Tennis

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left Le tennis est un sport de raquette qui oppose soit deux joueurs (on parle alors de simple) soit quatre joueurs qui forment deux équipes de deux (on parle alors de double). Les joueurs utilisent une raquette cordée verticalement et horizontalement à une tension variant avec la puissance que l'on veut obtenir. Cette raquette, dont les matériaux peuvent varier, sert à frapper une balle en caoutchouc, remplie d'air et recouverte de feutre. Le but du jeu est de frapper la
Tennis

left Le tennis est un sport de raquette qui oppose soit deux joueurs (on parle alors de simple) soit quatre joueurs qui forment deux équipes de deux (on parle alors de double). Les joueurs utilisent une raquette cordée verticalement et horizontalement à une tension variant avec la puissance que l'on veut obtenir. Cette raquette, dont les matériaux peuvent varier, sert à frapper une balle en caoutchouc, remplie d'air et recouverte de feutre. Le but du jeu est de frapper la balle de telle sorte que l'adversaire ne puisse la remettre dans les limites du terrain :
-soit en marquant le point en mettant l'adversaire hors de portée de la balle ;
-soit en l'obligeant à commettre une faute (si sa balle ne retombe pas dans les limites du court, ou si elle ne passe pas le filet). Le match se gagne en remportant un maximum de points, de jeux, puis de sets, conformément aux règles du jeu, variables selon le sexe, l'âge, etc. Le tennis est l'un des sports de raquette les plus populaires, au même titre que le tennis de table, ou le badminton, qui restent les disciplines les plus pratiquées en Asie. Court Suzanne Lenglen du stade Roland-Garros. Courts secondaires du stade Roland-Garros. Rencontre de tennis

Histoire

Origine du mot

Lorsqu'au Moyen Âge on jouait à la paume, le serveur avait coutume d'annoncer son envoi à l'adversaire en lui criant « Tenez ! ». En ancien français, l'impératif du verbe tenir se prononcait « Tenèts ! ». Quand les Anglais empruntèrent le jeu de paume et sa terminologie, ils entendirent « Tenèts », « Tenis », d'où « tennis ».

La naissance du tennis

Le tennis est une adaptation anglaise du jeu de paume. À la suite de la bataille d'Azincourt (1415), le duc d’Orléans est emprisonné pendant deux décennies en Angleterre. À l’occasion de cette captivité à Wingfield dans le comté de Norfolk, le duc introduit en Angleterre le jeu de paume qu’il pratique presque quotidiennement. . Le tennis est né selon les sources entre 1858 et 1870 soit plus de quatre siècles plus tard. En 1858 le major Harry Gem esquisse une sorte de court de tennis sur le gazon de sa propriété : il joue un jeu assez similaire au tennis actuel. Vers 1863 le Major Walter Clopton Wingfield, le descendant du châtelain de Wingfield, pratique aussi une sorte de tennis dans sa résidence à Londres. Vers 1869 dans le Warwickshire, Harry Gem et son ami espagnol Augurio Perera expérimentent une nouvelle version du jeu qu'ils appelèrent d'abord pelota puis plus tard lawn rackets. Gem, Perera, Frederic Haynes et Arthur Tomkin forment un club à Leamington : c'est le premier club de lawn tennis du monde. C'est donc probablement Harry Gem qui a inventé le "tennis moderne" (issu du jeu de paume français) mais c'est Wingfield qui est passé à la postérité car il a commercialisé ce sport sous le nom de "Sphairistike" le 23 février 1874 mais il ne l'a pas inventé comme la légende le prétend. Le sphairistike est la conséquence du jeu de paume et de l’invention du caoutchouc qui permet de réaliser des balles pouvant rebondir sur l’herbe. C'est le chaînon manquant entre le jeu de paume et le tennis. Le tennis en Angleterre a d'ailleurs pour nom Lawn Tennis (tennis sur herbe en anglais) tandis que le jeu de paume est désigné sous le nom Real Tennis (vrai tennis). Le mot « tennis » lui-même provient de l'avertissement « Tenez ! » que donnait le lanceur de balle au départ d'un échange au jeu de paume. Il semble que le premier tournoi de tennis eut lieu en Août 1876 sur un court aménagé dans la propriété de M. William Appleton à Nahant dans le Massachusetts et remporté par James Dwight "La Fabuleuse Histoire du tennis", édition 1976, page 53, par Christian Quidet . Suit le Tournoi de Wimbledon en 1877 du 9 au 16 (ou 19) juillet, futur Internationaux amateurs de Grande-Bretagne, qui est donc le plus vieux tournoi encore existant. La finale de la première édition se joue devant 200 spectateurs. L’Anglais Spencer Gore s’impose en simple messieurs (24 participants). À l’occasion de ce tournoi, les règles du sphairistike de Wingfield sont modifiées par les organisateurs qui deviennent, de fait, et pendant une décennie, la seule autorité en matière de tennis. Joueuse de tennis en 1881 La France, jadis terre d'élection par excellence du jeu de paume, n'attend pas longtemps pour succomber aux charmes du tennis promu par Wimbledon. Dès 1878, le premier club de tennis est fondé en France à Dinard, en Bretagne.s.d. Terret Thierry, Histoire des sports, Paris, L'Harmattan, 1996, p.101-133 : "La diffusion du tennis en France" par Waser Anne-Marie Dans le même temps, les premières parties ont lieu en Australie. D'autres tournois suivent très vite : en 1878 un tournoi aurait été organisé au Montréal Cricket Club, et les premiers championnats amateurs d'Écosse eurent lieu en indoor sur bois cette même année, les Championnats amateurs d'Irlande débutèrent en 1879 au Fitzwilliam Club de Dublin, ceux de Bohême la même année et ceux de la colonie australienne du Victoria à Melbourne en 1880, chaque colonie australienne crée d'ailleurs son tournoi bien avant le 1 championnat national australien, organisé en 1905 et intitulé "Internationaux d'Australasie", futur Open d'Australie. Les championnats des États-Unis sont organisés pour la première fois à Newport en 1881 (la 1 édition réservée aux citoyens du pays est l'ancêtre de l'US Open, etc.). Le tennis est donc né sous l'ère victorienne avec des règles victoriennes : le sport dans ces conditions ne peut être pratiqué que comme un loisir par de riches aristocrates, donc sans besoin d'argent pour vivre, et ne peut donc faire l'objet d'une profession rémunérée. Ceci explique pourquoi les professionnels du tennis sont longtemps bannis du circuit traditionnel et considérés comme des pestiférés. De plus les responsables du tennis, très jaloux de leur autorité, un autre héritage de l'époque victorienne, ne souhaitent absolument pas avoir affaire à des joueurs professionnels indépendants de leur volonté : c'est ainsi une autre raison pour écarter les "pros" du circuit traditionnel. Plus tard est créé en 1891 le Championnat de France de tennis qui devient véritablement international en 1925 sous le nom "Internationaux de France de tennis". En 1933 quand l'Australien Jack Crawford qui a gagné les Internationaux amateurs d'Australie, de France à Roland Garros, de Grande-Bretagne à Wimbledon, atteint aussi la finale des Internationaux amateurs des États-Unis à Forest Hills, les journalistes John Kieran et Allison Danzig utilisent pour la première fois l'expression "Grand Slam" (tirée du brigde et aussi du golf) en évoquant une possible victoire de l'Australien dans les quatre tournois la même année. Ces championnats commencent à prendre de l'importance car les quatre pays hôtes sont les seuls pays de l'époque qui ont remporté la Coupe Davis qui est la plus grande compétition amateur internationale pendant au moins 40 ans de 1920 à 1960 (elle désigne souvent le numéro 1 mondial amateur et a bien plus d'importance que Wimbledon ou Forest Hills). Cette compétition est créée par Dwight Davis en 1900 et oppose dans un premier temps uniquement les Îles Britanniques aux États-Unis. Il n'y a pas d'édition en 1901. Puis d'autres pays souhaitent participer et jusqu'en 1973 seuls les 4 pays cités remportent cette compétition par équipes. En 1938 Donald Budge a l'idée de gagner les championnats des 4 pays vainqueurs de la Coupe : il est donc le premier joueur à consciemment tenter le Grand Chelem (Crawford n'avait aucune intention à l'origine d'aller aux États-Unis car notamment il souffrait du climat new-yorkais) et à le réussir. Ceci devient la véritable référence individuelle du tennis amateur dans les années 1950, plus précisément en 1956 lorsque Lew Hoad est à deux doigts (deux sets précisément) d'accomplir cet exploit. Lorsque le tennis devient "Open" en 1968 le Grand Chelem devient le Graal de tous les joueurs. La version féminine de la Coupe Davis est la Coupe de la Fédération, mieux connue aujourd'hui sous le nom de « Fed Cup ».

