Pays de Retz

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Le Pays de Retz ou Pays de Rais (variantes : Rays, Raiz) est un pays s'étendant au sud du département de la Loire-Atlantique dans la région des Pays de la Loire. Ce petit territoire est situé entre la rive sud de l'estuaire de la Loire et le marais breton, bordé à l’ouest par la baie de Bourgneuf et délimité à l’est par le lac de Grand-Lieu et un réseau de petites rivières. Ses principales villes sont Rezé, Machecoul, Pornic et Paimbœuf. Son nom
Pays de Retz

Le Pays de Retz ou Pays de Rais (variantes : Rays, Raiz) est un pays s'étendant au sud du département de la Loire-Atlantique dans la région des Pays de la Loire. Ce petit territoire est situé entre la rive sud de l'estuaire de la Loire et le marais breton, bordé à l’ouest par la baie de Bourgneuf et délimité à l’est par le lac de Grand-Lieu et un réseau de petites rivières. Ses principales villes sont Rezé, Machecoul, Pornic et Paimbœuf. Son nom vient de pagus ratiatensis, « pays de Rezé » en latin, car cette dernière dénommée Portus Ratiatus (port de Rezé) ou Ratiatum Pictonum Portus (port picton de Rezé), en était sa capitale portuaire originelle. En gallo/poitevin, il donne Paeï de Rais ou Paeï de Raezaé. Peuplé par les Ambiliatres, il est rattaché à la civitas des Pictons à la création des provinces romaines de Gaule, et reste dans le Poitou jusqu’à la création des Marches de Bretagne en 851. La population locale, les Paydrets, ne sont point chassés par l'autorité bretonne ; au contraire, la Bretagne, consciente de la faiblesse de sa présence dans ses Marches bretonnes, témoigne d'une grande tolérance envers la population franque du Pays de Retz (comme du Pays nantais également). Les habitants du Pays de Retz peuvent ainsi continuer à garder leurs liens privilégiés avec le Poitou et commercer avec lui. En 1790, le Pays de Retz sera intégré à la Loire-Atlantique Les habitants du Pays de Retz sont appelés les Paydrets.

Géographie

Bordé à l'ouest par l'océan Atlantique avec la Baie de Bourgneuf, au sud par le Marais breton et la Vendée, à l'est par le lac de Grand-Lieu et au nord par la Loire. Liste des communes du Pays de Retz (liste non-exhaustive) : Arthon-en-Retz, Bouaye, Bouguenais, La Bernerie-en-Retz, Brains, Bourgneuf-en-Retz, Chauvé, Cheix-en-Retz, Chéméré, La Chevrolière, Corcoué-sur-Logne, Corsept, Fresnay-en-Retz, Frossay, Legé, La Limouzinière, Machecoul, La Marne, La Montagne, Les Moutiers-en-Retz, Paimbœuf, Paulx, Le Pellerin, La Plaine-sur-Mer, Pont-Saint-Martin, Pornic, Port-Saint-Père, Préfailles, Rezé, Rouans, Saint-Aignan-Grandlieu, Saint-Brevin-les-Pins, Saint-Colomban, Saint-Cyr-en-Retz, Saint-Étienne-de-Mer-Morte, Saint-Hilaire-de-Chaléons, Saint-Jean-de-Boiseau, Saint-Léger-les-Vignes, Saint-Lumine-de-Coutais, Saint-Mars-de-Coutais, Sainte-Marie-sur-mer, Saint-Même-le-Tenu, Saint-Michel-Chef-Chef, Sainte-Pazanne, Saint-Père-en-Retz, Saint-Philbert-de-Grand-Lieu, Saint-Viaud, Touvois, Vue.

Histoire

Carte de la Gaule et localisation des Pictons

Antiquité

Dans l'Antiquité, le pays de Retz faisait partie du territoire des Ambilâtres, peuple allié et voisin des NamnètesFichtl (Stephan), Les peuples gaulois, IIIe-Ier siècles av. J.-C., éditions Errance, 2004, carte p 10.. Après la conquête romaine, ce peuple a été rattaché à la cité des Pictons. . Par la suite, tout comme les autres peuples gaulois, ils furent romanisés. Le pays était tourné vers le commerce du sel. Portus Ratiatus (Rezé) se disputait le trafic maritime avec sa rivale Condevicum (Nantes). Au VIsiècle, la conquête du royaume des Wisigoths par les Francs (bataille de Vouillé en 507) mit un terme à la période antique. Le pays de Retz était une une viguerie de l'Herbauges en Aquitaine, qui s'étendait sur tout le sud de la Loire jusqu'au Lay (sud de l'actuelle Vendée), qui dépendait du pays d'Herbauges dans le comté du Poitou. Rezé fut la capitale de ce comté d’Herbauges, constitué sur le Bas-Poitou afin de lutter plus efficacement contre les razzias normandes.

