Endoscopie

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L'endoscopie est une méthode d'exploration et d'imagerie médicale qui permet de visualiser l'intérieur (endon en grec) des conduits (tube digestif) et des cavités du corps, et à les éclairer à l'aide d'une lumière extérieure dont les rayons étaient autrefois réfléchis par les parois de l'appareil (e. à lumière externe de Désormaux) ou bien actuellement, soit à l'aide d'un endoscope soit par l'ingestion d'une vidéocapsule de la taille d'une gélule.
Endoscopie

L'endoscopie est une méthode d'exploration et d'imagerie médicale qui permet de visualiser l'intérieur (endon en grec) des conduits (tube digestif) et des cavités du corps, et à les éclairer à l'aide d'une lumière extérieure dont les rayons étaient autrefois réfléchis par les parois de l'appareil (e. à lumière externe de Désormaux) ou bien actuellement, soit à l'aide d'un endoscope soit par l'ingestion d'une vidéocapsule de la taille d'une gélule. L'endoscope est composé d'un tube optique muni d'un système d'éclairage et de petites caméras vidéos qui peuvent ainsi retransmettre l'image sur un écran. L'endoscopie peut être utilisée, soit pour le diagnostic, soit pour traiter une maladie (endoscopie opératoire). Il s'agit d'un terme générique qui recouvre des examens spécifiques par organe. Ainsi, la bronchoscopie est l’exploration des bronches, la coloscopie, celle du côlon, la cystoscopie, celle de la vessie , etc. Les endoscopies tube se font par les voies naturelles lorsque cela est possible, par incision sinon (Endoscopie chirurgicale).

Historique

L’endoscopie (le terme est introduit dans la langue française dès 1866 après l'invention par Desormeaux du premier endoscope en 1852) a vu son système technique (l'endoscope) s'améliorer dans les années 1930 avec la mise au point d’un tube semi-flexible destiné à étudier l’intérieur de l’estomac (gastroscope). Vers la fin des années 1950, l’introduction de faisceaux de fibres de verre conduisant la lumière (fibres optiques) a permis de fabriquer des endoscopes entièrement flexibles appelés fribroscopes, élargissant considérablement les possibilités d’emploi de cette technique. Dans les années 1960, des arthroscopies (exploration des articulations) sont réalisés ; la cœlioscopie (exploration de l’abdomen) se développe également en gynécologie. L’apparition de caméras miniaturisées et les progrès de la vidéo dans les années 1980 ont enfin ouvert la voie à la chirurgie endoscopique en permettant de visualiser les manipulations sur un écran.

L'endoscope

L’endoscope est un tube muni d’un système d’éclairage. Il en existe 2 types. L’endoscope rigide est formé d’un tube métallique de 5 à 8 millimètres de diamètre et de 15 à 30 centimètre de longueur. Il est surtout utilisé pour l’exploration des articulations (arthroscopie), de la vessie (cystoscopie), de la cavité abdominale (laparoscopie ou coelioscopie). L’endoscope souple ou fibroscope, est quant à lui constitué de fibres optiques conduisant la lumière. Il est plus long que l’endoscope rigide et permet d’explorer des organes tels que les bronches, l’œsophage, l’estomac, le duodénum ou le côlon. Les endoscopes peuvent être équipés de petites caméras qui retransmettent l’image sur un écran. Des accessoires sont parfois adjoints à l’endoscope pour réaliser des actes chirurgicaux ou des prélèvements : pinces pour saisir et retirer le corps étranger ou des échantillons de tissus, ciseaux pour couper les tissus, brosses pour prélever des cellules, lacet pour attraper des polypes…

Utilisations

L’endoscopie peut être utilisée soit pour établir un diagnostic (endoscopie diagnostique), soit pour traiter une maladie ou un traumatisme (endoscopie opératoire). Les endoscopies se font, lorsque cela est possible par les voies naturelles (par la bouche pour l’estomac et les bronches, par les narines pour les fosses nasales et les sinus ; par l’anus pour l’examen du côlon) ; sinon, une incision permet de pénétrer dans certaines cavités de l’organisme. selon les technique utilisées, les gestes sont effectués sous anesthésie locale ou générale.

Les domaines d'application

Oto-rhino-laryngologie

Effectuée sous anesthésie générale, la laryngoscopie directe permet de visualiser le larynx et les cordes vocales. La rhinofibroscopie permet l'examen des fosses nasales, du larynx et du pharynx. Enfin, la sinuscopie a pour but d'observer les sinus maxillaires et d'apprécier l'état de la muqueuse nasales. Une aneshésie locale précède l'examen.

Pneumologie

La fibroscopie bronchique permet d'observer la trachée et les bronches. L'examen se fait sous anesthésie locale ou générale. La pleuroscopie explore la cavité pleurale (l'espace entre 2 feuillets de la plèvre) sous anesthésie locale ou générale.

