Livry-Gargan

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Le lac de Sévigné à Livry-Gargan Livry-Gargan est une ville française, située dans le département de la Seine-Saint-Denis (anciennement Seine-et-Oise) et la région Île-de-France, à environ douze kilomètres au nord-est de Paris. Livry-Gargan a une population d’environ quarante mille habitants (estimation 2004). Ses habitants sont appelés les Livryen(ne)s. Lieu de séjour de Madame de Sévigné à l’abbaye de Livry durant le , la commune qui a connu une forte urba
Livry-Gargan

Le lac de Sévigné à Livry-Gargan Livry-Gargan est une ville française, située dans le département de la Seine-Saint-Denis (anciennement Seine-et-Oise) et la région Île-de-France, à environ douze kilomètres au nord-est de Paris. Livry-Gargan a une population d’environ quarante mille habitants (estimation 2004). Ses habitants sont appelés les Livryen(ne)s. Lieu de séjour de Madame de Sévigné à l’abbaye de Livry durant le , la commune qui a connu une forte urbanisation pavillonnaire depuis 1875 est devenue de nos jours une ville résidentielle.

Géographie

Description

Livry vers 1870 - Carte de France dite d’État-Major Livry-Gargan s’étend sur 738 hectares, soit environ cinq kilomètres du sud-ouest au nord-est (des Pavillons-sous-Bois à Vaujours) sur 2, 8 kilomètres du nord-ouest au sud-est (d’Aulnay-sous-Bois à Clichy-sous-Bois). La commune est bâtie sur le flanc septentrional du coteau gypseux portant la forêt de Bondy et s’étend au nord vers la partie méridionale de la plaine de France, aujourd’hui largement urbanisée. La commune est limitrophe de :
-au nord : Sevran ;
-au nord-ouest : Aulnay-sous-Bois ;
-à l’ouest : Les Pavillons-sous-Bois ;
-au sud-ouest : Le Raincy ;
-au sud : Clichy-sous-Bois ;
-à l’est : Coubron et Vaujours. L’habitat pavillonnaire est largement prédominant à Livry-Gargan, constituant pas moins de 57, 7 % de la surface communale, cependant le type d’urbanisation est variable selon les quartiers. La commune ne comporte que de petits collectifs, ne représentant que 6 % de la surface occupée et aucune tour ni « grand ensemble » ce qui la différencie de la plupart des communes qui l’entourent. Le centre-ville est caractérisé par un mélange de constructions continues basses, de la fin du et du début du , et de petits immeubles collectifs de quatre étages le plus souvent, mais atteignant parfois huit étages. Ces immeubles sont pour la plupart le résultat de la rénovation du centre ville engagée durant les années 1960 et 1970. La quasi-totalité du reste de la surface communale est constitué de rues pavillonnaires, loties à partir de la fin du . La route nationale 3 en direction de Meaux Les zones d’activités économiques et commerciales se concentrent aux abords de la route nationale 3, essentiellement à la sortie est de la ville en direction de Meaux. La ville ne comporte pas de quartiers officiellement délimités. On peut néanmoins distinguer : le quartier de Gargan au sud-ouest de la commune, l’Abbaye, quartier pavillonnaire situé au nord-ouest, le centre-ville, et les zones commerciales ainsi que le quartier pavillonnaire de la Poudrerie à la sortie est de la ville. Une piste cyclable est en cours d’aménagement entre la RN3 et le parc de la Poudrerie. Fin 2006, cette piste est réalisée à 80 %. La création d’une autre piste cyclable est en cours d’étude, le long de la ligne T4 du tram-train. À noter qu’une piste cyclable de 108 Km de longueur est aménagée sur les berges du canal de l’Ourcq du parc de la Villette au département de l’Aisne. Une fraction de cette piste passe sur le territoire de la commune.

Climat

Livry-Gargan comme toute l'Île-de-France est soumis à un climat océanique dégradé. La localisation de la commune au sein de l'urbanisation très dense de l'agglomération parisienne provoque une très légère élévation de la température d'un ou deux degrés en fonction des conditions climatiques par rapport aux zones rurales d'Île-de-France, en particulier par temps calme et anticyclonique. Cet écart est particulièrement notable au lever du jour, et a tendance à s'accentuer au fil des années. La température moyenne annuelle est de 11°C, le mois le plus le froid est janvier avec +4, 7°C ; les mois les plus chauds sont juillet et août avec +20°C (moyenne journalière). Le nombre moyen de jours où la température dépasse 25°C est de 43, dont 9 au-delà de 30°C. Au Bourget, depuis 1955, la durée moyenne annuelle d'ensoleillement est de 1719 heures.

Histoire

Livry-Gargan tire son nom soit de Livriacum, villa gallo-romaine d’un certain Liberius, soit de Livreia, la lisière. La mention Gargan, nom du premier industriel de la ville, fut ajoutée en 1912 car désignant les nouveaux quartiers créés à partir de sa propriété Denise Almonzi-Grossard, En Île-De-France : Livry-Gargan et son Histoire p.35.

Les origines

Aucun objet antique n'a été découvert dans la région de Livry. Il est donc difficile de savoir si le territoire fut occupé avant la conquête de la GauleArticle de Toussaint et Guyonnet : « Les noms de communes du canton du Raincy », dans : Mémoires de la société historique et archéologique de l'arrondissement de Pontoise et du Vexin. Mais l'origine du peuplement de la ville est certaine : elle remonte au défrichement de la forêt de Bondy. L'origine du village viendrait d'une route ancienne, construite par les Gaulois, aménagée par les Romains, qui traversait Livry : l'actuelle Route nationale 3. Cette route passait devant une clairière de la Forêt de Bondy, où une exploitation agricole était installée : la villa gallo-romaine de Liberius Denise Almonzi-Grossard, En Île-De-France : Livry-Gargan et son Histoire, p.35. L’historien Camille Jullian, du Collège de France, fit des travaux de recherche sur les villas romaines de la forêt et notamment sur cette villa et sur son vaste domaine gallo-romain qui se nommait Liberiacum, du nom de son propriétaire Liberius. Comme tant d’autres, le domaine fut saccagé lors des invasions barbares du et ce n’est qu’à la fin du que l’on trouve les traces de Livriacus. Et c'est à ce moment précis, que commence l’histoire connue de Livry Denise Almonzi-Grossard, En Île-De-France : Livry-Gargan et son Histoire, p.35.

Le Moyen-Âge

La maison seigneuriale de Livry (gravure de 1648) Au , Livry était sous régime féodal, mais contrairement à certains villages de la région, le terroir n’était pas morcelé en plusieurs fiefs. Guillaume de Garlande, Chancelier de France, et seigneur de Livry et de Garlande-en-Brie, y construisit un manoir. Quelques habitations de serfs se regroupèrent alors autour du château. Le seigneur était très apprécié du peuple, grâce aux donations qu'il fit en 1111 au monastère de Saint-Martin-des-Champs. Guillaume de Garlande eut quatre fils, dont Étienne de Garlande, qui prit part à un des évènements les plus marquants de Livry. Sénéchal et chancelier de France, il était une des personnalités les plus importantes à la Cour de Louis VI le Gros. En 1127, il tomba disgrâce, quitta la Cour à la demande de la reine Alix de Savoie. Il transmit alors sa dignité de Sénéchal à son neveu. En désaccord, Louis VI assiégea son château puis le fit raser. Étienne de Garlande le fit reconstruire et entoura le village de murs Abbé A.-E. Genty, Histoire de Livry-Gargan. En 1200, Guillaume IV de Garlande, fils d'Étienne de Garlande, vainqueur des Anglais à Mantes en 1188, aidé par les donations de Philippe Auguste, fit bâtir près de la tombe de son père, l’abbaye Notre-Dame de Livry. Cette dernière fut desservie par les chanoines réguliers de Saint Augustin en 1197. L’église fut dédiée à Notre-Dame. En 1213, la dernière titulaire du nom, Mahaut de Garlande épousa le chevalier Henri V de Grandpré. La châtellenie de Livry devint la propriété de la famille Grandpré pendant une soixantaine d'années. En 1285, le roi de France, Philippe le Hardi leur achèta le château et la terre, alors laissés à l'abandon. Il les offrit à un fidèle serviteur, Pierre de Chambly, accompagnés de la concession de Coubron et d'Aulnay. En 1317, le fils aîné, Pierre de Chambly hérita des biens. C'est donc au tout début du , que les terres de Coubron et d'Aulnay furent rattachées à celles de Livry.