Moyen Âge

Jusqu'au milieu du IX siècle le pays de Rais reste directement lié au comté de Poitiers, dont la partie nord est divisée en plusieurs « pagus », Herbauges, Tiffauges et Mauges. Au , le royaume breton de Nominoé progresse vers l'Est et le Sud. De 843 à 851, batailles et traités entre rois de Francie ou empereurs germaniques et rois de Bretagne vont consacrer les victoires de Nominoé et de son fils Erispoé, alliés au Franc Lambert. En 843, Lambert bat Rainald, comte d'Herbauges, envoyé par Charles le Chauve. Le commandement d'Herbauges est confié à Begon qui est également tué ; une troisième défaite vient parachever l'incursion bretonne en Poitou quand Lambert en 844 défait et tue Hervé et Bernard, sur les bords de la Maine, affluent de la Sèvre et qui sert de limite Est au Pays de Rais. Le traité de 846 entre Charles le Chauve et Nominoé, confirmé par celui d'Angers en 851 entre Charles le Chauve et Erispoé donnent le « Ratense » ou Pays de Retz à la Bretagne. Ravagées par les Normands, les terres du Sud-Loire (Nord de l'actuelle Vendée, Pays de Retz, Mauges) connaissent une âpre lutte entre Bretons, Angevins et Poitevins. En ce qui concerne le Pays de Retz, le traité d’Angers est confirmé en 943 et 973Robert Favreau, in , p 150. Le comte d’Anjou Foulque Nerra sort principal bénéficiaire de l’affrontement entre comtes de Poitiers et d’Anjou : conquête des Mauges, sud de Saumur et Loudun. Le comté de Poitiers récupére une grande partie des pays d'Herbauges et Tiffauges, mais perd la totalité des Mauges au profit de l'Anjou. Quant au pays de Retz, la Bretagne et le Poitou s'accordent pour en faire des marches communes. La naissance des Marches de Bretagne et Poitou (depuis Rezé à Machecoul et jusqu'à Challans et de Saint-Sébastien-sur-Loire à Montaigu en passant par Clisson) provient de cette lutte au sud de la Loire. En 1317, les diocèses de Nantes et de Poitiers s'accordent sur la division des évêchés et des paroisses qui rejoignent soit le diocèse de Nantes, soit le diocèse de Luçon. Sur le plan religieux, la période du Moyen-Âge, est très riche en édification d'un grand nombre de monuments cultuels. Le Pays de Retz va se couvrir d'édifices religieux (abbayes, églises, prieurés) édifiés, pour la plupart d'entre eux, par des ordres religieux poitevins, angevins, tourangeaux et même ardennais. Ce maillage religieux des Marches Bretagne-Poitou fut en grande partie réalisée par plusieurs congrégations religieuses. Entre la fin du XIIsiècle et le début du XIIIsiècle, les moines de l’abbaye Saint-Jouin de Marnes dans le Poitou, fondent entre autre, l'église d'Aigne située sur la commune de Saint-Sébastien-sur-Loire ainsi que l'église Saint-Jacques au sud de Nantes, l'abbaye de Vertou et le prieuré de Saint-Nicolas aux Moutiers en Retz. Au siècle, l'église de Saint-Léger-les-Vignes et les dîmes de la paroisse sont confiées à la protection de l'abbaye de Saint-Florent d'Angers. La paroisse de Saint-Père-en-Retz appartient aux bénédictins de l’abbaye de Marmoutier située en Touraine. L'église du Pellerin est également sous la dépendance et la protection des moines de l’abbaye de Marmoutier située en Touraine. En 1038, est fondé aux Moutiers-en-Retz, pour les bénédictines de l'abbaye du Ronceray d'Angers, un prieuré consacré à Notre-Dame du Ronceray, d'Angers. Ce fut la première église de Moutiers-en-Retz. Des moines venus de l'abbaye Stavelot-Malmédy (située dans les Ardennes) s'établissent dès le à Sainte-Pazanne, au bord du Tenu, en un lieu qui prend le nom d'Ardennes. Ils y fondent "le prieuré d'Ardennes" de Sainte-Pazanne Les moines de l'abbaye de Noirmoutier (fondé par saint Philibert en 675), décident de s'installer à "Déas", en l'an 800 hameau qui prend par la suite le nom de Saint-Philbert-de-Grand-Lieu. Ils y construisent l'église de la nouvelle abbatiale en 815 (qui reste l'une des plus ancienne de France) et y déposent les reliques du saint en 836. Le Pays de Retz appartient à la maison de Laval ; il est érigé en duché-pairie en 1581 en faveur de la maison de Gondi, qui l'avait jusque-là possédé à titre de baronnie, puis de comté, et il passe en 1676 dans la maison de Villeroy.

