Dominique Ingres

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Jean Auguste Dominique Ingres ( à Montauban - à Paris) est un peintre français néo-classique.
Dominique Ingres

Jean Auguste Dominique Ingres ( à Montauban - à Paris) est un peintre français néo-classique.

Biographie

Son père, peintre, a rapidement favorisé ses penchants artistiques. Il est formé à l’Académie de Toulouse où il entre à l’âge de 11 ans, puis se rend à Paris, en 1796, pour étudier sous la direction de David. Il s’éloigne de son classicisme par son dévouement à un idéal de beauté fondé sur de difficiles harmonies de lignes et de couleurs. Il peint le portrait d'amis ainsi que de Pierre-François Bernier, qu'il connaît de Montauban. Il remporte le Prix de Rome en 1801 au cours de sa deuxième tentative, avec Achille recevant les ambassadeurs d’Agamemnon. En 1806, Ingres découvre à Rome Raphaël et le Quattrocento, qui marqueront définitivement son style. Ces années de travail seront les plus fécondes avec les nus, parmi lesquels la « Baigneuse », les paysages, les dessins, les portraits et les compositions historiques. Il est en pleine possession de son art. En France, cependant, ses toiles peintes en Italie ne plaisent pas. L’artiste décide alors de rester à Rome. À la chute de Napoléon Ier, des difficultés économiques et familiales l’entraînent dans une période assez misérable pendant laquelle il peint, avec acharnement, tout ce qu’on lui commande. Il trouvera finalement le succès en France avec la présentation, lors du salon de 1824, du Vœu de Louis XIII, destiné à la cathédrale de Montauban. Il est directeur de l’Académie de France à Rome de 1835 à 1840. Ingres attache toujours au dessin une grande importance et déclarait à ce sujet : « Une chose bien dessinée est toujours assez bien peinte ». La galerie de portraits réalistes qu’il laisse, constitue un miroir de la société bourgeoise de son temps, de l’esprit et des mœurs d’une classe à laquelle il appartient et dont il trace les vertus et les limites. Ingres s’intéresse beaucoup à la texture des vêtements et des étoffes (velours, soie, satin, cachemire...) qu’il intègre dans ses œuvres de façon à ce que la classe sociale du personnage représenté soit mise en valeur. Il s’inspirera, dans ses débuts, aux techniques droites et raides de l’art grec, avant de se convertir à une approche des courbes et des drapés réalistes. Ingres aimait tellement les courbes qu’il rajouta quelques vertèbres à sa « Grande Odalisque.» Dominique Ingres est aussi violoniste et devient, durant un temps, deuxième violon à l’Orchestre du Capitole de Toulouse. De ce hobby naît l’expression « violon d’Ingres ». À sa mort, Ingres est enterré au cimetière du Père-Lachaise à Paris. La ville de Montauban a fait de son ancien atelier le musée Ingres. Ingres, cimetière du Père Lachaise.

Principales œuvres

Son œuvre recouvre essentiellement trois genres : la peinture d’histoire, essentiellement lors de son séjour italien ; les portraits, même s’il considérait ce genre comme mineur durant sa jeunesse ; les nus féminins.
- La Grande Baigneuse (dite Valpinçon, 1808, Louvre) offre le dos d’un nu féminin avec un grand raffinement de contours et de couleurs. La femme est éclairée par les reflets diffus du drap et du turban auxquels il limite les arabesques linéaires. Cette baigneuse est la première d’une série qui s’étendra tout au long de sa carrière.
- La Grande Odalisque (1814, Louvre) fut commandée comme un pendant à la dormeuse de Naples (1808, œuvre perdue). Elle représente une femme de harem allongée avec langueur sur un divan et dans une pose qui rappelle la Madame Récamier de David, dont Ingres avait peint les accessoires.
- Portrait de monsieur Bertin (1832, Louvre)
- Madame Moitessier (1856, National Gallery de Londres).
- Le Bain turc (1862, Louvre) représente une foule de femmes nues dans un harem et a longtemps appartenu à une collection privée constituée de tableaux érotiques. Toutes les figures sont reprises de croquis ou d’anciens tableaux du maître.

La postérité

Ingres a formé directement des élèves, dont le premier fut Amaury Duval viennent ensuite Hippolyte Flandrin et Théodore Chassériau. Son influence se ressent dans la peinture académique et jusque chez les impressionnistes Auguste Renoir et Edgar Degas. Celui-ci a possédé près de vingt tableaux du peintre. Au , Pablo Picasso fait plusieurs fois référence à son œuvre avec, en particulier, une Grande odalisque d’après Ingres peinte en 1907 et déclare : "Il est notre maître à tous". Dans un autre genre, Man Ray a repris le thème des nues de dos dans son célèbre Violon d’Ingres (vers 1920), photographie d’une modèle dénudée sur laquelle il a dessiné les ouïes de l’instrument de musique. D’autres artistes contemporains, dont Martial Raysse, ont réutilisé ses peintures les plus célèbres.

Galerie

Image:Ingres_baigneuse_valpincon.jpg|La Grande Baigneuse Image:Ingres, Napoleon on his Imperial throne.jpg|Napoléon Ier sur le trône impérial Image:Ingres, Madame Riviere.jpg|Madame Rivière Image:Ingre, Grande Odalisque.jpg|La Grande Odalisque Image:Ruggiero rescuing angelica Jean Auguste Dominique Ingres.jpg|Roger délivrant Angélique Image:Jean_Auguste_Dominique_Ingres_008.jpg|Odalisque à l’esclave Image:Louis-Francois Bertin.jpg|Portrait de monsieur Bertin image:Ingres broglie.jpg|Louise de Broglie, Comtesse d’Haussonville image:Ingres coronation charles vii.jpg|Jeanne d’Arc au sacre du roi Charles VII Image:IngresJupiterAndThetis.jpg|Jupiter et Thétis Image:Dominique Ingres - Le Bain turc.jpg|Le Bain turc Image:Ingres, The source.jpg| la source Image:IngresDeathOfDaVinci.jpg|La mort de Léonard de Vinci

Principaux musées où son œuvre est visible

- Musée du Louvre, Paris
- Musée Ingres, Montauban
- Musée Granet, Aix-en-Provence
- Metropolitan Museum of Art, New York
- Musée Condé, Chantilly
- Musée Bonnat, Bayonne
- Musée d'Orsay, Paris
- Une grande exposition « Ingres et l’Antique » a été présentée du 2 octobre 2006 au 2 janvier 2007 au musée de l'Arles et de la Provence antiques à Arles.

Bibliographie

- Bohumir Mraz, Ingres, mines de plomb, plume, crayon noir
- sous la direction de Vincent Pomarède, Stéphane Guégan, Louis-Antoine Prat, Eric Bertin, « Ingres (1780-1867) », catalogue de l’exposition du musée du Louvre - Coédition Gallimard / musée du Louvre Editions, 408 pages, 325 illustrations en couleurs, Paris, 2006, ISBN 2-35031-051-5

Voir aussi

- Liste de peintres français
- Alexandre de La Motte-Baracé ==
Sujets connexes
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