Du siècle à la Révolution française

Abbaye de Livry vers 1900 Livry vers 1780 (carte de Cassini) Propriété des Chambly au , la seigneurie de Livry et de Coubron fut donnée à Guiot de Chambly, seul héritier en 1412. Onze ans plus tard, ce dernier céda une partie à Maître Hugues Rapiot, alors président des requêtes du Palais. En 1425, il posséda l'ensemble de la seigneurie. En 1473, le Comte de Dammartin reprit le domaine, alors pillé et détruit par la Guerre de Cent Ans. Ne pouvant s'occuper de ses biens, il confia la gestion au seigneur de Villemomble à partir de 1479. En 1499, à sa mort, les biens furent cédés au fils du seigneur gestionnaire, Simon Sanguin, bourgeois de Paris. En 1518, Nicolas Sanguin, fils de Simon Sanguin, ne mentionna, devant la Cour des comptes, que les terres de Livry et omit de parler de Coubron. C'est à partir de cette époque, que la scission entre les deux domaines se fit. En 1574, le domaine connut deux seigneurs : Jacques Sanguin et Georges le Picart, un de ses neveux. Ce partage entraîna de nombreux conflits qui ne furent résolus par la mort de Jacques Sanguin. Un de ses fils, Jacques II Sanguin hérita d'une moitié du domaine, et Anne de Picart, de l'autre moitié. Mais en 1620, Jacques II Sanguin réussit à récupérer le domaine entier, grâce au soutien de Louis XIII Denise Almonzi-Grossard, En Île-De-France : Livry-Gargan et son Histoire, p.43. De 1624 à 1686, Christophe de Coulanges fut titulaire de l’abbaye. Il était l’oncle et tuteur de Marie de Rabutin-Chantal, devenue en 1644, marquise de Sévigné. Madame de Sévigné, passa sa jeunesse à l’abbaye et revint souvent après la mort de son mari. Elle y écrivit de nombreuses lettres (Lettres de la Marquise de Sévigné), dans lesquelles elle ne tarissait pas d’éloges sur Livry Musée Carnavalet, Madame de Sévigné. Il est vrai que ce petit village, qui s’appelait encore Livry en Aulnoye, situé sur le vieux chemin d’Allemagne, au cœur de l’antique forêt de Bondy et du Pays d’Aulnoye, devait être bien sympathique au . Sa situation élevée, offrait alors aux visiteurs quelques beaux panoramas. En 1661, le comte d'Estrades, ambassadeur de France en Angleterre, acquit la seigneurie. Il la revendit en 1663, au marquis de Mailly, capitaine de chasse de Livry et Bondy. Le marquis établit alors un plan terrier de la ville, ce qui permettait une visite touristique de la seigneurie. Mais le marquis finit par démissionner, et Jacques Sanguin retrouva ses terres. En 1676, il devint maître d'hôtel de Louis XIV et entretint une relation amicale avec Madame de Sévigné qui l'avait en estime. Il décéda en 1680. Ce fut son fils, Louis Sanguin qui hérita du patrimoine. En 1688, il obtint du roi que ses terres deviennent un marquisat. Ce fut à cette époque que le Dauphin séjourna brièvement au château, le temps d'une splendide fête en son honneur. Six ans plus tard, Louis Sanguin acquit le domaine du Raincy, obtint du roi l'union des terres de Livry et celles du Raincy et vendit le château de Livry. Il mourut en 1723, et son fils, Louis Sanguin, deuxième du nom hérita. Lieutenant général des armées du roi, il obtint la charge de son père : maître d'hôtel du roi. Il vécut à Livry-le-Château, où il reçut d'illustres personnages, tels que le tsar Pierre le Grand, le poète Piron. Il mourut en 1717, et ses enfants dilapidèrent sa fortune. Le dernier petit-fils céda le domaine au Duc d'Orléans, le futur Philippe-Egalité, en 1769. En 1784, la seigneurie appartenait à Louis-Philippe, Duc d’Orléans, qui résidait au château du Raincy. En 1789, Louis XVI promit la réunion des États Généraux. Le 16 avril, l'assemblée municipale rédigea le Cahier de Doléances Cahier de Doléances des habitants de la paroisse de Livry, arrêté en l'assemblée du 16 avril 1789, sur lequel vingt-six signataires apposèrent leur nom. Ce cahier réclamait l'abolition des capitaineries de chasse, revendiquait la propriété des arbres le long des chemins, les droits des habitants sur la forêt, la destruction du gibier, le droit du colombier, la nécessité d'avoir un vicaire, et un marché qui satisfasse le public. Quelques mois plus tard, la Révolution éclata. Le 19 novembre de la même année, un décret ordonna la vente des biens du clergé. Celle-ci eut lieu un an plus tard. Le 7 janvier 1790, un décret créa le canton de Livry au sein du département de la Seine et de l'Oise. Cette même année, la ville connut son premier maire, Joseph Dufaut.

De la Révolution française à la Première Guerre mondiale

Livry - rue de l’église et la mairie À la Révolution, le village se présente comme une petite agglomération de âmes à l’orée de la forêt et entourée de quatre grandes propriétés : l’abbaye, le domaine seigneurial, l’Écu de France et le Grand Berceau. La paroisse de Livry dépend alors du doyenné de Chelles et de la généralité de Paris. Ses habitants vivent pour l’essentiel de l’agriculture sur de petites parcelles, de petits labours, de l’élevage laitier et de la viticulture en particulier. Une plâtrière apporte également un complément d’activité non négligeable. Le 25 juin 1791, Le cortège ramenant Louis XVI de Varennes traversa Livry par la grande route de Meaux à Paris. Les Livryens, curieux, se massèrent sur le parcours, et regardèrent le cortège passer, « le chapeau sur la tête, tout en gardant un lugubre silence, conformément à cet ordre affiché et répété sur tout le passage du roi » (Mémoires du Général Paul Thiébault) Mémoires du Général ThiébaultAbbé A.-E. Genty, Histoire de Livry-Gargan, p.123. En 1792, Blaquière succéda au premier maire de la commune. Quelques mois plus tard, la Convention s'établit dans le pays. Le 26 août 1792, neuf citoyens (dont trois Livryens) furent élus à l'assemblée cantonale de Livry. En 1793, de nouvelles élections ont lieu. Mais les municipalités virent leurs existences abrégées sans doute par la chute de Robespierre. De nouvelles élections eurent lieu, et certains membres des assemblées précédentes y participèrent. Parallèlement, la disette fit de nombreux dégâts dans les campagnes. Le 9 septembre 1795 (22 fructidor an III), de nouvelles élections cantonales amenèrent le Directoire. Peltier, alors maire de la commune, en désaccord avec les idées prônées, démissionna et fut remplacé par Blondel, procureur de Livry et réélu aux élections de 1797. Le coup d'état du 18 fructidor entraîna des élections, qui furent annulées successivement. En 1798, Grivellé fut élu et stabilisa la situation tant politique qu'économique de la ville. À cette période, la nouvelle assemblée obligea les membres du clergé à prêter serment à la Constitution. Puis la Convention tenta de remplacer le culte catholique par celui de la Déesse de la Raison, puis par le culte de l'Être Suprême. Sans succès. Parallèlement, les bâtiments conventuels de l’abbaye furent détruits et les biens nationaux vendus (les meubles, les cloches, les livres, l’horloge, etc.) ; seule la maison abbatiale fut épargnée et achetée par l’amiral Jacob, ministre de la Marine, où il se retira en 1842 et y mourut en 1854. La maison fut démolie en 1924 et les derniers restes de l’abbaye disparurent en 1962. En 1800, la vie politique de Livry changea radicalement. Le 28 pluviôse (17 février), la loi divisa le département en arrondissements, créant ainsi l'arrondissement de Pontoise. Le canton de Livry en fit partie mais ses communes (Livry, Tremblay, Villepinte, Sevran, Vaujours, Clichy-sous-Bois, Coubron, Montfermeil, Gagny, Neuilly-sur-Marne, Gournay, Noisy-le-Grand) furent réunies au canton de Gonesse. En 1802, débuta le creusement du Canal de l'Ourcq. L'idée de ce canal remonterait au XVIe siècle, sous le règne de François 1er , puis reprise sous le règne de Louis XIV, en 1673. Napoléon Ier confia les travaux à Pierre-Simon Girard, ingénieur en chef des Ponts-et-Chaussées. Les travaux commencèrent le 23 septembre 1802. Le 2 décembre 1808, les eaux arrivèrent à Paris. Le canal fut terminé en 1822Denise Almonzi-Grossard, En Île-De-France : Livry-Gargan et son Histoire, p. 208. En 1805, le comte Dillon fut élu maire de Livry et résida au château. Il devint maréchal de camp. Il y accueillit, en 1814, le comte d’Artois, futur Charles X. En 1860, un industriel, Louis-Xavier Gargan, acheta un terrain boisé le long de la route de Meaux puis y édifia une scierie mécanique, à l’angle des actuels boulevards de la République et Marx-Dormoy. Autour, apparut rapidement un nouveau quartier. En 1869, le territoire de la commune fut amputé par la création de la commune du Raincy. Dès lors, une rivalité s’établit entre les deux communes. De nombreuses notabilités désertèrent Livry, dénoncées par « Les lamentations de Tardu » Denise Almonzi-Grossard, En Île-De-France : Livry-Gargan et son Histoire, p.228. En 1870, l’invasion prussienne débuta : Livry souffrit beaucoup et vit les usines Gargan saccagées et ses arbres coupés. L'occupation dura du 19 septembre 1870 au 24 septembre 1871. La voie ferrée Bondy-Aulnay-sous-BoisIl s’agit de la Ligne des coquetiers, transformée en 2006 en ligne T4 vit le jour en 1875 et desservit le nouveau quartier de Gargan. En juillet 1912, un décret ministériel institua le nom de « Livry-Gargan », officialisant un nom entré dans le langage local pour désigner les lotissements édifiés autour de l’usine de l’industriel de la ville Louis-Xavier Gargan. Ce choix ne fit pas l’unanimité, beaucoup ayant préféré le nom de « Livry-Sévigné ». Mais la Première Guerre mondiale effaça momentanément cette dissension. Le 3 septembre, 250 hommes de réserve appartenant au 10 hussard passèrent par Livry-Gargan et se dirigèrent vers Aulnay. Dans la nuit du 7 au 8 septembre, les Livryens furent réveillés par 500 taxis parisiens, les célèbres « taxis de la Marne »Denise Almonzi-Grossard, En Île-De-France : Livry-Gargan et son Histoire, p.251 qui, partis de Gagny, transportaient chacun 500 combattants jusqu’à Nanteuil-le-Haudouin. Le 13 septembre, les Allemands se replièrent.

