Prise de vue photographique

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La prise de vue photographique est la première étape de la pratique photographique. Elle commence par un certain nombre de choix sur lesquels le photographe ne peut plus revenir une fois qu'il a appuyé sur le déclencheur, à savoir, du choix le plus contraignant jusqu'au plus facile à modifier (juste avant la prise de vue) :
Prise de vue photographique

La prise de vue photographique est la première étape de la pratique photographique. Elle commence par un certain nombre de choix sur lesquels le photographe ne peut plus revenir une fois qu'il a appuyé sur le déclencheur, à savoir, du choix le plus contraignant jusqu'au plus facile à modifier (juste avant la prise de vue) :

Choix du sujet

Tout peut être sujet de photo, y compris ce qui n'existe pas ou ne peut pas exister ! En effet, il est évident que la prise de vue, inféodée au "réel", ne saurait a priori donner une image produite par l'imag...inaire, ou née d'un rêve, d'une hallucination, ou d'un fantasme...sauf à construire une représentation de ceux-ci...matériellement ! Ce que l'on fait ! On peut donner un petit aperçu des principaux thèmes...

L'Humain

Ce sujet regroupe toutes les images où l'élément humain prédomine. On trouve sous cette définition : la photo de famille, le portrait, le charme, le nu, la mode, le sport... Le reportage entre également en partie dans cette catégorie.

Le Paysage

Le paysage regroupe aussi bien des paysages naturels que des paysages urbains. Dans ce dernier cas, l'aspect graphique de l'image est souvent très présent.

La Nature

La photo de nature présente des images d'où toute influence humaine est exclue. Les pratiquants de ce genre de photo ont une vraie déontologie et un vrai respect de la nature : lors de concours, certaines prises de vue sont exclues car risquant de mettre en péril le sujet (ex. : un faon dans sa cachette ou des oisillons au nid).

Divers

On classe ici tout ce qui ne rentre pas dans les catégories précédentes.

Choix du matériel photographique

Chaque type d'appareil correspond à un besoin ou une sensibilité d'un photographe.

Grand format

Les grands formats se distinguent par la taille des images de 4x5 pouces jusqu'à 30x40 cm. Ils sont destinés à l'obtention de photos très travaillées. Les appareils disposent de tous les réglages possibles (bascule avant ou arrière, décentrement, objectifs interchangeables). Ils acceptent parfois les dos interchangeables des moyens formats. Ils se présentent sous la forme d'un rail qui supporte deux platines reliées par un soufflet souple. Une de ces platines supporte l'objectif et l'autre le dispositif de visée qui est remplacé au moment de la prise de vue par le « plan film ». Ces appareils ne sortent quasiment jamais du studio de prise de vue et sont destinés à un usage essentiellement professionnel.

Moyen format

Dans cette gamme, la taille des images obtenue est de 6 x 9 cm jusqu'à 6 x 4, 5 cm (formats les plus répandus : 6 x 7, 6 x 6, 4, 5 x 6 cm). Ils sont destinés à des photos plus spontanées mais de très grande qualité supportant de forts agrandissements. Ils disposent de nombreux réglages et souvent des mêmes automatismes que les reflex 24x36 (voir ci-dessous). Les plus sophistiqués disposent également de dos magasin interchangeables (avantage indéniable en argentique) qui permettent souvent de transformer un appareil argentique en numérique. Ces appareils destinés en général au professionnel ou à l'amateur expert et fortuné, sortent parfois du studio pour aller sur le terrain et même faire du reportage.

Le 24x36

La taille des images est de 24 x 36 mm sur film cinéma 35 mm. C'est le format de la photo spontanée et tout-terrain.

Les compacts

Ce sont des appareils de très grande diffusion. Souvent équipés d'un zoom 3x mais pouvant aller jusqu'a un zoom 12x (mi-2007), d'un flash intégré, d'une mise au point et d'une exposition automatique, ils ne se distinguent souvent que de part leur marketing et leurs dates. On gagne environ 1 méga-pixel par an et d'autres nombreux détails. Qu'ils soient argentiques ou numériques, on retrouve dans cette catégorie les mêmes caractéristiques – y compris les défauts (durée de mise en route, latence au déclenchement), malgré un développement constant on reste loin du reflex. Ils sont surtout destinés à une utilisation familiale sans soucis.

