Serbie

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La Serbie, en serbe cyrillique Сpбија et en serbe latin Srbija, est un État de l'Europe du Sud, qui fait partie des Balkans occidentaux et de l'Europe Centrale. La Serbie est frontalière de la Bosnie-Herzégovine, de la Croatie, de la Hongrie, de la Roumanie, de la Bulgarie, de la République de Macédoine, de l'Albanie et du Monténégro. Sa capitale est la ville de Belgrade.
Serbie

La Serbie, en serbe cyrillique Сpбија et en serbe latin Srbija, est un État de l'Europe du Sud, qui fait partie des Balkans occidentaux et de l'Europe Centrale. La Serbie est frontalière de la Bosnie-Herzégovine, de la Croatie, de la Hongrie, de la Roumanie, de la Bulgarie, de la République de Macédoine, de l'Albanie et du Monténégro. Sa capitale est la ville de Belgrade.

Langues

Même si les linguistes utilisent le terme de serbo-croate pour définir la langue parlée en Serbie, au Monténégro, en Bosnie-Herzégovine et en Croatie, officiellement le serbo-croate n'existe plus, chaque pays nommant sa langue "Serbe", "Bosniaque" ou "Croate". Il n'y a pas d'isoglosse entre ces langues (les locuteurs se comprennent spontanément, sans traducteur): leur définition est donc historique et politique. Par contre il y a des différences partielles de lexique (certains mots, certaines conjugaisons ou déclinaisons varient) et surtout une différence d'alphabet: il est cyrillique et latin en Serbie, au Monténégro et dans la République serbe de Bosnie, mais seulement latin en Croatie et dans la Fédération croato-musulmane de Bosnie-Herzégovine.

Alphabet cyrillique et latin

En Serbie, le serbe s'écrit avec deux alphabets, l'alphabet cyrillique et l'alphabet latin. Le cyrillique est utilisé par les journaux de référence comme Politika (Le Monde serbe). Les journaux en alphabet latin sont des journaux plus généralistes et moins "élitistes" et plus "populaires", comme Blic ou alors par des journaux "d'oppositions" ou "progressistes" comme Danas. L'administration serbe privilégie l'alphabet cyrillique , mais elle utilise aussi l'alphabet latin, (voir ). C'est ainsi, qu'il est indispensable à tout serbe d'être un parfait bi-alphabet. Lors de l'apprentissage de l'écriture tous les enfants apprennent les deux alphabets. La possède, par exemple, deux versions de tout ses articles, l'article France existe en alphabet cyrillique et en alphabet latin . En haut de chaque page, il existe un onglet "Latinica" qui signifie écriture en alphabet serbe latin, il permet de basculer le texte écrit en alphabet cyrillique et inversement, on clique sur "alphabet cyrillique" pour l'avoir dans l'autre alphabet.