De la Première Guerre mondiale à nos jours

Après la Première Guerre mondiale, le nombre des maisons doubla passant de en 1921 à formatnum:4751 en 1931. De même, la population augmenta considérablement passant de habitants en 1921 à en 1931 Denise Almonzi-Grossard, En Île-De-France : Livry-Gargan et son Histoire, p.253. À cette époque, Livry-Gargan était déjà une vraie ville de banlieue, avec ses lotissements, ses écoles, ses travaux de voirie, etc. Mais la guerre de 1939 ralentit considérablement cette progression. Pendant la Seconde Guerre mondiale, durant l’été 1940, quelques Livryens résolus, dont Camille Nicolas, décidèrent de résister à l’occupant allemand. Ils créèrent le réseau de Résistance "M-4". En 1942, les réseaux de résistance étaient bien organisés, jusqu’en décembre 1943, où certains résistants furent arrêtés par la Gestapo. Plusieurs élus communistes ont été fusillés dont Lucien Michard au Mont Valérien en 1942 , ancien président du groupe communiste avant la guerre et Eugène Massé secrétaire de la section du PCF. En juillet 1944, Maurice Carité, ancien rédacteur à L’Aube et chef de la résistance de Livry, organisa plusieurs réunions du C.N.R. (Conseil national de la Résistance, présidé par Jean Moulin, jusqu’en 1943) à Livry, au bureau de la Maison de Famille (à l’angle du boulevard Jean-Jaurès et de l’avenue Vauban). Les résistants de la compagnie Robespierre menèrent assez tardivement, en juin 1944, des actions de sabotage à Sevran et Livry-Gargan notamment. Ces jeunes francs-tireurs et partisans (FTP) commandés par Louis Hême, animateur de la résistance locale, menèrent à la suite de ces actions un combat armé contre les troupes allemandes qui facilita l’arrivée des premiers Américains. Les combats de la libération des 27, 28 et 29 août 1944 firent plusieurs victimes ; ils eurent lieu sur le site de l’actuel hypermarché Cora à la sortie Est de la ville. Livry-Gargan fut ainsi libérée par les Américains le 27 août 1944 . De 1945 à 1947 le comité de libération présidé par Gabriel Beillon assura la gestion municipale à laquelle participait le champion cycliste Antonin Magne. Mais l’alliance de la gauche (SFIO) avec la droite (MRP) redonna alors le pouvoir à la SFIO. En 1971 la droite locale rompit son alliance et mena sous le sigle « UCMPT » une violente campagne contre la gestion municipale du maire socialiste Alfred-Marcel Vincent. Depuis lors, la ville fut gérée par l’union de la gauche (majorité socialiste). Après la Seconde Guerre mondiale, la commune s’urbanisa fortement, par le lotissement de ses grandes propriétés en particulier celle de l’abbaye. En 1954, le quartier de l’abbaye avait encore un caractère de hameau. Néanmoins, la ville conserva un caractère vert par la présence de nombreux parcs et jardins, et son urbanisation, essentiellement pavillonnaire, n’ayant pas été bouleversée par l’édification de « grands ensembles » comme dans de nombreuses communes voisines. Les émeutes de novembre 2005 ont commencé de fait à Livry-Gargan : les trois jeunes poursuivis par la police ont été signalés par un habitant de la ville rôdant autour d’un chantier, à proximité du stade Alfred Marcel Vincent dont ils revenaient à pied vers leurs domiciles de Clichy-sous-Bois, la commune voisine. Durant ces émeutes urbaines, les deux collèges de la ville ainsi que le gymnase A.-M. Vincent et un autre bâtiment municipal ont subi quelques dégâts restés relativement « mineurs » (de l’ordre de quelques dizaines de milliers d’euros selon la commune), en particulier en comparaison avec la plupart des villes voisines (Sevran, Aulnay-sous-Bois ou Clichy-sous-Bois) qui ont comptabilisé de nombreuses destructions de biens publics ou privés.

