Hénin-Beaumont

Infos
Hénin-Beaumont est une commune française, située dans le département du Pas-de-Calais et la région Nord-Pas-de-Calais. Elle fait partie de la communauté d'agglomération d'Hénin-Carvin qui regroupe 14 communes, soit 125 000 habitants. La commune résulte de la fusion d'Hénin-Liétard et de Beaumont-en-Artois en 1971. Ses habitants sont appelés les Héninois.
Hénin-Beaumont

Hénin-Beaumont est une commune française, située dans le département du Pas-de-Calais et la région Nord-Pas-de-Calais. Elle fait partie de la communauté d'agglomération d'Hénin-Carvin qui regroupe 14 communes, soit 125 000 habitants. La commune résulte de la fusion d'Hénin-Liétard et de Beaumont-en-Artois en 1971. Ses habitants sont appelés les Héninois.

Géographie

Secteur est (Béthune, Lens, Hénin-Beaumont)

Histoire

Antiquité

Le site d'Hénin-Beaumont a été très tôt occupé : l'existence d'un village gaulois prospère est attestée par les fouilles. Au furent retrouvées de nombeuses monnaies sur les bords du marais, attestant la venue de population celtes et germano-belges. En 360, une première église est construite à l'emplacement actuel de l'église Saint-Martin. Hénin est définitivement christianisée au .

Moyen Âge

En 880, la ville est victime d'une invasion normande. La ville, qui dépendait de la seigneurie des comtes de Liétard (qui dominent la ville de 950 jusqu'à 1244), est pillée et incendiée par les troupes impériales en 1053. Isaac Liétard, le 4 seigneur d'Hénin fait établir de nouvelles fortifications qui vont tenir trois siècles. En 1244, Bauduin IV, le 12 seigneur d'Hénin vend la ville à Robert I, comte d’Artois La ville prend son nom d'Hénin-Liétard au . Mais le nom à beaucoup évolué: dès 950/960 environ, on trouve diverses écritures telles que Hennium, Henninium ou Heninium. La nom a diverses variantes, souvent très proches, sauf St Martinus de Henain . En 1274 apparaît pour la premier fois le nom Hanin-le-Liétard. On ajouta Liétard en souvenir du seigneur, soit en reconnaissances des services rendus à la ville pour ses fortifications, soit tout simplement pour la distinguer d'Hénin-sur-Cojeul, à 30 kilomètres de là. L'origine de Liétard est donc certaine, mais celle d'Hénin l'est moins. Il est généralement admis que Hénin viendrait du latin hinniens (hénissant), ce qui expliquerait les armoiries de la ville (un cheval au galop) et que la plupart des pièces gauloises retrouvées portent un cheval (d'aucun proposent la thèse d'un centre d'élevage de chevaux renommé en ces temps anciens). D'autres vont chercher l'origine d'Hénin dans les origines des populations (celtes et germano-belges). Ainsi Hénin proviendrait de Hen-yn ou Hen-oen, mots celtiques signifiant vieux frêne. Il y a d'autres théories assez farfelues.

Époque moderne

Époque contemporaine

En 1852, la découverte de la houille dans le bassin minier du Pas-de-Calais fait entrer Hénin-Liétard dans la modernité. A partir de 1856, de nombreux étrangers viennent à Henin-Liétard travailler dans les mines. La compagnie des chemins de fer du Nord fait construire une gare à Hénin-Liétard en 1859. Lors de la guerre de 1870, le maire de l'époque s'enfuit. Paul Galland devint maire par la force des choses et organisa la défense de la ville face aux prussiens qui arrivaient. Il fit d'Hénin-Liétard la seule ville défendue par ses habitants que les prussiens ne prirent pas. Après la guerre, il démissionna, quand tout le monde lui demandait de rester maire. En 1888, à sa mort, il y eut une foule importante, et un long discours pour saluer ce grand personnage de la ville. Au début du , la ville devient un bastion du Jeune syndicat de Benoît Broutchoux. En 1914-1918, l'occupation allemande est dure et destructrice. Dans la nuit du 3 au 4 octobre 1914, les occupants procèdent au pillage et au saccage de la maison communale. En avril 1917, cette dernière subit l'acharnement des alliés à vouloir déloger l'occupant, il n'en restera bientôt plus que les murs. L'évacuation totale de la commune est effective le 26 avril 1917. Vers le 18 octobre 1918 (non certifié par l'absence de témoins), les Allemands font exploser l'église Saint-Martin avant de quitter la ville. Après la signature de l'armistice, les premiers habitants seront notés de retour le 2 décembre 1918. (voir blog : ) Durant l'entre-deux-guerres, Hénin-Liétard se reconstruit peu à peu sous l'impulsion du maire Adolphe Charlon (SFIO), qui sera constamment réélu jusqu'à sa démission en 1940. L'hôtel de ville est reconstruit en 1925. La Compagnie des mines de Dourges fait édifier l'église Sainte-Marie en 1928 pour les mineurs de la cité Foch. L'église Saint-Martin est reconstruite en style gréco-byzantin par l'architecte Boutterin en 1932, la nouvelle gare est inaugurée en 1933. Libérée par les Alliés en septembre 1944, la ville est d'abord dirigée par le communiste Nestor Calonne de mai 1945 à octobre 1947. Le socialiste Fernand Darchicourt est élu maire d'Hénin-Liétard en 1953. C'est un autre socialiste, Jacques Piette qui lui succède. Après la fermeture du dernier puits de mine en octobre 1970, Jacques Piette doit négocier la difficile transition d'Hénin-Liétard d'une ville minière à une ville tournée vers le commerce et les services. Il mène à bien la fusion d'Hénin-Liétard et de Beaumont-en-Artois qui permet à la ville de se doter d'une vaste zone commerciale dans le secteur du Bord des Eaux. Pierre Darchicourt, le fils de Fernand Darchicourt, lui succède en 1988. Depuis 2001, son maire est Gérard Dalongeville (DVG), ancien directeur de cabinet de Pierre Darchicourt. Pour les municipales de 2008, Marie-Noëlle Lienemann du parti socialiste se présente face à la liste Front National de Marine Le Pen et Steeve Briois

