il devient attaché puis conseiller commercial au ministère de l'Économie et des Finances (1965-1973). Il est marié à Nisa et a deux fils (Raphaël et Jean-Christophe). Il est membre du club Le Siècle.

Parcours politique

Tout en s'engageant dans la vie politique. Membre de la Section française de l’Internationale ouvrière (SFIO), il se montre partisan d'une profonde rénovation du socialisme. Dans cet esprit, lors du congrès d'Épinay en 1971 qui fonde le Parti socialiste (PS), il apporte son soutien à François Mitterrand qui prend la tête du nouveau parti. Dirigeant le Centre d'études, de recherches et d'éducation socialistes (CERES), qui constitue l'aile gauche du PS, il est chargé par Mitterrand d'élaborer le programme du PS et favorise le rapprochement avec le Parti communiste français (PCF), concrétisé par la signature du Programme commun de gouvernement en 1972. Cependant son discours jugé trop radical et l'arrivée au sein du PS de Michel Rocard, auquel il s'oppose, entraînent sa mise à l'écart.
- Adhère à la SFIO en 1964.
- 1971, il fut un des fondateurs du Parti socialiste.
- conseiller régional de Franche-Comté (1974-1988).
- premier adjoint au maire de Belfort et président du conseil de district de l'agglomération belfortaine (1977-1983).
- 11 mars 1973, réélu en 1978 réélu en 1981 député du Territoire de Belfort.
- 1979, avec le CERES (aile gauche du PS), il soutient François Mitterrand au Congrès de Metz contre Michel Rocard et Pierre Mauroy. François Mitterrand l'emportant, il a la charge de rédiger le programme socialiste en vue de la présidentielle de 1981.
- 22 mai 1981, nommé ministre d'État, ministre de la Recherche et de la Technologie. Il démissionnera le 22 mars 1983 pour protester contre la "parenthèse libérale".
- 1981, élu président du Conseil régional de Franche-Comté (~1982).
- 2 février 1983 : Il démissionne du ministère de la Recherche pour signifier son opposition à la rigueur et lance sa célèbre phrases : « Un ministre, ça ferme sa gueule, si ça veut l'ouvrir, ça démissionne ».
- 14 mars 1983, il est élu maire de Belfort, réélu à chaque élection en (1983-1997 et depuis 2001); premier adjoint du maire de Belfort (1997-2000) lorsque Lionel Jospin demande à ses ministres de choisir entre leurs fonctions gouvernementale et locale ; président de la communauté d'agglomération belfortaine (depuis 1995).
- 19 juillet 1984, nommé ministre de l'Éducation nationale (19 mars 1986).
- 1986 et 1988. il est de nouveau élu député du Territoire de Belfort.
- 13 mai 1988, nommé ministre de la Défense. Il démissionnera le 29 janvier 1991 pour protester contre l'engagement de l'armée française dans la guerre en Irak.
- 1991 et en 1993 1997, il est de nouveau élu par trois fois député du Territoire de Belfort.
-1992 il fait campagne contre la ratification du traité de Maastricht
- 1993, Critiquant la « dérive gestionnaire » des socialistes, il quitte le PS en 1993 transforme le Mouvement des Citoyens (fondé en 1992) en parti politique, dont il prend la présidence.
- 1994, il est tête de liste MDC aux élections européennes et remporte 2, 54% des voix.
- 4 juin 1997, nommé ministre de l'Intérieur. Ses prises de positions, notamment sur la question de l'immigration et son attitude lors de l'affaire des sans-papiers lui valent de nombreuses critiques de la part des Verts et des communistes en particulier.
-est l'un des défenseurs d'une politique sécuritaire de gauche, s'opposant notamment au garde des Sceaux, Élisabeth Guigou, sur la question de la mise en détention des jeunes délinquants. Manifestant une position « républicaine et souverainiste », il exprime aussi ses divergences de vue avec les autres membres du gouvernement à l’occasion du conflit au Kosovo, de la signature de la Charte européenne des langues régionales et au sujet de la Corse. En désaccord avec le plan de Lionel Jospin sur l’avenir de l’île, Jean-Pierre Chevènement démissionne du gouvernement en août 2000. Il démissionnera le 29 août 2000
-pour protester contre les "Accords de Matignon", qui reconnaissent les mouvements nationalistes corses sans que ceux-ci n'aient préalablement renoncé à l'utilisation de la violence.
- Le 2 septembre 1998, il est opéré de calculs à la vésicule biliaire à l'hôpital d'instruction des armées du Val-de-Grâce. Il est alors victime d'un grave accident d'anesthésie dû à une allergie au produit « curarisant » utilisé : il est plongé dans le coma pendant 8 jours, ne sort de l'hôpital que le 22 octobre, et est tenu éloigné de son ministère pendant 4 mois. Sa guérison sera qualifiée dans la presse de «miracle». Ses partisans n'aimant pas le terme peu laïc de «miracle», Georges Sarre dira : «Un miracle, oui, mais un miracle républicain». L'intérim au ministère de l'Intérieur est assuré par Jean-Jack Queyranne.
- 2000, il est de nouveau élu député du Territoire de Belfort. Il perdra son siège en 2002.
- 21 avril 2002, candidat à l'élection présidentielle, il remporte 5, 33% des suffrages et se place en sixième position sur les 16 candidats présents à ce premier tour. Il fonde le Pôle républicain, qui devient le Mouvement Républicain et Citoyen (MRC) dont il est le Président d'honneur.
- 2004, il fonde l'association pour la Fondation Res Publica.
- En mars 2004, le MRC s'allie au Parti socialiste ou au PCF dans quelques régions pour les élections régionales.
- En août 2004, il se prononce contre le Traité établissant une Constitution pour l'Europe, dénonçant un risque de vassalisation de l'Union européenne par les États-Unis.
- En mai 2005, Jean-Pierre Chevènement enchaîne les débats politiques pour soutenir le non à la Constitution européenne. Le non recueillera 54, 87% des voix.
- 30 décembre 2005, la Fondation Res Publica a été déclarée d’utilité publique par décret.
- 6 novembre 2006, il annonce sa candidature à la présidentielle 2007.
- 10 et 12 décembre 2006, après un accord politique intervenu entre le MRC et le PS, Jean-Pierre Chevènement se retire de la course à la présidentielle. Cet accord politique, qui prit la forme d'une Déclaration commune MRC-PS, comporte un volet politique (accordant la priorité à la relance économique et à la lutte contre le chômage) et se prolonge par un volet électoral offrant la possibilité au MRC d'obtenir en juin 2007 des représentants à l'Assemblée Nationale.
- Au cours de la campagne électorale, Jean-Pierre Chevènement occupe une place très active auprès de Ségolène Royal.
- Aux élections législatives de 2007, il ne parvient pas à reprendre son siège de député à Michel Zumkeller. Il démissionne de son mandat de maire le lendemain de sa défaite.[http://www.lemonde.fr/web/depeches/0, 14-0, 39-31333744@7-37, 0.html Le Monde.fr, 18 juin 2007