Héraldique et seigneurs de Livry

Démographie

Livry-Gargan a connu plusieurs phases successives d’urbanisation qui amenèrent une augmentation notable de la population. Une première vague fait suite à l’industrialisation de la commune dans les années 1870 et à la construction de lotissements afin de loger la population ouvrière. Ainsi, la commune a vu sa population décupler en à peine cinquante ans, de 2195 habitants en 1876 à en 1931. Après une stabilisation durant une vingtaine d’années, une seconde phase d’augmentation après la Seconde Guerre mondiale fait suite à la poursuite de l’urbanisation de la commune avec des immeubles collectifs, comme la plupart des communes urbaines de l’agglomération parisienne. Cette « modernisation » de la ville selon les idées de l’époque, sous l’impulsion du maire César Collavéri, fait passer la population de habitants en 1946 à en 1968. Après vingt années de stabilisation, une troisième phase d’augmentation a lieu depuis les années 1980. Elle est la conséquence du remplacement de pavillons individuels ou de friches industrielles par de petits collectifs, et a fait augmenter la population de la ville de habitants en 1982 à en 2004 . Sources : Jusqu’en 1866, une partie de la population du Raincy est comptabilisée. La pyramide des âges de la commune suit globalement la tendance régionale, avec cependant quelques légères nuances. La ville, comme la région Île-de-France dans son ensemble, voit la part des adolescents et jeunes adultes (15 à 29 ans) régresser entre les deux recensements de 1990 et 1999. Le nombre d’enfants en revanche reste stable. A contrario, la part des 45 à 75 ans a connu une augmentation de deux points en moyenne entre les deux recensements, tout à fait conforme à la moyenne régionale. Seule la tranche des 60 à 74 ans est surreprésentée par rapport à la moyenne de la région, à raison de deux à trois points supplémentaires (12, 4 % des hommes et 14, 1 % des femmes à Livry-Gargan, contre respectivement 10, 2 % et 11, 3 % en Île-de-France). Ainsi la pyramide des âges de la population de Livry-Gargan est à peu près conforme à la moyenne régionale pour la part des moins de 15 ans, mais connaît un léger déficit dans la tranche des 15 à 44 ans, et une surreprésentation des plus de 60 ans. La population au recensement de 1999 comptait 52 % de femmes et 48 % d’hommes. Répartition par âge en 1975 :
- de 0 à 19 ans : 27, 6 % ;
- de 20 à 64 ans : 59, 7 % ;
- de 65 ans et plus : 12, %. Répartition par âge en 1999 :
- de 0 à 19 ans : 24 % ;
- de 20 à 39 ans : 29 % ;
- de 40 à 59 ans : 26% ;
- de 60 à 74 ans : 14 % ;
- de 75 ans et plus : 7 %. Tableau démographique du Colors= id:lightgrey value:gray(0.9) id:darkgrey value:gray(0.7) id:sfondo value:rgb(1, 1, 1) id:barra value:rgb(0.6, 0.7, 0.8) ImageSize = width:700 height:400 PlotArea = left:50 bottom:50 top:30 right:30 DateFormat = x.y Period = from:0 till:45000 TimeAxis = orientation:vertical AlignBars = justify ScaleMajor = gridcolor:darkgrey increment:5000 start:0 ScaleMinor = gridcolor:lightgrey increment:1000 start:0 BackgroundColors = canvas:sfondo BarData= bar:1901 text:1901 bar:1911 text:1911 bar:1921 text:1921 bar:1931 text:1931 bar:1936 text:1936 bar:1946 text:1946 bar:1954 text:1954 bar:1962 text:1962 bar:1968 text:1968 bar:1975 text:1975 bar:1982 text:1982 bar:1990 text:1990 bar:1999 text:1999 PlotData= color:barra width:30 align:left bar:1901 from:0 till: 5188 bar:1911 from:0 till: 8872 bar:1921 from:0 till: 11573 bar:1931 from:0 till: 21366 bar:1936 from:0 till: 20970 bar:1946 from:0 till: 20698 bar:1954 from:0 till: 25322 bar:1962 from:0 till: 29679 bar:1968 from:0 till: 32063 bar:1975 from:0 till: 32917 bar:1982 from:0 till: 32778 bar:1990 from:0 till: 35387 bar:1999 from:0 till: 37288 PlotData= bar:1901 at: 5188 fontsize:S text: 5.188 shift:(-8, 5) bar:1911 at: 8872 fontsize:S text: 8.872 shift:(-10, 5) bar:1921 at: 11573 fontsize:S text: 11.573 shift:(-10, 5) bar:1931 at: 21366 fontsize:S text: 21.366 shift:(-10, 5) bar:1936 at: 20970 fontsize:S text: 20.970 shift:(-10, 5) bar:1946 at: 20698 fontsize:S text: 20.698 shift:(-10, 5) bar:1954 at: 25322 fontsize:S text: 25.322 shift:(-10, 5) bar:1962 at: 29679 fontsize:S text: 29.679 shift:(-10, 5) bar:1968 at: 32063 fontsize:S text: 32.063 shift:(-10, 5) bar:1975 at: 32917 fontsize:S text: 32.917 shift:(-10, 5) bar:1982 at: 32778 fontsize:S text: 32.778 shift:(-10, 5) bar:1990 at: 35387 fontsize:S text: 35.387 shift:(-10, 5) bar:1999 at: 37288 fontsize:S text: 37.288 shift:(-10, 5) TextData= fontsize:S pos:(30, 20) text:source INSEE

Immigration

C'est au , que les mouvements de population s'intensifient, occasionnés par les guerres, les transports nouveaux, la demande de main-d'œuvre saisonnière, etc. La Seine-et-Oise et notamment Livry-Gargan accueillent alors une forte communauté arménienne, exilée après le génocide de 1915 ; et une communauté italienne entre les années 1930 et 1950Collectif, Le patrimoine des communes de la Seine-Saint-Denis, Éd. Flohic .

Le logement

Le quartier Bellevue Immeuble Rue du Château Livry-Gargan comptait en 1999 logements. L’âge moyen du parc immobilier est proche des tendances régionales, cependant les constructions neuves sont un peu plus présentes que la moyenne de la région : en 1999, 12, 4 % des résidences principales dataient de 1990 ou après contre seulement 9, 1 % en Île-de-France. De même, les constructions antérieures à 1949 ne représentaient que 25 % du parc contre 33, 7 % pour la moyenne régionale francilienne. 91, 7 % des logements sont des résidences principales, réparties à 45, 3 % en maisons individuelles et à 54, 7 % en appartements (respectivement 26, 9 % et 73, 1 % dans la région). 61, 5 % des habitants sont propriétaires de leur logement, contre 34, 5 % qui ne sont que locataires (respectivement 44, 3 % et 51, 1 % dans la région). En 1996, le programme PLH ( Programme Local de l'Habitat) a été voté : il avait pour but de préserver l'habitat pavillonnaire de la commune et de répondre à la demande croissante des logements sociaux. Ce programme a été maintenu pendant cinq ans. À noter qu’avec 1874 logements HLM soit 12, 2 % du parc en 1999 (23, 4 % dans la région), la ville ne respecte pas les dispositions de l’article 55 de la loi solidarité et renouvellement urbain (SRU) de décembre 2000 fixant à 20 % le taux minimum de logements sociaux pour les communes les plus importantes. Ce taux de logement social est nettement supérieur dans la plupart des communes environnantes : 30, 2 % à Clichy-sous-Bois et jusqu’à 38, 8 % à Sevran, a contrario seulement 4, 8 % au Raincy, montrant ainsi la situation sociale de Livry-Gargan : une commune à la population plus modeste que sa voisine bourgeoise Le Raincy mais plus aisée que la moyenne de ce secteur de la Seine-Saint-Denis. La plupart des habitations possèdent trois pièces (30, 2 %), ou quatre pièces (24, 1 %), puis deux pièces (19, 3 %). Les petits et grands logements restent minoritaires (studios : 8, 5 % ; logements de cinq pièces ou plus : 17, 9 %). La ville possède par conséquent des habitations légèrement plus grandes que la moyenne régionale. Les résidences principales ne possédant ni baignoire, ni douche représentent 2, 6 % du parc régional, mais seulement 1, 2 % à Livry-Gargan. Les logements de la commune possèdent également plus de garages et de boxes qu’ailleurs, avec 68, 1 % de logements équipés contre 49, 8 % en moyenne régionale. Livry-Gargan est ainsi une commune à l’habitat pavillonnaire largement majoritaire, caractérisée par un niveau élevé de propriété privée et un confort des logements globalement supérieur à la moyenne régionale. En 2006, près de 556 logements sociaux ont été bâtis dans la commune.

Administration

L’hôtel-de-ville de Livry-Gargan left Le canton de Livry-Gargan est formé par cette seule commune. La ville n’est membre d’aucune communauté d’agglomération fin 2006. Ancienne commune du département de Seine-et-Oise, la ville est devenue une des quarante communes du nouveau département de la Seine-Saint-Denis le 1 janvier 1968. La ville fait partie de la circonscription de la Seine-Saint-Denis (avec Clichy-sous-Bois - Coubron - Montfermeil - Le Raincy et Vaujours). Le député de cette circonscription est Éric Raoult et son suppléant Ludovic Toro. Livry-Gargan abrite plusieurs administrations et services publics sur son territoire : deux bureaux de poste, une caserne de sapeurs-pompiers, un commissariat de police, une police municipale, un centre des impôts, une trésorerie principale, une agence nationale pour l’emploi (ANPE), un accueil ASSEDIC, un centre de sécurité sociale, un point d’accueil EDF-GDF, etc. Livry-Gargan fait partie de la juridiction d’instance du Raincy, et de grande instance ainsi que de commerce de Bobigny. Politiquement, Livry-Gargan est nettement une ville socialiste, les électeurs ayant continuellement renouvelé leur soutien aux majorités municipales socialistes depuis 1961 et de gauche depuis 1919. Aux élections municipales de 2001, Alain Calmat, tête de liste DVG est réélu au premier tour avec 54, 67 % des suffrages, soit voix. Pascal Popelin, adjoint au maire chargé des finances et des affaires économiques est réélu conseiller général du canton de Livry-Gargan. Il est également vice-président du conseil général de Seine-Saint-DenisSources: Livry-Gargan, le magazine. À l’élection présidentielle de 2002, le premier tour a vu arriver en tête Jean-Marie Le Pen avec 22, 1 %, suivi de Jacques Chirac avec 17, 9 %, Lionel Jospin avec 16, 6 % puis Jean-Pierre Chevènement avec 7, 1 %, François Bayrou avec 6, 4 % et Arlette Laguiller avec 5, 5 %, les autres candidats ne dépassant pas le seuil de 5 %. Au second tour, les électeurs ont voté à 79, 1 % pour Jacques Chirac contre 20, 9 % pour Jean-Marie Le Pen avec un taux d’abstention de 20, 7 %, résultat assez proche des tendances nationales (respectivement 82, 21 % et 17, 79 % ; abstention 20, 29 %) avec cependant trois points supplémentaires pour Jean-Marie Le Pen. En 1995, les Lyvriens avaient préféré au second tour de l’élection présidentielle Jacques Chirac (55, 94 %) à Lionel Jospin (44, 06 %) . Au référendum sur le traité constitutionnel pour l’Europe du 29 mai 2005, les Livryens ont voté Non à 59, 16 % contre 40, 84 % de Oui avec un taux d’abstention de 32, 18 % (France entière : Non à 54, 67 % ; Oui à 45, 33 %). Ces chiffres sont conformes à la tendance départementale (Non à 61, 52 % ; Oui à 38, 48 %) mais à peu près inverse aux résultats franciliens (Oui 53, 99 % ; Non 46, 01 %) démontrant le caractère populaire de la ville, les votes négatifs ayant été majoritairement le fait de l’électorat le plus modeste en France selon les analystes .