Administration

|- | align=right| mars 2001 || Gérard Dalongeville ||align="center"| Divers Gauche|| |- | align=right| 1989-2001 || Pierre Darchicourt ||align="center"| Parti socialiste|| |- | align=right| 1969-1989 || Jacques Piette||align="center"| Parti socialiste|| |- | align=right| 1953-1969 || Fernand Darchicourt||align="center"| Parti socialiste|| |- | align=right| 1945-1947 || Nestor Calonne||align="center"| PCF|| |- | align=right| 2 septembre 1944 || Julien Splingart||align="center"| || |- | align=right| 1943-1944 || Calmet ||align="center"| || |- | align=right| 1941-1943 || J Bridoux||align="center"| || |- | align=right| 1940 || Père Brunner (bénédictin)||align="center"| || |- | align=right| 1919-1940 || Adolphe Charlon||align="center"| SFIO|| |- | align=right| 1904-1919 || Léon Pruvost||align="center"| || |- | align=right| 1900-1904 || Americ Wagon||align="center"| || |- | align=right| 1898-1900 || Athanase Vilain||align="center"| || |- | align=right| 1896-1898 || Amédée Thelliez||align="center"| || |- | align=right| 1895-1896 || Jules Hurez||align="center"| || |- | align=right| 1875-1895 || Elie Gruyelle||align="center"| || |- | align=right| 1871-1875 || Napoléon Demarquette||align="center"| || |- | align=right| 1870-1871 || Paul Galland||align="center"| || |- | align=right| 1867-1870 || Louis Dancoisne||align="center"| || |- | align=right| 1852-1867 || Alexis Caullet (famille des baillis d'Hénin-Liétard)||align="center"| || |- | align=right| 1848-1852 || Napoléon Demarquette||align="center"| || |- | align=right| 1846-1848 || Caullet & Gruyelle||align="center"| || |- | align=right| 1825-1846 || François Senechal||align="center"| || |- | align=right| 1820-1825 || Eugène Caullet (famille des baillis d'Hénin-Liétard)||align="center"| || |- | align=right| 1817-1820 || Platel||align="center"| || |- | align=right| 1800-1817 || Pierre-Louis Marechal||align="center"| || |- | align=right| 1796-1800 || Bernard Dujardin||align="center"| || |- | align=right| 1795-1796 || Martin Caron||align="center"| || |- | align=right| 1793-1795 || Delbarre||align="center"| || |- | align=right| 1791-1793 || Willox||align="center"| || |- | align=right| 1790-1791 || Lamand||align="center"| || |- | align=right| 1790 || Delval||align="center"| || |- | align=right| 1789-1790 || Chevalier||align="center"| ||

Jumelages

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Démographie

Lieux et monuments

Monuments historiques

Église Saint-Martin, classée en totalité, y compris l'ensemble des décors et aménagements intérieurs (cad. BL 835) : classement par arrêté du 21 mai 2003 Renseignements issus de :

Voir aussi

- Communes du Pas-de-Calais ==
Sujets connexes
Arrondissement de Lens   Benoît Broutchoux   Canton d'Hénin-Beaumont   Canton de Montigny-en-Gohelle   Chef-lieu   Communauté d'agglomération d'Hénin-Carvin   Commune française   Communes du Pas-de-Calais   Comté d'Artois   France   Front national (parti français)   Houille   Hénin-sur-Cojeul   Jacques Piette   Marie-Noëlle Lienemann   Marine Le Pen   Mars (mois)   Monument historique (France)   Nord-Pas-de-Calais   Parti socialiste (France)   Pas-de-Calais   Robert Ier d'Artois   Section française de l'Internationale ouvrière   Steeve Briois  
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