Synthèse des fonctions politiques

Mandat de Député
-député PS et MDC du Territoire-de-Belfort 1973 réélu en 1978 réélu en 1981 Réélu en 1986 Réélu en 1988 réélu en 1991 et en 1993 réélu en 1997 et en 2000 a 2002 Battu par Michel Zumkeller en 2002 et en 2007
Mandat Locaux
-premier adjoint au maire de Belfort et président du conseil de district de l'agglomération belfortaine 1977-1983 ;
-maire de Belfort 1983-2007;
-premier adjoint du maire de Belfort 1997-2000;
-Depuis 2007 Conseillers municipal de Belfort
-président de la communauté d'agglomération belfortaine (depuis 1995;
Mandat Régional
-conseiller régional de Franche-Comté 1974-1988;
-vice-président, puis président du conseil régional de Franche-Comté 1981-1982;
Fonction Politique
-secrétaire du CERES
-secrétaire national du PS 1971-1975, puis 1979-1981;
-membre du bureau exécutif et du comité directeur du PS 1971-1981, puis 1986-1993;
-fondateur du Pôle Républicain en 2002 devenu Mouvement républicain et citoyen en 2003
-président d'honneur du MRC, mouvement républicain et citoyen depuis 2003
-président de la fondation "Res Publica" depuis 2005.
-président du club "République Moderne" depuis 1983

Fonctions gouvernementales

- Ministre d'État, Ministre de la Recherche 1981-1982,
-Ministre d'État, Ministre de la Recherche de l'Industrie 1982-1983,
-gouvernement Pierre Mauroy (1))
-gouvernement Pierre Mauroy (2))
- Ministre de l'Éducation Nationale du (Gouvernement Fabius) 1984-1986,
- fin de la guerre scolaire
- rétablissement de l'instruction civique à l'école
- Ministre de la Défense des 1988-1991.
- Gouvernement Michel Rocard (1)
- Gouvernement Michel Rocard (2)
- Ministre de l'Intérieur :1997-2000. gouvernement Lionel Jospin
- Loi Réséda sur l'accueil des étrangers instaurant l'asile territorial (réfugié victimes d'une organisation politique)
- simplifications des règles de la naturalisation, régularisation
- Création de la police de proximité
- Loi Chevènement, simplifiant l'intercommunalité et incitant les communes à se regrouper right