Les maires de Livry-Gargan

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Le Conseil municipal

Parc de la mairie Le
Conseil municipal
est composé de trente-neuf conseillers municipaux (dont onze sont adjoints au maire), proportionnellement au nombre d’habitants. Le conseil municipal élu en mars 2001 est composé comme suit : dix-neuf conseillers appartiennent au parti socialiste, six au parti communiste, un aux verts, deux à l’UMP, un à l’UDF, deux au MNR, un au RPF et un au Pôle républicain. Suite aux élections municipales de 2001, la majorité du Conseil est constituée par les 31 élus de la liste « Pour Livry-Gargan en toute confiance » conduite par Alain Calmat, maire de la commune . Le Conseil municipal des jeunes a été voulu et annoncé par Alain Calmat en 1995 et mis en place par Albert Derrien, conseiller municipal, en février 1996. Il est composé de trente-cinq enfants de neuf à treize ans élus par d’autres enfants. Les élections sont organisées dans les classes de CE2, CM1, CM2 et 6 de la ville. Ces jeunes conseillers sont répartis en quatre commissions : sport-loisirs-culture, environnement, vie scolaire-sécurité et solidarité. Le CMJ a pour but de favoriser l’implication des jeunes dans la commune et leur permettre d’échanger des idées et de développer des projets. Ces derniers sont votés au cours de séances officielles présidées par le maire de Livry-Gargan. La commune a ainsi fêté les dix ans d'existence du CMJ.

Le budget

Lors du vote du budget 2006, de nombreuses dépenses ont été prévues : 5, 4 millions d’euros pour l’équipement, et euros pour des acquisitions foncières (notamment pour les logements sociaux). 2, 2 millions d’euros sont destinés au remboursement de la dette, estimée au 2006 à 15, 9 millions d’euros. D’autres investissements ont lieu notamment pour l’amélioration du cadre de la vie et de l’environnement, à hauteur de 2, 6 millions d’euros; pour l’animation de la ville, le développement du sport, de la culture, de la vie associative, à hauteur de 1, 3 millions d’euros ; pour l’éducation et l’amélioration du cadre scolaire, s’élevant à 1 million d’euros ; pour l’amélioration des équipements et des politiques sociales à hauteur de euros; pour le fonctionnement et la modernisation du service public s’élevant à euros . La fiscalité directe locale se situe dans la moyenne départementale pour les communes de population équivalente. Le taux de taxe d’habitation de 15, 66 % en 2003 n’a pas été augmenté depuis quatre années ce qui traduit une volonté municipale de na pas accroître la pression fiscale. Ce taux a été reconduit lors du vote du budget 2007. En revanche, le taux départemental de 6, 53 % en 2005 a été augmenté de 9, 49 % lors du vote du budget 2007 ce qui le porte à un taux d’imposition de 7, 15 % de la valeur locative .

La municipalité et l'environnement

Livry-Gargan a adhéré à l'association « Une eau pour tous - objectif 2010 » Livry-Gargan, le magazine (magazine mensuel édité par la commune)http://www.cg93.fr/biennale2004/pdf/bulletin01.pdf Site du Conseil général, par vote du conseil municipal. Cette association a pour objectif de mettre en place une capacité d'expertise indépendante sur les conditions de fourniture de l'eau, dans la mesure où le contrat de régie prendra fin en 2010 entre le SEDIF et Veolia Environnement .

Sécurité

Livry-Gargan regroupe une caserne de sapeurs-pompiers (rue Voltaire), un commissariat de police (place François-Mitterrand), une gendarmerie (allée Théophile-Binet) et une police municipale (allée de Stalingrad). Le taux de criminalité de la commune est de 81, 63 actes pour habitants (crimes et délits, chiffres 2005, incluant Coubron et Vaujours dépendant de la même circonscription de police) , avec un taux de résolution des affaires par les services de police de 26, 13 %, ce qui est très légèrement inférieur à la moyenne nationale (83 / 1 000), et nettement inférieur au niveau moyen du département de la Seine-Saint-Denis : 95, 67 / 1 000. Le taux de criminalité des principales villes voisines est supérieur : Aulnay-sous-Bois et Sevran atteignent 89, 16 / 1 000 ; Le Raincy et Clichy-sous-Bois 84 / 1 000 et Saint-Denis près du double avec 150, 71 / 1 000. Ce taux est néanmoins nettement supérieur à Gagny et Montfermeil avec 59, 78 / 1 000 ou Neuilly-sur-Marne et Neuilly-Plaisance avec 68, 41 / 1 000 .

Jumelages

-, située dans la province de Rome, jumelage depuis 1969.
-, située dans le Land de Bavière, jumelage depuis 1967.
-, située dans la Province de Grenade, jumelage depuis 1981.
-, située dans la banlieue nord de Londres, jumelage depuis 1977.

Économie

Livry - La carrière et la passerelle Au début du , la ville comptait quatre carrières de gypse : Ragourdin, Leclaire, Chevallier et Aubry-Pachot. Les sociétés d'exploitation remplissaient les decauvilles (petits wagonnets) en haut de la rue Firmin Didot, traversait la commune du nord-est au nord-ouest par une voie ferrée, et déchargeaient les wagonnets dans des péniches amarrées sur un bras du Canal de l'Ourcq, situé près de l'actuel Jardin Bérégovoy Michel Mérille, Le Canal de l'Ourcq, vie et anecdotes, éditions Amarco, Paris 1966. L’ancienne carrière de gypse, ouverte à partir de 1870, est aujourd’hui exploitée en galeries souterraines. Certaines galeries abritent des champignonnières. Au , la Westinghouse Air Brake Company (Compagnie des Freins et Signaux Westinghouse), spécialisée dans les applications de l’air comprimé, est construite à la limite de Sevran (qui donnera au quartier son nom de Freinville). Le siège social est déplacé à Sevran en 1968. Cette même année, l’effectif de l’usine atteint les personnes. En 1979, elle est divisée en trois sections : ferroviaire, automobile et pneumatique industrielle. Elle est fermée depuis quelques années. Ainsi, on assiste ces dernières années à un glissement du secteur secondaire vers le tertiaire. La commune possède une importante zone commerciale à la sortie est de la ville le long de la route nationale 3 comprenant un hypermarché Cora ainsi que diverses grandes enseignes (bricolage, prêt-à-porter, accessoires de pêche, restauration rapide, etc.). Des commerçants indépendants sont pour l’essentiel situés sur la place de la Libération ou l’avenue de Chanzy. En 1999, seuls 17, 7 % des actifs Livryens ayant un emploi travaillaient dans la commune. Ce chiffre a reculé de 26, 7 % entre 1990 et 1999. Plus de onze mille Livryens et Livryennes occupent un emploi à Paris, ou dans les bureaux, commerces ou zones industrielles de la périphérie. Livry-Gargan est devenue avec le temps une ville-dortoir Source : . En 1999, la municipalité a créé le LGI (Livry-Gargan Insertion), un lieu de réinsertion pour les 450 bénéficiaires du RMI sur le territoire de la commune. Cette structure a pour but de favoriser le suivi des personnes en grandes difficultés (aide à la formation, au logement, à la couverture sociale, etc.). Le taux de chômage était de 10, 4 % à la dernière estimation de 2005, soit 1918 personnes. Le revenu moyen par ménage est inférieur à la moyenne nationale à environ € par an (moyenne nationale : € par an). Pour mémoire, le nombre de chômeurs à Livry-Gargan n’a cessé d’augmenter dans les années 1930 : 35 en 1931, 500 en 1932, 700 l’année suivante, 850 en 1934, pour atteindre en 1935. On note ensuite une stabilisation pendant plusieurs années, puis un taux qui fléchit à partir des années 1970 pour n’atteindre que 674 chômeurs en 1975. Cinq ans plus tard, Le chômage augmente avec un nombre de 877 demandeurs d’emploi Denise Almonzi-Grossard - En Île-de-France : Livry-Gargan et son histoire p.260. Les cadres et professions intellectuelles sont représentés à un niveau très légèrement inférieur à la moyenne nationale avec un taux de 12, 9 % (contre 13, 1 % en moyenne en France mais 22, 8 % en moyenne régionale). Les professions intermédiaires représentent 28, 9 % des actifs Livryens (25, 6 % en moyenne régionale et 23, 1 % en moyenne nationale). Les employés représentaient 32, 0 % des habitants de la commune (contre 29, 5 % en Île-de-France et 28, 8 % en France). Les ouvriers ne représentent plus que 19, 7 % des actifs de la commune (16, 5 % en région Île-de-France et 25, 6 % en France), ce qui correspond à un niveau supérieur à la moyenne régionale, mais à un recul de 11, 7 % entre 1990 et 1999 . Le taux de Livryens ayant suivi des études supérieures est de 17, 9 %, contre 28, 1 % en moyenne régionale et 18, 1 % en moyenne en France métropolitaine . La population de la ville correspond dans sa globalité à la moyenne nationale mais est plus populaire et moins formée que la moyenne régionale francilienne.