Les premiers champions

La rivalité, jadis très vive, entre amateurs et professionnels, n'a pas rendu possible, pendant longtemps, d'établir des classements objectifs des meilleurs joueurs. Les professionnels sont interdits jusqu'en mars 1968 de toute compétition organisée par la Fédération Internationale (Coupe Davis…) ou par les Fédérations nationales (Internationaux des pays comme ceux du Grand Chelem…). Néanmoins certaines comparaisons entre ces différents joueurs furent possibles (par exemple : en janvier 1963 Rod Laver, vainqueur du Grand Chelem en 1962, fut opposé aux deux meilleurs professionnels de 1962, Kenneth Robert Rosewall et Lewis Alan Hoad, dans le cadre d'une tournée en Australasie sur gazon : Laver a remporté 2 matches et a subi… 19 défaites, indiquant clairement la suprématie des vieux professionnels) : il semble qu'à partir de 1948 le meilleur joueur du monde fut probablement toujours un joueur professionnel. Depuis 1931 tous les plus grands champions de l'ère pré-"open" sont passés professionnels et, si on excepte Henri Cochet, ils ont tous atteint leur apogée dans le circuit pro : Bill Tilden, Henri Cochet, Ellsworth Vines, Fred Perry, Donald Budge, Bobby Riggs, Jack Kramer, Pancho Segura, Pancho Gonzales, Frank Sedgman, Tony Trabert, Ken Rosewall, Lew Hoad, Rod Laver. En 1966 des pourparlers s'engagent entre les dirigeants de Wimbledon et Jack Kramer alors promoteur de tennis professionnel pour organiser un tournoi professionnel dans le "Temple" l'année suivante : un mois et demi après le tournoi traditionnel amateur de Wimbledon, BBC2 sponsorise un tournoi professionnel de huit joueurs du 25 au 28 août 1967. Ce tournoi rencontrant un très vif succès auprès du public et des téléspectateurs, le président de Wimbledon, Herman David, décide à l'automne 1967 que le prochain Wimbledon traditionnel (en 1968) serait "Open" c’est-à-dire "ouvert" aux joueurs professionnels. Le 30 mars 1968 la Fédération internationale accepte qu'une dizaine de tournois seront ouverts à tous les joueurs : le premier d'entre eux est organisé à Bournemouth et démarre le 21 avril 1968. Malgré tout La Fédération Internationale et les promoteurs du jeu professionnel continuent de se combattre : il faut attendre plus de quatre ans (août 1972) pour que le tennis soit totalement "Open" c'est-à-dire que la ségrégation entre pros et amateurs vole en éclats. Pour ne plus être complètement dépendants de leurs dirigeants (d'un côté les fédérations pour les joueurs amateurs et d'un autre côté les promoteurs pour les joueurs professionnels) qui leur imposaient les compétitions qu'ils devaient (ou ne devaient pas) disputer, les joueurs s'unirent en septembre 1972, lors de l'US Open, le seul tournoi du Grand Chelem de l'année où tous les meilleurs joueurs participent (à Wimbledon et à Roland Garros les professionnels sous contrat sont exclus en 1972), pour créer le premier syndicat regroupant tous les joueurs qui le souhaitent : the Association of Tennis Professionals (ATP). Cette association tente d'organiser le circuit tennistique en "collaboration" avec les Fédérations et met en place en Aout 1972 le circuit de l'ATP Tour : dès lors l'ATP, qui échappe d'ailleurs un peu aux joueurs eux-mêmes, gère toutes les épreuves du circuit principal hormis les tournois du Grand Chelem et la Coupe Davis qui relèvent, eux, de la Fédération Internationale et des Fédérations nationales respectives. L'ATP publia le 23 août 1973 son premier classement mondial, dont le Roumain Ilie Năstase fut le premier numéro un. De son côté, Wimbledon reste un bastion du conservatisme. Tandis que tous les autres tournois autorisent désormais le port de vêtements colorés aux joueurs, le Tournoi de Wimbledon maintient l'obligation de la tenue blanche, fidèle à ses traditions. Suzanne Lenglen a, quant à elle contribué au succès du tennis, étant la première véritable vedette féminine de la discipline ; elle participera notamment à ce que l'on appellera le match du siècle, à Cannes, qu'elle remportera contre Helen Wills; la même année elle quittera le tennis amateur et deviendra la tête d'affiche de la 1 tournée professionnelle en Amérique du Nord. Mais malgré ce précédent, le tennis féminin peine ensuite à s'affirmer et il faut attendre les années 1960 pour voir des joueuses influer sur le cours des événements. À l'image des garçons, les filles mettent en place un circuit professionnel qui peine à s'établir. La WTA installe définitivement le tennis féminin professionnel.

L’ère Open

En 1968, le tennis moderne et professionnel naît véritablement avec le début de l’ère Open. Les quatre tournois du Grand Chelem, rendez-vous majeurs de la saison abandonnent leur statut de tournoi réservé aux amateurs, et ouvrent leurs portes aux joueurs professionnels. Peu à peu, l'ensemble des joueurs de circuit se professionnalise. C'est à partir de cette date que l'on considère le tennis professionnel comme moderne ; l'ère des statistiques et des records commence. La carrière de Martina Navrátilová, débutée en 1973 fut marquée par l'utilisation de nouvelles techniques de préparations, avec une préparation physique et une préparation psychologique poussées, avec notamment l'utilisation de l'informatique pour analyser les matches et étudier les séquences de jeu L'informatique tient à présent une place importante dans l'évolution des joueurs, puisque les entraîneurs l'utilisent même de nos jours à un niveau amateur. La politique de dirigeants comme Philippe Chatrier, président de la Fédération internationale de tennis de 1977 à 1991, est déterminante sur le plan international, mais plutôt mal préparée au plan national. En effet, si le tennis quitte son habit de sport pour privilégiés et devient accessible, la mise en place d'une opération dénommée « 5000 courts », lancée par Philippe Chatrier et la Fédération française de tennis, aura pour effet de déstabiliser économiquement les clubs existants en France en créant des micros-clubs composés d'un ou deux terrains sans réelle structure d'accueil ; l'effet de saupoudrage en terme d'adhérents se fera ressentir pendant des décennies et sera à l'origine de la crise du tennis français. Le tennis se démocratise et compte plus d'un million de licenciés en France depuis le début des années 1980. L'exploit majeur du tennis masculin comme féminin demeure le Grand Chelem : gagner les quatre tournois majeurs la même année. Don Budge l'a réussi mais à une époque où tournois amateurs et professionnels étaient séparés ; l'Australien Rod Laver a réussi l'exploit de le réaliser à deux reprises : en 1962, mais aussi en 1969 sous l'ère "Open" alors que tous les joueurs étaient réunis sur un circuit mondial (l'ère Open démarre pour le tennis en 1968), ce qui constitue un authentique exploit. Les femmes sont plus nombreuses à l'avoir réalisé, avec notamment l'Australienne Margaret Smith Court en 1970, et l'Allemande Steffi Graf en 1988.

Origine historique des points

La comptabilité singulière du tennis est également tributaire du jeu de paume. Cette façon de compter, par multiple de quinze, nous vient de ce jeu, issu tout droit du Moyen Âge où le chiffre 60 était le symbole numérique le plus répandu. À l’époque, on comptait le temps (60 minutes) et l’argent (un denier d’or valait 15 sous) de cette façon. C’est pourquoi on ne sait plus très bien aujourd’hui si c’est en faisant référence aux chiffres de l’horloge ou bien à la monnaie que l’on y pariait goulûment (incidemment, on appelait les jeux de paume des tripots) que l’on commença à compter 15, 30, 45 et jeu. On ne sait pas trop pourquoi le 45 a fait place au 40 dans le pointage. Certains croient qu’il s’agit simplement de l’utilisation d’un diminutif qui, avec l’usage, est devenu la règle. L’humain étant paresseux de nature, il était plus court de prononcer 40. Hypothèse contestée qui demeure néanmoins la seule. L’expression «deuce» serait un emprunt culturel au système comptable du jeu de paume. Rendu à égalité, l’arbitre déclarait «à deux», ce qui signifiait que les joueurs étaient à deux points (consécutifs) de gagner le jeu. Ce «à deux» répété par des bouches anglaises aux Français, prît la forme écorchée de «deuce». Cet usage est pratiqué dès le Moyen Âge en jeu de paumeJean-Michel Mehl, Les Jeux au royaume de France du au début du , Fayard, Paris, 1993, p. 47.. Plusieurs hypothèses sont avancées pour expliquer ce système, mais aucune n'a pu être validée. Chronologiquement, la première hypothèse avancée date de 1431. Le juriste flamand Jan Van den Berghe publie Le Jeu de paume moralisé. Pour expliquer la manière de compter, il énonce une explication pieuse : le joueur qui marque un point est assimilé à un juste et voit sa récompense multipliée par 15. Autre piste, les paris, qui étaient courants lors des rencontres de jeu de paume. Certains numismates font alors remarquer que la monnaie française comprenait depuis 1340 le double d'or qui valait 60 sous et le denier d'or qui valait 15 sous. Les joueurs auraient pris l'habitude de compter les points en valeur monétaire, c’est-à-dire en multiple de 15. Toutefois, l'étude des lettres de rémission montrent que les enjeux n'atteignaient pas souvent des sommes aussi importantes. Au début du , Érasme avoue dans ses Colloques, que la manière de compter les points au jeu de paume est un mystère, dont même les joueurs parisiens ont perdu le souvenirÉrasme, Colloques, 1522, p. 166.. Malgré cet avis d'Érasme qui apparaît définitif, que reprennent les encyclopédistes du Encyclopédie, t. XII, Neuchâtel, 1765, p. 201., d'autres hypothèses, plus ou moins fantaisistes, sont énoncées depuis la fin du . Selon le témoignage de Jean Goselin, libraire du roi de France en 1579, cette façon de compter se rapporterait à l'astronomie et au système sexagésimal utilisé pour les calculs d'angles. Chaque signe physique est divisé en 60 degrés, diviser un signe physique en quatre parts donne 15 degrés par part. Pour Charles Delahaye, joueur de paume au , 15 représente une distance de 15 pieds. La ligne de service et le filet sont séparés de 60 pieds, soit quatre fois 15 pieds. Charles Delahaye dit avoir assisté à une partie où les points n'étaient pas comptés, mais que le vainqueur du point avançait à chaque fois de 15 pieds jusqu'à ce qu'il atteigne le filet et remporte alors le jeu.

