Judo

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Deux jeunes débutants judoka (ceintures blanches) left Le judo (柔道 ou voie de la souplesse) est un art martial et un sport de combat d'origine japonaise (budo), fondé par Jigoro Kano en 1882. Il se compose pour l'essentiel de techniques de projection, de contrôle au sol, d'étranglements et de clefs. Le lieu où l'on pratique le judo s'appelle le dōjō ou dojo (lieu d'étude de la voie) . Les pratiquants (les judoka) portent une tenue
Judo

Deux jeunes débutants judoka (ceintures blanches) left Le judo (柔道 ou voie de la souplesse) est un art martial et un sport de combat d'origine japonaise (budo), fondé par Jigoro Kano en 1882. Il se compose pour l'essentiel de techniques de projection, de contrôle au sol, d'étranglements et de clefs. Le lieu où l'on pratique le judo s'appelle le dōjō ou dojo (lieu d'étude de la voie) . Les pratiquants (les judoka) portent une tenue en coton renforcée appelée judogi, souvent appelée à tort kimono, qui est le nom générique de la tenue traditionnelle japonaise. Le judogi est généralement blanc, mais pour faciliter la distinction entre les combattants dans les compétitions, un judoka peut avoir un judogi bleu à tous les niveaux de compétitions (si le judoka n'a pas de judogi bleu, la distinction se fera à l'aide de ceinture rouge ou blanche). Pour les compétitions à partir du niveau national, l'un des deux judokas doit revêtir un judogi bleu. Le judo se pratique pieds nus sur un tatami. Le judo est un sport olympique.

Description

right Le terme judo est composé de 2 kanji signifiant approximativement :
- (prononcer djou): Souplesse
- : L'art, la voie Judo peut donc se traduire par la voie de la souplesse.

Histoire

Le souhait de Jigoro Kano, son fondateur, était de populariser une méthode visant à mieux utiliser ses ressources physiques et mentales en prenant comme point de départ le ju-jitsu des écoles takenouchi ryu et kito ryu qu'il avait pratiqué durant 6 années. La légende dit qu'il découvrit les principes du judo lors d'un hiver rigoureux, en remarquant que les branches du cerisier réagissaient différemment sous le poids de la neige abondante. Les plus grosses cassaient alors que les plus souples pliaient et se débarrassaient de « l'agresseur » avec souplesse. La voie de la souplesse était née. La "légende", dans sa simplicité, n'est pas éloignée du souhait initial de populariser une méthode visant à mieux utiliser ses ressources physiques et mentales. Jigoro Kano avait conscience que le Ju-jitsu tel qu'il était pratiqué n'était plus adapté à l'époque moderne. Les techniques étaient parfois très dangereuses à apprendre et la plupart des maîtres étaient soit incompétents pédagogiquement ou enseignaient un ju-jitsu décadent et inefficace. En s'inspirant des méthodes de différentes gymnastiques occidentales, Jigoro Kano décida d'expurger du ju-jitsu les mouvements dangereux et de codifier les techniques restantes afin de faciliter l'enseignement sous formes de kata. Il était évident que l'art de la souplesse, débarrassé de sa vocation guerrière, n'était plus du ju-jitsu, mais un nouvel art martial à vocation callisthénique. Le Judo était né. Le judo connut un succès qui s'étendit largement au-delà des frontières japonaises et contribua largement à populariser les arts martiaux japonais, tout en entraînant la confusion entre art martial et sport de combat. Ainsi, le judo des origines s'orienta de plus en plus vers l'aspect sportif lorsque les champions du Kodokan eurent définitivement battu la plupart des écoles de Ju-jitsu au cours de combats organisés. Le pouvoir économique du Kodokan était ainsi définitivement installé dans le monde des arts martiaux japonais. Le judo commence à être enseigné au Japon en 1882 au Kodokan, en France dès 1935 par Maitre Mikinosuke Kawaishi. Moshe Feldenkrais crée le Jujitsu-Club de France, puis la Fédération française de judo est fondée en 1946. C'est aussi à cette époque que se développera le côté sportif et qu'apparaitront les premières compétitions. Le nombre de pratiquants de par le monde s'accroît alors considérablement. Le judo est la discipline la plus pratiquée en France, devant le Karaté et l'Aïkido. Il est le troisième sport le plus pratiqué en France en 2000 avec près de 550000 licenciés et 5 547 clubs. Il est devenu officiellement discipline olympique lors des Jeux de Tokyo en 1964. Le judo féminin a fait son entrée dans le programme olympique aux Jeux de Séoul en 1988 comme sport de démonstration avant d'être définitivement accepté à partir des Jeux de Barcelone en 1992. En 2006, la Fédération Internationale de Judo compte 189 pays membres.