Les entreprises

En 2004, 178 entreprises ont été créées à Livry-Gargan (sur au total pour le département de la Seine-Saint-Denis). La ville détient ainsi un modeste 245 rang national (alors qu’elle se situe au 172 rang pour sa population) montrant une vitalité économique relativement limitée. Le nombre total d’entreprises sur le territoire communal s’élève à 1587. La ville ne comporte que un seul siège social de grande entreprise (le siège social régional de l’entreprise de BTP , 56 entreprise du département avec € de chiffre d’affaire) . La majorité des entreprises fait partie du secteur tertiaire, notamment le commerce (28, 2 %), les services aux entreprises (12 %), et aux particuliers (9, 9 %), ou encore l’éducation, la santé, l’action sociale (12, 4 %) et les activités immobilières (3 %). D’autres secteurs ne sont pourtant pas dépourvus d’activité : la construction (18, 3 %), le transport (7 %), l’industrie des biens de consommation (3, 7 %) ou l’industrie des biens intermédiaires (2, 2 %). Quelques secteurs d’activité cependant subsistent difficilement : l’industrie des biens d’équipement (1, 7 %), l’industrie agricole et alimentaire (1, 4 %), l’industrie automobile (0, 1 %) et l’énergie (0, 1 %) . La commune regroupe deux hôtels : l' Hôtel « Campanile » et le « Rendez-vous des Chauffeurs », et plus d'une quarantaine de restaurants.

Transports

Hier

Le terminus du tramway à Livry, au début du La ligne des Coquetiers La ligne des Coquetiers fut construite à l’initiative de Louis-Xavier Gargan afin de desservir son usine. D’abord limitée au trafic des marchandises, la ligne fut ouverte au trafic des voyageurs en 1875 à la demande des habitants du nouveau quartier dit de « Gargan » alors en pleine expansion autour de l’usine. À cette même date que fut créée la « Compagnie du chemin de fer de Bondy à Aulnay-les-Bondy » A. Henry, Tortillards de banlieue, éditions Notre métier, 1949. Le tramway Gargan - Livry La ligne de tramway à vapeur de Gargan à Livry fonctionna de 1890 à 1930 entre la gare de Gargan et le centre de Livry. Jusqu’en 1914, la ligne, de trois kilomètres et six arrêts intermédiaires, était parcourue en 18 ou 19 minutes par 17 navettes quotidiennes. Elle avait son origine à la gare de Gargan, et terminait rue de Meaux, après le carrefour de la rue Jean-Jacques-Rousseau. Pour aller d’un bout à l’autre de la ligne, les habitants payaient 0, 65 franc en première classe, 0, 45 franc en seconde classe, 0, 30 franc en troisième classe. Rame des tramways électriques au terminus de Gargan (Chemins de fer Nogentais) En 1912 le nombre de voyageurs transportés était de pour atteindre en 1928. Le 28 août 1930, à la suite de la réfection du pavage de la route nationale, et l’exploitation de la ligne se révélant par ailleurs très déficitaire, la municipalité décida avec la compagnie des chemins de fer de l’Est la substitution d’autobus au train qui encombrait la route, et qui occasionnait trop fréquemment des accidents d’où son surnom d’« écraseur » donné par les usagers et les riverains Source : Henri Domengie & José Banaudo, Les petits trains de jadis Tome 4 : nord de la France, éditions du Cabri, 1995. Les chemins de fer nogentais La gare de Gargan était également l’un des terminus des tramways électriques exploités par la compagnie des Chemins de fer nogentais (CFN). La voie Schaecher À hauteur du boulervardd Berteaux et de l’avenue Turgot, la ligne des Coquetiers était coupée par une voie édifiée par la compagnie Schaecher et Letellier afin de relier la plâtrière de la Fosse-Maussoin qu’ils exploitaient à Clichy-sous-Bois au canal de l’Ourcq afin d’acheminer leur production.

Aujourd’hui

Le tram-train en gare de Gargan Livry-Gargan est desservie par la ligne B du RER à la gare de Sevran - Livry (branche B5 terminus Mitry-Claye), située sur le territoire de la commune voisine de Sevran. La ville est également desservie depuis 1875 par la ligne dite des Coquetiers, devenue en novembre 2006 après 35 mois de fermeture et de travaux d’adaptation la ligne . C’est également la première ligne de tram-train en France. Trois stations de cette ligne desservent la commune :
- Gargan ;
- Lycée Henri Sellier ;
- L’Abbaye. Un débranchement du vers le plateau de Clichy-Montfermeil est projeté, il emprunterait une partie de la voirie communale dans le quartier de Gargan ainsi que la route nationale 3. Mais ce tracé suscite l’opposition du maire de Livry-Gargan, semble t-il soucieux de ne pas se mettre à dos des riverains farouchement opposés à cette extension à proximité des prochaines échéances municipales. Au cœur des enjeux électoraux de 2007, le projet a en revanche le soutien des socialistes Claude Dilain, Gilbert Roger, Pascal Popelin (adjoint au maire) comme des UMP Xavier Lemoine et Éric Raoult.http://lesocialisteclichois.hautetfort.com/tag/tram+train PS de Clichy-sous-Bois - Le tram-Train La ville est également desservie par les lignes de et Noctilien de la RATP, les bus TRA (Veolia Transport) lignes . Une navette municipale parcourt par ailleurs la ville. Le territoire de la commune est traversé dans toute sa longueur (sud-ouest/nord-est) par la route nationale 3 (Paris - Meaux - Sarrebruck), à quatre voies de Paris à Claye-Souilly (Seine-et-Marne). La route nationale 370 dont les travaux ont débuté en novembre 1997, (Ézanville - Aulnay-sous-Bois - Noisy-le-Grand) la traverse également, dans le sens nord-ouest/sud-est. La commune a adhéré à l' « Association des maires pour la défense de la ligne du RER B et la promotion du transport public », proposition faite par Alain Calmat Livry-Gargan, le magazine (magazine mensuel édité par la commune). Cette association, qui compte quinze communes, réclame 500 millions d'euros pour la rénovation de la ligne B du RER, ligne sur laquelle devrait passer le CDG Express à partir de 2012.

Parcs et espaces verts

Le parc Lefèvre Le parc Vincent-Auriol Livry-Gargan a su conserver une certaine qualité de vie, en préservant son caractère résidentiel mais aussi ses nombreux parcs. Avec près de 80 hectares d’espaces verts, la ville offre à ses habitants un environnement vert relativement important et varié :
-le parc Lefèvre, (dix hectares) « poumon vert » de la ville ;
-le parc de la mairie ;
-le parc des sports A-M.Vincent ;
-le parc Vincent-Auriol ;
-le parc Pierre-Bérégovoy (cinq hectares) situé au bord du canal de l’Ourcq ;
-le parc Bellevue, (plus de deux hectares) à la limite sud-est de la ville ;
-le parc des Friches, (plus de cinq hectares) zone boisée naturelle ;
-le parc Georges-Pompidou, (cinq hectares) situé à l’est de la commune ;
-le parc Georges-Clémenceau ;
-le parc de la Glaisière ;
-le parc de la Poudrerie, débutant au nord-est de la ville, et qui inclus dorénavant un golf ;
-Le Cèdre du Liban, arbre datant du ;
-Le square Léo Ferré, près de la Ligne 4 du tramway parisien et de la gare de Gargan ;
- Le plateau de l’Aulnoye (ou Aulnoy) regroupe le bois de Livry-Gargan, la forêt de Bondy et le bois de Bernouille, un des quatre biotopes protégés du département. La commune est une ville fleurie ayant continuellement obtenu quatre Image:Ville fleurie.svg au concours national dans sa catégorie depuis 1985 Source : .