Règles

Le comptage des points

Tableau de score Dans une rencontre de simple comme de double, chaque joueur sert à tour de rôle pendant la durée d'un jeu. Le joueur qui sert doit impérativement être placé derrière la ligne de fond de court au moment où il frappe son service. Le serveur possède en outre deux services : s'il manque le premier, souvent frappé avec un certain risque, il bénéficie d'une seconde balle de service, en général frappée avec davantage de précaution. Le receveur, en revanche peut se placer où il le souhaite sur le court pour retourner le service. Il lui est néanmoins interdit d'intercepter à la volée (c’est-à-dire sans laisser de rebond) le service de celui qui sert. La plupart du temps, il est nécessaire de remporter deux sets afin de gagner la partie. La seule exception est celle des matches du tableau masculin lors de rencontres dans des tournois du Grand Chelem, ou en Coupe Davis. Pour gagner une manche, il faut être le premier à marquer six jeux avec au moins deux jeux d'écart, dans le cas contraire la manche se poursuit. Les scores possibles pour remporter un set sont ainsi : 6/0, 6/1, 6/2, 6/3, 6/4 et 7/5 (si les deux joueurs n'ont pu se départager au bout de dix jeux). Si les deux joueurs n'ont pas été en mesure de se départager au cours des douze premiers jeux (donc à égalité à 6/6), ils disputent un jeu décisif (tie-break en anglais), qui vaut un jeu, et permet donc de remporter la manche 7/6. En revanche, dans les tournois du grand chelem, exception faite de l'US Open, chez les hommes comme chez les femmes, il n'y a pas de jeu décisif dans la manche décisive (la cinquième chez les hommes, la troisième chez les femmes), et le match n'est remporté que lorsque l'on parvient à avoir deux jeux d'avance sur l'adversaire; par exemple 8/6, 9/7, 10/8, etc. L'invention du jeu décisif date de 1970, soit deux ans après le début de l'ère open. La finalité de ce jeu était d'empêcher des matches interminables, car il arrivait à l'époque que des sets soient gagnés sur le score de 29/27 par exemple. Le principe du jeu décisif est assez simple. Les joueurs servent à tour de rôle. Celui qui débute ne sert qu'une fois de droite à gauche, puis son adversaire sert deux fois de suite, de gauche à droite, puis de droite à gauche, et ainsi de suite. Le gagnant de la manche est le premier joueur à atteindre sept points avec au moins deux points d'écart (Ex: 7/2, 7/5, 9/7…) La manche est alors gagnée sur le score de 7-6. Chez les joueurs les plus jeunes, les règles de jeu sont assouplies. En effet, jusqu'à l'âge de onze ans, en France, une manche est gagnée lorsqu'un joueur atteint 5 jeux avec deux jeux d'avance sur son adversaire. En cas d'égalité à 4 jeux partout, les joueurs se départagent également avec un jeu décisif. Dans le jeu en double, le match se déroule au meilleur des 2 sets, il faut donc remporter les 2 sets pour remporter le match. Si les deux équipes remportent chacun un set, par exemple : 6-3 3-6 ; on procède à un "super tie break" de dix points pour départager les deux équipes opposées : il est considéré comme set décisif. Le "super tie break" se déroule de la même façon que le "jeu décisif", il faut donc remporter dix points avec au moins deux points d’écart (Ex : 10/5, 10/7, 11/9…). Une manche se remporte donc en marquant un certain nombre de jeux. Comme mentionné ci-dessus, chaque joueur sert à tour de rôle, pendant la durée d'un jeu. Afin de remporter un jeu, il est nécessaire de marquer au moins quatre points, soit sur son service lorsque l'on sert, soit sur le service adverse lorsque l'on reçoit. Il est donc possible, soit pour le serveur, soit pour le receveur de remporter un jeu, même si théoriquement, le serveur est avantagé par rapport au receveur. Si les deux adversaires marquent trois points, on a une situation d'égalité, expliquée ci-après. Lors d'un jeu, voici la manière dont les points sont décomptés :
-zéro (love en anglais) pour aucun point marqué dans le jeu, "love" viendrait du français "l'œuf" qui de part sa forme signifiait zéro point.
-quinze (fifteen en anglais) pour un point marqué,
-trente (thirty en anglais) pour deux points marqués,
-quarante (forty en anglais) pour trois points marqués. Lorsque les deux joueurs ont marqué trois points, (donc à 40/40), il y a égalité. Celui qui marque le point suivant obtient un avantage. Pour marquer le jeu, un joueur qui a l'avantage doit marquer un autre point. Si c'est le joueur qui n'a pas l'avantage qui marque le point suivant, on revient à égalité, et ainsi de suite jusqu'à ce que l'un des deux joueurs remporte le jeu. Il est à noter que chez les jeunes enfants âgés au plus de 11 ans, la règle de l'avantage n'existe pas. C'est la règle du "No-ad" (No Advantage) qui s'exerce. Le joueur qui reçoit choisit sa zone de retour de service pour le point décisif (toujours à 40-40). Au niveau de l'arbitrage, on donne toujours le score du serveur en premier. Par exemple, si le serveur marque trois points contre deux à son adversaire, le score est 40/30. Dans le cas contraire, le score est 30/40. Il en est de même au niveau des avantages, lorsqu'il y a égalité dans un jeu. Lorsque c'est le serveur qui a l'avantage, l'arbitre annoncera avantage puis le nom du joueur ou de la joueuse. En double, l'arbitre annoncera le nom du serveur ou de relanceur. Toutefois, en cas de Championnat par équipe ou d'équipes nationales (Coupe Davis ou Fed Cup, par exemple), le nom du club ou du pays est alors donné.

Balles de jeu, de break, de set et de match

Comme mentionné ci-dessus, les joueurs servent à tour de rôle, et le serveur change à la fin de chaque jeu. Il est donc possible que le jeu soit remporté, soit par le serveur, soit par le receveur. Prenons le cas où le serveur mène 40/15. Il ne lui reste alors qu'un point à inscrire avant de remporter le jeu. Il aura donc deux occasions de servir pour remporter le jeu. Même si le point suivant est perdu, le serveur mènera toujours 40/30, et sera à un point du jeu. On parle alors de balle de jeu, et dans le cas présent, à 40/15, le serveur a deux balles de jeu. Dans le cas contraire, c’est-à-dire si c'est le receveur qui mène ; par exemple à 15/40, on dira que le receveur possède deux balles de break. Si le jeu est converti par le receveur, on parlera alors de break. Lors du jeu suivant, le receveur passe au rôle de serveur. S'il remporte sa mise en jeu, le break est confirmé. Ainsi, si deux joueurs qui s'affrontent ne parviennent pas à se détacher l'un de l'autre (pas de breaks, ou un même nombre de break chez les deux joueurs), ils arrivent à 6/6, et disputent un tie-break. Le principe est le même avec les balles de set, et les balles de match, lorsque l'un ou l'autre des joueurs est à un point de remporter la manche ou la rencontre. Par exemple, si un joueur (qui sert) mène 5/4 40/15, il possède deux balles de set. Autre exemple, un joueur qui mène 3/6 7/5 5/1 40/30 s'offre une balle de match…

Les fautes

On distingue plusieurs types de fautes au tennis. Une balle sera par exemple annoncée faute (ou out en anglais) lorsqu'elle ne retombe pas dans les limites du terrain. Le point est alors accordé à l'adversaire. Lorsque la balle tombe dans le filet, du côté du joueur qui a frappé la balle, le point est également accordé à l'adversaire, mais il n'est pas nécessaire d'annoncer faute. L'arbitre ne doit d'ailleurs pas signaler une balle qui tombe dans le filet comme faute. Bien entendu, ces fautes sont très fréquentes lors de tous les matches, car il est impossible de ne commettre aucune erreur au cours d'un match. Le service doit être frappé en diagonale de telle sorte que la balle tombe dans le carré de service. Si la balle ne tombe pas dans le carré de service lors de la mise en jeu, l'arbitre annonce faute, et le serveur doit, soit servir une seconde balle si la faute survient sur le premier service, soit accorder le point à l'adversaire si la faute survient sur la seconde balle de service. Lorsque les deux services sont fautes (ils ne tombent pas dans les carrés de service, ou tombent dans le filet), on parle de double faute. Le point est alors accordé au receveur. Lorsqu'au service, la balle touche la bande du filet et retombe dans le carré de service où le joueur était censé servir, l'arbitre annonce let, la balle n'est pas faute, et le joueur peut rejouer le service. En revanche, si la balle du serveur touche la bande du filet et tombe en dehors du carré de service, la balle est annoncée faute, et le joueur doit soit passer à sa seconde balle, soit accorder le point à l'adversaire selon qu'il a frappé une première ou une seconde balle. Une faute plus complexe concerne le serveur. En effet, pour effectuer un service valable, il est nécessaire que la balle soit frappée avant que le joueur ne franchisse la ligne de fond de court. Ainsi, lorsque le joueur frappe son service, et a déjà une partie de son corps qui touche le sol, le service est refusé. Le joueur peut alors soit frapper une seconde balle de service (si sa faute a été commise sur la première balle), soit accorder le point à l'adversaire si cette faute survient sur la deuxième balle. Cette faute, assez rarement signalée car difficile à juger, est nommée faute de pied. La faute de pied est également valable sur un plan latéral : le serveur doit se trouver du bon côté du terrain de telle sorte à servir dans une diagonale. Si le serveur sert à droite, il doit se tenir dans la partie droite du terrain, sans être dans le prolongement du couloir. En double, le serveur est autorisé à servir dans le prolongement du couloir.

Le court, et l’équipement

Le court

Dimensions du court Le court de tennis correspond à l'aire de jeu. Ses dimensions sont très précises. Il doit obligatoirement posséder des lignes peintes avec une peinture blanche, afin de faciliter leur lisibilité. Les courts de tennis se déclinent en plusieurs surfaces, qui sont abordées dans la suite de l'article. Chaque surface possède ses caractéristiques propres (rapidité, rebond) ce qui contribue à la diversité des jeux possibles. Comme présenté sur l'image ci-jointe, le court de tennis doit être de 23, 77 mètres (soit 26 yards) de long pour 8, 23 mètres (9 yards) de large. Cela représente donc 11, 89 mètres (13 yards) de longueur de chaque côté du filet, et 8, 23 mètres de largeur pour une rencontre de simple, ou les couloirs latéraux ne sont pas comptabilisés. Pour le jeu en double, deux couloirs de 1, 37 mètre sont ajoutés. La largeur du court de double est donc de 10, 97 mètres (12 yards) Sur le terrain on retrouve cinq sortes de lignes différentes :
-Les lignes de fond à chaque extrémité; une marque indique le milieu de cette ligne;
-Les lignes de service parallèles au filet qui délimitent le carré de service placées à 6, 40 mètres (7 yards) du filet;
-La médiatrice au filet qui divise en deux le carré de service ;
-Les lignes de côté en simple qui délimitent la zone de jeu pour une partie en simple ;
-Les lignes de côté en double qui délimitent la zone de jeu pour une partie en double. Il existe aussi des dimensions concernant la distance au fond du court et sur les côtés : des espaces de 5, 50 mètres au fond et de 3, 05 mètres sur les côtés (il s'agit des distances minimales imposées par la Fédération française de tennis dans les clubs).

