Tour de France (cyclisme)

Infos
Le Tour de France est une compétition cycliste par étapes créée en 1903 par Henri Desgrange se déroulant au mois de juillet. Elle se tient actuellement sur plus de 3 000 km et est organisée par le groupe de presse Amaury. « Le Tour », ou « la Grande Boucle », tel qu'on le nomme parfois en France, est considéré comme la plus prestigieuse épreuve cycliste du monde. 78 chaînes TV retransmettent le Tour de France dans 170 pays.
Tour de France (cyclisme)

Le Tour de France est une compétition cycliste par étapes créée en 1903 par Henri Desgrange se déroulant au mois de juillet. Elle se tient actuellement sur plus de 3 000 km et est organisée par le groupe de presse Amaury. « Le Tour », ou « la Grande Boucle », tel qu'on le nomme parfois en France, est considéré comme la plus prestigieuse épreuve cycliste du monde. 78 chaînes TV retransmettent le Tour de France dans 170 pays.

Histoire

Création du Tour de France

A la fin du , en France, la presse sportive est dominée par un titre : Le Vélo. Mais la prise de position de son patron (Pierre Giffard) dans l'affaire Dreyfus fait des vagues. Les fabricants de cycles (pour la plupart antidreyfusards) qui financent son journal par la publicité n'apprécient pas. En 1900, ils choisissent de financer Henri Desgrange qui crée un journal concurrent L'Auto-Vélo. Alors que le Vélo est publié sur papier vert, Desgrange fait éditer le sien sur papier jaune (quelques années plus tard, c'est cette couleur qui donnera naissance au maillot jaune). Une guerre à mort s'engage alors entre les deux titres. Le 16 janvier 1903, Desgrange perd le procès qui l'oppose au Vélo, et se trouve contraint de renommer L'Auto-Vélo en L'Auto. Le cyclisme est alors le sport roi en France, et cette perte aurait pu s'avérer décisive. Desgrange doit alors rapidement trouver un moyen de contrer son principal concurrent. Il se souvient que le journaliste Géo Lefèvre lui avait proposé d'organiser une course cycliste d'envergure : le Tour de France. Le 19 janvier 1903, L’Auto annonce la création de : ce sera le premier Tour de France. L'idée est tellement bonne que les ventes du journal s'envolent. Privée de lecteurs, Le Vélo cesse sa publication l'année suivante. Desgrange reste l'organisateur du Tour (interrompu par la guerre) jusqu'en 1936, année où il quitte le Tour en pleine course à Charleville. Il passe dès lors le témoin de la direction de course à Jacques Goddet.

La discipline du Tour

La discipline imposée par Henri Desgrange entre 1903 et les années 1930 fit beaucoup pour la légende de l’épreuve, malgré les critiques des frères Pélissier reprises par Albert Londres. Les coureurs n’avaient droit à aucune forme d’assistance extérieure sur la route du Tour, et il fallait qu’ils réparent eux-mêmes leurs machines en cas d’incident technique. Lors du Tour 1913, Eugène Christophe, solide leader virtuel du classement général, brisa sa fourche dans le Tourmalet. Au nom du principe d’autonomie, Christophe est contraint de réparer lui-même sa machine et perd toutes ses chances de victoire finale. Pas moins de trois juges du Tour assistèrent à cette réparation afin de s’assurer qu’il ne recevait pas d’aide extérieure. Les successeurs de Desgrange sont moins rigides, et le règlement s’assouplit progressivement. La rivalité entre les organisateurs et les équipes de marques posa tant de problèmes à la fin des années 1920 que des équipes nationales furent imposées en 1930. Tous les frais sont alors pris en charge par les organisateurs, bicyclettes incluses. C’est le journal L’Auto qui achète directement ces dernières au fabricant Alcyon. Elles sont jaunes et marquées du "A" gothique de L’Auto. Afin de financer la course, une caravane publicitaire est mise en place avant le passage des coureurs. On revient aux équipes de marque en 1962 sous l’impulsion de Félix Lévitan, directeur de la course de 1962 à 1987.