Les télémétriques

Longtemps limitée aux Leica M, l'offre s'est élargie ces dernières années. Certains modèles bénéficient d'automatismes. Ils disposent d'objectifs interchangeables (généralement de 20 mm à 135 mm), les plus appréciés étant les grands-angulaires, le 50 mm et des courts téléobjectifs comme le 90 mm. C'est le type même d'appareil destiné au reportage et souvent le choix préféré de nombreux photographes réputés (Henri Cartier-Bresson, Sebastião Salgado, etc.). Ils sont presque tous argentiques. À l'heure actuelle, seuls Epson et Leica offrent une version numérique (Epson R-D1, Leica M8).

Les reflex

Le boîtier reflex 24x36, argentique ou numérique, est le plus répandu tant parmi les amateurs exigeants que les professionnels. Grâce à la visée, la mesure de lumière et la mise au point à travers l'objectif, il offre un confort d'utilisation inégalé dans toutes les situations. Sa popularité a permis de disposer d'une gamme d'objectifs de bonne qualité et très variée, du fish-eye au super téléobjectif de 2000 mm, sans équivalence dans les autres formats. La plupart des boîtiers numériques acceptent également les objectifs de la marque conçus au temps de l'argentique. Dans les faits, la grande diversité des capteurs nécessite de tester, pour chaque boîtier, les objectifs qui donneront de bons résultats. D'une manière générale, plus la surface et la définition du capteur sont grandes, plus les objectifs devront être d'excellente qualité. Les boîtiers numériques d'entrée et de milieu de gamme disposent pour la plupart de capteurs de format APS. L'angle de champ couvert par une même longueur focale est donc multiplié par 1, 5 par rapport au format 24x36. Ainsi, un 50 mm devient un 75 mm. Cela est pénalisant pour les grands-angles mais particulièrement intéressant pour les téléobjectifs.

Les bridges

Ces appareils sont le croisement d'un reflex et d'un compact. Doté d'un objectif zoom de bonne qualité fixe et d'une visée reflex, ils bénéficient des automatismes (souvent débrayables) des compacts. Ce type d'appareil n'a eu qu'un succès moyen en argentique mais s'est répandu largement avec le numérique en étant souvent associé avec des zooms d'ampleur énorme (x12) et des systèmes de stabilisation d'image. La visée aussi a été simplifiée en remplaçant le pentaprisme par un viseur électronique. Comme les compacts, ils sont destinés à un usage essentiellement amateur.

Les panoramiques

Ce type d'appareil permet d'obtenir des images de type panoramique (la largeur est très importante par rapport à la hauteur en couvrant un angle important). Ce sont uniquement des appareils argentiques. Les appareils numériques nécessiteront un logiciel afin de reconstituer un panorama à partir de plusieurs prises de vue. Pour la petite histoire, les APS pouvaient faire des photos "panoramiques" : deux volets cachaient les tiers supérieur et inférieur de l'image.

Les objectifs fixes

L'objectif couvre un grand format et on prend une petite bande dans le milieu (Hasselblad, Fuji). Les objectifs sont souvent interchangeables.

Les objectifs mobiles

Ici c'est l'objectif qui tourne et expose une fine bande verticale du film à la fois. Le sujet doit être relativement statique pour éviter les déformations. La zone d'appui du film est incurvée pour que l'objectif garde une distance fixe par rapport au film.

Les autres

Souvent par le passé, des groupes de fabricants ont voulu, pour des raisons diverses, remplacer le 24x36 mm par un autre format. On peut citer :
- Le 126
- Le 110
- Le disc
- Et dernièrement l'APS Tous se sont révélés des échecs commerciaux parfois très coûteux.

Paramètres d'exposition

La prise d'une photographie consiste à doser la lumière que doit recevoir votre pellicule pour être correctement exposée (ni trop sombre, ni trop clair). Trois paramètres sont essentiels pour doser la lumière reçue par la pellicule : la sensibilité du film, l'ouverture, le temps de pose. Dans certains cas où la lumière éclairant la scène n'est pas suffisante, il peut devenir nécessaire d'ajouter une source lumineuse telle que flash, ampoule tungstène, halogène, etc.