Le filet

Sa hauteur est fixée aux extrémités à 1, 07 m, sa hauteur à son centre 0, 914 m maintenue à l'aide d'un régulateur. Le régulateur est constitué d'une sangle blanche d'une largeur de 5 cm au maximum. Le système de fermeture du régulateur doit garantir le maintien de cette hauteur constante pendant une durée de quatre heures. Le filet doit être de couleur sombre et la bande de filet de couleur blanche avec une dimension de 10 à 13 cm, rabattue de chaque côté du filet. Le filet est soutenu par deux poteaux ayant une section carrée ou ronde d'une largeur maximum de 10 cm. L'axe de ces poteaux est placé à 0, 914 m à l'extérieur des lignes latérales du court. Lorsqu’une partie de simple est jouée sur un court équipé d'un filet de double, 2 piquets hauts de 1, 07 m sont placés dans les couloirs à 0, 914 m à l'extérieur des lignes de simple (soit aux 2/3 du couloir).

La raquette

Une raquette de tennis moderne La raquette fut inventée au début du pour pratiquer le jeu de paume. Elle se décline désormais en dizaines de modèles, destinés à tous les types de joueurs, et aux compositions parfois radicalement différentes. L'innovation principale de ces dernières années réside dans les matériaux qui sont utilisés dans la conception du cadre (partie rigide de la raquette.), et qui ont permis de gagner à la fois en puissance, et en légèreté, rendant le jeu de plus en plus confortable. Parmi les matériaux utilisés, on retrouve ainsi le graphite, le titane, l'acier, etc. Les différents équipementiers proposent également de nombreux concepts visant à faciliter le jeu (réduction des vibrations, puissance et contrôle optimisés…). Il faut savoir que si les gammes et les technologies évoluent régulièrement, la plupart des joueurs de très haut niveau conservent leur ancien modèle de nombreuses années, maquillé à l'occasion par leurs sponsors pour ressembler aux derniers modèles disponibles. De plus, leurs raquettes sont spécialement adaptées à leur demande (poids, rigidité, longueur) et n'ont donc peu de chose à voir avec celles disponibles dans le commerce.

Le cordage

Une raquette n'est en outre pas constituée que du cadre. Le choix du cordage est également très important pour le joueur. « Le cordage, c'est l'âme de la raquette » disait Arthur Ashe. Il existe plus de très nombreux modèles de cordages, fabriqués dans des matériaux différents (boyau de bœuf, matières synthétiques), disponibles dans plusieurs jauges et aux caractéristiques propres (puissance, confort, contrôle, stabilité de la tension…).

Les balles

Balles de tennisLes balles sont des sphères en caoutchouc, remplies d'air. Elles sont recouvertes de feutre, et doivent impérativement être jaunes ou blanches dans les compétitions officielles. Leur composition peut varier en fonction du type de joueur qui va les utiliser (joueur loisir, régulier ou intensif, adulte ou jeune). La différence se fera surtout au niveau de la longévité. Les balles de compétition sont en effet le plus souvent à pression, avec une qualité de rebond et de jeu optimale, mais une durée de vie assez limitée (de l'ordre de deux ou trois matches chez des joueurs de compétition). La balle de tennis doit avoir un diamètre compris entre 6, 350 et 6, 668 cm, et sa masse doit varier entre 56, 7 et 58, 5 grammes. Lâchée de 254 cm de hauteur et tombant sur une base en béton, la balle doit rebondir entre 134, 62 et 147, 32 cm. À l'origine, les balles étaient blanches, mais le jaune s'est imposé afin d'offrir plus de visibilité aux téléspectateurs. Les balles blanches sont cependant toujours autorisées.

L’habillement

Au début du siècle, le tennis évolue plus vite que la mode vestimentaire. Ainsi, les joueurs viennent jouer avec leurs cravates, leurs bustiers ou encore leurs flanelles. Puis, peu à peu, des robes apparaissent et les joueuses rivalisent de standing en s'affichant avec des vêtements de plus en plus élégants. La française Suzanne Lenglen libère alors le corps sportif de la femme, en devenant une icône de mode, la “divine”. Les vêtements n'ont cessé d'évoluer depuis le début des années 1980, devenant de plus en plus légers et confortables; shorts et chemises chez les hommes, qui succèdent aux polos inspirés par René Lacoste, robes chez les femmes, qui portent progressivement des shorts et des débardeurs. L'arrivée de tissus nouveaux, tels que le polyester à la fin des années 1990 permet de gérer au mieux la transpiration, rendant les vêtements plus confortables encore. Les tenues les plus fréquentes actuellement sont T-shirt et short chez les hommes, débardeur et short chez les dames, cependant, le débardeur masculin et la robe restent appréciés par certains joueurs. Devant l'arrivée de grands équipementiers dans le tennis, des règles ont été mises en place concernant la taille des logos autorisés sur les shorts, polos, jupes, robes…

Les surfaces de jeu

Wimbledon Un match de tennis se joue sur un court, dont le revêtement peut varier. En effet, il existe différentes surfaces de jeu, dont les caractéristiques sont très variables, d'une part en ce qui concerne la vitesse de la balle (certaines surfaces sont lentes, d'autres très rapides), d'autre part la “qualité” du rebond (rebond bas, ou rebond haut). On distingue ainsi quatre types de surfaces principaux:
-Les surfaces dures: Rebound Ace, Decoturf, ciment ou quick. Les surfaces dures, que l'on retrouve dans la plupart des clubs, sont en principe des surfaces rapides. En revanche, la qualité du rebond est variable. Le principal avantage des surfaces rapides résulte du peu d'entretien qu'elles nécessitent, mais en contrepartie, les surfaces dures sont exigeantes physiquement, et demandent de bons appuis.
-La terre battue, surface du tournoi de Roland-Garros. La terre battue est une surface lente, composée d'une chape de calcaire recouverte de brique pilée ou de pierre. La lenteur de cette surface a tendance à favoriser les longs échanges ce qui explique que les matches sur terre battue soient en principe assez longs.
-Le gazon, qui est une surface rare, demandant un entretien très important. Le gazon est une surface ultra-rapide (même si la vitesse a été réduite au cours de ces dernières années) avec un rebond très bas. Le gazon est ainsi une surface qui favorise le tennis d'attaque (service, volée), permettant de conclure l'échange relativement rapidement.
-Les surfaces synthétiques, surtout utilisées en salle (indoor) : Gerflor, Taraflex, Greenset, Moquette, quelquefois parquet. Ces surfaces sont très rapides, et leurs caractéristiques sont proches de celles des surfaces dures. Elles ne se rencontrent que rarement dans les clubs, car elles nécessitent un entretien important.

Les principaux effets du tennis

Le tennis est une discipline dont les coups de base: le coup droit, le revers et le service peuvent être appuyés par des effets imprimés à la balle, et qui font évoluer le comportement de celle-ci. Voici les principaux effets du tennis moderne.

Le jeu à plat

Le jeu à plat ne correspond pas à un effet à proprement parler, mais il demeure très utilisé sur toutes les surfaces. Une balle frappée à plat va passer assez près du filet. C'est effet qui offre le plus de puissance, car la trajectoire de la balle est assez rectiligne. Les frappes à plat sont neutres au niveau de la vitesse après le rebond, celle-ci diminuant en moyenne de 50%, contre 25% pour le lift et 75% pour une balle coupée. Les frappes à plat sont utilisées en attaque comme en défense, et permettent la plupart du temps à un joueur en position d'attaque de terminer le point. Les balles à plat sont celles que l'on retrouve le plus sur les surfaces rapides qui favorisent un tennis d'attaque, où la puissance des joueurs peut s'exprimer le mieux.

Le lift

Une balle liftée Le lift est un effet très utilisé chez les joueurs de tous niveaux, car il est relativement simple à exécuter et procure plusieurs avantages. Son principal attrait tient à la sécurité qu'il procure par rapport au filet, car une balle liftée et tournoyante suivra une trajectoire bombée par rapport à une balle à plat. En outre, cette même rotation imprimée à la balle lui permet de retomber plus rapidement qu'une balle frappée avec un autre effet, et de s'accélérer après le rebond. Une autre application efficace du lift est le lob (balle de défense qui vise à passer l'adversaire au filet) car un lob lifté va s'élever très rapidement, et retomber assez vite dans le court. Bien exécuté, il permet donc de passer un joueur au filet. Le lift est un effet utilisé en attaque comme en défense. Sur une balle courte, il permet d'accélérer avec une marge de sécurité importante, mais peut aussi permettre de changer de rythme. Chez les joueurs professionnels, le lift est utilisé quasiment en permanence, même si cela ne semble pas perceptible: les balles totalement à plat ne sont en effet utilisées que pour terminer le point. En outre, certaines surfaces prennent mieux le lift que d'autres; la terre battue permet par exemple aux grands lifteurs de prendre l'avantage dans de longs échanges, alors que sur gazon, où le rebond est beaucoup plus bas, le lift est moins employé, ou en tout cas moins efficace.