Code Moral du Judo

- La Politesse, c'est le respect d'autrui
- Le Courage, c'est de faire ce qui est juste
- La Sincérité, c'est s'exprimer sans déguiser sa pensée
- L'Honneur, c'est être fidèle à la parole donnée
- La Modestie, c'est parler de soi-même sans orgueil
- Le Respect, sans respect aucune confiance ne peut naître
- Le Contrôle de Soi, c'est savoir se taire lorsque monte la colère
- L'amitié, c'est le plus pur des sentiments humains

Techniques

Le judo sportif différencie explicitement :
- les techniques de projection visant à déséquilibrer l'adversaire pour le faire tomber au sol: nage waza dans lequel on retrouve
- le groupe des techniques debout, tachi waza
-
- les techniques de jambes : ashi waza
-
- les techniques de bras : te waza
-
- les techniques de hanches : koshi waza
- le groupe des techniques de sacrifice, sutemi waza où le pratiquant décide de sacrifier son équilibre pour faire chuter son adversaire.
-
- les techniques de sacrifice dans l'axe : mae sutemi waza parmi lesquelles on retrouve la fameuse "planchette japonaise"
-
- les techniques de sacrifice sur le côté : yoko sutemi waza
- les techniques pratiquées au sol : ne waza
- les technique d'immobilisation : osae-komi waza
- les technique d'étranglement : shime waza
- les technique de clef : kansetsu waza Les techniques de clef et d'étranglement sont également autorisées debout (en nage waza), bien que très rarement vues et utilisées en compétition. En effet, le règlement interdit l'amené au sol par ces techniques, ce qui les rend plus difficiles à placer. Certains katas (formes) de judo nécessitent de pratiquer également les techniques de frappe (atemi waza). On y retrouve
- les coups de pied (geri),
- les coups de poing (tsuki)
- les coups du tranchant de la main (shuto).

Formes d'entraînement

Les plus jeunes judokas pratiquent leur sport de manière ludique grâce aux entrainements sous forme de jeux proposés par l'entraineur qui les aide à prendre confiance en eux et à découvrir leur corps qui va évoluer. Une des étapes indispensable étant l'appentissage de la chute, les Ukemi. Ils vont devenir sûrs d'eux, plus souples et plus forts afin de se préparer pour les prochaines compétitions et pour le prochain passage de grade.