Médias

left Créé en 1903 par le quotidien sportif parisien L'Auto (futur L'Équipe), le Tour est un excellent laboratoire pour les médias au cours du . Le premier reportage radiophonique en direct, par Jean Antoine et Alex Virot a lieu en 1930. Dès lors, la radio s’impose sur le journal, qui ne peut donner les résultats que le lendemain matin. Les actualités cinématographiques ne furent jamais de véritables concurrents, car elles diffusaient toujours les étapes avec plusieurs jours de décalage. La télévision est présente sur la route du Tour dès la fin des années 1940 mais doit expérimenter toutes sortes de moyens afin d’assurer un reportage correct de la course. Le premier reportage en direct d’un sommet alpin se limita en effet à un plan fixe du passage du col. Le reportage reprit deux heures plus tard avec un plan fixe de la ligne d’arrivée. Il faut attendre les années 1960 pour assister à des reportages télévisés en direct faisant véritablement pénétrer le téléspectateur au cœur de la course, grâce à des caméras embarquées sur des motos relayées par avion ou hélicoptère. Ainsi, on peut définir trois âges médiatiques pour le Tour : le journal papier de 1903 aux années 1920, puis la radio des années 1930 au début des années 1960, enfin la télévision depuis la fin des années 1960. Les journaux papier, L’Équipe en tête, n’abdiquèrent évidemment pas face à la montée en puissance de la radio et de la télévision, mais la description pure de l’étape laissa progressivement la place à des points de vue décalés. Antoine Blondin excellait dans ce genre.

Dopage

Affiche de spectateurs sur le Tour de France 2006 Le dopage est un problème récurrent du Tour. Le « pot belge » resta longtemps en usage et les frères Pélissier en expliquèrent tous les détails dès le début des années 1920. Le décès de Tom Simpson sur la route du Tour le 13 juillet 1967 est un électrochoc pour tous, coureurs, organisation et spectateurs. Les premiers contrôles anti-dopage sont alors mis en place, mais ces derniers restent toujours en retard d’une génération. Afin d’éviter un nouveau cas Simpson, le dopage se professionnalise, tandis que la fédération internationale traîne des pieds pour renforcer la lutte anti-dopage et mettre à jour la liste des produits interdits. Le coureur cycliste Pedro Delgado est ainsi déclaré positif à la probénécide quelques jours avant son arrivée en jaune à Paris, mais les organisateurs de la Grande Boucle s’inclinent face aux pressions de la fédération internationale permettant à Delgado de terminer son Tour 1988 sans être inquiété. La probénécide figurait sur la liste des produits interdits par le CIO, mais pas sur celle de l’UCI. En 1998, le scandale de l’affaire Festina éclate. Cette affaire met surtout en lumière la participation active du staff médical des équipes pour encadrer médicalement le dopage des coureurs. Suite à cette affaire, les contrôles sont renforcés et la France se dote d’une loi anti-dopage plus contraignante. Malgré ces précautions, les soupçons de dopage planent encore sur le Tour, notamment après les performances de coureurs comme Marco Pantani et Lance Armstrong et les affaires les concernant, ou l’affaire Puerto. En 2007, le Tour de France est à nouveau touché par plusieurs affaires de dopage. Un des principaux favoris, Alexandre Vinokourov, est exclu (ainsi que l'ensemble de son équipe) de l'épreuve suite à un controle positif aux transfusions homologues. Mais l'affaire qui fera le plus de bruit est le retrait (à la demande de son sponsor) du porteur du maillot jaune, Michael Rasmussen, sur qui pesait de nombreux soupçons (il aurait menti sur le lieu de sa préparation pour le Tour afin d'échapper à des contrôles anti-dopage inopinés). S'en suivi une vaste polémique, l'UCI et ASO se rejetant la responsabilité. A la fin du Tour 2007, ASO annonce donc vouloir revoir le mode de sélection des équipes Déclaration de Patrick Clerce à L'Equipe le 29/07/2007

