Tête de l'Estrop

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La Tête de l'Estrop est le plus haut sommet du massif des Trois-Évêchés, dans les Alpes-de-Haute-Provence. Dominant la Haute-Provence de ses 2961 m d'altitude, cette montagne propose des itinéraires pour le moins déroutants aux randonneurs expérimentés qui souhaitent la gravir.
Tête de l'Estrop

La Tête de l'Estrop est le plus haut sommet du massif des Trois-Évêchés, dans les Alpes-de-Haute-Provence. Dominant la Haute-Provence de ses 2961 m d'altitude, cette montagne propose des itinéraires pour le moins déroutants aux randonneurs expérimentés qui souhaitent la gravir.

Situation

Il ne manque que 39 mètres à la Tête de l'Estrop pour rejoindre le « club des 3000 ». Mais ce sommet, fort discret depuis les Alpes, impose sa silhouette massive sur toute la vallée de la Bléone et une grande partie de la Haute-Provence. À l'extrémité sud-ouest du massif des Trois-Évêchés, la Tête de l'Estrop marque l'extrémité des Grandes Alpes à tout point de vue : les sommets au sud et à l'ouest sont en moyenne 1000 m plus bas. Les alentours de cette montagne, très accidentés, sont vides de tout peuplement permanent.

Caractéristiques

Morphologie

La Tête de l'Estrop regroupe deux sommets, situés sur la crête des Barres : le plus élevé, qui culmine à 2961 m d'altitude, est au nord-est du Signal, 2927 m d'altitude, sur lequel une station radio a été installée. C'est principalement ce second sommet qui, à l'extrémité de la crête, donne à l'ensemble sa forme massive si connue des Provençaux, étant donné que c'est le seul à être visible quand on s'en approche. Deux autres crêtes partent de ce sommet secondaire : l'une en direction du Puy de la Seiche et de la crête de la Blanche, l'autre en direction des Mées, un sommet secondaire du massif. Les versants sud-ouest et nord sont très abrupts, mais le versant sud-est (par où se font la plupart des ascensions) monte en pente assez douce. Le glacier de la Blanche, actuellement en voie de disparition, repose sur le versant nord du massif, en-dessous du sommet.

Géologie

Le sommet est en grès tertiaire légèrement rose et assez adhérent. Plus bas, on trouve des marnes bleues et du calcaire, typiques de la région dignoise. Le grès rose, disposé en strates inclinées en pente douce, donne au paysage près du sommet un aspect caractéristique, où des barres de grès parfaitement franchissables (1 à 3 mètres de haut) alternent avec des pelouses d'altitude disparaissant à l'approche du sommet.

Ascension

Les sommets sont accessibles à des randonneurs en bonne condition physique et capables de bien s'orienter en montagne. La montagne en elle-même est peu dangereuse sur son flanc sud-est et son ascension ne nécessite pas d'équipement d'alpinisme, mais une bonne navigation à travers les barres est indispensable : des cairns la facilitent mais indiquent quelquefois d'autres chemins ou sont assez difficiles à distinguer dans un environnement rocheux. Trois itinéraires d'accès sont envisageables.

Par le sud

En amont de Prads, la route remonte la vallée de la Bléone jusqu'aux Eaux-Chaudes (parking à 1175 m). Une piste carrossable continue sur quelques kilomètres jusqu'à 1350 m d'altitude environ (chalets), puis laisse place à un sentier de plus en plus escarpé jusqu'au refuge de l'Estrop (2050 m), avec un passage assez vertigineux (main courante) juste avant d'arriver dans le cirque du refuge. À partir du refuge, l'ascension se fait hors sentier, en suivant les cairns pour monter une pelouse très raide au début, plus douce ensuite, puis cheminer à travers les barres jusqu'au col séparant deux sommets secondaires au nord-est de la côte 2961. Une fois la crête atteinte, suivre les barres jusqu'au sommet. La redescente se fait par le même chemin. Compter 3 heures des Eaux-Chaudes au refuge, et 3 heures pour l'ascension du sommet si on s'oriente bien. Cette ascension se fait généralement en deux jours, avec nuit au refuge, ascension le matin et redescente l'après-midi. Cet itinéraire est le plus long et le plus intéressant, car on traverse des paysages très variés allant de la moyenne montagne méditerranéenne à la haute montagne alpine.

Par le nord

On peut laisser la voiture à l'ancienne abbaye de Laverq (1580 m, refuge). On monte par de bons sentiers jusqu'aux Eaux-Tortes (2240 m), ancien lac glaciaire comblé par les sédiments dans lequel circulent plusieurs ruisseaux très sinueux. En remontant (hors sentier) à l'est du grand vallon qui part vers le sud-ouest vers le glacier de la Blanche, on rejoint la crête et le sommet n'est plus très loin (même chemin que depuis le sud). Compter une longue journée de marche (6 heures d'ascension) ; la nuit au refuge est conseillée. Cette voie d'ascension est beaucoup plus alpine que la précédente.

Par l'est

Partir de La Foux d'Allos (1850 m), remonter le vallon de l'Aiguille jusqu'à la gare du télécabine (2600 m), puis desendre légèrement versant ouest et remonter à flanc vers le sommet. Environ 9 heures. Cette voie d'accès est la plus rapide, car elle part de haut, mais est moins intéressante que les deux autres (passage sur pistes de ski). Elle permet d'atteindre le sommet lors d'une randonnée à la journée. Image:Estrop-sud2.JPG|Tête de l'Estrop ; au premier plan une résurgence qui alimente la Bléone. Image:Piche-Estrop.JPG|L'Estrop et au premier plan la cascade de la Piche. Image:Estrop-BW.JPG|Estrop (noir et blanc). ==
Sujets connexes
Alpes-de-Haute-Provence   Bléone   France   Grès (géologie)   Laverq   Massif des Trois-Évêchés   Prads-Haute-Bléone  
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