Sensibilité de la pellicule ou du capteur numérique

La sensibilité d'un film est quantifiée par l'ISO : ISO 100, ISO 200, ISO 400, etc. Un film ISO 200 est deux fois plus sensible à la lumière qu'un film ISO 100, il vous permettra donc de prendre plus facilement des scènes d'intérieur, ou des scènes d'extérieur par un temps pluvieux ou maussade. Cependant un film très sensible (ISO 400) par exemple produit des images contenant plus de grain et donc une perte de finesse dans les détails. Le standard est le film ISO 100 qui convient pour les scènes d'extérieur correctement ensoleillées.

Temps de pose (aussi appelé improprement « vitesse »)

Le temps de pose représente le temps pendant lequel l'obturateur de l'appareil reste « ouvert », soit le temps pendant lequel le film reçoit la lumière émise par la scène photographiée. Plus cette durée est longue, plus la pellicule reçoit de lumière. Cette durée est comptée en secondes et fractions de secondes. Les temps de pose les plus courants sont 1/30 s, 1/60 s, 1/125 s, 1/250 s, 1/500 s. Si le temps de pose est d'1/60 s, cela signifie que l'obturateur restera ouvert pendant une durée d'un soixantième de seconde. Le choix d'un temps de pose de 1/500 s laissera entrer beaucoup moins de lumière puisque l'appareil restera ouvert seulement 1/500 de seconde. Par exemple, si le temps de pose passe de 1/60 à 1/125, la lumière reçue par le film est diminuée de moitié. Les vitesses élevées (1/250, 1/500, 1/1000) sont appelées vitesses rapides, les vitesses plus basses (1 s, 1/15, 1/30) sont appelées vitesses lentes.

Ouverture relative du diaphragme

Le diaphragme est avant tout un système de contrôle du flux de lumière entrant dans la "chambre" de l'appareil. Ce système a pour conséquence d'être la cause de la modification de la profondeur de champ : en le fermant, on agrandit la zone de netteté en même temps qu'on diminue le flux lumineux qui entre dans le boîtier. L'iris de l'œil et le diaphragme de l'appareil photographique peuvent tous deux s'ouvrir ou se fermer, laissant donc entrer plus ou moins de lumière, mais on ne peut pas les comparer sans précaution car leurs fonctions sont fondamentalement différentes. Ces aspects des choses sont traités dans l'article détaillé sur la profondeur de champ. Pourquoi "Ouverture relative" ? Parce que - contrôlé par le diaphragme - le flux de lumière entrant dans la "chambre" de l'appareil est "projeté" sur la surface sensible (film, capteur...) placée à une distance fonction de la distance focale de l'objectif. Une image intuitive résume celà : le mur de fond (surface sensible) d'une pièce (chambre de l'appareil) éclairée par une fenêtre (diaphragme) qui lui fait face, reçoit d'autant moins de lumière que la pièce est profonde (distance focale) ! Exemple : pour un objectif dont la distance focale (f) est de 80 mm et un diaphragme dont l'ouverture a un diamètre (D) de 10 mm, le rapport f:D est de 8 : son ouverture relative ( = "relativement à la focale" !) est donc f:8 ou f/8. Celà revient à dire que l' ouverture relative exprime combien de fois le diamètre du diaphragme est contenu dans la distance focale ! Les Ouvertures relatives normalisées : origine : Pour calculer l'ouverture relative intermédiaire entre deux ouvertures telles que f:1 et f:2, on serait tenté de prendre la valeur moyenne : 1, 5 ! Or il faut appliquer le facteur 1, 414 - soit racine carrée de 2, qu'on approxime en 1, 4 - en raison du fait que la surface de l'ouverture du diaphragme varie comme le carré du rayon de celui-ci ! La suite simple des ouvertures relatives... f:1.........f:2........f:4.........f:8........f:16..........f:32.........f:64, etc... ...est donc complétée par celle des ouvertures relatives intermédiaires suivante... .....f:1, 4.......f:2, 8......f:5, 6.......f:11.........f:22..........f:44......etc... N.B. : Sur les appareils et posemètres de grande précision, ce sont deux valeurs intermédiaires qui sont calculées, faisant intervenir le facteur racine cubique de 2 ! Pour les objectifs, ce degré d'ouverture a été quantifié. Ce sont les valeurs f/2, f/2, 8, f/4, f/5, 6, f/8, f/11, f/16... indiquées en général sur la bague d'objectif.Un petit nombre (f/2 par exemple) correspond à une grande ouverture ; vous laissez passer beaucoup de lumière. Un grand nombre (f/16) correspond à une toute petite ouverture et donc le passage de très peu de lumière.Quand on passe d'une valeur de diaphragme à la suivante, dans le sens croissant, on diminue par deux la quantité de lumière reçue par le film. Exemple : Vous passez de f/8 à f/11, sans changer les autres paramètres (temps de pose, sensibilité), votre film (ou capteur numérique) reçoit deux fois moins de lumière. Inversement si vous passez de f/8 à f/5, 6, votre film (ou capteur numérique) recevra deux fois plus de lumière.