Repères chronologiques

-1903 : premier Tour de France.
-1905 : suppression des étapes de nuit ; premier relief au programme : le ballon d’Alsace.
-1906 : le parcours franchit une frontière, franco-allemande en l’occurrence.
-1907 : le Tour fait pour la première fois étape hors de France : Metz, alors en territoire allemand.
-1910 : premier passage dans les Pyrénées
-1911 : premier passage dans les Alpes.
-1919 : création du maillot jaune.
-1923 : création des bonifications à l’arrivée.
-1926 : premier départ du Tour en province (Évian).
-1928 : création des équipes régionales françaises au sein du Tour.
-1930 : création des équipes nationales au sein du Tour ; création de la Caravane publicitaire.
-1933 : création du prix du meilleur grimpeur ; création d’une demi-étape en contre-la-montre individuel.
-1937 : Jacques Goddet succède à Henri Desgrange comme directeur de course.
-1947 : première étape totalement disputée à l’étranger avec Bruxelles-Luxembourg.
-1948 : création d’une rente quotidienne pour le porteur du maillot jaune.
-1949 : le Tour passe pour la première fois en Italie et en Espagne.
-1951 : première escalade du mont Ventoux.
-1952 : première arrivée au sommet (Alpe d’Huez) ; première montée du puy de Dôme.
-1953 : création du prix des sprinteurs et du maillot vert.
-1954 : premier départ du Tour donné à l’étranger (Amsterdam).
-1962 : retour aux équipes de marques ; Félix Lévitan devient directeur de course.
-1964 : strictement réglementé jusque là, l’échange de vélo est autorisé.
-1967 : retour aux équipes nationales ; création du prologue ; dernière arrivée au Parc des Princes.
-1968 : assuré depuis 1919 par les organisateurs, le ravitaillement en course par les directeurs sportifs est autorisé.
-1969 : retour aux équipes de marque
-1970 : création du prix des jeunes (maillot blanc).
-1974 : le parcours du Tour passe par l’Angleterre.
-1975 : création du maillot à pois pour le meilleur grimpeur (challenge créé en 1933) ; première arrivée sur les Champs-Élysées au terme de l’Étape des Champs.
-1987 : le Tour compte 25 étapes, record du genre ; Félix Lévitan quitte ses fonctions de directeur de course.
-1996 : ce Tour n'a pas de vainqueur officiel, le titre ayant été retiré à Bjarne Riis qui a reconnu s'être dopé pour l'emporter.
-1998 : le Tour part de Dublin. Création de la moto-ravitaillement en course. Affaire Festina.
-2003 : port du casque obligatoire pendant toute la course, à l’exception de l’ascension finale. Centenaire du Tour.
-2004 : port du casque obligatoire pendant toute la course, y compris les ascensions finales des étapes de montagne.
-2005 : Christian Prudhomme succède à Jean-Marie Leblanc comme directeur du Tour de France.
-2006 : Le vainqueur, l'Américain Floyd Landis, est contrôlé positif à la testostérone. Le 20 septembre 2007, Landis est déclaré coupable par la Cour d'arbitrage américaine.
-2007 : Le Tour de France part de Londres. Retraits d'Astana et de Cofidis suite à des cas de dopage avérés. Michael Rasmussen, le maillot jaune, est retiré par son équipe suite à des violations de règlement intérieur, à 4 étapes de l'arrivée. Champs-Élysées

Palmarès récent du Tour de France

Classements et maillots

Maillot jaune

leftMaillot jaune Le maillot jaune du leader du classement général est l’un des plus emblématiques symboles du Tour de France. La couleur jaune rappelle celle du journal L'Auto (ancêtre de L'Équipe), organisateur de l’épreuve. La signature d’Henri Desgrange, le fameux HD, orne ce maillot après une parenthèse de quelques années seulement où cet usage fut oublié. Ce maillot distinctif est créé en 1919, en plein Tour. C’est au départ de Grenoble (11 étape), le 19 juillet 1919, qu’Eugène Christophe est revêtu du tout premier maillot jaune de l’histoire. Le classement général au temps étant le classement le plus important, un cycliste qui se trouve en tête de plusieurs classements (montagne et sprinteur) porte évidemment le maillot jaune. Le second du classement de la montagne ou des sprinteurs porte alors, par intérim, le maillot à pois ou vert. Parmi les plus grands cyclistes n’ayant jamais porté le maillot jaune, il convient de signaler Raymond Poulidor. Pas moins de huit fois sur le podium (dont trois fois sur la deuxième marche, « Poupou » fut au mieux maillot jaune virtuel sur la route du Tour, mais n’a jamais pu revêtir la fameuse tunique sur une seule étape.

