Format de pellicule photographique

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Le format de pellicule photographique est une taille standardisée qui permet de différencier les types de films photographiques existants. Il est fixé par le format de l'appareil photo, c'est-à-dire la taille de la chambre noire située au dos de l'appareil et qui sert de réceptacle à l'émulsion sensible recevant l'exposition à la lumière. La plupart des appareils fonctionnent avec une seule taille d'émulsion. Il faut aussi différencier le format de film du
Format de pellicule photographique

Le format de pellicule photographique est une taille standardisée qui permet de différencier les types de films photographiques existants. Il est fixé par le format de l'appareil photo, c'est-à-dire la taille de la chambre noire située au dos de l'appareil et qui sert de réceptacle à l'émulsion sensible recevant l'exposition à la lumière. La plupart des appareils fonctionnent avec une seule taille d'émulsion. Il faut aussi différencier le format de film du format de prise de vue, même si certains formats de film sont standardisés de façon à imposer un format de prise de vue (d'où la confusion fréquente). Par exemple, un film 135 peut servir aussi bien à prendre des images classiques de 24x36 mm comme des images panoramiques de 24x65 mm.

Vue d'ensemble

Les formats commercialisés vont du petit format 110, au grand format 8x10" (20, 32 x 25, 44 cm) et même 16x20" (40, 64 x 50, 80 cm) ! Le format le plus utilisé depuis la deuxième moitié du est le format 135 (encore appelé format 35 mm ou 24 x 36 mm). Le format APS de 16, 7 x 30, 2 mm de taille d'image a été conçu pour remplacer le format 135, avec un succès mitigé. Les émulsions se trouvent soit en bobines de plusieurs vues (le film étant enroulé autour d'un axe à l'intérieur d'une gaine), soit en plan-film qui correspond à un cliché unique. On distingue généralement trois catégories de format : le petit format (110, APS et 135), le moyen format (6x6, 6x7, 4, 5x7, 6x9) et le grand format. Les deux premiers viennent généralement en bobines (sauf pour les dos Polaroid), le dernier en plan-film. Ces formats ont été standardisés par la norme ANSI PHI.51 1983 (« Photography Film Micrographic Sheet and Roll Film Dimensions ») puis la norme ISO 1012:1998 (« Photographie -- Films en feuilles et pellicules à usage général --Dimensions »).

Formats de films en bande

Le tableau ci-dessous donne un récapitulatif des formats les plus courants des films en bande (c'est-à-dire contenant plusieurs vues) et certaines de leurs caractéristiques associées :

