Serbie-et-Monténégro

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La Communauté d'États Serbie-et-Monténégro (Државна заједница Србија и Црна Гора/Državna zajednica Srbija i Crna Gora) était un État fédéral d'Europe situé dans la péninsule balkanique. Il était constitué de la République de Serbie et de la République du Monténégro (cette dernière donnait à la fédération son accès à la mer Adriatique). Il avait une frontière commune avec l'Albanie, la Macé
Serbie-et-Monténégro

La Communauté d'États Serbie-et-Monténégro (Државна заједница Србија и Црна Гора/Državna zajednica Srbija i Crna Gora) était un État fédéral d'Europe situé dans la péninsule balkanique. Il était constitué de la République de Serbie et de la République du Monténégro (cette dernière donnait à la fédération son accès à la mer Adriatique). Il avait une frontière commune avec l'Albanie, la Macédoine, la Bulgarie, la Roumanie, la Hongrie, la Croatie et la Bosnie-Herzégovine.

Histoire

Tout en formant une fédération moins étroite voire une confédération, il succède en 2003 à l'ancienne « République fédérale de Yougoslavie » déjà constituée par Slobodan Milošević, le 27 avril 1992, à partir de la Serbie et du Monténégro, alors anciennes Républiques fédérées de feue la « République fédérale socialiste de Yougoslavie » qui avait éclaté en 1990-1991. Milošević avait appelé « Yougoslavie » cette première union de la Serbie et du Monténégro, pour capter l'image de cette ancienne Yougoslavie dans le monde et entretenir la thèse selon laquelle il avait essayé de la sauver, mais il échoua à la faire reconnaître comme son seul État successeur. Le gouvernement monténégrin, qui s'était opposé à Milošević de 1997 à sa chute en septembre 2000, soutenait ouvertement l'indépendance de son pays. L'Union européenne et notamment le commissaire européen Javier Solana l'a convaincu de former une fédération moins étroite avec la Serbie, tout en assurant son caractère provisoire. L'accord prévoit donc de ne coopérer que dans certains domaines politiques (comme la Défense). Les deux républiques constitutives auront le droit de demander leur pleine indépendance trois ans après l'adoption de la nouvelle Constitution, qui eut lieu le 4 février 2003, sans d'ailleurs respecter les formes prévues par la Constitution antérieure, tant le scepticisme était grand d'un côté comme de l'autre. Cependant, après cette période probatoire, le 21 mai 2006, un référendum sur l'indépendance du Monténégro est organisé dans cette république, où le camp indépendantiste l'emporte avec 55, 5 % des voix. Un vif débat a concerné la majorité qualifiée de 55% qui était nécessaire à l'adoption du référendum qui prévoyait l'indépendance. Conformément aux résultats de ce référendum, le Parlement du Monténégro adopte le 3 juin 2006 une déclaration d'indépendance qui marque de fait la dissolution de la fédération. De son côté, le Parlement serbe a adopté le 5 juin 2006 une déclaration faisant officiellement de l'État serbe le successeur de l'ancien État commun, ce qui équivaut de facto à proclamer l'indépendance de la Serbie et à reconnaitre celle du Monténégro. Comme le stipule la Constitution de l'ex-État commun, le Monténégro qui quitte la fédération, doit céder les sièges que celle-ci détenait auprès des instances internationales (notamment à l'ONU et au Conseil de l'Europe) à la seule Serbie, avant de récupérer de nouveaux sièges en son propre nom au sein des organisations internationales auxquelles elle formulera une demande d'adhésion. Les ex-ministères fédéraux de la Défense et des Affaires étrangères sont passés sous la tutelle exclusive de l'État serbe.

Politique

Les anciennes structures étatiques fédérales étaient constituées de :
- Un Président : élu par le parlement commun
- Un Conseil des ministres, en charge respectivement des affaires étrangères, de la défense, des relations économiques internes, des relations économiques externes, des droits de l'homme et des minorités
- Un Parlement commun (126 députés élus au suffrage indirect, soit 91 venant de la Serbie et 35 du Monténégro)

Démographie

FAO, 2005). Population en milliers d'habitants Il y a actuellement (fin 2003) en Serbie, 291 403 réfugiés (dont 189 746 de Croatie, 99 785 de Bosnie-Herzégovine, 1 403 de Macédoine, 437 de Slovénie) et 256 891 « déplacés intérieurs » principalement en raison des tensions au Kosovo Par ailleurs 296 632 Serbes, Monténégrins et Kosovars sont réfugiés à l'étranger dont 168 980 en Allemagne (source Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés).

Codes

La Serbie-et-Monténégro a pour codes :
- CS, selon la norme ISO 3166-1 alpha-2 (liste des codes pays),
- SCG, selon la norme ISO 3166-1 (liste des codes pays), code alpha-3,
- SCG, selon la liste des codes pays du CIO,
- SCG, selon la liste des codes internationaux des plaques minéralogiques,
- SCG, selon la liste des codes pays utilisés par l'OTAN, code alpha-3,
- YU, selon la liste des codes pays utilisés par l'OTAN, code alpha-2,

Voir aussi

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Sujets connexes
Albanie   Belgrade   Bosnie-Herzégovine   Bulgarie   CS   Conseil de l'Europe   Croatie   Dinar yougoslave   Euro   Europe   Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés   Hongrie   ISO 3166-1   Javier Solana   Kosovo   Liste des codes internationaux des plaques minéralogiques   Liste des codes pays du CIO   Liste des codes pays utilisés par l'OTAN   Macédoine (pays)   Mer Adriatique   Monténégro   Organisation des Nations unies   Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture   Roumanie   Référendum de 2006 sur l'indépendance du Monténégro   République   République fédérale de Yougoslavie   République fédérale socialiste de Yougoslavie   SCG   Serbe   Serbie   Slobodan Milošević   Union européenne   YU  
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