Coups coupés et effet rétro

Une balle coupée Une balle coupée est une balle qui va être frappée, avec un mouvement de rotation de l'avant vers l'arrière. Une balle coupée aura ainsi tendance à être ralentie avant et après le rebond (où la vitesse de la balle diminue de 75%), et à s'écraser (rebond le plus haut dans des conditions similaires), en passant en outre assez près du filet. Un coup coupé confère cependant une certaine sécurité, car la balle est bien contrôlée. Le coup le plus facile à couper reste le revers, car le mouvement de raquette du haut vers le bas se fait de façon assez naturelle de ce côté. Utilisé le plus souvent en défense, le coup coupé permet de se sortir de situations difficiles, ou de casser le rythme après un échange dominé par le lift ou les coups à plat. Il est également possible de couper en coup droit, surtout en bout de course, mais le coup droit coupé reste souvent un coup défensif (ou une amortie), alors qu'en revers, il peut être utilisé pour monter au filet, ou réaliser un passing shot. L'effet rétro est une variante très marquée du coup coupé, où le joueur va vraiment venir frotter la balle de l'avant vers l'arrière. Ce coup est souvent utilisé sur des balles amorties, particulièrement sur terre battue, afin de gêner l'adversaire dans sa course. Certains joueurs sont même capables de mettre un effet rétro qui fait revenir la balle dans leur propre camp après être tombée dans celui de l'adversaire.

Les effets au service

Le slice

Le terme de slice est appliqué la plupart du temps au service. Un service slicé est, fondamentalement un service coupé, même si les caractéristiques de ces deux types d'effets ne sont pas totalement identiques. Une balle slicée (« tranchée » en français) est frappée sur le coté, de telle sorte qu'un mouvement de rotation diagonal lui est imprimé. La trajectoire d'un service slicé ne sera pas rectiligne, contrairement à celle d'un service à plat, et la balle en vol aura tendance à se diriger suivre une trajectoire courbée. En outre, après le rebond, une balle slicée aura tendance à s'écraser avec rebond assez bas, et à partir sur le côté. Le slice est un effet très utilisé sur toutes les surfaces. Il s'agit d'un effet relativement simple à donner au service en comparaison de l'effet lifté. C'est pour cette raison que de nombreux joueurs l'utilisent sur leur seconde balle de service, afin de mieux assurer cette dernière. En effet, l'effet slicé permet de donner à la balle une trajectoire curviligne, tout en permettant une marge de sécurité importante. Un service slicé est en outre généralement moins puissant qu'un service à plat. Il s'agit d'une arme particulièrement efficace sur le gazon où le rebond est déjà plus bas que sur d'autres surfaces, car il permet de faire sortir l'adversaire du terrain, et donc de s'ouvrir le court. Si l'adversaire n'utilise pas la même main que le serveur, le slice est souvent joué sur son revers, coup qui est souvent le point faible des joueurs. Le service slicé est de plus une arme très utilisée par les gauchers, étant donné qu'il est joué sur le coté "avantage", donc sur un point déterminant.

Le service lifté et kické

Le service lifté est sans doute celui qui requiert le plus de pratique et de technique. En effet, le lift est un effet qui nécessite de mettre la balle en rotation d'arrière en avant, ce qui est difficile à réaliser lorsqu'il s'agit de la frapper à l'arrêt et au dessus de la tête. Mais en compensation de ces difficultés techniques, le service lifté, et sa variante kickée sont extrêmement efficace, surtout en seconde balle. En effet, la rotation imprimée à la balle lui permet de plonger beaucoup plus vite une fois le filet franchi, ce qui permet de donner beaucoup de vitesse à la balle. Un service lifté réussi aura ainsi tendance à passer haut au dessus du filet avant de plonger, puis de rebondir très haut du fait de l'effet de la balle. La variante kickée du service lifté consiste à donner un effet lifté et légèrement latéral à la balle, de telle sorte que celle-ci s'élève et se décale sur le côté après le rebond. La grande majorité des joueurs de haut niveau utilisent le service lifté sur leur seconde balle, car la marge de sécurité avec le filet est importante, et un service lifté, une fois maîtrisé, se contrôle très facilement. En première balle, un service très lifté peut déstabiliser un adversaire en le contraignant à frapper la balle en hauteur.

Le système de classement

Le système de classement en France

Le classement est attribué par la fédération à l'issue de chaque saison. On le calcule à partir du bilan de chaque joueur, en accord avec les matches qu'il a joué. Ainsi, un joueur classé à un échelon donné (N) obtiendra un certain nombre de points selon qu'il battra un joueur classé à l'échelon N+2 (150 points), N+1 (100 points), N (50 points), N-1 (30 points), etc. Ainsi, conformément à un barème pré établi, un joueur peut passer du classement N au classement N+1, N+2, etc. s'il possède le nombre de points nécessaires, mais aussi être relégué au classement inférieur s'il n'obtient pas les points nécessaires à son maintien à un classement donné. Il faut aussi retenir que pendant la saison, il y a des classements intermédiaires. Cela vous donne votre classement d'avance avant la fin de la saison. Concernant la montée à l'échelon supérieur, il faut non seulement le nombre de points nécessaires à l'accession au niveau supérieur, mais aussi le nombre de points nécessaires au maintien à ce classement. Par exemple, un joueur classé 30/2 (voir explications sur chaque classement par la suite) et désirant monter au niveau 30/1 doit dans un premier temps obtenir les points nécessaires à la montée (en l'occurrence 450.) Pour être harmonisé ensuite à ce classement, son bilan de victoires est recalculé, en considérant ainsi que le joueur est 30/1. Cela signifie par exemple qu'une victoire sur un 30/1 qui valait 100 points lors du premier calcul vaudra seulement 50 points lors du recalcul, conformément au barème expliqué ci-dessus. C'est alors s'il obtient le nombre de points de maintien (en l'occurrence 235) qu'il est harmonisé au classement 30/1, avec lequel il débutera la saison suivante. En France, le système de classement peut paraître assez compliqué aux néophytes :
-Le joueur débutant commence avec le statut de non classé (ou NC).
- Viennent ensuite les joueurs de quatrième série : 40 (nouveauté de la saison 2007-2008) puis 30/5, 30/4, 30/3, 30/2, 30/1.
-La troisième série commence ensuite par le classement 30, puis 15/5, 15/4, 15/3, 15/2, 15/1.
-On retrouve ensuite la seconde série, où le classement devient une sorte de concours, le nombre de classements disponibles étant limité. Autrement dit, il ne suffit pas d'avoir les points suffisants pour monter. Après le classement 15, on retrouve donc 5/6, 4/6, 3/6, 2/6, 1/6 puis 0. (le classement 0 est donc plutôt valorisant !).
-Ensuite, les joueurs entrent dans la catégorie des "négatifs", avec les classements -2/6, -4/6, -15 puis -30. On se rapproche alors du niveau professionnel, qui nécessite de rentrer au classement ATP (pour les hommes) ou WTA (pour les femmes), avec des points obtenus dans les tournois homologués. Pour la petite histoire, ce classement découle en fait du système de comptage des points. En effet, à l'origine, un handicap fut créé afin d'équilibrer dans les différentes épreuves organisées les chances des compétiteurs les uns par rapport aux autres, compte tenu des divers niveaux de chacun. La base de ce handicap fut appelée niveau 0. La hiérarchie des différents niveaux de jeu, et l'application qu'il en résultait, dans une rencontre contre un joueur de niveau 0, était la suivante :
-le joueur de niveau 1/6 partait 1 jeu sur 6 avec 1 point de bonification, c'est-à-dire qu'il démarrait le jeu en question avec un score de 15/0 en sa faveur,
-le joueur de niveau 2/6 partait 2 jeux sur 6 avec 1 point de bonification,
-le joueur de niveau 3/6 partait 3 jeux sur 6 avec 1 point de bonification,
-le joueur de niveau 15 débutait tous les jeux avec un score de 15/0 en sa faveur.
-le joueur de niveau 15/1 partait avec 2 points de bonification 1 jeu sur 6, soit un score de 30/0 en sa faveur et 5 jeux sur 6 avec un seul point de bonification, soit un score de 15/0,
-le joueur de niveau 15/2 partait 2 jeux sur 6 avec 2 points de bonification (30/0 en sa faveur) et 4 jeux sur 6 avec un seul point (15/0),
- ainsi de suite pour les niveaux 15/3, 15/4, 15/5,
- le joueur de niveau 30 recevait 2 points de bonification (30/0 en sa faveur) à tous les jeux du set (6 jeux sur 6). Pour les niveaux de jeu négatifs, le même principe était appliqué, mais avec une pénalisation au lieu d'une bonification. Ainsi, toujours dans le cas d'une rencontre avec un joueur 0 :
-le joueur -2/6 partait avec 1 point de pénalité, 2 jeux sur 6, soit un score de 15/0 en sa défaveur,
-le joueur -4/6 : 1 point de pénalité, 4 jeux sur 6,
-le joueur -15 : 1 point de pénalité 6 jeux sur 6, soit tous les jeux du set sur un score de 15/0 contre lui.