Classement par points

left Ce classement consistait initialement en l’attribution d’un nombre de points décroissants aux premiers coureurs de chaque étape. C’est de cette façon que le classement général était fait lors des premiers tours, avant le classement au temps. Le classement par points est recréé en 1953. Il met l’accent sur les arrivées aux sprints. Afin d’étoffer ce classement, des sprints intermédiaires ponctuent les étapes. Ces sprints intermédiaires donnent quelques points aux trois premiers. Les étapes de montagne n’attribuent que peu de points pour ce classement, tandis que les étapes de plaine, avec arrivée fréquente au sprint, sont plus richement dotées. C’est bien un classement du meilleur sprinteur et pas un classement par points en usage lors des premières éditions du Tour. Un maillot vert identifie dans le peloton le leader de ce classement, ou le second, au cas où le leader de ce classement est également le porteur du maillot jaune. Le maillot vert spécifique est en usage depuis la création du classement par points, en 1953, sauf lors du Tour de France 1968 où il fut rouge.

Grand Prix de la Montagne

leftLe classement du meilleur grimpeur est créé en 1933. Chaque col, selon sa difficulté, rapporte des points, que l’on additionne afin de dresser ce classement. Les cols les plus difficiles sont classés « hors catégorie », les autres en 1, 2, 3 puis 4 catégorie. Un maillot blanc à gros pois rouges identifie dans le peloton le leader de ce classement, ou le second, au cas où le leader de la montagne est également le porteur du maillot jaune. Si le grand prix de la montagne est créé dès 1933, le maillot spécifique à pois rouges n’apparaît qu’en 1975.

Autres classements

Meilleur jeune leftLes plus jeunes coureurs (25 ans maximum) se disputent le maillot blanc du meilleur jeune au classement général. Il fut créé en 1975, et fut supprimé de 1989 à 1999, puis réapparait dans les pelotons depuis 1999. Classement par équipe leftUn classement par équipe prenant en compte les temps des trois premiers arrivés à l’étape. Ce challenge était jadis signalé par le port d’une casquette jaune par tous les membres de l’équipe. Cet usage de la casquette jaune est aujourd’hui perdu à cause de l'obligation du port du casque, mais depuis le Tour 2006 la meilleure équipe est signalé par un dossard jaune. Prix de la combativité leftUn challenge de la combativité, aux règles de classements mouvantes, récompense à chaque étape le coureur le plus combatif. Un jury décerne ce challenge. Le combatif du jour précédent est signalé en course par un dossard rouge. Classement du centenaire Un classement du centenaire fut mis en place en 2003 en additionnant des places obtenues lors des étapes de 1903, c’est-à-dire : Lyon, Marseille, Toulouse, Bordeaux, Nantes et Paris.

Typologie des étapes

Étape de montagne

Profil de la montée vers L'Alpe d'Huez La montagne fait progressivement son apparition sur la route du Tour. Le Ballon d’Alsace, dès 1905, puis le Col du Tourmalet et le Col de l’Aubisque en 1910, imposent rapidement la montagne comme juge de paix incontournable du Tour. Bon nombre de cyclistes du Tour redoutent les étapes de montagne en raison des délais d’arrivée au-delà desquels ils risquent l'élimination. Afin d’éviter cette dernière, les coureurs peu à l’aise en montagne se regroupent en vaste peloton, qu'on appelle communément autobus, ou gruppetto.

Étape de plaine

Les étapes de plaine, parfois appelées étapes de transition, constituent le royaume des rouleurs, ces cyclistes puissants capables de soutenir un effort prolongé sur terrain plat. Ces rouleurs ont pour rôle de préparer l'arrivée pour le meilleur sprinter de l’équipe. Ces étapes sont souvent marquées par des échappées au long cours (record du genre : 253 km en solitaire). Le peloton gère plus ou moins ces échappés, surtout en fin d’étape. Un peloton de rouleurs derrière une échappée peut reprendre environ une minute sur 10 km. Ainsi, avec deux minutes d’avance à dix kilomètres de l’arrivée, une échappée est (quasi) certaine de gagner sa course contre le peloton. C’est le fameux « théorème de Chapatte ».