La Révolution française

La création des départements de la Loire-Atlantique et de la Vendée recoupe approximativement les limites des duchés de Bretagne et du Poitou, à quelques communes près : les paroisses de (Saint-André-Treize-Voies, Bouin, La Bernardière et La Bruffière faisaient parties du diocèse de Nantes et furent rattachées au diocèse de Luçon, inversement la commune poitevine de Remouillé fut intégrée au département de la Loire-Inférieure.

La Guerre de Vendée

Insigne des insurgés royalistes pendant la guerre de Vendée (1793) Au départ, cette insurrection ne diffère guère des autres insurrections qui se développent en France au printemps et à l'été 1793. La différence, c'est que, partout ailleurs, les troupes viennent à bout des émeutes. En Vendée, au contraire, une colonne armée de soldats de métier est défaite le 19 mars au Pont-Charrault, entraînant la région d'un affrontement limité vers une guerre civileJean-Clément Martin, « La Révolution a coupé la France en deux », dans L'Histoire, n°311. En 1793, le Pays de Retz rejoint la Vendée militaire. Les villes portuaires comme Paimbœuf et Pornic restèrent, elles, plus favorables aux idées républicaines. Le Pays de Retz fit partie de la Vendée militaire. Charette y fut l'un de ses principaux protagonistes en menant une véritable "guérilla" contre les troupes républicaines. Le dimanche 10 mars, « la protestation s'étend. La Loire-Inférieure se soulève massivement, acculant les Nantais à l'impuissance devant la multiplicité des interventions nécessaires ». Durant la première semaine, les sites de la protestation sont extrêmement éparpillés. Le 11 mars, Machecoul est envahi par des attroupements de protestataires venus des communes voisines, qui se livrent à des massacres, et ce jusqu'en avrilRoger Dupuy, La République jacobine, Terreur, guerre et gouvernement révolutionnaire, 1792-1794, tome 2 de la Nouvelle histoire de la France contemporaine, éditions du Seuil, collection Points, 2005, p. 101. Parmi les habitants emprisonnés, puis massacrés, on compte des prêtres jureurs. Le nombre des morts est évalué, selon les auteurs, entre une centaine et 800 ; Jean-Clément Martin en a recensé, pour sa part, au moins 160Jean-Clément Martin, « La Révolution a coupé la France en deux », dans L'Histoire, n°311. Parmi les émeutiers se trouvent Charette, qui ne fait rien pour arrêter les massacres, Souchu, son ancien procureur fiscal, leur chef, et l'abbé Prioul, qui célèbre une messe à côté des cadavresAlbert Soboul (dir.), Dictionnaire historique de la Révolution française, Quadrige/PUF, 1989, p 697-698, entrée « Machecoul » de Claude Petitfrère. Ailleurs, dans le pays de Retz, d'autres bandes se choisissent des chefs roturiers : le chirurgien Jean-Baptiste Joly, ancien sergent de l'armée royale, le marchand d'œufs Louis Guérin, le colporteur Pajot, ou encore le perruquier Gaston BourdicGaston Bourdic deviendra populaire parmi les insurgés, sans doute pour avoir revêtu l'uniforme d'un colonel républicain qu'il avait tué- et s'être accaparé le titre de général.. Le 12, la garde nationale tire sur les manifestants pour dégager les abords de Paimbœuf, menacé