Formats de plans-films

:On notera qu'un pouce (noté par ") est équivalent à 25, 4 mm

Influence du format

Comme généralement l'ensemble des films bénéficient des dernières évolutions sensitométriques (contrairement à ce qu'avaient prétendu les promoteurs du format APS), la définition des images augmente avec le format. En effet, si on reste en dessous de la limite optique, une même image est « décrite » par d'autant plus de grains d'argent que la surface de l'image latente est grande pour une résolution donnée d'émulsion. Il y a donc davantage d'information dans un négatif 6x6 que dans un négatif 24x36, pour un même sujet et des conditions identiques de prise de vue. On voit dans le tableau ci-dessus que les bobines 120 et 220 se déclinent en formats 645, 6x6 et 6x7. Ainsi pour une largeur de bobine donnée, c'est l'appareil photographique qui détermine la longueur de l'image, et dans le cas du moyen format, il existe trois longueurs standard pour une même largeur de bobine. Le même phénomène existe pour le format 135 puisque certains appareils panoramiques doublent la longueur d'image et utilisent le format 24 x 64 mm (c'est néanmoins assez rare, voir en exemple l'Hasselblad XPAN commercialisé en 1998 ou l'Horizon soviétique plus ancien). ;Différents formats photographiques pour une même bobine 120 ou 220 450px Une grande partie des formats ci-dessus existent ou existèrent en : Couleur ou Noir et blanc, Négatif ou Inversible (diapositive), et en diverses sensibilités. Il existe même des inversibles noir et blanc qui permettent d'obtenir des diapositives noir et blanc (la Scala) ! Mais il faut choisir entre négatif et diapo, et couleur ou N&B... Ce choix est le plus souvent d'ordre esthétique (veut-on donner un traitement réaliste du sujet, ou au contraire utiliser le contraste du noir et blanc pour dramatiser le traitement de la scène, etc. Les groupes de discussion et les journaux de photographie amateur regorgent de ce type de débats). Mais il y a des aspects plus pratiques dans ce choix : rapidité de traitement (malheureusement les laboratoires commerciaux ne garantissent des délais rapides que pour le négatif couleur), numérisation des épreuves, possibilité d'effectuer soi-même ses traitements (le noir et blanc présente alors l'avantage de la simplicité et d'une plus grande tolérance aux écarts de température - un tirage noir et blanc en laboratoire amateur peut s'effectuer en une vingtaine de minutes, alors qu'il faut au moins une heure pour un tirage Ilfochrome de même dimension. (Correction : un tirage ilfochrome prend moins de 20mn un tirage n&b sur baryté prend beaucoup plus de temps si l'on compte le temps de lavage) ), volonté de projeter ses photographies ou au contraire choix d'une présentation en album (il faut noter qu'on peut tirer ses diapositives tout comme ses négatifs mais les prix et délais pratiqués par les laboratoires commerciaux sont plus élevés). Une fois ce choix effectué, les différences entre les films ne se limitent pas à leur sensibilité nominale (celle marquée sur la boîte du film, généralement de 25 ISO à 3200 ISO). Celle-ci n'est d'ailleurs pas vraiment une caractéristique réelle du film, mais plutôt le résultat de tests effectués dans des conditions déterminées, qui ne sont pas les tests normalisés pour la détermination de la sensibilité ISO. Pour un grand nombre de films, les fabricants préfèrent en effet indiquer sur la boîte un index d'exposition (EI ou Exposure Index) plutôt que la valeur ISO, pour les raisons suivantes :
- non reproductibilité ou non-reproduction dans la pratique des méthodes utilisées pour la détermination de la valeur ISO (notamment pour le noir et blanc pour lequel un grand choix de méthodes de développement existe ; on donne dans ce cas un EI pour chaque révélateur et chaque température de développement, ou réciproquement),
- volonté d'augmenter la latitude d'exposition en décalant la mesure d'exposition vers des zones de moins grande pente de la courbe caractéristique de l'émulsion (notamment en négatif couleur),
- volonté au contraire d'augmenter le contraste pour des films dont la courbe caractéristique commence par une zone de faible pente (« soft toe »),
- choix esthétiques de sous-exposition ou surexposition systématiques (en inversible une légère sous-exposition est censée produire des images plus saturées, une surexposition augmente l'impression de brillance de l'image),
- possibilité de pousser les films en les sous-exposant par rapport à leur vitesse ISO,
- choix marketing du fabricant (pellicules sensibles vendues avec un EI de 3200 alors que leur ISO est proche de 1600). Il est néanmoins important de se référer à la sensibilité ISO afin de pouvoir comparer différents films. Voir la détermination de la sensibilité ISO pour plus de détails. La courbe caractéristique ou courbe sensitométrique normalisée : on soumet les zones successives d'un même film à des expositions croissantes, par exemple chaque vue d'une pellicule de 36 poses avec un quart de diaph supplémentaire pour chaque vue (ou à l'aide d'un dispositif spécial, le sensitomètre), on développe de façon à obtenir la courbe qui permet de déterminer la sensibilité ISO ci-dessus, puis on mesure la densité de chaque zone à l'aide d'un densitomètre. La courbe ainsi obtenue est la courbe caractéristique ou courbe sensitométrique du film. Par convention, et pour une meilleure lisibilité, on représente en abscisse non pas l'exposition réelle mais le logarithme décimal de cette exposition (souvent de 0 à 4 pour des valeurs qui varient de 0 à 10 000). En pratique, le photographe ne réalise jamais cette courbe en laboratoire lui-même mais il est très utile de se référer aux courbes pré-établies par les fabricants et disponibles sur leurs sites internet afin de comparer les différents films. Les fabricants établissent en général non pas la courbe normalisée ci-dessus, mais des courbes caractéristiques réalisées avec les révélateurs qu'ils conseillent et à des températures habituelles, c'est-à-dire le plus souvent 20 °C, 24 °C, voire 30 °C. Voici comment lire ces courbes :
- La densité minimale, notée Dmin, est la densité d'un négatif non-exposé à la lumière.
- Le seuil d'émulsion, noté S, est la première valeur que l'on peut distinguer de l'opacité due au seul support de l'émulsion (ou voile de base). En dessous de cette valeur, l'exposition est insuffisante pour suffisamment sensibiliser les grains de bromure d'argent et créer une image latente exploitable.
- À partir d'un point appelé L.D. (Low Density = Basse Densité) commence une partie rectiligne pour laquelle il y a linéarité entre logarithme de l'exposition et densité.
- La zone concave située entre Dmin et L.D. est appelée le pied de la courbe caractéristique.
- La fin de la zone de linéarité est marquée par un point H.D. (High Density = Haute Densité).
- La densité maximale est une autre caractéristique des films. Elle est limitée par la charge d'argent maximale par unité de surface, qui détermine une opacité maximale. Elle est généralement notée Dmax.
- La zone entre H.D. et Dmax est convexe et est appelée épaule de la courbe caractéristique.
- La latitude d'exposition : c'est la différence entre le Dmin et le Dmax d'une émulsion. Une faible latitude correspond à un contraste faible, une forte latitude à un contraste plus fort. Un moyen plus sûr de mesurer le contraste de l'émulsion est de calculer le gamma (γ) du film, c'est-à-dire la pente du segment linéaire (ΔD / Δ(logΣ). Image:Courbe sensitométrique.svg

Voir aussi

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