Étape contre la montre

Thor Hushovd contre la montre Trois types d’étapes contre la montre existent sur le Tour : le prologue (première étape du Tour, un contre la montre individuel court), le contre la montre par équipe et les contre la montre individuels (généralement deux sur le Tour). Les coureurs utilisent à l’occasion de ces étapes un matériel spécifique très règlementé. Le contre la montre par équipes se tient parmi les premières étapes du Tour (avant les premières étapes de montagne) afin que toutes les formations puissent aligner un maximum de coureurs. Le contre la montre en montagne, épreuve particulièrement redoutable, n’est que rarement programmé.

Les principaux records

Raymond Poulidor Victoires au classement général
- 7. Lance Armstrong de 1999 à 2005
- 5. Jacques Anquetil en 1957 et de 1961 à 1964
- 5. Eddy Merckx de 1969 à 1972, et en 1974
- 5. Bernard Hinault en 1978, 1979, 1981, 1982 et 1985
- 5. Miguel Indurain de 1991 à 1995 Les coureurs ayant fini le plus souvent à la deuxième place
- 6. Joop Zoetemelk
- 5. Jan Ullrich
- 3. Raymond Poulidor Classement général (par nations)
- 36.
- 18.
- 10.
- 10.
- 9.
- 4.
- 2.
- 2.
- 1.
- 1. Remise du maillot jaune (demi-étapes incluses)
- 111. Eddy Merckx
- 83. Lance Armstrong
- 79. Bernard Hinault
- 60. Miguel Indurain
- 52. Jacques Anquetil Meilleur grimpeur
- 7. Richard Virenque de 1994 à 1997, puis en 1999, 2003 et 2004
- 6. Federico Bahamontes en 1954, 1958, 1959 et de 1962 à 1964
- 6. Lucien Van Impe en 1971, 1972, 1975, 1977, 1981 et 1983 Classement par points
- 6. Erik Zabel de 1996 à 2001
- 4. Sean Kelly en 1982, 1983, 1985 et 1989
- 3. Jan Janssen en 1964, 1965 et 1967
- 3. Eddy Merckx en 1969, 1971 et 1972
- 3. Freddy Maertens en 1976, 1978 et 1981
- 3. Djamolidine Abdoujaparov en 1991, 1993 et 1994
- 3. Robbie McEwen en 2002 , 2004 et 2006 Collections de maillots
- Eddy Merckx est le seul coureur à avoir remporté sur le même tour de France, le maillot jaune, le vert et le grand prix de la montagne (son équipe avait même gagné le classement par équipes). C’était en 1969. Si le trophée de meilleur jeune avait existé cette année, il l'aurait également remporté.
- Avec le « cannibale » Eddy Merckx, deux coureurs français sont arrivés à Paris avec le maillot vert et le maillot à pois, mais pas sur la même édition du Tour. Bernard Hinault remporte ainsi le maillot à pois en 1986 et le maillot vert en 1979. Laurent Jalabert arrive en Vert à Paris en 1992 et 1995 et rallie Paris avec le maillot à pois du meilleur grimpeur en 2001 et 2002. Victoires d’étapes
- 34. Eddy Merckx
- 28. Bernard Hinault
- 25. André Leducq
- 25. Lance Armstrong Victoires d’étapes sur un même Tour
- 8. Eddy Merckx en 1970 et 1974
- 8. Charles Pélissier en 1930
- 8. Freddy Maertens en 1976 Victoires individuelles d’étapes par nations
- 655.
- 454.
- 249.
- 152.
- 102. Record de participations
- 16. Joop Zoetemelk
- 15. Lucien Van Impe
- 15. Guy Nulens
- 15. Viatcheslav Ekimov
- 14. Raymond Poulidor
- 14. André Darrigade
- 14. Sean Kelly Les écarts les plus serrés à l'arrivée du Tour
- 8 secondes, entre Greg Lemond et Laurent Fignon en 1989.
- 23 secondes, entre Alberto Contador et Cadel Evans en 2007.
- 38 secondes, entre Jan Janssen et Herman Van Springel en 1968.
- 40 secondes, entre Stephen Roche et Pedro Delgado en 1987.
- 48 secondes, entre Bernard Thévenet et Hennie Kuiper en 1977.