Gastro-entérologie

Endoscopie digestive haute

- L'endoscopie œso-gastro-duodénale est réalisée à jeun sous simple anesthésie locale du pharynx, parfois associée à la prise d'un anxiolytique, rarement sous anesthésie générale. Elle nécessite un fibroscope souple muni à son extrémité d'un CCD couleur et d'une lumière froide. Il s'agit d'un examen désagréable mais indolore. Il permet d'explorer les parois œsophagiennes, gastriques et duodénales, ainsi que de réaliser des prélèvements (biopsies de la muqueuse ou d'une lesion et également de liquide gastrique, ...) et éventuellement de pratiquer des gestes thérapeutiques (hémostase, ablation de petites tumeurs, etc.). Ses indications principales sont le diagnostic et le suivi des ulcères gastro-duodénaux et des cancers, des lésions œsophagiennes primitives (cancers) ou secondaires au reflux gastro-œsophagien, ou encore le bilan d'une dysphagieou d'une hemorragie digestive.

Endoscopie digestive basse

- L
'anuscopie''', réalisée sous contrôle direct de la vue, n'est pas une endoscopie au sens strict du terme.
- La rectoscopie est réalisée sans anesthésie à l'aide d'un tube rigide, avec ou sans lavement préparateur. Elle permet l'exploration de la muqueuse rectale sur une courte distance.
- La recto-sigmoïdoscopie ou coloscopie courte est réalisée avec un tube souple, sans anesthésie. Elle permet l'exploration du rectum et de la partie terminale du côlon (sigmoïde).
- La coloscopie totale enfin est réalisée après régime sans résidus et après lavement colique total. Elle est réalisée sous anesthésie générale, plus rarement sous simple sédation par anxiolytique. Elle permet l'exploration de la totalité du côlon et de la portion terminale de l'iléon. La coloscopie est indiquée en complément de l'examen clinique dans le bilan d'un saignement digestif bas (rectorragie, melæna), pour le dépistage sur facteurs de risque des tumeurs coliques bénignes (polypes, adénomes) et malignes (cancer du côlon) ou encore d'affections inflammatoires de l'intestin (maladie de Crohn, rectocolite hémorragique). Elle permet enfin la réalisation de gestes à visée diagnostique (biopsies) ou thérapeutique (ablation de polypes, ...). La coloscopie comporte des risques (lésion de la paroi colique, mauvaise tolérance de l'anesthésie générale, etc.).

Cœlioscopie exploratrice

- La cœlioscopie ou laparoscopie est réalisée sous anesthésie générale. Elle consiste à insuffler un gaz inerte (dioxyde de carbone) dans la cavité abdominale, puis à y introduire une caméra. Elle permet l'exploration de l'ensemble de la cavité abdominale, du péritoine ainsi que de la surface des viscères (foie, vésicule biliaire, parois intestinales, organes génitaux internes chez la femme, ...), et si besoin de réaliser un geste à visée diagnostique ou thérapeutique. La tolérance post-opératoire est très satisfaisante.

Gynécologie/Obstétrique

La coelioscopie permet l’observation des organes génitaux internes de la femme. Elle implique une anesthésie générale. L’hystéroscopie permet d’observer le canal du col de l’utérus, la cavité de l’utérus et la muqueuse qui le tapisse (l’endomètre). Elle est réalisée sous anesthésie locale ou générale si une intervention est prévue. La foetoscopie (examen direct du fœtus), rare, se fait à l’hôpital sous anesthésie générale.

Urologie

La cystoscopie est l’examen des parois de la vessie. Elle se pratique sans anesthésie chez la femme et sous anesthésie locale chez l’homme. Lorsqu’elle est effectuée dans un but thérapeutique, elle implique, pour les deux sexes, une anesthésie loco-régionale par péridurale ou rachianesthésie, ou une anesthésie générale. L'urétéroscopie est l'examen endoscopique d'un uretère, ou des deux uretères. Elle se pratique en général sous anesthésie générale ou sous anesthésie loco-régionale. La néphroscopie est l'examen endoscopique du bassinet. Elle se pratique en général sous anesthésie générale ou sous anesthésie loco-régionale.

Rhumatologie

L‘arthroscopie est l’observation directe de l’intérieur d’une grosse articulation. Elle est faite sous anesthésie, générale le plus souvent.

Voir aussi

- Cœlioscopie
- Coloscopie
- Cystoscopie
- Fibroscopie
- Hystéroscopie
- Laparoscopie
- Pleuroscopie ==
Sujets connexes
Adénome   Anesthésie   Anesthésie générale   Anesthésie locale   Anxiolytique   Arthroscopie   Bassinet   Biopsie   Cancer du côlon   Coloscopie   Cystoscopie   Dysphagie   Endoscope   Endoscopie chirurgicale   Fibroscopie   Grec ancien   Hystéroscopie   Hémostase   Iléon   Imagerie médicale   Lavement   Luminescence   Maladie de Crohn   Melæna   Pharynx   Polype (médecine)   Péritoine   Rachianesthésie   Rectocolite hémorragique   Rectorragie   Reflux gastro-œsophagien   Sigmoïde (anatomie)   Thérapeutique   Ulcère gastro-duodénal   Uretère   Vessie   Vidéocapsule  
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