Exercices traditionnels

- Tendoku-Renshu : se pratique seul, les mouvements techniques sont répétés dans le vide, c'est un travail de modélisation mentale du placement spatial du corps et de celui du partenaire imaginaire.
- Uchi-komi : signifie "rentrer dedans". Se pratique à deux pour travailler en répétition l'entrée d'une projection (déséquilibre, placement du corps, lancement de la technique) sans faire chuter le partenaire.
- Nage-komi : Se pratique à deux, c'est la suite logique de uchi-komi puisqu'"il s'agit de répéter plusieurs fois une technique entière, avec chute lorsque l'on travaille le nage-waza. Il est possible de travailler en nage-komi en ne-waza (au sol).
- Yaku-soku-geiko : dans le même esprit que le nage-komi, cet exercice s'effectue en déplacement permanent, lors duquel tori profite d'opportunités pour lancer des attaques. Uke chute à chaque fois, n'esquive ni ne bloque les attaques.( c'est une sorte de randori d'étude).
- Kakari-geiko : , le kakari-geiko est une sorte de randori dans lequel on impose un theme.Onpeut donner comme exemple: Tori a un rôle offensif, il attaque constamment uke qui doit se défendre sans toutefois bloquer complètement tori afin de lui permettre de travailler.
- Randori : se traduit par "entraînement libre". Le randori est une forme de combat souple, dans lequel les deux judokas sont partenaires plus qu'adversaires puisqu'ils doivent permettre à l'autre de travailler. Il faut donc ne pas bloquer l'autre, tout en opposant une résistance modérée pour simuler les conditions d'un combat. C'est un exercice difficile à réaliser dans cette optique.
- Shiai : il s'agit de combat comme en compétition.

Katas

Ces katas représentent des exercices de style, de concentration particulièrement difficiles et constituent la source même des principes du Judo. La bonne exécution de ces kata nécessite de ce fait de longues années de pratique pour permettre au judoka d'en saisir le sens profond. Les plus connus des katas sont :
- formes du Kodokan :
- Nage-no-kata (forme des projections) composé de 5 groupes (te-waza, koshi-waza, ashi-waza, mae-sutemi-waza, yoko-sutemi-waza).
- Katame-no-kata (forme des contrôles) composé de 3 groupes (osae-komi-waza, shime-waza, kansetsu-waza).
- Kime-no-kata (forme de la décision).
- Goshin-jutsu (no-kata) (forme de la défense de soi).
- Ju-no-kata (forme de la souplesse).
- Itsutsu-no-kata (forme des cinq principes).
- Koshiki-no-kata (forme des techniques anciennes).
- Seiryoku-zenyo-kokumin-taiiku-no-kata (forme de l'entraînement physique et de la prospérité mutuelle) - ce kata contient le kime-shiki (forme de la décision - à destination des femmes).
- Joshi goshin-ho
- autres formes :
- Go-no-sen-no-kata (forme des contre-prises)
- Nanatsu-no-kata (forme des sept techniques)
- Nage-Ura-No-Kata (autre forme de contre prises crée par Maïtre Mifune) Concours de kata: depuis quelques années des compétitions de kata sont organisées a travers le monde, et notamment en Belgique (plus d'info ici http://judokatas.googlepages.com )