Us et coutumes du Tour de France

Un véhicule de la caravane du Tour en 2005
- Environ une heure avant le passage des coureurs, la caravane du Tour passe et distribue des objets en tout genre. Les véhicules sont le plus souvent insolites et décorés avec de la publicité. Ce défilé publicitaire est créé en 1930 et connaît toujours un immense succès auprès des spectateurs.
- Radio-Tour informe spectateurs, journalistes et directeurs sportifs de tous les évènements ponctuant la course en temps réel. Malgré la multiplication récente des moyens de communications, « Radio-Tour » est aujourd’hui encore essentielle pour tous les intervenants du Tour. L’ardoisier, qui dispose d’une ardoise et d’une craie, suit à moto les coureurs et leur transmet les écarts communiqués par radio-Tour.
-La Lanterne rouge désigne le dernier du classement général. C’est une référence aux feux rouges qui signalent l’arrière d’un véhicule. Ce « trophée » était jadis recherché car il permettait à son « vainqueur » d’obtenir de meilleurs primes à l’occasion des critériums d’après-Tour. Parfois, mais c’est plus rare aujourd’hui, le dernier du classement général s’affuble lui même d’une lanterne rouge. On a dans le passé assisté à des duels entre cyclistes qui flirtent avec les délais d'élimination afin d'obtenir la dernière place du Tour, non seulement parce qu'on se souvient plus facilement du dernier coureurs classé que celui qui le précède, mais aussi parce que la dernière place symbolise le courage et la persévérance dans l'épreuve.
-La flamme rouge désigne la banderole placée au dessus de la route au niveau du dernier kilomètre de chaque étape. Tout le long de l’étape, le kilométrage est indiqué par des banderoles (50, 25, 20, 15, 10, 5, 4, 3, 2, et 1). La banderole du dernier kilomètre est néanmoins très différente des autres : il s’agit d’un énorme boudin gonflable alors que toutes les autres ne sont que de simples banderoles en toile. Le terme flamme rouge est dû au fait qu’initialement, le sponsor du marquage du kilométrage était Coca-Cola. Par conséquent les banderoles et le boudin gonflable étaient rouges. Aujourd’hui, c’est Aquarel qui sponsorise mais le terme reste. Spectateurs le long de la route du Tour
-Les spectateurs sont estimés à lors de la première édition ; ils sont environ 15 millions aujourd’hui aux bords des routes du Tour. Le Tour est, il est vrai, un spectacle gratuit qui va au devant de son public. Ce dernier s’est enflammé pour l’épreuve dès la première édition, et les incidents violents sont nombreux jusqu’aux années 1950. Eddy Merckx est même victime d’un coup de poing dans le foie en pleine ascension du puy de Dôme. Ces incidents spectaculaires restent isolés et aujourd’hui, c’est plutôt l’esprit festif du public du Tour qui est vanté. Cependant, la forte concentration de spectateurs le long des routes où passent de nombreux véhicules n’est pas sans danger: plusieurs enfants ont été percutés par des véhicules ces dernières années. Tourisme oblige, les spectateurs présents le long des routes ne sont plus seulement Français. La montée de certains cols donne lieu à des scènes surréalistes où les coureurs doivent se frayer un chemin à travers une foule exubérante massée sur la chaussée. L’arrivée de l'Alpe d'Huez est l’épreuve sportive qui regroupe le plus de spectateurs sur une journée.
-La Poste fait suivre le courrier des coureurs sur le Tour. Ainsi, il est possible, et même recommandé aux supporters, d’écrire à leur coureur préféré durant l’épreuve en indiquant en guise de destinataire « Coureur x, Tour de France ». Chaque jour, le facteur du Tour fait sa tournée et, d’étape en étape, délivre le courrier des fans aux coureurs. Le Tour de France publie un classement des coureurs recevant le plus de lettres de fans durant l’épreuve.
- Voir également l’article sur la voiture balai.

