Agly (fleuve)

Infos
Le lac de retenue de Caramany (photo de Lucas Destrem) L'embouchure (photo Guy Mage) L'Agly dans les gorges de Galamus L'Agly est un fleuve côtier du sud de la France, de 76 km de long, qui coule en Roussillon, dans les départements de l'Aude et des Pyrénées-Orientales.
Agly (fleuve)

Le lac de retenue de Caramany (photo de Lucas Destrem) L'embouchure (photo Guy Mage) L'Agly dans les gorges de Galamus L'Agly est un fleuve côtier du sud de la France, de 76 km de long, qui coule en Roussillon, dans les départements de l'Aude et des Pyrénées-Orientales.

Géographie

L'Agly prend sa source au col de Linas, près du Pech de Bugarach dans les Corbières, département de l'Aude. Il passe ensuite passe dans les Pyrénées-Orientales par les gorges de Galamus, arrose Saint-Paul-de-Fenouillet, il est retenu par un barrage, à Caramany, passe à Estagel où il reçoit le Verdouble et se jette dans la mer Méditerranée au sud de la station balnéaire du Barcarès.

Principaux affluents

- Rive droite :
- la Boulzane : 34 km
- la Désix 32.4 km
- Rive gauche :
- le Maury : 18.6 km
- le Verdouble : 46.8 km
- le Roboul : 17.8 km

Départements et villes traversées

- Aude : Camps-sur-l'Agly
- Pyrénées-Orientales : Saint-Paul-de-Fenouillet , Ansignan , Caramany , Latour-de-France , Estagel , Rivesaltes , Saint-Laurent-de-la-Salanque , Torreilles

Hydrologie

L'Agly est un petit fleuve fort irrégulier. Son débit a été observé sur une période de 38 ans (1974-2007), à Estagel, au Mas de Jau à une vingtaine de kilomètres de son embouchure et après avoir reçu les eaux du Verdouble (ne pas cocher la case "Station en service") . Le bassin versant du fleuve y est de 903 km², c'est à dire 86, 4 % de la totalité de celui-ci. Le débit moyen interannuel ou module du fleuve à cet endroit vaut 6, 31 m³ par seconde. L'Agly présente des fluctuations saisonnières typiques d'un régime pluvial méditerranéen. Les hautes eaux se situent en hiver et au printemps, de décembre à début mai inclus, et portent le débit mensuel moyen à un niveau situé entre 6, 5 et 13 m³ par seconde, avec un maximum en février. Elles sont suivies d'une chute rapide du débit jusqu'à la période de basses eaux qui va de fin juin à début octobre et qui mènent le débit à son étiage d'été avec son minimum moyen du mois d'août (0, 43 m³ par seconde). Cependant les fluctuations sont bien plus prononcées sur de courtes périodes. À l'étiage, le VCN3 peut chuter jusque 0 m³, en cas de période quinquennale sèche, et le fleuve peut ainsi tomber à sec. Rappelons que le VCN3 est la quantité minimale écoulée ou débit minimal sur trois jours consécutifs. Quant aux crues, elles peuvent être très importantes. Les QIX 2 ou débit calculé de crue biennale et QIX 5 (débit calculé de crue quinquennale) valent respectivement 400 et 710 m³. Le QIX 10 ou débit calculé de crue décennale est de 920 m³ par seconde et le QIX 20 de 1 100 m³. Quant au QIX 50 ou valeur calculée du débit de crue cinquantennale, il se monte à 1 400 m³. (voir note Le QIX 20 ou débit calculé pour une crue vicennale, est la valeur du débit calculé pour une crue n'ayant statistiquement lieu que tous les 20 ans. On calcule aussi le QIX 50, c'est à dire la valeur du débit calculé pour une crue cinquantennale, n'ayant statistiquement lieu que tous les 50 ans. Enfin le QIX 2 et le QIX 5 sont les débits calculés pour une crue biennale et quinquennale, c'est à dire une crue qui doit se produire en moyenne tous les deux ou cinq ans. Ils permettent d'apprécier les risques à plus court terme.). Cela signifie que, par exemple, tous les deux ans on doit s'attendre à une crue de l'ordre de 400 mètres cubes, et tous les vingt ans une crue de 1 100 mètres cubes doit survenir, statistiquement du moins. Ce dernier chiffre équivaut au débit moyen du Rhône en aval de Lyon et de son confluent avec la Saône ! Pour se faire une idée de l'importance de ces débits, on peut les comparer à ceux de l' Yonne à son confluent, rivière redoutée des parisiens pour ses crues (ne pas cocher la case "Station en service") . Le QIX 5 de l'Yonne vaut 600 m³ (contre 400 pour l'Agly) et son QIX 20 se monte à 820 m³ (soit bien moins que les 1 100 de l'Agly). Ainsi les crues de l'Agly peuvent être nettement supérieures à celles de l'Yonne en amont de Paris (voir aussi débit de la Seine à Paris). Le débit instantané maximal enregistré a été de 1 410 m³ par seconde le 26 septembre 1992, tandis que la valeur journalière maximale était de 1 020 m³ par seconde le 13 novembre 1999. En comparant la première de ces valeurs avec l'échelle des QIX du fleuve, il apparaît que les crues de septembre 1992 étaient cinquantennales, et donc fort heureusement peu fréquentes. La lame d'eau écoulée dans le bassin versant de l'Agly est de 221 millimètres annuellement, ce qui n'est pas très élevé. Le débit spécifique du fleuve (ou Qsp) atteint le chiffre moyen de 7, 5 litres par seconde et par kilomètre carré de bassin.

Notes et références

Voir aussi

- Liste des fleuves de France
- Gorges de Galamus
- Fossé de la Fou
- Fenouillèdes ==
Sujets connexes
Ansignan   Boulzane   Camps-sur-l'Agly   Caramany   Corbières (région)   Débit de la Seine à Paris   Débit spécifique   Département français   Désix   Estagel   Fenouillèdes   Fleuve   France   Gorges de Galamus   Lame d'eau   Latour-de-France   Le Barcarès   Liste des fleuves de France   Mer Méditerranée   Module (hydrologie)   Pech de Bugarach   Pyrénées-Orientales   Rivesaltes   Saint-Laurent-de-la-Salanque   Saint-Paul-de-Fenouillet   Source (eau)   Torreilles   Verdouble  
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