Monuments et lieux de visite

Le château de la forêt Le lac de Sévigné Le cèdre du Liban Le Château de la forêt (de style Louis XIII) a été construit en 1864, par le Docteur Lefèvre. La ville en est devenue propriétaire en 1956. Il abrite aujourd’hui le musée d’histoire locale, le musée de la Marquise de Sévigné (qui expose lettres et portraits de l’intéressée lors de son séjour à Livry), la salle du conseil municipal et des salles d’exposition. Son parc, d’une vingtaine d’hectares à l’origine en mesure la moitié aujourd’hui et est devenu parc municipal (60, avenue du Consul-Général-Nordling). L’église Notre-Dame fut bâtie en 1820 à l’emplacement d’un édifice antérieur datant de 1697. Le clocher date de 1874. Le bâtiment, d’une architecture très sobre et aux murs peints en blanc, abrite un tableau du , représentant la Cène. Le cèdre du Liban a été planté en 1650, dans l’enclos du Grand-Berceau, propriété à la fin du de Hérault de Sechelles. Aujourd’hui, ce cèdre n’est plus la composante d’un parc mais un arbre isolé en pleine ville et situé en bordure de la route nationale 3. Le lac de Sévigné (Boulevard Roger Salengro) est le seul vestige de l’abbaye de Livry. L’ancienne station thermale (11 allée de Stalingrad) fut créée par Robert de Vey, héritier de l’amiral Jacob et maire de Livry. La station « Sévigné-les-eaux » exploite la source du lac Sévigné, mais le public ne se presse pas. L’établissement est déclaré en faillite dès 1878. Les anciennes salles de bains ont été transformées en pièces d’habitation, puis abritent depuis la police municipale. La gare de l’abbaye inaugurée le 7 août 1875 sur la ligne dite des « coquetiers » a été menacée de démolition suite à la transformation de cette ligne de chemin de fer en tram-train (Ligne 4 du tramway parisien). Le bâtiment a été sauvé par la municipalité et devrait être transformé en espace culturel en 2007 après restauration. La tombe de l’amiral Jacob est située dans le cimetière depuis le 3 juillet 1898, suite à son transfert de la butte de l’ancien moulin de l’abbaye où il fut d’abord inhumé à sa demande en 1854. Les ancres enchaînées rappellent que cet homme fut l’un des plus valeureux marins de la Révolution et de l’Empire. Bienfaiteur de la commune, il livra à sa mort francs pour l’édification d’écoles gratuites. La ville par reconnaissance édifia une statue à sa mémoire qui fut inaugurée le 15 août 1891. Cette statue fut enlevée par les Allemands pendant la dernière guerre et il n’en reste qu’une plaque apposée sur une des écoles construites grâce à son legs et une ancre posée sur la Place Jacob. L’église Saint-Michel, dans le quartier de Gargan, fut édifiée en 1965 par Robert Danis. Elle possède des parois en polyester décoré de François Chapuis. À noter qu’aucun monument ou site naturel de la ville n’est à ce jour classé. Le parc de la Poudrerie est en revanche le seul site classé du département de Seine-Saint-Denis depuis 1994 ; mais il s’étend majoritairement sur le territoire des communes voisines de Sevran, Villepinte et Vaujours. Seule une infime fraction du parc est située sur le territoire de Livry-Gargan.

Personnalités

Monument de l'Amiral Jacob Certaines personnalités séjournèrent brièvement à Livry. En 1688, Louis Sanguin invita Monseigneur le Dauphin, Louis de France, fils de Louis XIV au château de Livry, dans lequel il séjourna quelque temps. En 1717, Louis Sanguin, deuxième du nom, accueillit le tsar Pierre le Grand, avant que celui-ci n’atteigne Charleville puis Spa où l’attendait la tsarine. D’autres personnages vécurent à Livry : l’amiral Jacob, ministre de la marine en 1834 (un groupe scolaire et une place portent d’ailleurs son nom) ; le général Junot, général des Hussards du Premier Empire ; mais aussi Xavier Gargan, le créateur du wagon-citerne, utilisé lors du percement du Canal de Suez. Son nom est resté attaché à celui de Livry par la création d’une grande industrie aujourd’hui disparue. Autres personnages importants dans l’histoire de Livry : Raymond Meyer ; Paul Dupont, imprimeur; et Antonin Magne, célèbre cycliste qui vécut à Livry-Gargan à partir des années 1910. Aujourd’hui, une rue porte son nom et une plaque commémorative lui est dédiée. Autre sportif mondialement connu : Alain Calmat, patineur artistique (médaillé d’argent en 1964) et médecin, qui est actuellement maire de la commune.

Anecdotes

En 1878, Livry voulut concurrencer Enghien-les-Bains en exploitant la source de l’actuel lac de Sévigné. Le maire de Livry fit construire une station thermale appelée « Sévigné-les-eaux » (à l’angle de la rue Stalingrad et de l’allée Jeanne), ainsi que deux hospices, pour le traitement des maladies du larynx et de la poitrine. Mais les thermes n’eurent pas le succès escompté. En 1912, le Conseil municipal sollicita la reconnaissance de la commune comme « station hydrominérale ». Mais par décret, du 17 novembre 1912, l’Académie de médecine et le Conseil d’hygiène refusèrent, et la proposition fut rejetée par le Conseil d’État et le Gouvernement. Selon la rumeur, cette décision fut influencée par les dirigeants politiques d’Enghien-les-Bains. Aujourd'hui, le siège de la société d'exploitation des eaux sulfureuses (qui perdura de 1893 à 1912) abrite le siège de l'Inspection académique de la ville.

Culture

La bibliothèque René-Cassin Le conservatoire municipal de musique et de danse La ville possède un riche tissu associatif. Pas moins de soixante-quinze associations se retrouvent chaque année au parc des sports pour la fête des associations . La ville offre en outre une importante infrastructure culturelle : Le musée d’histoire locale ainsi que le musée de la Marquise de Sévigné dans le château de la forêt (60, avenue du Consul-Général-Nordling). De nombreuses expositions temporaires y sont organisées. La bibliothèque municipale René-Cassin (10, avenue du Consul-Général-Nordling) qui met à la disposition du public un fonds encyclopédique ainsi que des disques. Des expositions y sont régulièrement organisées. L’ ancienne piscine : un espace composé de salles polyvalentes dédié aux manifestations culturelles associatives. Le centre culturel Yves Montand (36, rue Eugène-Massé) qui propose des ateliers d’expression culturelle et de loisirs pour enfants et/ou adultes. Le cinéma Yves Montand (36, rue Eugène-Massé) propose des films d’auteur ainsi que de divertissement. Le conservatoire municipal agréé de musique et de danse (41, rue Édouard-Herriot). Le club d’échecs La Dame de Sévigné (Castel Guy Mollet, Rond-point des Bosquets), le seul de la ville, qui tient son nom du jeu de dames et de la figure féminine emblématique de la ville, la Marquise de Sévigné . Le département de Seine-Saint-Denis propose une carte culture annuelle qui pour un prix modique offre l’accès à tarif réduit à toutes les séances du cinéma et pour les spectacles organisés par le centre culturel ainsi que des invitations à des avant-premières.