par des paysans venus de 32 communes proches de la petite ville. Fin mars 1793, la « Vendée militaire » reconstitue approximativement l'ancien territoire du Comté d'Herbauges du IXsiècle et comprend : le département de la Vendée, la moitié méridionale de la Loire-Inférieure (Pays de Retz, Saint-Sébastien-sur-Loire, Vertou, Clisson) et la région des Mauges du Maine-et-Loire. Le nord-ouest des Deux-Sèvres tombe à son tour en maiRoger Dupuy, La République jacobine, Terreur, guerre et gouvernement révolutionnaire, 1792-1794, tome 2 de la Nouvelle histoire de la France contemporaine, éditions du Seuil, collection Points, 2005, p. 104-106. L'armée du Marais dans le Pays de Retz, entre la Sèvre nantaise et l'océan Atlantique (15 000 hommes) rejoint l'armée d'Anjou, à l'est de la rivière Sèvre nantaise (40 000 hommes) ainsi que l'armée du Centre, au cœur de la Vendée (10 000 hommes) (Roger Dupuy, La République jacobine, Terreur, guerre et gouvernement révolutionnaire, 1792-1794, tome 2 de la Nouvelle histoire de la France contemporaine, éditions du Seuil, collection Points, 2005, p. 106) François de Charette Deux jours plus tôt, le 10 juin, Charette, qui a fini par s'imposer sur les troupes contre-révolutionnaires en Pays de Retz, s'empare de Machecoul, gardée par 1 300 hommes, à la tête d'environ 15 000 hommes ; les républicains laissent sur le terrain 200 tués et une dizaine de canons. Cette réussite ouvre la route de Nantes. Dès l'été 1793, les républicains reprennent le dessus. Les troupes royalistes subissent des défaites et commencent pour elles la Virée de Galerne. En 1795, un accord de paix est conclu à La Jaunaye, près de Nantes, le 17 février 1795 : l’amnistie est accordée aux rebelles, leurs biens leur sont restitués, ils bénéficient d'indemnités en cas de vente ou d'incendie, même s'ils sont portés sur la liste des émigrés, ainsi que du remboursement des bons et des assignats, les Vendéens sont dispensés de levées militaires et leurs armes leur sont laissées, les troupes républicaines se retirent, enfin, la liberté de culte leur est accordée. Charette signe ce traité qui permet la pacification. Exécution de François-Athanase Charette de La Contrie, en 1796, à Nantes, par B. Van Deschamp (1866) Suite à la reprise de la guerre en 1795, en rapport avec le débarquement des émigrés à Quiberon, Charette (nommé le 8 juillet « général de l'Armée catholique et royale » par le comte de Provence (futur Louis XVIII) depuis Vérone) reprend la lutte, fin juin, mais ne parvient à réunir que 4 000 paysans autour de lui. Pour le combattre, Hoche organise des colonnes mobiles de 50 à 60 cavaliers qu’il fait marcher la nuit. Le 30 septembre, l'annonce que le comte d'Artois va débarquer le 12 octobre sur le continent permet à Charette de réunir 15 000 hommes, mais les départs et les désertions se multiplient après l'abandon du projet, le 12 octobre. Tandis que Charette, harcelé par les républicains, doit fuir. Poursuivis, les derniers chefs vendéens sont capturés et fusillés, Charette est exécuté à Nantes fin mars 1796. Le Pays de Retz sort exsangue et ruiné de cette guerre civile dont il garde longtemps les stigmates.