Fonctions parlementaires

- Député du Territoire de Belfort :
- Commission des affaires culturelles, familiales et sociales
-
- Membre de la Commission du 23 juin 1988 au 29 juin 1988
-
- Membre de la Commission du 13 juin 1997 au 4 juillet 1997
-
- Membre de la Commission du 24 octobre 2000 au 19 septembre 2001
- Commission des affaires étrangères
-
- Membre de la Commission du 4 avril 1986 au 14 mai 1988
-
- Membre de la Commission du 21 juin 1991 au 1 avril 1993
- Commission des finances, de l'économie générale et du Plan
-
- Membre de la Commission du 8 avril 1993 au 29 mars 1994
-
- Membre de la Commission du 3 avril 1994 au 21 avril 1997
-
- Membre de la Commission du 20 septembre 2001 au 18 juin 2002

Fonctions électives locales

- Maire de Belfort :
- développement du tissu universitaire (notamment grâce à ses actions comme ministre de l'Education Nationale)
- fondation de la CAB (Communauté de l'agglomération belfortaine), grâce à la loi qu'il fit voter en tant que ministre de l'intérieur
- rénovation et colorisation du centre-ville
- promotion du projet de TGV "Rhin-Rhône"

Informations complémentaires

Il est l'un des rares « entartés » à avoir porté plainte : il a obtenu en octobre 2002 la condamnation de Noël Godin, un agitateur anarcho-humoristique belge à 800 euros d'amende pour violences volontaires avec préméditation.

Bibliographie

- L'énarchie ou les mandarins de la société bourgeoise, La Table Ronde, 1967 (sous le pseudonyme de Jacques Mandrin, qui cache aussi Didier Motchane et Alain Gomez)
- Socialisme ou Socialmédiocratie, 1969 (sous le pseudonyme de Jacques Mandrin)
- Le vieux, la Crise et le Neuf, 1975
- Le service militaire, face à face avec Pierre Messmer, 1977
- Être socialiste aujourd'hui, 1979
- Le pari sur l'intelligence, 1985
- Apprendre pour entreprendre, 1985
- Une certaine idée de la République m'amène à..., 1992
- Le Temps des Citoyens, 1993
- Le Vert et le Noir. Intégrisme, pétrole, dollar., 1995
- France-Allemagne, parlons franc, 1996
- Le bêtisier de Maastricht, 1997
- La République contre les bien-pensants, 1999
- La République prend le maquis (en collab. avec Robert Colona d'Istria), 2001
- Le courage de décider, Robert Laffont, 2002
- Défis républicains, 2004
- Pour l'Europe, votez non !, Fayard, 2005
- La faute de M. Monnet, Fayard, 2006

Voir aussi

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Sujets connexes
Accords de Matignon (1988)   Alain Gomez   Alain Savary   André Giraud   Août 2004   Assemblée nationale (France)   Belfort   Cinquième République   Concours général   Curare   Daniel Vaillant   Deuxième circonscription du Territoire de Belfort   Ernest-Antoine Seillière   Fondation Res Publica   France   Franche-Comté   François Mitterrand   Gauche (politique)   Georges Sarre   Gouvernement Laurent Fabius   Gouvernement Lionel Jospin   Gouvernement Michel Rocard (1)   Gouvernement Michel Rocard (2)   Gouvernement Pierre Mauroy (1)   Gouvernement Pierre Mauroy (2)   Guerre du Golfe (1990-1991)   Institut d'études politiques de Paris   Jacques Toubon   Jean-Jack Queyranne   Jean-Louis Debré   La Table Ronde   Le Siècle   Lionel Jospin   Liste des ministres français de l'Intérieur   Liste des ministres français de la Défense   Mai 2005   Mars 2004   Michel Rocard   Michel Zumkeller   Ministre français de l'Éducation nationale   Ministre français de l'Éducation nationale/Cinquième République   Mouvement des citoyens   Mouvement républicain et citoyen   Noël Godin   Parti communiste français   Parti socialiste (France)   Pierre Joxe   Pierre Mauroy   Pierre Messmer   Pôle républicain   Radical-citoyen-vert   René Monory   République et liberté   Section française de l'Internationale ouvrière   Ségolène Royal   Territoire de Belfort   Union européenne   Val-de-Grâce   Vésicule biliaire  
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