Histoire

Parmi les tribus slaves en expansion à partir de notre ère, on trouve les Sorabes qui migrent d'abord vers l'ouest à travers la Pologne et la République tchèque actuelles. Leurs descendants vivent aujourd'hui en Lusace, à l'est de l'Allemagne, plus exactement entre l’Elbe et la Saale dans ce qui était jadis la Grande Moravie. Cette région, à l'époque de Charlemagne, était encore appelée la «Serbie blanche» (le blanc symbolise l’ouest chez les Slaves). Au , à l'époque de l’Empereur byzantin Héraclius, la majeure partie des Sorabes migra en plusieurs vagues entre 610-641 et le , vers la région centrale des Balkans où ils assimilèrent les Grecs, les Valaques et les Illyriens locaux, donnant ainsi naissance au peuple Serbe. Plusieurs principautés serbes furent fondés au mais se disloquèrent à la fin du . Le processus de christianisation fut engagé par les moines Cyrille et Méthode, qui évangélisèrent tous les peuples slaves de la Grande Moravie, y compris la Serbie, et qui inventèrent l'alphabet cyrillique à partir des lettres grecques. Les premiers prénoms chrétiens, comme Stefan ou Petar firent alors leur apparition. Un Empire serbe fut constitué à la fin du , sous la dynastie des Nemanjić. L'apogée territorial de la Serbie médiévale fut atteint au , sous le règne de l'empereur Stefan Dušan. Cet empire disparut sous le coup des invasions ottomanes. En 1371, un des rois de Serbie, Vukašin Mrnjavčević, perdit, contre les Turcs, la bataille de la Maritza, ce qui entraîna la vassalisation de ses terres et la soumission de son fils Marko Mrnjavčević dit Marko Kraljević. La Serbie de Lazar s'effondra lors de la bataille de Kosovo Polje en 1389 ; le prince Lazar y perdit la vie. Le pays fut définitivement annexé par les Ottomans après la chute de Smederevo, en 1459. Entre 1459 et 1804, la Serbie subit l'occupation de l'Empire ottoman ainsi que trois invasions autrichiennes destinées à chasser les Turcs de Serbie. Une première révolte des Serbes eut lieu entre 1804 et 1813. Elle fut dirigée par Georges Petrović, surnommé Karageorges (« Georges le Noir »). Une seconde révolte eut lieu en 1815, sous la conduite de Miloš Obrenović, et elle aboutit à l'autonomie de la Serbie en 1833. En 1878, le Congrès de Berlin accorda son indépendance à la Serbie et, en 1882, le prince Milan IV Obrenović devint roi de Serbie sous le nom de Milan Ier. En 1914, le double assassinat de l'archiduc François-Ferdinand, héritier du trône d'Autriche-Hongrie, et de son épouse Sophie Chotek, duchesse de Hohenberg, à Sarajevo, le 28 juin 1914 par Gabriel Princip, fut l'événement prétexte qui déclencha la Première Guerre mondiale. En 1915, le royaume fut envahi par les puissances centrales lors de la Campagne de Serbie. Mais le pays fut finalement libéré en 1918 par l'armée serbe soutenue par les forces alliées, dont l'armée d'Orient Française. Gavrilo Princip et son mouvement étaient soutenus par la Serbie, mais aussi par la France et la Grande-Bretagne qui cherchaient à limiter l'influence allemande qui s'exerçait à travers l'Autriche-Hongrie. Il faut rappeler les efforts des Allemands en Afrique pour se doter de colonies, efforts contrecarrés par l'entente cordiale entre la France et la Grande-Bretagne. L'Allemagne a ensuite cherché à regarder vers l'est, et notamment le sud-est: c'est l'époque de l'axe Berlin-Bagdad et de la construction de la ligne de chemin de fer, l'Orient-Express, qui donnera son nom à un roman d'Agatha Christie. La Serbie, en soutenant son peuple en Bosnie, s'est retrouvé en même temps engagée dans des luttes d'influence entre les grandes puissances européennes. La Serbie fit partie de la première Yougoslavie, créée en 1918 sous le nom de Royaume des Serbes, des Croates et des Slovènes, puis rebaptisée en 1929 Royaume de Yougoslavie. Elle dura 23 ans, dont 17 de démocratie parlementaire. D'abord neutre, le Royaume de Yougoslavie fut envahi par l'Allemagne nazie. Un gouvernement fasciste fut mis en place en Croatie, tandis que la Serbie était sous administration militaire allemande (avec toutefois un fantoche local à sa tête). Un double mouvement de résistance s'organisa: celui des tchetniks légitimistes, fidèles au gouvernement exilé à Londres, dirigé par le serbeDraža Mihailović, et celui des partisans communistes dirigés par le croate Josip Broz, dit Tito. A la fin de la Seconde