Mirepoix (Ariège)

Infos
Les célèbres couverts de Mirepoix Mirepoix (occitan : Mirapeis) est une commune française, située dans le département de l'Ariège et la région Midi-Pyrénées. Ses habitants sont appelés les Mirapiciens.
Mirepoix (Ariège)

Les célèbres couverts de Mirepoix Mirepoix (occitan : Mirapeis) est une commune française, située dans le département de l'Ariège et la région Midi-Pyrénées. Ses habitants sont appelés les Mirapiciens.

Géographie

Histoire

La ville, initialement établie près du lit de l'Hers, sur sa rive droite, est inondée par une violente crue (accompagnée de la rupture du verrou du Lac de Puivert) en 1289, et non 1279, comme l'erreur ancienne d'un copiste l'a longtemps fait croire. Totalement détruite, elle est rebâtie immédiatement sur l'autre rive de la rivière, mais cette fois sur une terrasse naturelle surélevée, cédée par le Seigneur de Mirepoix. Mirepoix n'est donc pas à proprement parler une « bastide » (ville nouvelle de repeuplement), mais une ville ancienne reconstruite sur les plans urbanistiques en vigueur à cette époque, et qui sont typiques des bastides.

Etymologie

L'étymologie du nom Mirepoix semble ne pas faire entièrement consensus: la plupart des références (guides touristiques, etc.) mentionnent une origine basée sur l'occitan « Miro Peix » c’est-à-dire « qui regarde les poissons », ce qui ferait référence au fait que la ville est bâtie à proximité d'un gué sur l'Hers, aux eaux supposées suffisamment claires et limpides en cet endroit pour pouvoir y admirer les poissons. Mirepoix vue du château de Terride. Au fond le massif de Tabe. Gravure du XIXe siècle Cette explication est toutefois réfutée par les érudits qui se sont penchés sur la question (cf. p. ex. F. Pasquier, ca. 1900 ou F. Taillefer, 1998). Selon ces travaux, l'origine du nom vient du bas latin « Mirum Podium », ce qui signifie: « qui regarde la montagne ». En effet, la ville de Mirepoix fait directement face aux cimes du massif de Tabe qui se dressent en une toile de fond impressionnante (voir gravure ci-contre). Sur le site « histariege », on trouve notamment l'indication suivante: « Le nom primitif était "Mirum Podium" ». L'évolution normale de ce toponyme en occitan devient alors « Miro Pech ». Une étymologie fautive, assez ancienne, aurait alors transformé ce nom en « Miro Peix », phonétiquement voisin. right Le blason de la ville, établi plus tardivement (au début du ), - « D'azur, à un poisson (truite) d'argent, posé en fasce, et un chef cousu de gueules, chargé de trois étoiles d'or », - serait basé sur cette étymologie fautive (Taillefer, 1998). L'armorial « De gueules, à un poisson d'or, posé en fasce, et un chef cousu d'azur chargé de trois étoiles d'or », date quant à lui de 1697.

Administration

Mairie |- | align=right| mars 2001 || Jean Cazanave || |- | colspan="4" align="center" | |

Animations

- 1 dimanche de juillet: Salon du livre d'histoire locale de Mirepoix (13 salon en 2007) 3 autres journées d'histoire à thème dans l'année, une par saison, site de l'association organisatrice: http://monsite.orange.fr/slhl/
- Début août , festival de la marionnette Le site du festival :
- Saison de concerts (de mai à octobre) en la cathédrale par les amis de l'orgue.