Grades ou ceintures

Les grades sont attribués à un pratiquant et permettent d'évaluer son niveau technique, son efficacité en combat, son degré d'ancienneté ainsi que ses qualités morales, ce qui correspond au respect scrupuleux du code moral ainsi qu'un investissement suffisant dans la pratique. Sans le minimum de respect des règles exigé, aucun judoka ne peut prétendre à l'obtention d'un grade. 150px Les ceintures de couleurs ont été inventées en Angleterre au milieu des années 1920 puis introduites en France par le professeur Kawaishi. On trouve dans l'ordre les ceintures blanche, jaune, orange, verte, bleue, marron, la fameuse ceinture noire ainsi que deux ceintures supérieures (une rouge et blanche du 6 au 8 DAN , une rouge pour 9 et enfin pour la 10 DAN comme pour clore un cycle il obtient une ceinture blanche). Il existe aussi des grades alternatifs pour évaluer et récompenser les plus jeunes (blanche-jaune, jaune-orange, orange-verte). Il se peut aussi d'avoir des barrettes à la place d'une ceinture blanche-jaune. On obtient donc une ceinture blanche avec une barrette jaune à coudre, ainsi de suite jusque parfois trois barrettes (en Belgique).
- Les ceintures de couleurs blanche à marron correspondent à des grades nommés kyu : du 6 kyu représenté par la ceinture blanche jusqu'au 1 kyu par la ceinture marron.
-En France, les grades inférieurs à la ceinture noire sont délivrés par un professeur de judo diplômé d'État, le plus souvent suite à un passage de grades organisé par le club.
- Au dessus des kyu, les niveaux sont nommés dan (degré) : du 1 dan au 5 dan, la ceinture est noire ; les 6, 7 et 8 dan sont représentés par une ceinture à larges bandes rouges et blanches alternées, les 9 et 10 dan par une ceinture rouge. Après la ceinture rouge, il y a une ceinture qui n'a été obtenue que par Jigoro Kano, la ceinture blanche large (11 et 12 dan, 12 dan que Maitre Kano n'a obtenu qu'a titre posthume)
-Les 2 et 3 dan correspondent au nom japonais de Deshi qui signifie disciple.
-Les 4 et 5 dan au Renshi (maîtrise extérieure)
-Les 6 et 7 dan au Kyoshi (maîtrise intérieure)
-Les 8 et 9 dan au Hanshi (maîtrises intérieure et extérieure unifiées)
-La 10 dan au Keijin (trésor vivant). L'obtention des niveaux à partir de la ceinture noire peut se faire de deux manières :
- Compétition Il faut passer trois UV
- un examen de katas devant un jury régional ou national officiel
- gagner des points lors de combats officiels (44 en un tournoi ou en 1 shiai ou 100 sur plusieurs et 120 pour le troisième et quatrième dan) entre ceintures noires et marrons (pour l'obtention du premier dan
- participer à un stage concernant l'organisation et l'arbitrage des compétitions
- Expression technique Il faut passer différents UV définis pour chaque grade. Citons pour exemple les UV du 1 DAN expression technique
- UV1 Katas
- UV2 Techniques debout/sol
- UV3 Exercices d'application Judo
- UV4 Techniques de défenses Ju-jitsu Bien souvent, en parlant de «ceinture jaune» ou de «ceinture noire», on désigne par métonymie non pas la ceinture en elle-même, mais le détenteur du grade associé. Il est donc possible de dire : «Ce judoka est une ceinture noire».

Grades des ceintures de couleurs (Kyu)

Cela dit, en France, il a été d'usage d'utiliser la ceinture verte-bleue, ce qui ajoute un kyu. Celle-ci n'est cependant plus valide aux yeux de la fédération.

Grades supérieurs (Dan)

Déroulement d'une compétition

Arbitrage

Les arbitres en judo ont pour mission :
- d'accorder les avantages ou la victoire aux combattants suite à des techniques partiellement ou totalement réussies ;
- de maintenir l'intérêt du combat et d'assurer la sécurité des combattants en arrêtant et en faisant reprendre le combat lorsque c'est nécessaire ;
- d'informer les combattants et la table (et si possible les spectateurs) du déroulement du combat, par exemple lorsqu'il y a début d'immobilisation ;
- de faire respecter les règles et d'appliquer les sanctions appropriées si nécessaire. Dans les compétitions officielles, trois arbitres assurent l'arbitrage d'un combat : un arbitre dit «arbitre central» en position debout et qui se déplace avec les combattants, et deux arbitres dits «juges de coin», qui se trouvent assis aux deux coins opposés de la surface de combat. L'arbitre central prend les décisions en donnant la decision de la majorité. Le rôle des juges de coin est de donner leur avis en cas de désaccord avec la décision de l'arbitre central. Pour cela, ils utilisent les mêmes gestes d'arbitrage que l'arbitre central. Lorsqu'un seul des deux juges de coin donne son avis, il doit ou non modifier sa décision selon que ce soit en accord avec la majorité. Si les deux juges de coin sont d'accord contre l'avis de l'arbitre central, celui-ci doit modifier sa décision. Dans les autres cas, l'arbitre central a toujours la possibilité de revenir sur sa décision, s'il pense s'être trompé. Le juge de coin détermine également si une action est validée ou non selon qu'elle a été exécutée dans ou hors des limites du tapis. On distingue l'arbitrage du combat dans les phases de tachi waza (combat debout) et de ne waza (combat au sol), les techniques employées n'étant pas les mêmes. Pour se faire comprendre, l'arbitre utilise des termes d'arbitrage précis souvent accompagnés d'un geste, afin d'être compris de loin dans un environnement bruyant. Voici une liste des termes d'arbitrage employés en compétition et leur signification :