Le système de classement en Belgique

L'AFT est l'association francophone de tennis. L’AFT est la fédération qui régit les règles de calcul de classement de tennis pour la communauté francophone du pays. Ce chapitre vous explique ces règles Chaque joueur possédant un numéro de fédération possède un classement. Le joueur n'ayant jamais participé à un tournoi est NC (non classé). Les classements sont divisés en trois catégories :
- Les séries C
- Les séries B
- Les séries A (meilleurs joueurs Belges) A la fin de la saison de tennis, l'AFT reprend tous les matchs joués par le joueur et effectue le calcul. Des points sont attribués à chaque match joué en respectant le tableau ci-dessous Nombre de points attribués: Le processus est divisé en 2 phases : 1 phase : Le premier calcul consiste à calculer la somme des points obtenus (voir tableau ci-dessus) pour chaque rencontre à la quelle le joueur a participé en prenant compte le classement actuel des joueurs. S’il obtient:
- -20 il est proposé à la descente
- entre -19 et 349 Il est proposé au maintien
- entre 350 ou 699 Il est proposé à la montée d'un classement
- entre 700 et 1049 Il est proposé à la montée de deux classements
- entre 1050 et plus Il est proposé à la montée de trois classements Si le joueur obtient plus de 1400 points, il peut sous décision de la fédération monter de plus de 3 classements. Les classements NC et C30.5 sont équivalents. Pour monter de C30.5 à 30.4 et de C30.4 à C30.3, seulement 200 points sont nécessaires (au lieu de 350) 2 phase Le deuxième calcul consiste à calculer la somme des points obtenus (voir tableau ci-dessus) pour chaque rencontre à la quelle le joueur a participé en prenant compte le classement calculé au premier passage des joueurs. Il est réalisé si le joueur est proposé à la descente ou à la montée. Dans le cas ou le joueur est proposé au maintien, le deuxième calcul n'est pas nécessaire et le joueur maintiendra son classement. Le joueur est proposé à la descente lors du premier passage :
- S’il obtient moins de 350 points au deuxième calcul, il descend d'un classement
- S’il obtient entre 350 et plus au deuxième calcul il maintient son classement Le joueur est proposé à la montée lors du premier passage
- S’il obtient moins de 60 points, la proposition de montée est refusée
- S’il obtient 60 points ou plus, la proposition de montée est acceptée. Le joueur montra de classement. Si lors du premier classement, le joueur est proposée à montée 2 classements. Le deuxième calcul est réalisé avec le classement calculé (classement actuel + 2). S’il obtient moins de 60 points le joueur ne monte pas de deux classements mais il est tout de même proposé à montée un classement et le deuxième calcul est réalisé avec (le classement actuel + 1).

Les classements professionnels

Le haut niveau se compose donc de deux circuits principaux; le classement WTA, classement mondial féminin, et le Classement ATP, classement mondial masculin, remis à jour chaque semaine, et qui recensent les résultats obtenus lors des 12 derniers mois de compétition. Parallèlement à ce classement qui sert de référence (notamment pour l'attribution des têtes de séries dans les tournois) on retrouve le classement "Race" (qui existe depuis 2001 chez les hommes, et 2006 chez les femmes) qui recense les résultats obtenus au cours de la saison. Un joueur ou une joueuse qui réalise un très bon début de saison peut ainsi se retrouver au sommet du classement Race, et beaucoup plus loin au classement référence (ou technique). À la fin de la saison, ces deux classements se rejoignent évidemment. Pour les classements avant 1973 voir Joueurs de tennis numéros 1 mondiaux.

Les grands champions…

…d’hier

Depuis le début du , qui a été marqué par l'apparition de nombreux tournois qui existent toujours de nos jours, de très nombreux joueurs et joueuses se sont illustrés. Ainsi, jusqu'au début de l'ère Open en 1968, plusieurs champions ont marqué l'histoire du tennis. Les plus illustres d'entre eux sont sans doute l'américain Bill Tilden et l'australien Rod Laver, le premier ayant remporté dix tournois du Grand Chelem, et le second ayant réalisé deux des trois Grand Chelems à ce jour. Après le début de l'ère Open, qui a été marqué par une professionnalisation du tennis, de nouveaux champions se sont illustrés. Parmi ces joueurs et joueuses exceptionnels, on peut citer l'Américain Pete Sampras (record de victoires en Grand Chelem et en semaines n°1 mondial), Andre Agassi (le seul joueur de l'ère Open à avoir remporté les quatre tournois du Grand Chelem et détenteur du record de titres en Masters Series -17-), et l'allemande Steffi Graf, qui a remporté 22 tournois du Grand Chelem dans sa brillante carrière.

…et d’aujourd’hui

Roger Federer à Paris en 2006

Les joueurs

-Roger Federer , domine actuellement le circuit mondial et détient le record de semaines consécutives à la première place qu'il n'a pas quitté depuis février 2004. À 26 ans, Federer détient 12 titres du Grand Chelem et présente un jeu très complet sur toutes les surfaces. Rafael Nadal
-Rafael Nadal , qui, à seulement vingt-et-un ans, détient le record de victoires consécutives sur terre battue (81, interrompue par Roger Federer le ). Il a déjà remporté la Coupe Davis avec l'Espagne et 3 tournois de Roland Garros, en 2005, 2006 et 2007.
-Novak Djokovic , actuellement numéro 3 mondial à vingt ans, il est le fer de lance de la nouvelle génération de joueurs.
-Marat Safin , qui a remporté l'US Open en 2000, et l'Open d'Australie en 2005. Souvent blessé, ce redoutable serveur possède des qualités qui font de lui un joueur très polyvalent.
-David Nalbandian, , qui a remporté le Masters en 2005, et s'affiche comme un vainqueur potentiel sur toutes les surfaces (demi-finaliste dans les quatre tournois du Grand Chelem, finaliste de Wimbledon en 2002.)

Les joueuses

Justine Henin Maria Sharapova
-Martina Hingis Record de précocité pour la suissesse, qui a remporté le premier de ses 5 tournois du Grand Chelem à l'âge de 16 ans. Elle a remporté 43 titres en simple. Elle a arrêté la compétition en octobre 2002, et a réussi un come-back gagnant début 2006. Elle a prit sa retraite en 2007 après avoir été controlée positive à la cocaïne.
-Serena Williams Vainqueur des quatre tournois du Grand Chelem, Serena remporte les quatre levées consécutivement entre 2002 et 2003. Elle compte 28 tournois à son palmarès (en simple) dont 8 titres du Grand Chelem.
-Venus Williams Venus possède à son palmarès 6 tournois du Grand Chelem (dont 4 Wimbledon), un titre olympique en 2000, et a remporté 36 titres en simple.
-Lindsay Davenport Lindsay possède à son palmarès 52 tournois en simple dont 3 tournois du Grand Chelem (Open d'Australie 2000, Wimbledon 1999 et U.S. Open 1998) et 1 Masters en 1999 ainsi que 36 titres en double dont 3 titres du Grand Chelem (Roland Garros 1996, US Open 1997 et Wimbledon 1999). Elle fut aussi championne olympique en 1996. Elle a par ailleurs été numéro 1 mondiale en simple, dont 4 fois en fin de saison ainsi qu'en double.
-Amélie Mauresmo , vainqueur de l'Open d'Australie et de Wimbledon en 2006, qui domine le circuit à la fin de l'année 2005 et toute l'année 2006, elle ne sera dépossédée de la place de N°1 mondiale qu' en fin d' année. Elle compte 24 titres en simple à son palmarès, dont un titre du masters féminin. Elle a également remporté 1 Fed Cup, elle a également obtenu une médaille d’argent olympique (en 2004, finale perdue contre Justine Henin).
-Kim Clijsters Elle a remporté un titre du Grand Chelem, 1 Fed Cup et a connu la place de numéro un mondiale simultanément en simple et en double. Elle compte 34 tournois à son palmarès (en simple). Elle a prit sa retraite en 2007.
-Justine Henin . Numéro 1 depuis mars 2007, la jeune Belge possède un palmarès des plus complets, seul Wimbledon manque en effet à son palmarès en Grand Chelem. Elle a remporté 37 tournois (dont 7 titres en Grand Chelem et 1 Masters) en simple, une médaille d'or olympique (en 2004), une Fed Cup (en 2001) et a occupé la première place du classement WTA pendant 81 semaines.
-Maria Sharapova , Considérée comme la meilleure joueuse russe, elle a réussi là où toutes les autres Russes ont échoué à seulement 17 ans et un peu moins de deux mois c'est-à-dire remporter deux tournois du Grand Chelem, Wimbledon en 2004 et l'US Open en 2006 et est devenue N°1 mondiale. Elle compte pour l'instant 15 titres en simple dont un titre du Masters Féminin obtenu en 2004.
-Jelena Jankovic , N°3 mondiale, âgée de seulement 22 ans, qui s’est révélé au grand public en 2006 après une demi-finale à l’US Open, après une période de grande galère début 2006 ou elle n’a pas gagné un seul match en 10 tournois. Elle compte aussi une autre demi-finale à Roland-Garros et 5 titres WTA.
-Svetlana Kuznetsova , n°2 mondiale suite à l’US Open 2007 où elle a atteint la finale, cette Russe, âgée de seulement 22 ans, révélée à ce même US Open 2004 où, alors N°9 mondiale, elle avait remporté le titre à la surprise générale. Elle compte également une autre finale de Grand Chelem, obtenue à Roland-Garros en 2006, et 9 titres WTA.
-Elena Dementieva , n°10 mondiale, âgée de 25 ans, cette Russe est souvent placée, rarement gagnante. Elle ne compte en effet que 8 titres WTA, après plusieurs années au top niveau mondial. Elle compte également une finale olympique, sa première finale, soldée par une défaite. Après une saison 2007 en demi-teinte, elle est revenue au sommet en s’imposant, chez elle, à Moscou, pour remonter à la 10 place mondiale.