Guerre mondiale, la Yougoslavie fut le seul pays à se libérer sans l'intervention de l'Armée rouge. Les Alliés, qui avaient d'abord misé sur Draža Mihailović, l'abandonnèrent après Téhéran et Yalta au profit de Tito, qui prit le pouvoir en 1945. Une nouvelle Yougoslavie, communiste, fut formée: la Serbie constituait l'une de ses Républiques fédérées. Elle dura 46 ans. De 1918 à 1941 et de 1945 à 1991, la Yougoslavie eut une existence de 69 ans, prouvant que dans une dynamique de rassemblement, des peuples différents mais proches peuvent facilement vivre ensemble en paix. Mais après la mort de Tito en 1980, alors que le communisme était en perte de vitesse, le nationalisme longtemps contenu et canalisé par le pouvoir central, devînt un produit de substitution pratique pour maintenir la légitimité des dirigeants des 6 républiques fédérées. En "surfant" sur le nationalisme serbe, Slobodan Milošević, alors numéro deux du régime yougoslave, profita de la montée des tensions au Kosovo pour se faire élire président de la Serbie en mai 1989. La Slovénie et la Croatie déclarèrent leur indépendance le 25 juin 1991, suivies en 1992 par la Bosnie-Herzégovine et la Macédoine. Les populations serbes de Croatie et de Bosnie-Herzégovine refusant de quitter la Yougoslavie, puis demandant leur rattachement à la Serbie, un conflit militaire éclata: les Guerres de Yougoslavie (1992-1995). Officiellement, ce furent des affrontements entre Républiques, mais pratiquement, sur le terrain, les militaires de chaque "camp" s'en prirent aux populations civiles du "camp d'en face" et évitèrent de s'affronter entre eux. L'histoire officielle yougoslave est celle d'une série de séccessions inconstitutionnelles, légitimement réprimées par l'armée fédérale; mais l'histoire officielle occidentale est celle de guerres de libération des nouveux états contre l'opresseur et l'agresseur serbe. Quoi qu'il en soit, sur le terrain cela se traduisit par des centaines de milliers de morts civils, des déplacements de populations et la destruction de plusieurs villes. Dans la nouvelle Yougoslavie fédérale de 1992, il ne restait que la Serbie et le Monténégro. Mais en Serbie même, la région de Métohie, plus connue sous le nom de "Kosovo-Polje" (Champ des Merles), où la Serbie avait jadis perdu son indépendance contre l'Empire Ottoman, était au fil des siècles devenue une enclave musulmane, de langue albanaise, en territoire slave; en 1999, les Serbes n'étaient plus que 10% de la population de cette région autonome, dont la majorité albanaise, représentée par Ismaïl Kadaré, revendiquant à son tour l'indépendance. Le régime de Slobodan Milošević (qui avait commencé ici sa métamorphose du communisme vers le nationalisme) intervînt brutalement pour supprimer l'autonomie de cette région: la guerre éclata entre les autorités serbes et l'U.C.K. albanophone. Encore une fois la violence et les déplacements de populations furent suivies par l'intervention de l'OTAN ; ce fut la guerre du Kosovo. En octobre 2000, Slobodan Milosevic et son régime furent renversés. Le 4 février 2003, la Yougoslavie restreinte cessa définitivement son existence: le Parlement accepta la création d'une nouvelle fédération aux liens très lâches, limitée aux deux États restants, sous le nom de Serbie-et-Monténégro. Suite à l'indépendance du Monténégro, proclamée le 3 juin 2006, le Parlement serbe a adopté dès le 5 juin 2006 une déclaration faisant officiellement de l'État serbe le « successeur » de l'ancien État commun de Serbie-et-Monténégro, ce qui équivaut de facto à proclamer l'indépendance de la Serbie et à reconnaître celle du Monténégro. Le 15 juin 2006, l'ex-Ministre fédéral des Affaires Étrangères Vuk Drašković, devenu Ministre des Affaires Étrangères de Serbie, reconnaît officiellement l'indépendance du Monténégro et signe le 22 juin, avec son homologue monténégrin, un protocole d'accord pour l'établissement de relations diplomatiques entre les deux États. Quant au Kosovo, son statut reste en suspens: occupé par la K.F.O.R. et dirigé de facto par l'U.C.K. (sauf 5% de territoire serbe au nord de Mitrovica, sous protection française), c'est déjà un état albanais sur le terrain, mais officiellement, il fait encore partie de la Serbie. Celle-ci propose une large autonomie, l'U.C.K. revendique toujours l'indépendance et la réunion avec l'Albanie.