Termes d'arbitrage

-
Termes génériques
- HAJIME — commencez
- MATTE (bras tendu vers les commissaires sportifs, paume vers l'avant) — arrêtez
- HIKI-WAKE — combat nul
- SOREMADE — fin du combat
- SONOMAMA (en touchant les deux combattants) — ne bougez plus (lorsque l'arbitre veut vérifier quelque chose sans modifier l'issue du combat)
- YOSHI (en touchant brièvement les deux combattants) — reprenez le combat (après SONOMAMA)
- HANTEI — décision des juges
- Avantages
- KOKA 3points(bras plié, paume vers l'avant à l'equerre) — petit avantage
- YUKO 5points(bras tendu sur le côté en-dessous de l'horizontale, doigts tendus) — avantage moyen
- WAZA-ARI 7points(bras tendu sur le côté à l'horizontale, doigts tendus) — presque la victoire
- WAZA-ARI AWAZETE IPPON équivaut à ippon( bras tendu puis lever, seulement en competition FFJDA en France ) après un deuxième WAZA-ARI, la technique vaut dix points et c'est la fin du combat
- IPPON 10points(bras tendu au-dessus de la tête, doigts tendus) — victoire acquise (point), fin du combat
- Combat au sol
- OSAE-KOMI — début d'immobilisation
- TOKETA — sortie d'immobilisation
- Sanctions
- SHIDO — faute légère penalisable d'un koka
- CHUI ET KEIKOKU n'existe plus, les fautes qui étaient sanctionnées par un chui sont désormais sanctionnées par un shido et les fautes qui étaient sanctionnées par un keikoku, sont sanctionnées par hansoku maké, pour etre plus precis toutes les fautes sont sanctionnés par shido et sont automatiquement incrémentées d'un cran, le premier shido equivaut a koka pour l'adversaire, le deuxième à yuko etc ... au total le quatrieme avertissement correspond à Hansoku-Make, soit la perte du combat pour disqualification, mais il peut continuer la competition si son adversaire le repêche, attention neanmoins certaines techniques jugées dangereuses pour l'attaquant (Tori) ou pour le defenseur (Uke) peuvent etre sanctionnées par Hansoku-maké directement et alors il est exclu de la competition car il est considéré qu'il ne respecte pas l'éthique du judo.
- HANSOKU-MAKE — faute grave (disqualification de la compétition) ou accumulation de quatre fautes légères (disqualification du combat)

Les commissaires sportifs

Les commissaires sportifs sont des éléments indispensables à la tenue d'une compétition. Ils sont en charge de la logistique de la manifestation. Les fonctions du commissaire sont :
- Chronométrer : Il doit prendre le temps de combat et suivre les instructions données par l’arbitre.
- Marquer : Il inscrit au tableau de marque les valeurs données par l’arbitre.
- Tenir la table : Il remplit le tableau ou la poule de déroulement des combats. Il appelle les judokas qui doivent combattre et ceux qui se préparent.
- Il s’occupe de la pesée et de l’inscription des combattants.
-sans oublier le plus important, il se charge de la feuille de poules ou du tableau, c'est à dire qu'il se charge de l'ordre et des enchaînement des combats.

Le rituel

Entrée

Juste avant le combat proprement dit, les deux combattants effectuent l'entrée sur le tatami et le saluent. Ils saluent une première fois vers le tapis en montant dessus, puis ils rentrent en passant derrière les juges de coin, pour aller se positionner au centre du tapis, face à face derrière la zone de danger (la bande rouge). De là, ils attendent le signal de l'arbitre, qui fera signe en rapprochant ses bras tendus en face de lui. Ils saluent alors une première fois la surface de combat (ce salut n'est plus obligatoire depuis 2004 pour les compétitions, mais il a été maintenu pour les « démonstrations »), puis lorsqu'ils sont à distance de combat, soit environ trois mètres, ils se saluent mutuellement, font un pas en avant, pied gauche d'abord, et attendent le signal de départ HAJIME.