Médias

La commune possède un média écrit spécifiquement livryen, le magazine municipal d’information Livry-Gargan Le magazine, ainsi que son site Internet : www.mairie-livry-gargan.fr

Événements

Le château de la forêt : chaque mois, le château de la forêt organise des expositions de peinture, de sculpture ou encore de bande dessinée proposant une rencontre avec l’artiste. Chaque année, au mois de mai, le Salon de la BD est organisé en ces lieux. L’office du tourisme : chaque semaine, l’office du tourisme propose des sorties dans différents théâtres ou salles de spectacle à Paris, ou des loisirs : dégustations de produits terroirs à certaines périodes, expositions de peinture, des après-midi dansants, etc. Le centre culturel Yves-Montand : chaque mois, le centre culturel propose des représentations de pièces de théâtre classique et moderne. La bibliothèque René-Cassin : chaque mercredi, la bibliothèque propose la lecture de contes pour les enfants; et chaque mois, elle organise des expositions thématiques. Le rendez-vous des collectionneurs : chaque année, vers la mi-novembre, la municipalité organise un rassemblement des collectionneurs de toute la région : collections de fèves de galettes, d’échantillons de parfum, de cartes postales, etc. Le Concours départemental des écoles fleuries : fin novembre de chaque année, les lauréats du Concours départemental des écoles fleuries sont récompensés d'une distinction et de manuels de jardinage. Le sidaction : chaque année, le 1 décembre, le lycée A. Boulloche organise différentes actions : information, prévention, conférence, débat, jeux concours, collecte de fonds. Le téléthon : depuis quelques années, début décembre, la ville participe activement au Téléthon, offrant un programme festif et varié pour récolter le maximum de fonds pour la recherche : animations, marché, attractions, thé dansant, etc. Le programme est élaboré par le Collectif d’Associations Livryennes pour le Téléthon (CALT). Les marchés de Noël : les marchés de Noël ont lieu chaque année au marché de Jacob et au marché de Chanzy. Le concours des illuminations de fin d’année : depuis 1999, la ville organise le concours des illuminations des maisons et jardins. L'année de l'Arménie en France, et à laquelle participe pleinement Livry-Gargan, en offrant trois mois d'animations et de manifestations culturelles autour de ce thème.

Livry-Gargan dans la littérature

Madame de Sévigné séjourna régulièrement chez son oncle Christophe de Coulanges à l’abbaye de Livry. Elle cita plusieurs fois le village d’alors dans son œuvre : Le premier roman de Faïza Guène, Kiffe kiffe demain, publié en 2004 et traduit en vingt langues, se déroule dans une cité de HLM de Livry-Gargan.

Etablissements scolaires

L’école Jacob L’IUFM Enseignement public La ville de Livry-Gargan relève de l’académie de Créteil . Grâce à la générosité du Vice-amiral Jacob, Livry construit un groupe scolaire très important à partir de 1888. En 1902, les écoles Jacob comptaient 184 garçons et 108 filles. Les groupes scolaires Jacob et Gutenberg (anciennement « Abbaye ») devenant insuffisants pour accueillir tous les enfants, d’autres écoles furent construites : « Sévigné-Rougemont » (future école Jean Jaurès). De 1932 à 1935, d’autres écoles virent le jour : « Bayard », « Gutenberg », « Vauban ». Livry-Gargan compte deux collèges en 2006, mais un troisième établissement sera mis en chantier début 2007 à hauteur du golf de la Poudrerie. Le 10 décembre 2006, la première pierre d'un nouvel établissement franco-arménien a été posée ( « dans le cadre de l'amitié qui lit les deux pays » propos tenus par le maire Alain Calmat, lors de la pose de la première pierre du lycée ; propos recueillis par le magazine: Livry-Gargan, le magazine). Cet établissement offrira un enseignement primaire et secondaire. Ces écoles sont gérées par l’Inspection générale de l'inspection départementale de l’Education nationale, boulevard Roger-Salengro. Enseignement privé
- École maternelle et primaire Notre-Dame Enseignement spécialisé
- Externat médico-pédagogique pour les enfants handicapés moteurs, créé en 1963. Enseignement universitaire
- IUFM (avenue Jean Zay) (créé de 1973 à 1974)

Centres de colonies de vacances

Livry-Gargan gère deux centres de colonies de vacances : l’un situé à Briançon (Hautes-Alpes), l’autre situé à Sciotot Les Pieux (Cotentin). Dans ces deux centres sont organisées « des classes de neige » et « des classes de mer » par les écoles de la commune.

Sport

Le sport à Livry-Gargan aujourd’hui : Le parc des sports Alfred-Marcel-Vincent La ville possède une équipe de hand-ball, de football, de volley-ball, de water-polo, d’athlétisme, d’escrime et organise de nombreuses rencontres sportives dans chacune de ces disciplines. Water-polo : le Cercle nautique de Livry-Gargan a passé une saison en Elite (2006-2007). Il a été champion de France national 1 en 2006 et meilleur club formateur de l'Île-de-France depuis 2004. Football : le FC Livry-Gargan fait partie du groupe A, dans la section promotion d’honneur. Handball : Livry-Gargan handball a conclu une alliance avec son voisin du Real Villepinte Vert Galant pour la saison 2006-2007. L’équipe commune à ces deux clubs, nommée Livry-Villepinte 93, évolue en championnat de France de handball de Division 2. Escrime : le cercle d’escrime Jean Moret a remporté les championnats de France D1 : victoire de Livry sur Rouen au match aller 45 touches à 39 . Plongée : le centre nautique municipal offre une formation de qualité aux 113 licenciés du « Nautique Plongée », qui vient de fêter ses huit ans d'existence. Les évènements : Le 25 juillet 2004, Livry-Gargan est une ville de passage du Tour de France. Les participants ont ainsi salué la mémoire d’Antonin Magne, célèbre cycliste des années 1930 qui habita la ville durant de nombreuses années.

Les équipements sportifs

Livry-Gargan compte plusieurs équipements sportifs : un centre nautique (49, avenue du Consul-Général-Nordling) ; le parc des sports Alfred-Marcel-Vincent (43/47, avenue du Maréchal-Leclerc) comprenant un stand de tir, des courts de tennis, un terrain de rugby, trois terrains de football, un terrain de basket-ball, un gymnase, et une piste de courses ; le parc et stade Pierre-Bérégovoy (56, allée Rémond), ainsi que six gymnases, une salle de tennis de table, une salle de billard et un boulodrome.

Santé

Depuis quelques années, Livry-Gargan abrite deux cliniques : la Clinique Livry-Sully et la Polyclinique Vauban ; une maison de retraite : Émile Gérard ; un centre médico-social ; un centre de radiologie; et un laboratoire d’analyses médicales. En 2006, la commune comptait trente médecins généralistes ; cinquante-deux médecins spécialistes ; cinquante-cinq auxiliaires médicaux et douze pharmacies. La ville est rattachée à l’hôpital intercommunal de Montfermeil et de Jean Verdier à Bondy.

Cultes

Culte catholique : l’église Notre-Dame-de-Livry (rue Croix-Richard), l’église Saint-Michel-de-Gargan (avenue Camille Desmoulins), et la chapelle Saint-Joseph (rue Graffan), gérées par le Père Jean-Claude BOIVIN. Site internet : http://catholivrygargan.free.fr Culte protestant : le temple protestant du Raincy (allée de l’Ermitage), et l’église évangélique (avenue Sully), gérée par le Pasteur Roynel. Culte israélite : La synagogue et le centre communautaire (allée Galliéni), gérés par le Rabbin Marciano Bénichou. Deux cimetières : l’ancien cimetière, rue de Vaujours et le nouveau cimetière, allée de l’Est.

Voir aussi

Bibliographie

- Abbé A.-E. Genty, Histoire de Livry-Gargan, éditions Lorisse, 2004,
- Denise Almonzi-Grossard, En Île-De-France : Livry-Gargan et son Histoire, 286 p., 1982, édité par la ville de Livry-Gargan
- G.Guyonnet, En pays d'Aulnoye, société historique du Raincy et du pays d'Aulnoye, février 1956.
- A. Henry, Tortillards de banlieue, éditions Notre métier, 1949.
- Abbé Lebeuf, Histoire de la ville et de tout le diocèse de Paris, Paris, 1883.
- Midol, L'abbaye de Livry, Le Raincy, 1926.
-Mémoires du Général Thiébault, éditions Plon, 1896,
- Collectif, Le patrimoine des communes de la Seine-Saint-Denis, éditions Flohic, 413 p., 1994,
- Musée Carnavalet, Madame de Sévigné, éditions des musées de la ville de Paris-Flammarion, 192 p., 1996,
-Article de Toussaint et Guyonnet : « Les noms de communes du canton du Raincy », dans Mémoires de la société historique et archéologique de l'arrondissement de Pontoise et du Vexin, 1948.
-Des réseaux de Résistance à Livry-Gargan, mémoire rédigé par des Livryens pour le cinquantième anniversaire de la Libération, 1994
- Livry-Gargan, le magazine (magazine mensuel édité par la commune)
-Cahier de Doléances es habitants de la paroisse de Livry, arrêté en l'assemblée du 16 avril 1789, avec le concours de l'historien Jean Astruc, éditions imprimerie moderne, Livry-Gargan, 1989. ===
Sujets connexes
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