Géographie

Carte de la Serbie La grande plaine pannonienne La Serbie présente des paysages variés. Au nord, en Voïvodine (Војводина en serbe), se trouve la grande plaine pannonienne, véritable poumon agricole du pays, séparé du reste du pays par la rivière Save et le Danube. Plus au sud, on trouve les régions de basses-montagnes, Šumadija et Podrinje, régions traversées respectivement par la rivière Drina et par la Morava. À l'est se dressent les régions de Stig, Negotinska Krajina (la « Marche de Negotin ») et, au sud-est, la Južna Srbija (« Serbie du sud »), régions plus montagneuses. À l'ouest de la Serbie, on trouve les montagnes dinariques, essentiellement dans les régions du Sandjak (auquel certains donnent de plus en plus son ancien nom de Rascie (Рашка— en serbe) et du Kosovo. Les principales villes sont Belgrade (en serbe Beograd, capitale de la Serbie), Novi Sad (chef-lieu de la Voïvodine), Niš, (Priština , chef-lieu du Kosovo), Kragujevac, Subotica Voir aussi les articles suivants :
- Régions géographiques de Serbie
- Cours d'eau de Serbie
- Espaces protégés de Serbie
- Montagnes de Serbie
- Villes de Serbie

Politique

La République de Serbie vit sous un régime parlementaire avec une chambre de 250 membres. Le gouvernement de la république de Serbie, formé le 3 mars 2004 est présidé par le Premier ministre, Vojislav Koštunica. Le président de la république de Serbie est Boris Tadić. Deux Anciens ministres de la Communauté d’Etats de Serbie-et-Monténégro nommés, à titre provisoire, ministres de la république de Serbie en juin 2006. Il s'agit du ministre des Affaires étrangères (Vuk Drašković) et du ministre de la Défense (Zoran Stanković). Des élections législatives ont eu lieu le 21 janvier 2007.

Fêtes nationales

Subdivisions administratives

La Serbie, de même que les autres États issus de l'ex-Yougoslavie, a hérité des frontières délimitées par le régime titiste, incluant les deux « Provinces autonomes » du Kosovo et de la Voïvodine. La Constitution yougoslave de février 1974 donnait à ces deux provinces une autonomie totale vis-à-vis de la Serbie dite intérieure et une représentation directe, à « égalité de droits », dans les instances fédérales. Slobodan Milošević a mis fin à cette autonomie, en Voïvodine en 1988 par un coup d'État dit « Révolution des yaourts », et en mars 1989 au Kosovo par un coup de force militaro-policier dit « Suspension de l'autonomie du Kosovo ». La Constitution de la République de Serbie, mise en vigueur en 1990 alors qu'il était son président, entérine cette double annexion, rétablissant l'ancienne appellation du Kosovo, supprimée en 1968 par le régime communiste : « Kosovo et Métochie » (Косово и Метохија) – en français : Kosovo signifie « Pays des merles » et Métochie, mot d'origine grecque, désigne les possessions territoriales de l'Église. Il y a donc officiellement une « Province autonome du Kosovo et de la Métochie » (Аутономна Покрајина Косово и Метохија) et une « Province autonome de Voïvodine » (Аутономна Покрајина Војводина). Certains élus de Voïvodine réclament un retour à une plus grande autonomie, refusée par Belgrade qui évoque le projet de nouvelle Constitution pour la Serbie. Pour leur part, une majorité d'Albanais du Kosovo réclame, en application supposée du texte de 1974, une indépendance, proclamée en octobre 1991 à l'issue d'un référendum parallèle tenu en septembre mais non reconnu par la « Communauté internationale ». Depuis la résolution 1244 du 10 juin 1999, le Kosovo est géré par la MINUK (UNMIK en anglais), administration de l'ONU et, en vertu des Accords de Kumanovo, occupée par la KFOR, 18 000 hommes issus de l'OTAN. La résolution 1244 reconnaît l'appartenance du Kosovo à la République fédérale de Yougoslavie dont la Serbie est l'État successeur. Par ailleurs, elle présente ce statut comme provisoire. D'un point de vue administratif, la Serbie est divisée en 29 districts (округ, pluriel окружи) eux-mêmes divisés en 186 communes (општина, pluriel општине) et 5 villes (град, pluriel градови).