Démographie

Lieux et monuments

La Maison des Consuls Cathédrale Saint-Maurice de Mirepoix Le cadran solaire de la coopérative agricole • L'ancienne cathédrale Saint-Maurice, vit sa première pierre posée par Jean de Lévis le 6 mai 1298. Son édification s'étala sur six siècles, avec des interruptions. C'est en 1317 que le pape nouvellement élu Jean XXII fait de Mirepoix le siège d'un nouvel évêché. L'église devient cathédrale. Elle sera restaurée en 1858 et 1859 par Mérimée et Viollet le Duc. En 1860, sa nef, élargie de 3, 30 à 21, 40 mètres, en fera la plus large nef unique dans le style architectural gothique languedocien. Le clocher (achevé en 1506), ainsi que sa flèche, furent érigés par l'évêque Philippe de Lévis (1497-1537). Deux étages carrés maintenus par des contreforts sont surmontés par deux étages octogonaux éclairés par des fenêtres ogivales à abat-son. La flèche, très aiguë, à 8 faces, porte à 60 mètres de hauteur la croix terminale. L'église cathédrale présente un orgue de 40 jeux construit par la manufacture Link (Orgue) de Giengen sur Brenz (Allemagne du Sud) en 1891. • Le palais épiscopal, pour la partie située dans le prolongement de la nef de la cathédrale, date du XV siècle. Il fut bâti, également, par Philippe de Lévis. Il abrite de nos jours le Musée Patrimoine et Traditions. Le bâtiment perpendiculaire fut construit au XVIIIe siècle à la demande de l'évêque Jean Boyer. • La Maison des Consuls du XV siècle : Le 5 janvier 1274, Guy III de Lévis donne aux habitants de la cité le droit d'élire des consuls. Après la crue dévastatrice de l'Hers en juin 1289, il leur fait concession, quelques jours plus tard, de cent sétérées de terre sur la rive gauche de la rivière pour y bâtir la ville nouvelle. En l'année 1500, les consuls se voient octroyer le droit de bâtir leur maison sur le solier de la maison de Justice. Le 14 août 1655, ils achètent une maison pour en faire l'Hôtel de Ville. Elle faisait office de tribunal, de salle de conseil et de prison. La poutre de façade, ou poitrail, est un coeur de chêne d'un seul tenant de près de 12 mètres de long et de plus de 60 cm d'épaisseur. 104 sculptures ornent les extrémités des sommiers (poutres perpendiculaires à la façade) et les piliers de soutènement. • La Porte d'Aval : Elle date de 1372. La tour se trouvant à proximité, aujourd'hui propriété privée, est celle de Charles de Montfaucon, seigneur de Rogles (XVI siècle). Elle servait de poste de guet. • Les couverts et maisons à colombages : À l'ouest du Grand Couvert, un écusson porte la date de 1573. Une carte de l'Ariège, oeuvre des frères Poulain, est peinte au plafond du Couvert (côté Est de la place). • Maisons d'illustres personnages : celle du Maréchal Clauzel, de l'astronome Jean-Joseph Vidal, né et mort à Mirepoix (30 mars 1747 - 2 janvier 1819), qui avait installé un observatoire dans sa maison natale pour ses études sur la planète Mercure, en particulier, et qui a laissé des mémoires scientifiques qui font encore autorité. Hôtels de Montfaucon, des Lévis... • L'église Notre-Dame-et-Saint-Michel, située dans le cimetière, présente quatre tableaux dont trois retracent la fondation et l'oeuvre des Trinitaires, et un retable du XVII siècle. On peut voir dans le cimetière le mausolée du maréchal Clauzel ainsi que les tombeaux du colonel Petitpied, du gouverneur Pinet-Laprade, et de Raymond et Marie-Louise Escholier. • Le pont : D'une longueur de 206 mètres et comportant 7 arches, il est l'œuvre de l'architecte Jean-Rodolphe Perronet (1708-1794), qui fonda avec Trudaine l'Ecole des Ponts et Chaussées, et dont les ouvrages les plus connus sont le pont de la Concorde à Paris (1787-1791) et le pont de Nantes. Sa construction est initiée en 1776. Le chêne vert, proche du pont, est un vénérable arbre de 800 ans. • Dans la périphérie, la fontaine des Cordeliers date du XVII siècle. C'est en 1272 que les franciscains « Cordeliers » s'étaient installés à Mirepoix, à la demande de Guy de Lévis (1216). • Le château de Terride : l'ancien château de Mirepoix, dont la première mention remonte à 960, avait été pris (en même temps que la cité, le 22 septembre 1209, jour de la Saint-Maurice), par les croisés de Simon de Montfort. Celui-ci l'avait donné à Guy de Lévis (c'est le 1 décembre 1212 que ce dernier reçoit un domaine d'environ 200 Km, dont Mirepoix est le siège). Le château ne prit le nom de « Terride » qu'au XVI siècle, en vertu d'une convention conclue entre Jean de Lévis et Catherine-Ursule de Lomagne, qui lui apporta en dot la baronnie de Terride en Gimois (Lot-et-Garonne, commune de La Bourgade, où se trouve le château de Terride).

Personnalités liées à la commune

Pierre Paul Riquet, qui conçut et réalisa presque entièrement le Canal du Midi, vécut à Mirepoix de 1634 à 1646 en tant qu'officier de la chambre à sel. Marié à Catherine de Milhau, il fit baptiser à Mirepoix ses quatre premiers enfants avant d'aller s'installer à Revel. Le général d'Empire Bertrand Clauzel (1772-1842); il recevra son bâton de maréchal de France sous Louis-Philippe en 1831. Le duc Antoine de Lévis-Mirepoix, académicien, historien et écrivain (1884-1981). Il fut maire de la cité par délégation spéciale durant la seconde guerre mondiale. J.B. Mercadier (1750-1618), ingénieur de la province du Languedoc. Il supervisa les travaux du pont dont la conception revient à Jean-Rodolphe Perronet. Pierre Poisson : architecte originaire de la ville, il fut appelé en Avignon par Jacques Fournier (évêque de Mirepoix en 1326 et 1327), après que celui-ci eut été élu pape sous le nom de Benoît XII, pour y édifier une partie du Palais des Papes.

Voir aussi

- Communes de l'Ariège ==
Sujets connexes
Allemagne   Antoine de Lévis-Mirepoix   Arrondissement de Pamiers   Benoît XII   Bertrand Clauzel   Besset   Brenz (rivière)   Canal du Midi   Canton de Mirepoix   Cathédrale   Chef-lieu   Communauté de communes du Pays de Mirepoix   Communes de l'Ariège   France   Gentilé   Jean XXII   La Bastide-de-Bousignac   Link (Orgue)   Marionnette   Mars (mois)   Massif de Tabe   Midi-Pyrénées   Orgue   Palais des Papes   Simon de Montfort  
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