Les tournois professionnels

Le Grand Chelem

Les tournois du Grand Chelem sont les quatre tournois majeurs de calendrier professionnel : Open d'Australie, Internationaux de France de Roland-Garros, Tournoi de Wimbledon, et US Open. Ces tournois se déroulent sur deux semaines, et les joueurs et joueuses s'affrontent tous les deux jours. Les tableaux masculin et féminin regroupent 128 joueurs chacun, parmi lesquels 32 têtes de série (déterminées par le classement technique), des joueurs issus des qualifications, et des joueurs invités, qui reçoivent une wild-card. La principale différence entre les tournois du grand chelem et les autres tournois du calendrier réside dans le fait que les rencontres se disputent au meilleur des cinq sets chez les hommes, ce qui donne parfois lieu à des rencontres très longues. Les tournois du grand chelem regroupent toutes les catégories de joueurs, ainsi, les différents tournois qui ont lieu lors de chaque grand chelem sont: simple hommes, simple femmes, double hommes, doubles femmes, doubles mixte, junior garçons et junior filles. Image:Australian Open.jpg|Open d'Australie Image:Logorolandgarros.jpg|Internationaux de France de Roland-Garros Image:Wimbledon logo.png|Wimbledon Image:US Open.jpg|Logo de l'US Open de tennis

Les Masters Series masculins

Le logo des Masters Series Les Masters Series sont une série de neufs tournois annuels qui se déroulent en Europe ou en Amérique du Nord, organisés par l'ATP. Ils furent mis en place en 1990 sous le nom de Super 9. Ils prirent ensuite le nom de Masters Series. Moins prestigieux que les Grands Chelems, ils constituent la deuxième catégorie des types de tournois et rapportent plus de points que les tournois annexes. À la fin de chaque saison, les huit meilleurs joueurs du monde s'affrontent à l'occasion du Masters de tennis masculin qui a actuellement lieu à Shanghai. Étienne de Villiers a présenté lors de l'US Open 2007, l'organisation des prochains Masters. Les Masters Séries sont rebaptisés "1000". Monte Carlo aura un statut particulier, il ne sera pas un tournoi "1000", il ne sera pas obligatoire, sans doute pour une raison de calendrier, mais il offrira le même nombre de points et de prize money .Une absence à un des 8 autres tournois, sans excuse médicale sera pénalisé de 100 000 $ et une suspension l'année suivante. La Masters Cup déménagera de Shanghai à Londres et s'appellera ATP WORLDS FINALS (Elle s'appelait avant l'Atp Master : Atp Worlds Championships) Sur le calendrier Madrid avec de nouveaux courts couverts prendra sans doute la place de Hambourg qui disparaît de liste des "1000", deux semaines avant Roland Garros et le nouveau tournoi de Shanghai celle de Madrid en automne (Tennis Magazine - Octobre 2007)

Les autres tournois

Les International Series Gold : 9 tournois sont classés dans la catégorie des International Series Gold. Ces tournois sont moins prestigieux que les tournois Masters Series et que ceux du Grand Chelem, mais plus prestigieux que les International Series. Les International Series : 44 tournois font partie des International Series. Ce sont les tournois les moins prestigieux de l'ATP Tour.

Tournois féminins

Outre les tournois du Grand Chelem qui proposent en parallèle des tableaux masculins et féminins, la WTA comprend quatre types de tournois : Tiers I (10 tournois: Tokyo, Indian Wells, Miami, Charleston, Berlin, Rome, San Diego, Internationaux du Canada, Moscou et Zurich), II, III et IV. Depuis 1972, les meilleures joueuses se retrouvent en fin d'année pour disputer les Masters de tennis féminin. Les tiers I sont l’équivalent des Tennis Masters Series masculins, qui constituent les tournois les mieux dotés en points et en prize money (dotation financière) après les quatre tournois du Grand Chelem

Les tournois majeurs professionnels de tennis de l’ère pré-open

Quelques records

Les titres et les classements

Martina Navrátilová, recordwoman du nombre de titres remportés, au tournoi de Prague en 2006. Jimmy Connors détient, chez les hommes, le record de tournois remportés en simple durant l'ère open avec 105 titres entre 1972 et 1992 (selon le site Web de l'ATP; 109 titres selon l'ATP Players' Guide; 138 titres en comptant tous ceux ignorés par l'ATP). Ivan Lendl est le recordman de l'ère open avec 143 titres dont 94 enregistrés par l'ATP. Enfin Rod Laver est le recordman absolu de toute l'histoire du tennis avec au moins 181 titres (188 selon l'historien du tennis professionnel avant l'ère open, Robert Geist) : , . Connors détient aussi le record du nombre de victoires depuis le début de l'ère Open enregistrées par l'ATP, avec 1225 matches de simple remportés. Martina Navrátilová détient, chez les femmes, le record de tournois remportés en simple, enregistré par la WTA, avec 167 titres (contre 177 en double et 10 en double mixte). Elle devance sa rivale américaine Chris Evert qui a remporté 154 titres et l’Allemande Steffi Graf qui totalise 107 titres. Les records de titres obtenus dans les tournois du Grand Chelem sont détenus par Pete Sampras (14 titres) qui devance Roger Federer et Roy Emerson (12 titres chacun) chez les hommes et par Margaret Smith Court (24 titres) qui devance Steffi Graf (22 titres) chez les femmes. Les records de titres successifs dans les tournois du Grand Chelem sont détenus par Donald Budge (6 titres amateurs de Wimbledon 1937 à Forest Hills 1938) chez les hommes et par Margaret Smith Court, Martina Navrátilová et Steffi Graf (6 titres respectivement de 1969 à 1971, en 1983-1984 et en 1995-1996) chez les femmes. Les records de titres obtenus dans un même tournoi du Grand Chelem sont détenus depuis le début de l'ère Open par :
-Björn Borg (6 titres), Chris Evert (7 titres) et Justine Henin (4 titres) à Roland-Garros,
-Pete Sampras (7 titres) et Martina Navrátilová (9 titres) à Wimbledon,
-Jimmy Connors et Pete Sampras (5 titres) et Chris Evert (6 titres) à l'US Open,
-Andre Agassi (4 titres) et Evonne Goolagong, Steffi Graf et Monica Seles (4 titres) à l'Open d'Australie. Les records de titres consécutifs obtenus dans un même tournoi du Grand Chelem sont détenus depuis le début de l'ère Open par :
-Björn Borg (4 titres) et Monica Seles et Justine Henin (3 titres) à Roland-Garros,
-Björn Borg et Roger Federer (5 titres) et Martina Navrátilová (6 titres) à Wimbledon,
-Roger Federer et Chris Evert (4 titres) à l'US Open,
-Ken Rosewall, Ivan Lendl, Andre Agassi et Roger Federer (2 titres) et Evonne Goolagong, Steffi Graf, Monica Seles, Serena Williams et Martina Hingis (3 titres) à l'Open d'Australie. L'Allemande Steffi Graf est restée le plus grand nombre de semaines en tête du classement mondial. Elle a en effet occupé la place de numéro 1 pendant 377 semaines. Le record masculin est détenu par l'américain Pete Sampras avec 286 semaines passées à la place de numéro 1 mondial. Roger Federer est le joueur resté numéro 1 le plus longtemps consécutivement (194 semaines au 22/10/2007 - série en cours). Seuls deux joueurs ont réalisé le Grand Chelem : Donald Budge en 1938 et Rod Laver qui signa deux fois l'exploit en 1962 et 1969. Le record de temps séparant deux titres successifs en Grand Chelem par un même joueur (ou joueuse) est détenu par Rod Laver : 5 ans et 8 mois entre l'US amateur à Forest Hills 1962 et Wimbledon Open 1968, ceci s'explique par le fait que les professionnels étaient honteusement interdits de tournois du Grand Chelem avant 1968 : Rod Laver a disputé (et perdu) son premier match professionnel le 5 janvier 1963 contre Lew Hoad.

Performances et records

Rafael Nadal, recordman du nombre de victoires consécutives sur terre battue. Mark Edmondson est le joueur le plus mal classé à avoir remporté un tournoi du grand Chelem depuis le début de l'ère Open. Il était en effet classé 212 mondial lors de sa victoire à l'Open d'Australie en 1976. L’Américain Andy Roddick détient le record de vitesse au service, avec une balle frappée à 249, 4 km/h, à l'occasion de la Coupe Davis en 2004. Roddick détenait déjà les précédents records avec des services dont les vitesses dépassaient les 240 km/h. Chez les femmes, c'est Venus Williams qui détient le record de vitesse au service, avec une balle frappée à 207, 6 km/h lors du premier tour de l'US Open 2007 contre l'hongroise Kira Nagy (même si Brenda Schultz-McCarthy a servi a 208km/h, malheureusement dans un tournoi non homologué). Venus Williams n'est plus la seule joueuse à avoir atteint la barre des 200km/h, puisque Ana Ivanovic a servi a 201km/h, et que lors de l'US Open de tennis 2007, Serena Williams a servi a 203km/h. Le suédois Joachim Johansson co-détient le record du nombre d'aces réussis en un match, avec 51 services gagnants face à Andre Agassi lors de l'Open d'Australie 2005, sur un match des 1/8èmes gagné 6/7 7/6 7/6 6/4 par Agassi. Le croate Ivo Karlović l'a par la suite égalé lors du tournoi de Wimbledon 2005, lors d’un match du 1 tour gagné par son adversaire du jour, en 5 sets cette fois, Daniele Bracciali, 6/7 7/6 3/6 7/6 12/10. Le match le plus long de l'ère Open est, à l'heure actuelle, celui qui a opposé les Français Fabrice Santoro et Arnaud Clément à Roland Garros en 2004. Le match a duré 6 heures et 35 minutes, avec un score final de 6/4 6/3 6/7 3/6 16/14 en faveur de Santoro. Le match s'est joué sur deux jours et la dernière manche a duré près de trois heures. Le sud africain Wayne Ferreira détient le record du nombre de participations consécutives aux tournois du Grand Chelem. Il a en effet enchaîné 56 participations consécutives, à raison de quatre par an. L'américain André Agassi et le français Fabrice Santoro (série en cours) co-détiennent le record du nombre de participations non consécutives (61) aux tournois du Grand Chelem. L'américain André Agassi est, à ce jour, le seul joueur de l'histoire du tennis à avoir gagné les 4 tournois du Grand Chelem sur 4 surfaces différentes : Rebound Ace pour l'Open d'Australie, terre battue pour Roland Garros, gazon pour Wimbledon et Decoturf pour l'US Open. Venus Williams a réussi un grand chelem inédit entre Roland Garros 2002 et l'Open d'Australie 2003 : celui des finales perdues, toutes contre sa sœur Serena. Rafael Nadal est depuis mai 2007 le recordman des victoires consécutives sur une seule surface (terre battue) : 81, Roger Federer ayant mis un terme à cette série au Masters d'Hambourg 2007 (2/6 6/2 6/0). L'incroyable série de Rafael Nadal avait commencé au printemps 2005. Le précédent record était détenu par John McEnroe avec 75 victoires en indoor entre 1983 et 1985. Pour les records de Roger Federer,