Sortie

Lorsque l'arbitre a donné le signal de fin et désigné le vainqueur (en avançant d'un pas vers le vainqueur et en levant la main en présentant ce même judoka), les deux combattants sortent en effectuant l'inverse de l'entrée : Ils se saluent, peuvent se serrer la main, puis reculent hors de la zone de combat et y saluent le tapis à leur sortie.

Avantages

Le but ultime du judo a toujours été la recherche du IPPON, soit la victoire directe par une technique efficace. En judo debout, cela se traduit selon quatre critères : chute largement sur le dos avec force, vitesse et contrôle. Cependant, la compétition étant ce qu'elle est, il faut pouvoir juger de l'efficacité d'une technique partiellement réussie, en attribuant des avantages plus ou moins importants selon des critères de réussite, cela afin de pouvoir départager les combattants à l'issue du combat. Ces critères sont la qualité de la projection et la position de réception de l'adversaire en combat debout, et le temps d'immobilisation en combat au sol (un abandon donne la victoire et fait bien souvent suite à une technique d'étranglement ou de clé au coude réussie). Les avantages à répartir sont le KOKA, le YUKO, le WAZA-ARI et le IPPON. C'est toujours l'avantage le plus fort qui l'emporte, ce qui veut dire qu'un WAZA-ARI est plus fort que n'importe quel nombre de YUKO, et un YUKO est plus fort que n'importe quel nombre de KOKA. Une exception cependant : lorsque le même combattant marque deux WAZA-ARI, il gagne par WAZA-ARI AWASETE IPPON. Lorsque l'avantage le plus fort est le même pour les deux combattants, le vainqueur est celui qui en a le plus. Si c'est une égalité, on prend en compte l'avantage inférieur et ainsi de suite jusqu'au plus petit avantage. L'attribution d'avantages debout, voire au sol, demande toujours une part de jugement personnel de l'arbitre, ce qui veut dire que les décisions qu'il prend sont parfois contestables et contestées. Ce problème est en principe résolu grâce à l'aide des arbitres de coin, mais ce n'est malheureusement pas toujours le cas. En pratique, selon les règles officielles (et comme dans la plupart des sports) l'arbitre a toujours raison. Plus précisément, la décision validée par au moins deux des trois arbitres sur le tapis est incontestable.

Combat debout

- KINZA : Cet avantage n'est pas comptabilisé, ni annoncé, mais doit être pris en compte par l'arbitre pour départager les combattants en cas d'égalité. Il correspond à une attaque franche, suivie ou non d'une chute de l'adversaire sur le ventre ou les genoux.
- KOKA : Il est donné quand l'adversaire tombe sur les cuisses ou les fesses. L
impact
doit être sur les fesses ; si l'adversaire roule sur le dos dans le même mouvement, l'avantage donné sera supérieur.
- YUKO : Il est donné quand il manque deux des quatre éléments du IPPON. Il correspond à une chute sur le côté (chute latérale), ou bien une chute sur les fesses avec l'impact sur le bas du dos. Si la vitesse de chute est élevée et immédiatement suivie d'un contact du dos au tapis, cela vaut un WAZA-ARI.
- WAZA-ARI : Il est donné quand il manque l'un des quatre éléments du IPPON. Il correspond à un impact sur le dos, mais où la force et la vitesse de la projection sont insuffisants. Il peut aussi être donné suite à une chute sur les fesses ou le bas du dos suivie immédiatement d'un contact des épaules au tapis.
- IPPON Il est donné suite à une projection avec impact sur le dos avec force, vitesse et contrôle, et donne la victoire.