Équivalence des couples ouvertures-temps de pose

Pour la même scène photographiée, et la même sensibilité, plusieurs combinaisons ouvertures-temps de pose sont possibles pour obtenir une exposition identique (correcte ou non !). Soit vous laissez entrer la lumière longtemps (1/30 s par exemple) mais avec une faible ouverture (f/16 par exemple), soit vous laissez entrer la lumière très peu de temps (1/500 s) mais avec une grande ouverture (f/4). Toutes les combinaisons suivantes vous permettent d'obtenir exactement la même quantité de lumière : 1/15 s à f/22 ; 1/30 s à f/16 ; 1/60 s à f/11 ; 1/125 s à f/8 ; 1/250 s à f/5, 6 ; 1/500 s à f/4. Cependant ces réglages entraînent des résultats différents quant aux images obtenues (cf. paragraphe suivant). Cette "règle d'équivalence" est connue sous le nom de "Loi de Réciprocité" : elle a été établie, vers 1865 (?), par Bunsen et Roscoe (Robert Wilhelm Bunsen : 1812-1894 (?) et Sir Henry Enfield Roscoe : 1833-1915), mais elle ne se vérifie que pour des durées d'expositions limitées (typiquement : quelques secondes à quelques millièmes de seconde, approximativement), en raison de l'Effet Schwartzschild. L'"Effet Schwartzschild", du nom de son découvreur, Karl Schwarzschild (1873-1916), ne se manifeste, en fait, que pour les durées d'expositions extrêmes - très longues ou très courtes - appliquées aux émulsions photographiques. C'est la raison pour laquelle les fabricants de ces émulsions précisent le domaine temporel utilisable et, éventuellement, les corrections de durées d'exposition nécessaires, au moyen de tables ou formules . Ces corrections consistent toujours en une augmentation de la durée théorique, augmentation qui, elle-même, entraîne une autre correction, etc... ce qui se traduit par une correction globale surpropotionnelle : c'est pourquoi les fonctions qui les représentent sont de forme générale plus ou moins exponentielle. L'arroseur arrosé... : L'effet Schwartzschild peut être représenté - très grossièrement ! - par l'analogie hydraulique des "justes débits" pour l'arrosage d'un gazon : l'évaporation immédiate et directe d'une imperceptible brumisation anihile partiellement l'arrosage et, à très fort débit, c'est l'eau perdue en ruissellements inutiles qui le ruine !

Conséquences des paramètres d'exposition choisis

Une "vitesse lente" (ou temps de pose long) entraîne un risque de flou dû au mouvement soit de l'appareil photo, soit du sujet s'il est mobile, pendant la pose. Le choix de l'ouverture a une influence directe sur la profondeur de champ de votre image (la zone nette de votre image). Une grande ouverture (soit un petit chiffre de diaphragme f/2, f/2, 8, f/4, f/5, 6) va avoir pour conséquence une petite profondeur de champ. L'objet et le plan sur lequel vous faites la mise au point seront nets, mais les autres plans de l'image seront flous. Une petite ouverture (f/16, f/22) va entraîner au contraire une très grande profondeur de champ et vous permettre d'obtenir la netteté sur plusieurs plans de l'image.

Voir aussi

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Sujets connexes
Epson   Epson R-D1   Format 35 mm   Fujifilm   Hasselblad   Henri Cartier-Bresson   Iris   Karl Schwarzschild   Leica   Leica M   Leica M8   Mise au point télémétrique   Mode (habillement)   Organisation internationale de normalisation   Ouverture (photographie)   Paramètres d'exposition   Reflex   Représentation artistique du nu   Sebastião Salgado   Sport   Temps de pose   Téléobjectif  
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