Économie

La Serbie possède une économie fondée sur les services, l'industrie et l'agriculture.

Quelques données

Données générales

- PNB : 12 Mds $ (estimation).
- Par habitant : 9000 $ (évaluation)
- Taux de croissance : 5, 8% (2006) (pdf)
- Production industrielle : 4, 4% (2006)
- Exportations : 2, 4 Mds$.
- Importations : - 6, 3 Mds $.
- Balance des paiements : - 1, 4 Md $.
- Taux d’inflation (prix de détail) : 12, 7 % (estimation 2006)
- Taux de chômage : 20 % environ.
- Monnaie : le dinar serbe.(srpski dinar)

Agriculture

Agriculture autosuffisante :
- Blé : 1, 4 million de tonnes
- Maïs : 4 millions de tonnes
- Bovins : 1, 5 million
- Porcs : 3, 6 millions

Ressources naturelles

- Production de pétrole : 1 million de tonnes (environ).
- Lignite : 35 millions de tonnes.
- Production hydro électrique importante : 10 milliards de kWh avec le barrage des "Portes de Fer".

Industrie

Plusieurs complexes industriels : sidérurgie, automobile, agro alimentaire.

Évolution

Vers la fin des années 80, au début du processus de "transition économique", la situation économique de la Serbie était favorable. Mais elle a été gravement affectée par les sanctions économiques des Nations unies en 1992-1995 et par les dommages causés aux infrastructures et à l'industrie par les raids aériens de l'OTAN en 1999 Ces difficultés ont été encore accentuées par la perte des marchés de l'ex–Yougoslavie et du SEV. Les problèmes économiques actuels s'expriment par un taux de chômage élevé (20% en 2005). Ils peuvent être attribués à un certain manque de réformes économiques. Après le départ de Slobodan Milosevic en octobre 2000, la croissance économique du pays fut importante (6, 3% en 2006). Le pays s'attend à un taux de croissance élevé pour les années à venir. Par ses résultats économiques, la Serbie a parfois été surnommée « le tigre balkanique », en référence aux « tigres » de l'Asie de l'Est. Néanmoins, le PIB du pays est toujours bien en-dessous du niveau de 1990. En 2006, il était estimé à 47, 77 milliards de $, soit 5 713 $ par habitant. Le taux de croissance du PIB était de 5, 9% en 2005. La Serbie s'était préparée à adhérer à l'Union européenne, son partenaire commercial le plus important. Mais le pays souffre du déficit élevé de son commerce extérieur et d'une dette considérable.

Démographie

Culture

Đura Jakšić - Autoportrait La langue officielle de la Serbie est le serbe L'écrivain Dositej Obradović (1742-1811) renonça au slavon, la « langue savante », et choisit d'utiliser le serbe comme langue littéraire. Les Serbes le considèrent comme le premier grand auteur ayant écrit dans la langue de leur pays. L'écrivain et linguiste Vuk Stefanović Karadžić (1787-1864) est l'auteur du slogan : « Écris comme tu parles » (en serbe « Пиши као што говориш »). Par ce slogan, il joua un rôle important dans la réforme de la langue littéraire serbe. Đura Jakšić (1832-1878) fut une personnalité marquante du romantisme serbe. Il fut à la fois écrivain, poète et peintre. Parmi les écrivains du , on peut signaler les romanciers Dobrica Ćosić et Milorad Pavić, le poète et dramaturge Ljubomir Simović ou encore le poète Milosav Tešić. Depuis 1886, à l'instigation du roi Milan Ier, il existe une Académie serbe des Sciences et des Arts.