Principales difficultés en montagne

Alpes Pyrénées

Les directeurs du Tour

Henri Desgrange en 1892
-1903-1939 : Henri Desgrange
-1947-1961 : Jacques Goddet
-1962-1986 : Jacques Goddet et Félix Lévitan
-1987 : Jean-François Naquet-Radiguet et Xavier Louy
-1988 : Jean-Pierre Courcol et Xavier Louy
-1989-1993 : Jean-Pierre Carenso et Jean-Marie Leblanc
-1994-2000 : Jean-Claude Killy et Jean-Marie Leblanc
-2001-2004 : Patrice Clerc et Jean-Marie Leblanc
-2005-2006 : Jean-Marie Leblanc et Christian Prudhomme
-2006-, : Christian Prudhomme

Le Tour et les arts

La Grande boucle donna naissance à plusieurs chansons : P’tit gars du Tour (1932), Les Tours de France (1936) et Faire le Tour de France (1950) notamment. Au cinéma, le Tour sert de cadre aux Cinq tulipes rouges (1949) de Jean Stelli, intrigue policière où un meutrier supprime cinq coureurs. La Course en tête (1974) est un documentaire suivant Eddy Merckx. Ce film fut sélectionné au Festival de Cannes en selection parallèle. Deux courts métrages méritent également d’être mentionnés : Vive le Tour (1966) de Louis Malle et Pour un maillot jaune (1965) de Claude Lelouch. Le premier film parlant sur le Tour fut Hardi les gars ! (1931). À signaler également Chacun son Tour, de Patrick Le Gall (1996). Enfin, Le Vélo de Ghislain Lambert en 2001 qui raconte la vie d’un coureur et dont une partie de l’action se situe pendant le Tour 1974 et le film d'animation Les triplettes de Belleville en 2003.

Bibliographie

-coll., Tour de France, 100 ans, 1903-2003, Paris, L’Équipe, 2003.
-Antoine Blondin, Sur le Tour de France, Paris, 1977.
-Pierre Chany, Le Tour de France, Paris, Plon, 1972.
-Pierre Chany, La fabuleuse histoire du Tour de France, Paris, O.D.I.L., 1983.
-Raphaël Géminiani et Claude Dubois, Mes 50 Tours de France, Paris, Éditions du Rocher, 2003.
-Albert Londres, Les forçats de la route & Tour de France, tour de souffrance, coll. « Motifs », Paris, Le serpent à plumes, réed. 1996 (recueil d’articles de 1924).
-Henri Quiqueré, Tour de France 1903-1987, les vainqueurs, Paris, Messidor, 1988.
-Jean-Paul Ollivier, Le Tour de France, la Bretagne et les Bretons, Éditions du Layeur, 2002.
-Jacques Augendre , Tour de France 2000 : le livre officiel, 2000.

Distinctions

Le Tour de France s’est vu décerner, en 2003, le prix Prince des Asturies des Sports. Il s’agit de l’une des plus hautes distinctions en Espagne. Le jury était, cette année la, présidé par l’ancien champion cycliste Miguel Indurain.

Primes

Les primes allouées lors de l'édition 2007 :
- 450 000 euros : somme allouée au vainqueur final.
- 25 000 euros : somme allouée au vainqueur final du classement par points (maillot vert) et du grand prix de la montagne (maillot à pois).
- 20 000 euros : somme allouée au vainqueur final du classement général du meilleur jeune (maillot blanc).
- 8 000 euros : prix remis au vainqueur de chaque étape.
- 800 euros : prix remis au vainqueur d'un sprint intermédiaire.
- 350 euros : prime quotidienne remise au porteur du maillot jaune (classement général).
- 300 euros : prime quotidienne remise au porteur du maillot vert, du maillot à pois et du maillot blanc.