Symboles

Blasonnement et bannière historiques du Pays de Retz

En 1251, fut déployée la bannière armoirée du Pays de Retz. Elle présente les couleurs héraldiques : croix de sable sur fond d'or. Ces armoiries ont été confirmées en 1696 et plusieurs fois jusqu'à nos jours. C'est un des plus vieux drapeau de France. Les sociétés historiques, culturelles et économiques du pays reprennent ces armes et ce drapeauhttp://svowebmaster.free.fr/drapeaux_retz.htm Bannière armoirée du Pays de Retz Blason du Pays de Rais Blason de Gilles de Rais Le blason de la famille de Rais reprend la composition héraldique de la bannière historique, (d'or à la croix de sable). Ce blason devient une source d'inspiration pour la composition de nombre de blasons de communes du Pays de Retz, en reprenant le blason en totalité ou simplement les couleurs qui le composent or et sable : Bourgneuf-en-Retz, Fresnay-en-Retz, La Plaine-sur-Mer, Saint-Brévin-les-Pins, Saint-Étienne-de-Mer-Morte.

Création récente d'un nouveau drapeau

Drapeau du Pays de RetzCréé et dessiné en mai 2000 à l'initiative du Cercle culturel celtique de Pornic par Romuald Renaud (dont les modalités strictes de conception de ce travail et les précisions historiques en rapport ont été confirmées exactes par l'Institut Culturel de Bretagne, la Société Bretonne de Vexillologie, le Conseil Héraldique de Bretagne et le président d'honneur de la société des historiens du Pays de Retz), ce nouvel emblème a reçu l'aval du Syndicat mixte du Pays de Retz Atlantique qui a financé ses premières phases de production. Fabriqué dès lors en différents formats à des centaines d'exemplaires ainsi que sous forme de plusieurs milliers d'autocollants, il a déjà été adopté par de nombreuses collectivités, entreprises diverses, restaurants, hôtels, associations culturelles, sportives et autres, musées, ports et bateaux de plaisance, établissements privés ou publics... Toutefois, depuis sa création, certains déplorent l'absence de référence poitevine pour ce drapeau. Depuis la fin juin 2006, à la demande du Musée du Pays de Retz dans le cadre promotionnel des 40 ans de sa création et avec l'accord et le soutien du président du C.G.44 Patrick Mareschal ; il flotte aux côtés du nouveau drapeau "logo" du département sur les 35 km de l'axe départemental RD-213 "route bleue", de Bourgneuf-en-Retz à Saint-Brévin-les-Pins. Cet outil de communication concourt pleinement à permettre sur et en dehors de son territoire, une promotion touristique, culturelle et économique localisable, identifiable et qualitative du Pays de Retz en "Sud Bretagne". Blasonnement:
-"d'hermines à la croix de sable, le premier canton changé pour or à la croix de sable." Vexillologie
- Drapeau aux 2/3. Fond blanc, au centre une croix noire bordée d'un liseré blanc. Au premier canton d'or (CMJN 0, 26, 95, 0) à la croix noire. Aux trois autres cantons cinq mouchetures d'hermine. Descriptif historique: - La présence armoriée du Retz indique l'importance de son rang et sa place à part entière dans l'histoire de la Bretagne. Définitivement intégré au royaume de Bretagne lors du traité d'Angers en 851 avec les pays de Nantes et de Rennes, il fait partie du XIème au XVIème siècle de part sa situation stratégique des marches communes Bretagne-Poitou. Jouissant de la dignité enviée de doyenneté des baronnies de Bretagne, il sera après l'union du duché de Bretagne au Royaume de France, érigé en vicomté, en comté puis en duché et siègera aux Etats de Bretagne jusqu'en 1789. - La croix noire rappelle la paroisse et la ville de Sainte-Croix, qui laissera place au nom de Machecoul, cité fortifiée et capitale historique du Pays de Retz; en devenant l'un de ses quartiers. Elle rappelle également le drapeau le plus ancien commun à tous les pays de Bretagne, adopté en 1188 lors de la troisième croisade. - Les cinq mouchetures d'hermine précisent que le Pays de Retz fait partie de l'évêché de Nantes qui est l'un des cinq évêchés de langue gallo et française. Elles précisent également qu'il fait partie du département de la Loire-Atlantique (anciennement Loire-Inférieure) qui est l'un des cinq départements issus du découpage de la province de Bretagne en 1790. C'est également un hommage héraldique rappelant le fait peu connu suivant: en 1237, le Duc de Bretagne Pierre de Dreux dit "Mauclerc" à qui l'on doit l'apparition des mouchetures d'hermine dans les armoiries de Bretagne, après avoir abdiqué de son titre de Duc, devint par mariage Seigneur de Machecoul, capitale historique du Pays de Retz. L'association du canton armorié du Retz avec les mouchetures d'hermine (pratique adoptée dès le XVIème siècle, notamment par les ports et la marine du duché puis de la province) est empruntée au drapeau toujours en vigueur de la ville et du Pays de Nantes, qui fut l'une des capitales de la Bretagne historique.

Langues

Le dialecte traditionnel du Pays de Retz, encore parlé de nos jours mais bien souvent mêlé au français est un parler intermédiaire entre le gallo parlé au nord de la Loire et le bas-poitevin du fait de la position de marches qu'occupe le Pays de Retz entre la Bretagne gallèse et le Poitou. Il faut également . Le breton n'apparaît plus, de manière certaine, dans le paysage des langues vernaculaires paydrètes depuis le XV siècle. Quelques éléments de toponymie témoignent de sa présence : Gourmelon, le Rohy, le Coquer, le Ménigou, Coëtargant etc...en sont des preuves attestées.

Voir aussi

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Sujets connexes
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