Le tennis dans le monde

Le tennis est surtout pratiqué en Europe, en Amérique et en Océanie. Ceci est très visible au niveau professionnel, tant pour les joueurs que pour les tournois. Sport très populaire, le tennis jouit d'une notoriété mondiale, et est, aux côtés du football le sport le plus médiatisé en France. Le tennis africain est essentiellement représenté par des joueurs blancs d'Afrique du Sud (Wayne Ferreira, Amanda Coetzer, Marcos Ondruska…) ou du Zimbabwe (Byron Black, Cara Black, Kevin Ullyett…), ou des joueurs marocains (Younès El Aynaoui, Hicham Arazi, Karim Alami…). L'Afrique noire, victime de sa pauvreté (manque d'infrastructures, poignée de privilégiés…), n'a que quelques représentants épisodiques dans le top 100 mondial (Yahiya Doumbia, Dally Randriantefy…). Le champion afro-américain Arthur Ashe avait voulu développer le tennis sur ce continent mais sa seule véritable réussite fut de découvrir au Cameroun… le Français Yannick Noah ! On peut faire à peu près le même constat pour l'Asie, où il existe peut-être aussi un problème de culture. Seuls deux pays fournissent assez régulièrement des joueurs dans l’élite : le Japon (avec essentiellement des joueuses : Kimiko Date, Ai Sugiyama, Shinobu Asagoe…) et l'Inde (Mahesh Bhupathi, Leander Paes…), sans doute marquée par la colonisation anglaise (comme pour le cricket). Là aussi, on peut voir apparaître quelques réussites isolées, le plus connu étant le Thaïlandais Paradorn Srichaphan. À l'instar de Ashe pour l'Afrique, l'Américain d'origine asiatique Michael Chang a souvent œuvré pour la promotion de son sport sur le continent et il a sans doute réussi à influencer une jeune génération montante mais aussi l'implantation progressive de tournois professionnels (qu'il a souvent promu en y participant malgré leur faible retentissement international). Aujourd'hui le tennis asiatique a peut-être de beaux jours devant lui, contrairement au tennis africain encore embryonnaire. Un récent accord avec la Fédération australienne a permis de fournir une wild card par an à un joueur asiatique pour les Internationaux d'Australie à Melbourne, dans cette optique de développement du tennis en Asie.

Les représentations et la médiatisation du tennis

Le tennis dans les livres et au cinéma

Le tennis n'est pas le sport le plus présent dans les arts, qu'il s'agisse de littérature ou de cinéma. Cependant, plusieurs films ont mis le tennis au cœur de leur intrigue. Ainsi, le film La plus belle victoire, sorti le 20 octobre 2004 relate de la victoire du Britannique Peter Colt chez lui, à Wimbledon notamment grâce à une jeune joueuse, Lizzie Bradbury (Kirsten Dunst) qui lui redonne goût au tennis. Le tennis est également présent dans le film de Woody Allen, Match Point sorti en 2005 et où le héros est un joueur de tennis de haut niveau. Le tennis a aussi un rôle de figurant dans de nombreux autres films, comme par exemple L'Inconnu du Nord-Express, dont le personnage principal est un vainqueur de Wimbledon. Les romans qui ont un lien avec le tennis ne sont pas légion ; en revanche, de très nombreux livres sur le tennis paraissent chaque année. Ils sont principalement de deux sortes, dans un premier lieu des livres qui relatent de la saison des professionnels, à parution annuelle donc avec l'exemple de la série de Jean Couvercelle et Guy Barbier L'année du tennis et d'autre part les livres qui visent à une évolution technique du joueur, c’est-à-dire des livre qui visent à le faire progresser, par des exercices à pratiquer, ou simplement des conseils techniques de base: prises à adopter, préparation physique, mentale, etc. Un échantillon de ces livres est présenté dans la bibliographie.

Le tennis à la télévision

Le tennis n'est pas le sport le plus médiatisé au monde. Il est notamment devancé par le football qui est aussi le sport le plus populaire et le plus pratiqué au monde. Le tennis a été médiatisé dès les années 1920 par le biais de la radio. Ce n'est que plus tard que le tennis a été introduit à la télévision, notamment par la chaîne britannique BBC. En France, la première chaîne à diffuser du tennis fut TF1, qui céda ensuite en 1988 les droits au groupe France Télévision, actuel diffuseur des Internationaux de France de Roland-Garros.

Tennis, médecine et dopage

Bien que seuls des cas ponctuels ont été repérés et sanctionnés ces dernières années, le tennis est touché par le dopage depuis au moins les années 1950. Le premier cas connu de dopage dans le tennis concerne l'Espagnol Andres Gimeno, vainqueur du Britannique Michael Davies lors d’une rencontre de Coupe Davis en 1959 et qui a reconnu avoir reçu pendant deux mois des injections à fortes doses de testostérone. Les premiers contrôles anti-dopage ont été effectué à la fin des années 1980 et ont permis de confondre au début des années 1990 le Suédois Mats Wilander et le Tchèque Karel Nováček contrôlés positifs à la cocaïne, ainsi que l’Espagnol Ignacio Truyol positif aux stéroïdes. Depuis la fin des années 1990, le renforcement des contrôles ont permis de confondre plusieurs joueurs au plus haut niveau. Le premier cas rendu public a concerné le Tchèque Petr Korda. L'argentin Mariano Puerta a été contrôlé positif en 2003 au clenbuterol et condamné à 9 mois de suspension. Finaliste à Roland Garros en 2005, il fut à nouveau contrôlé positif, cette fois-ci à un anabolisant. Puerta a alors été condamné à une suspension de huit ans (qui signifiait la fin de sa carrière), réduite à deux ans en appel. Le rôle de cette suspension record était de dissuader les joueurs de consommer des substances illicites. Cependant, d'autres cas ont été signalés depuis. Ainsi, la jeune bulgare Karatancheva a été contrôlée positive à la nandrolone en 2005, alors qu'elle n'avait que seize ans. Le compatriote de Puerta, Guillermo Cañas a lui été condamné à une suspension de deux ans en 2005, pour usage de produits dopants. Une suspension revue finalement à la baisse (15 mois), le caractère involontaire de l'absorption ayant été établi. Le tennis est réputé comme étant une discipline exigeante pour le corps, et particulièrement pour le dos, car il nécessite l'intervention de nombreux muscles, notamment au service. Parmi les blessures les plus fréquentes chez les tennismen, on peut citer l'épicondylite aiguë, plus connue sous le nom anglais de tennis elbow. Il s'agit d'une inflammation (tendinite) du coude due notamment aux vibrations de la raquette lors de la frappe de la balle. Elle a été amplifiée par leur grande dimension. Les fabricants mettent en avant leur nouvelle conception et les matériaux composites censés réduire ces nuisances. Mais le tennis elbow n'est pas la seule blessure fréquente au tennis, de nombreux joueurs se font des entorses à la cheville, ou encore des tendinites. La plupart de ces blessures peuvent être évitées grâce à un échauffement de qualité associé à des étirements sérieux en fin de partie ainsi qu'à une bonne hydratation. Il est aussi à noter pour les sportifs que cette inflammation est aussi présente chez de nombreux gardiens de handball.

Galerie de photos

Image:Arthur Ashe Stadium 2005.jpg|Le court central Arthur Ashe de l'US Open Image:Federer Wimbledon2005.jpg|Roger Federer à l'entraînement à Wimbledon Image:Wimbledon Grojean 2004 RJL.jpg|Sébastien Grosjean à Wimbledon | Dominik Hrbaty à l'entraînement Image:Wimbledon Championships Close Of Play 2004 RJL.jpg|Vue d'ensemble des courts de Wimbledon Image:Ausopen_margaret_court_arena_medium.jpg|Margaret Court Arena, Open d'Australie Image:Rolland Garros 2006 029.jpg|Dinara Safina à l'échauffement à Roland-Garros Image:Rolland Garros 2006 050.jpg|Gastón Gaudio à Roland-Garros Image:Hrbaty.jpg|Dominik Hrbatý à l'entraînement

Notes

Bibliographie

-Bonhomme Guy, De la paume au tennis, Paris, Gallimard, 1991 (ISBN 2-070531341)
-Quidet Christian, La fabuleuse histoire du tennis, Paris, Nathan, 1989 (ISBN 2-092864386)
-Faillot Patrice et Faillot Petra, Tout savoir sur le tennis, Rennes, Ouest-France, 2004 (ISBN 2-737334438)
-Alladaye René, Le Tennis : Technique - Compétition - Pratique - Règles, Paris, Éditions Milan, 2001 (ISBN 2-745902903)
-Poirier Diane-Elizabeth, Mode tennis, Paris, Assouline, 2003 (ISBN 2-843234336)
-Tauziat Nathalie, Les dessous du tennis féminin, Paris, Plon, 2000 (ISBN 2-290312193)
-Waser Anne-Marie, Sociologie du tennis : Genèse d'une crise, 1960-1990, Paris, L'Harmattan, 2000 (ISBN 2-73843228X)
-Applewhaite Charles, Bien jouer au tennis, Paris, Hachette, 2003 (ISBN 2-012367496)
-Couvercelle Jean et Barbier Guy, L'année du tennis, Paris, Calmann-Lévy, publication annuelle depuis 1990
-Frery Jean-Claude, Le jeu de tennis, Paris, Chiron, 1997, (ISBN 2-702-05816-2)
-Catherine Tanvier, Déclassée - De Roland-Garros au RMI, éditions du Panama, 2007 (ISBN 978-2-7557-0234-7)
-Philippe Brossard, "Prof ou Champion de Tennis", Paris Éditions Edicis, 1991 : diffusion Maître-Sport 20 rue de Strasbourg 92600 Asnières

Voir aussi

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