Combat au sol

Un avantage est donné en combat au sol après une immobilisation de l'adversaire. Pour qu'il y ait immobilisation, il faut que les deux épaules de l'adversaire touchent le tapis et que le contrôle se fasse le buste tourné vers le tapis. L'arbitre crie alors OSAE-KOMI en avançant le bras tendu et le pied posé en direction des combattants, et le chronomètre d'immobilisation se met en marche. On juge que l'adversaire a réussi à sortir de l'immobilisation quand sa sortie est totale : soit il est sur le ventre (les deux épaules tournées vers le tapis), soit il a renversé complètement son adversaire, soit il avorte le contrôle adverse en enveloppant la jambe ou le buste de son adversaire avec ses jambes. L'arbitre crie alors TOKETA en agitant latéralement le bras tendu en direction des combattants. On arrête alors le chronomètre et on compte le nombre de secondes qu'il indique. Pendant ce temps, le combat continue jusqu'à ce que l'arbitre donne le signal d'arrêt MATTE, quand il n'y a plus de suite technique intéressante. Les avantages sont donnés selon le temps d'immobilisation :
- KOKA : entre 10 secondes et moins de 15 secondes
- YUKO : entre 15 secondes et moins de 20 secondes
- WAZA-ARI : entre 20 secondes et moins de 25 secondes
- IPPON : 25 secondes Un KINZA peut être pris en compte sur une immobilisation de moins de 10 secondes. Ces valeurs ne sont vraies que pour les catégories au dessus de minime, c'est-à-dire les 12-13 ans et au-dessus. En dessous, pour les benjamins donc, les temps d'immobilisations et leurs valeurs sont légérement différents :
-KOKA : entre 5 secondes et moins de 10 secondes
-YUKO : entre 10 secondes et moins de 15 secondes
-WAZA-ARI : entre 15 secondes et moins de 20 secondes
-IPPON : 20 secondes La victoire (par IPPON) est donnée suite à un abandon de l'adversaire. En combat au sol, l'abandon est très fréquemment provoqué par un étranglement ou une clé au coude (la seule autorisée en judo). Pour signaler son abandon, le combattant frappe deux brèves fois sur son adversaire ou sur le tapis, avec la main, ou avec le pied si ses mains sont indisponibles.

Sanctions

Ancien système : Différentes pénalités s'accumulaient :
-la première, SHIDO, donne un KOKA à l'adversaire;
-la suivante, 2 SHIDO, donne un YUKO à l'adversaire en éliminant le KOKA précédant;
-la troisième pénalité, 3 SHIDO, donne un WAZA-ARI à l'adversaire en éliminant le YUKO précédant;
-la quatrième pénalité, "4 SHIDO", est éliminatoire du combat si les fautes sont progressive (SHIDO) Si le HANSOKU-MAKE est du à une faute grave qui y donne lieu immédiatement sans passer par les autres pénalités, il est éliminatoire de la compétition. Système actuel : Les différentes pénalités sont remplacées par des SHIDO qui s'accumulent :
-le premier donne un KOKA à l'adversaire,
-le suivant donne un YUKO à l'adversaire en éliminant le KOKA précédant,
-de même, le troisième donne un WAZA-ARI à l'adversaire en éliminant le YUKO précédant.
-la quatrième pénalité est elle aussi un SHIDO, qui vaut une victoire de l'adversaire.
- Il peut aussi, en cas de faute grave, y avoir un HANSOKU MAKE, qui signifie une élimination directe du combattant. Pour les éliminations directes, jusqu'à 2005, la règle était la suivante : si un HANSOKU-MAKE est donné, il est éliminatoire, non seulement du combat, mais aussi de la compétition. Depuis 2005, on distingue deux cas : les fautes graves volontaires, éliminatoires de la compétition, et les fautes graves involontaires, qui n'excluent que du combat. Fautes sanctionnées : Les trois premières pénalités sont donnés principalement pour des fautes de type : non combativité (passivité), refus du combat (fuite ou sortie volontaire de la zone de combat), attitude excessivement défensive (bras tendus, buste complètement plié vers l'avant, saisie du judogi particulière non suivie d'une attaque), fausse attaque (et non tentative avortée qui fait partie du combat), gestes interdits (doigts à l'intérieur de la manche, membre sur le visage de l'adversaire, ...). Les HANSOKU-MAKE sont donc donnés soit par accumulation de 4 SHIDO, soit après un geste contraire à l'esprit du judo, ce qui peut signifier la non prise en compte de l'arbitre, des remarques faites à celui-ci ; soit après une action mettant en danger l'adversaire ou soi-même. Les gestes dangereux sont nombreux mais faciles à éviter si le pratiquant recherche l'efficacité avant tout.