Serbes célèbres

Sportifs:
-Ana Ivanović Joueuse de tennis
-Jelena Janković Joueuse de tennis
-Novak Đoković Joueur de tennis
-Peja Stojakovic Joueur de basketball
-Vladimir Radmanovic Joueur de basketball
-Vlade Divac Joueur de basketball
-Nenad Krstic Joueur de basketball science:
-Nikola Tesla (1856-1943)
-Mihailo Idvorski Pupin
-Milutin Milanković
-Mileva Einstein, née Marić politique:
-Karađorđe Petrović(1768–1817) Général serbe
-Nikola Pašić(1845-1926) Homme politique, plusieurs fois Président du Conseil du Royaume de Serbie, puis du Royaume des Serbes, des Croates et des Slovènes, fondateur du Parti Radical Serbe.
-Stefan Uroš IV Dušan Nemanjić(1308-1355) (serbe cyrillique : Стефан Урош IV Душан, en français on peut voir aussi Étienne Douchan) (1308 – 20 décembre 1355), fut le roi serbe de 1331 à 1345 et empereur serbe de 1346 à 1355. Il est le fils du roi Stefan Uroš III Dečanski. • La question de l’intégration de la Serbie dans l’Union Européenne : Suite au conflit serbo-bosniaque, des personnalités serbes sont recherchées par le tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie pour des crimes de guerres commis dans les années 90. L’entrée dans l’Union Européenne dépend de la motivation de Belgrade à arrêter ces personnes. Les plus recherchés sont Radovan Karadzic, ex-dirigeant des Serbes de Bosnie et Ratko Mladic, commandant de l’armée serbe en Bosnie, qui sont en fuite et certainement protégés par des nationalistes serbes, depuis une décennie. • La Serbie et le Kosovo au cœur de la géostratégie : Les Balkans sont une zone importante au niveau géostratégique. On y constate une opposition entre la Russie et les Etats-Unis. La Russie soutient la Serbie qui veut garder la province du Kosovo. Les Etats-Unis souhaitent quant à eux, un Kosovo indépendant, même déclaré de façon unilatérale, et souhaitent y injecter des milliards de dollars pour y stimuler l’économie. De son côté, L’ONU souhaite également rendre le Kosovo indépendant mais la Russie a utilisé son droit de veto car elle s’estime menacée par l’influence des Etats-Unis dans les Balkans. En échange du soutien russe, la Serbie a ouvert son économie à la Russie. Afin d’exercer une pression sur la communauté internationale, la Serbie a créé un groupe paramilitaire nommé « La garde du Saint empereur Lazare » qui, en cas d’indépendance du Kosovo, entrera en action. La référence historique est présente : l’empereur serbe Lazare a participé à la bataille de « Kosovo Polje » contre les Ottomans le 28 juin 1389 et s’est fait égorgé avec ses fils. Il est considéré comme un héros national. • La situation sanitaire suite aux bombardements de l’OTAN Entre 1996 et 2005 le nombre de cancer a augmenté en moyenne de 50%. Cette augmentation serait due à la contamination de la chaîne alimentaire par de l'uranium appauvri contenu dans les bombes utilisées. Le problème a jusque à présent été ignoré par l'OTAN. Des soldats qui ont participé au conflit sont décédés des suites d'un cancer. Des procès sont en cours et une prise de position de la part de l’OTAN est attendue. D'ici quelques années, les conséquences de l'utilisation d'uranium appauvri en Serbie se révéleront certainement plus graves que maintenant.