Notes

==
Sujets connexes
Affaire Dreyfus   Affaire Festina   Affaire Puerto   Albert Londres   Alberto Contador   Alexandre Vinokourov   Alpes   Amsterdam   André Darrigade   André Leducq   Angleterre   Années 1920   Années 1930   Années 1940   Années 1960   Antoine Blondin   Aquarel   Avenue des Champs-Élysées   Baden Cooke   Ballon d'Alsace   Bernard Hinault   Bernard Thévenet   Bjarne Riis   Bordeaux   Cadel Evans   Caravane publicitaire du Tour de France   Charles Pélissier   Christian Prudhomme   Christophe Rinero   Claude Lelouch   Claudio Chiappucci   Col d'Allos   Col d'Aspin   Col d'Aubisque   Col d'Izoard   Col de Bussang   Col de Granon   Col de Marie-Blanque   Col de Menté   Col de Montgenèvre   Col de Murs   Col de Peyresourde   Col de Port   Col de Portet-d'Aspet   Col de Rousset   Col de Vars   Col de l'Iseran   Col de la Bonette   Col de la Colombière   Col de la Croix-de-Fer   Col de la Faucille   Col de la Madeleine   Col de la Pierre Saint-Martin   Col de la Schlucht   Col des Aravis   Col des Saisies   Col du Bonhomme (Vosges)   Col du Galibier   Col du Glandon   Col du Joux-Plane   Col du Lautaret   Col du Mont-Cenis   Col du Portillon   Col du Soudet   Col du Soulor   Col du Tourmalet   Col du Télégraphe   Comité international olympique   Cormet de Roselend   Courchevel   Course à étapes   Cyclisme sur route   Côte de la Croix Neuve   Danemark   Djamolidine Abdoujaparov   Donon   Dopage (sport)   Dublin   Eddy Merckx   Eddy Planckaert   Eric Vanderaerden   Erik Zabel   Espagne   Eugène Christophe   Federico Bahamontes   Festival de Cannes   Floyd Landis   France   Freddy Maertens   Félix Lévitan   Gert-Jan Theunisse   Grand Ballon   Greg LeMond   Groupe Amaury   Guy Nulens   Géo Lefèvre   Hardi les gars !   Hennie Kuiper   Henri Desgrange   Herman Van Springel   Isola 2000   Italie   Jacques Anquetil   Jacques Augendre   Jacques Goddet   Jan Janssen   Jan Ullrich   Jean-Claude Killy   Jean-Marie Leblanc   Jean-Paul Ollivier   Jean Stelli   Joop Zoetemelk   Juan Mauricio Soler Hernández   Juillet   L'Alpe d'Huez   L'Auto   L'Équipe   La Mongie   La Plagne   Lance Armstrong   Laurent Fignon   Laurent Jalabert   Le Vélo   Le Vélo de Ghislain Lambert   Les Deux Alpes   Louis Malle   Lucien Van Impe   Luis Herrera   Lyon   Maillot jaune   Marco Pantani   Marseille   Massif central   Massif des Vosges   Massif du Jura   Maurice Garin   Metz   Michael Rasmussen   Miguel Indurain   Mont Faron   Mont Ventoux   Nantes   Olaf Ludwig   Parc des Princes   Paris   Pas de Peyrol   Patrice Clerc   Patrick Le Gall   Pedro Delgado   Pierre Chany   Pierre Giffard   Pla d'Adet   Plateau de Beille   Plomb du Cantal   Pois (motif)   Port d'Envalira   Port de Larrau   Port de Pailhères   Pot belge   Prix Prince des Asturies   Provence   Puy Mary   Puy de Dôme   Pyrénées   Raphaël Géminiani   Raymond Poulidor   Richard Virenque   Robbie McEwen   Sean Kelly   Sestrières   Stephen Roche   Steven Rooks   Thierry Claveyrolat   Thor Hushovd   Théorème de Chapatte   Tom Boonen   Tom Simpson   Tony Rominger   Toulouse   Tour de France (cyclisme)   Tour de France 1903   Tour de France 1919   Tour de France 1974   Tour de France 1985   Tour de France 1986   Tour de France 1987   Tour de France 1988   Tour de France 1989   Tour de France 1990   Tour de France 1991   Tour de France 1992   Tour de France 1993   Tour de France 1994   Tour de France 1995   Tour de France 1996   Tour de France 1997   Tour de France 1998   Tour de France 1999   Tour de France 2000   Tour de France 2001   Tour de France 2002   Tour de France 2003   Tour de France 2004   Tour de France 2005   Tour de France 2006   Tour de France 2007   UCI ProTour   Val Thorens   Viatcheslav Ekimov   Voiture balai  
#
Accident de Beaune   Amélie Mauresmo   Anisocytose   C3H6O   CA Paris   Carole Richert   Catherinettes   Chaleur massique   Championnat de Tunisie de football D2   Classement mondial des entreprises leader par secteur   Col du Bonhomme (Vosges)   De viris illustribus (Lhomond)   Dolcett   EGP  
^