Sport-étude

France

Le sport-études destiné aux jeunes judokas français (à partir de 15 ans) se divise en quatre catégories :
- l'Institut National des Sports et de l'Éducation Physique;
- les pôles France : INEF, Bordeaux, Marseille, Orléans, Strasbourg;
- les pôles Espoir : 25 en France métropolitaine et 1 outre-mer;
- les classes étude ou classes départementales de judo (environ 35 en France).

Quelques champions

Anciens

Actuels (en 2007)

Grandes compétitions

Compétitions internationales

Le judo fait son apparition au sein du programme olympique lors des Jeux de Tokyo en 1964. Très populaire au Japon, son introduction dans l'événement olympique est due au fait que le pays organisateur peut choisir d'ajouter un nouveau sport à la liste des sports olympiques, site des Jeux Olympiques d'été de 2008, fr.beijing2008.cn. Quatre épreuves furent alors organisées dans quatre catégories de poids différentes, lesquelles épreuves furent exclusivement masculines, le judo féminin ne s'étant pas encore développé. Durant la compétition, les judokas nippons décrochèrent trois des quatre médailles d'or la dernière revenant au Néerlandais Anton Geesink qui s'imposa dans la catégorie open (ou toutes catégories). Cette victoire contredit les critiques reléguant le judo comme une chasse gardée japonaise.

Grands tournois

-Tournoi de Paris de judo

Notes et références de l'article

Voir aussi


- Arts martiaux
- Atemi-Waza
- Budo
- Ju No Michi
- Judo (handisport)
- Ju-jitsu
- Salut en budo
- Katame-Waza
- Kodokan
- Nage-Waza

À lire

- Le Judo Kano ou l’Origine du Judo, par Katsuma Higashi et Irving Hangcock, (Budo Editions)
-
Les racines du judo français. Histoire d'une culture sportive, Michel Brousse, Préface de Jean-Luc Rougé, Presses Universitaires de Bordeaux, n° 401, ISBN 2-867813-6-89 (2005)
- Le Judo, son histoire, ses succès, Michel Brousse, Préface de Jacques Rogge, éd. Minerva, n° 401, ISBN 2-830706-5-95 (2002)
- L'esprit du judo, Jean-Lucien Jazarin, éd. Budostore, n° 401, ISBN 2-908580-52-7 (1997)
- Le judo, école de vie, Jean-Lucien Jazarin, éd. Budostore, n° 402, ISBN 2-908580-53-5 (1995)
- L’origine du judo (entretiens avec Rudolf di Stefano et Laurent Bruel), Igor Correa Luna, éd. Association des actions physiques et mentales, France
- Judo Kodokan, Jigoro Kano, Budo Editions
- La nomenclature du judo debout, Frédéric Bourgoin, AB Editions
- Judo kata, Tadao Inogai et Roland Habersetzer, éd. Amphora, ISBN 2-85180-327-1 (1998)
- , Bernard Wirz, éd. Hagakuré (2005)

À voir

- La Légende du grand judo (Sugata Sanchiro), film japonais de Kurosawa retraçant l'origine du judo ==
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