Gastronomie

Les plats serbes sont en grande partie composés de viandes de toutes sortes. GIBANICA, pâte feuilletée légèrement cuite mélangée avec du fromage et des oeufs. Cela devient le burek si on y ajoute de la viande hachée et des oignons, la zeljanica avec des épinards ou bien la krompiruša avec des pommes de terre. ĆEVAPČIĆI, petits rondelés de viande de bœuf, cuits au feu de bois et servis avec des oignons. La même présentation se fait avec les pljeskavice, hamburger national fait de viande de bœuf et de porc. SARMA, feuilles de vigne très fines ou feuilles de choux contenant de la viande de bœuf et du riz. Les punjene paprike les accompagnent souvent car ce sont des poivrons farcis à la viande hachée. ČORBA, soupes de légumes assez relevées et riches de morceaux de viande (mouton, poulet ou porc, selon la région). BAKLAVA, feuilletés aux noix à l’huile, moins sucrées qu’en Afrique du Nord. BUREK, pâtisseries fourrées (Börek en Turquie) PLJESKAVICA, hamburger serbe composé d'une mixture d'agneau et de boeuf grillée avec des oignons. image:IMGP5664gast1.JPG|Plat traditionnel Image:IMGP5731pa.JPG|Palačinke - Les crêpes Image:IMGP5626bssir.JPG|Burek avec fromage

Codes

La Serbie a pour codes :
- RS, selon la norme ISO 3166-1 alpha-2 (liste des codes pays),
- .rs, selon la liste des Internet TLD (Top level domain),
- SR, selon la liste des codes pays utilisés par l'OTAN, code alpha-2,
- SRB, selon la norme ISO 3166-1 (liste des codes pays), code alpha-3 ,
- SRB, selon la norme liste des codes pays du CIO, code alpha-3
- SRB, selon la liste des codes pays utilisés par l'OTAN, code alpha-3,
- SRB, selon la liste des codes internationaux des plaques minéralogiques, code alpha-3,

Notes et références de l'article

Voir aussi

Liens et documents externes

-
-
- par Georges Castellan, professeur honoraire à l’Institut national des langues et civilisations orientales.
- af:Serwië als:Serbien am:ሰርቢያ an:Serbia ang:Serbia ar:جمهورية صربيا arc:ܨܪܒܝܐ ast:Serbia az:Serbiya bar:Serbien bat-smg:Serbėjė be:Сербія be-x-old:Сэрбія bg:Сърбия bn:সার্বিয়া bpy:সার্বিয়া br:Serbia bs:Srbija ca:Sèrbia ce:Серби ceb:Serbya chr:ᏎᎸᏈᏯ co:Serbia cs:Srbsko csb:Serbskô cu:Срьбї cv:Серби cy:Serbia da:Serbien de:Serbien diq:Sırbıstan el:Σερβία en:Serbia eo:Serbio es:Serbia et:Serbia eu:Serbia fi:Serbia fo:Serbia frp:Sèrbie fy:Servje gl:Serbia - Србија gv:Yn Serb he:סרביה hr:Srbija hsb:Serbiska ht:Sèbi hu:Szerbia hy:Սերբիա ia:Serbia id:Serbia ilo:Serbia io:Serbia is:Serbía it:Serbia ja:セルビア jv:Serbia ka:სერბეთი kk:Сербия ko:세르비아 ku:Sirbistan la:Serbia li:Servië lij:Serbia lt:Serbija lv:Serbija mk:Србија ms:Serbia mt:Serbja nah:Serbia nap:Serbia nds:Serbien nds-nl:Servië ne:सर्बिया nl:Servië nn:Serbia no:Serbia nov:Serbia nrm:Sèrbie oc:Serbia pl:Serbia pms:Serbia ps:سربيا pt:Sérvia qu:Sirbya ro:Serbia roa-rup:Sãrghia ru:Сербия scn:Serbia sco:Serbia se:Serbia sh:Srbija simple:Serbia sk:Srbsko sl:Srbija sq:Serbia sr:Србија sv:Serbien sw:Serbia ta:செர்பியா tg:Сербия th:ประเทศเซอร์เบีย tl:Serbya tr:Sırbistan uk:Сербія uz:Serbia vec:Servia vi:Serbia vo:Särbän war:Serbia wo:Seerbi yi:סערביע zh:塞尔维亚 zh-min-nan:Srbija zh-yue:塞爾維亞
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