Abbaye Sainte-Marie de Lagrasse

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Abbaye de Lagrasse L'abbaye Sainte-Marie de Lagrasse est une abbaye située dans la commune de Lagrasse dans le département de l'Aude en région Languedoc-Roussillon. Monastère bénédictin du VIIIe à la Révolution, l'abbaye est rendu à la vie monastique en 2004 : une communauté des chanoines réguliers de la Mère de Dieu rachète le monastère.
Abbaye Sainte-Marie de Lagrasse

Abbaye de Lagrasse L'abbaye Sainte-Marie de Lagrasse est une abbaye située dans la commune de Lagrasse dans le département de l'Aude en région Languedoc-Roussillon. Monastère bénédictin du VIIIe à la Révolution, l'abbaye est rendu à la vie monastique en 2004 : une communauté des chanoines réguliers de la Mère de Dieu rachète le monastère.

Son histoire

Le monastère primitif, fondé à une date inconnue, est reconstruit par l’Abbé Nimphibius en 779. La nouvelle abbaye reçoit la protection de Charlemagne à partir de cette date. Son allégeance jouera un grand rôle dans le rayonnement temporel et spirituel de l'abbaye au cours du au . C'est la première place religieuse en Languedoc. Ses possessions s’étendent de l’Albigeois jusqu’à Saragosse. Au cours du et , pendant la répression contre les Cathares, les abbés de Sainte-Marie ont un rôle d’apaisement. C’est grâce à eux que les cités de Béziers et de Carcassonne retrouvent la paix avec le Roi et l’Église. Saint Louis leur en sera reconnaissant. À partir du jusqu'au , l'abbaye connaît une période de déclin à cause de son excès de richesse puis de la guerre de Cent ans. Une première réforme spirituelle est alors introduite au . L'église abbatiale actuelle est profondément remaniée et transformée pour se protéger des pillards et des attaques venus de l'extérieur. Des fortifications sont bâties au , notamment par l'abbé Auger de Cogenx. Au , le premier abbé commendataire, Philippe de Lévis, évêque de Mirepoix, entreprend la construction d’un grand clocher qui restera inachevé à sa mort en 1537. Au , la vie religieuse refleurit dans sa ferveur avec l’introduction à Lagrasse de la réforme de Saint-Maur en 1663. Puis au , l’évêque de Carcassonne, Armand Bazin de Bezons, devient Abbé de Lagrasse. Sous son impulsion les monuments monastiques sont rénovés et enrichis d’une cour d’honneur, d’un bâtiment conventuel et d’un cloître de style classique dans un beau grès ocre flammé. Ce chantier offre à Lagrasse l’originalité d’être aujourd’hui une des rares abbayes de la région juxtaposant harmonieusement des parties médiévales et classiques. En 1792, malgré l’opposition des Lagrassiens, l’État s'empare des bâtiments et les moines sont chassés. Mais cette action engendre une dégradation de l'abbaye. L’édifice est pillé et vendu. En 1894, la Congrégation des Filles de Notre Dame des Sept Douleurs s’installe dans la plus grande partie de l’abbaye et ouvre un orphelinat et une maison de retraite. L’orphelinat des Œuvres sociales des Médaillés militaires occupe l’autre partie de l’édifice. Puis en 1979, la communauté nouvelle de la Théophanie rachète la grande partie. La mairie de Lagrasse acquiert la petite en 1981. En 1995, deux Allemands s’installent dans la partie principale. En 2004, les Chanoines Réguliers de la Mère de Dieu rachètent les bâtiments avec le soutien de Monseigneur Jacques Despierre, alors évêque de Carcassonne. Actuellement, des relations assez conflictuelles sont entretenues entre les religieux et le nouveau propriétaire de la petite partie, le conseil général de l'Aude.

La communauté des chanoines

La partie récente de l'abbaye La communauté des Chanoines Réguliers de la Mère de Dieu a été fondée par Monseigneur Wladimir, premier père abbé de la communauté, à Gap. En 2004, la communauté déménage vers Lagrasse. Le 3 novembre 2006 le second Abbé des Chanoines Réguiers de la Mère de Dieu, M Emmanuel Marie de Saint-Jean, 60ème abbé de l'Abbaye de Lagrasse, a reçu des mains de M André Fort, Évêque d'Orléans, les insignes de sa charge :la Crosse, la Mitre et l'Anneau. Au sein de l'abbaye vit donc la communauté des chanoines réguliers de la Mère de Dieu. Ce sont des religieux, en majorité prêtres, vivant en communauté sous la Règle de saint Augustin, attachés à un monastère ou à une église. Ces prêtres vouent leur vie à la liturgie et à l’apostolat. Cela donne donc un triptyque : vie commune, vie contemplative et vie apostolique. Ces hommes vivent intégralement la réalité de la consécration communautaire et personnelle à la Vierge Marie. La vie d'un chanoine de l'abbaye se déroule alors autour de la liturgie, la contemplation, l'apostolat et les études diverses. les chants, les prières et les messes font partie de leur vie quotidienne.

Le « Te Deum pour Lagrasse »

Les travaux de rénovation de l'abbaye ayant un coût très élevé, une jeune compositrice, Jeanne Barbey, décida de leur venir en aide en écrivant un « Te Deum'' ». Cette œuvre, qui fut jouée pour la première fois le en l'église Saint-Eugène-Sainte-Cécile de Paris devant plus de 1500 personnes, connaît un grand succès et contribue ainsi à développer le rayonnement de l'abbaye en France.

Notes et références de l'article

Voir aussi

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