Marcel Pagnol

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Marcel Pagnol est un écrivain, dramaturge, cinéaste et académicien français, né le 28 février 1895 à Aubagne et mort le 18 avril 1974 à Paris.
Marcel Pagnol

Marcel Pagnol est un écrivain, dramaturge, cinéaste et académicien français, né le 28 février 1895 à Aubagne et mort le 18 avril 1974 à Paris.

Biographie

(Incipit de la Gloire de mon père). Marcel Pagnol voit le jour le 28 février 1895 à Aubagne (Provence), au moment même où, à quelques kilomètres de là, Auguste et Louis Lumière tournent l'Arrivée d'un train en gare de La Ciotat, qui sera la première projection publique du cinématographe. Fils de Joseph Pagnol, instituteur laïque, utopiste et républicain, et de Augustine Pauline Henriette Lansot, couturière, il est l'aîné de trois autres enfants : Paul, né en 1898, Germaine, née en 1902 et René, né en 1909. Un frère aîné, Maurice, né en avril 1894, et décédé en août de l'année suivante, ne sera jamais mentionné dans l'histoire familiale (voir famille Pagnol).

Une école précoce et… buissonnière

En 1897, le jeune ménage s'établit dans le logement de fonction de l'école du faubourg de Saint-Loup, . Marcel, qui assiste aux cours de son père depuis le premier rang de la classe où sa mère le laissait lorsqu'elle allait au marché, savait déjà lire, écrire et compter avant l'âge de quatre ans. Puis, à la rentrée 1900, Joseph étant nommé , la famille emménage au 54 avenue des Chartreux. C'est là qu'à l'âge de six ans, Marcel entre à l'école primaire. En 1902, les Pagnol migrent rue du Jardin des Plantes, puis rue Terrusse, dans ce où Marcel passera une grande partie de son enfance. À partir de 1904, soucieux de la santé fragile d'Augustine, Joseph décide de louer pour les grandes vacances une . Cette Bastide Neuve à la sortie du village de La Treille, aujourd'hui quartier de Marseille, et ces collines constitueront ce paradis de l'enfance heureuse où se déroulent les plus beaux épisodes de ses fameux Souvenirs d'enfance. Reçu second à l'examen des bourses, il entre au lycée Thiers en 1905 où il poursuit de brillantes études, malgré une vie de demi-pensionnaire mouvementée, épopée savoureuse dont il nous régalera dans les deux derniers tomes de ses Souvenirs (Le temps des secrets, Le temps des amours). C'est là qu'il commence à écrire des poèmes qui paraîtront à partir de 1910 dans la revue Massilia. Il a pour condisciple Albert Cohen avec lequel il se lie d'amitié. Il n'a que 15 ans lorsqu’il perd sa mère, avec laquelle il entretenait une relation fusionnelle et quasi-œdipienne. Un coup de froid ayant aggravé sa fragilité pulmonaire, Augustine meurt le 16 juin 1910, à l'âge de 36 ans. Elle sera inhumée à Saint-Pierre, puis à La Treille. Joseph s'installe alors avec ses enfants au quatrième étage du 17 cours Lieutaud à Marseille. Il se remarie en 1912 avec Madeleine Julien, qui n’a que huit ans de plus que Marcel et que ce dernier acceptera très mal, au point de se brouiller avec son père. En 1913, à 18 ans, il obtient son baccalauréat de philosophie avec mention assez bien et commence ses études de lettres à l'université d'Aix-en-Provence. Le 10 février 1914, il fonde, avec quelques copains de khâgne, la revue littéraire Fortunio (qui deviendra ensuite Les Cahiers du Sud), dans laquelle il publie quelques poèmes et son premier roman, Le Mariage de Peluque. Puis, la Première Guerre mondiale éclatant, il est mobilisé au 163 régiment d'infanterie de Nice en même temps que son ami Lili des Bellons (de son vrai nom, David MagnanLili (né à Allauch le 18 avril 1898) mourra au combat sur le front rémois le 23 juillet 1918 (« Tué à l’ennemi » à Vrigny (Marne) à 10 Km à l’ouest de Reims. Marcel écrit « dans une noire forêt du Nord »), puis réformé en janvier 1915 pour faiblesse de constitution. Le 2 mars 1916, il épouse Simone Collin. En novembre de la même année, il obtient sa licence ès lettres et littératures vivantes (Anglais). Nommé répétiteur d'anglais, il enseignera successivement aux collèges de Digne, Tarascon, Pamiers sur Ariège et Aix-en-Provence, avant d'être promu professeur adjoint d'anglais au lycée Saint-Charles à Marseille de 1920 à 1922. Durant cette dernière année, il écrit deux drames en vers : Catulle puis, en collaboration avec Arno Charles Brun, Ulysse chez les Phéaciens.

Paris : un professeur au théâtre

Nommé professeur adjoint au lycée Condorcet de Paris, il y enseignera l'anglais jusqu'en 1927, où il décide de . Dès son arrivée dans la capitale en 1922, Pagnol eut la chance d'y retrouver Paul Nivoix, ancien directeur de l’hebdomadaire marseillais Spectator devenu rédacteur à Comœdia, . Grâce à son amitié, Pagnol pénètre le milieu des jeunes écrivains et du théâtre moderne, « commence à douter de l'intérêt de ses tragédies grecques et romaines », se risque à signer en 1924, sous le pseudonyme de Castro, un vaudeville composé avec Nivoix : à son grand étonnement, Tonton (ou Joseph veut rester pur), remporte un petit succès au théâtre des Variétés, ce qui encouragea les deux novices à persister et écrire leur première pièce de théâtre, Les Marchands de gloire. Représentée en 1925 au théâtre de la Madeleine, cette brillante satire du patriotisme sera boudée du public, de même que sa deuxième pièce, Jazz, donnée en 1926 au théâtre des Arts. Mais Topaze, satire de l'arrivisme jouée au théâtre des Variétés en 1928 connaîtra un franc succès. Exilé à Paris, la nostalgie l'incite à écrire une pièce marseillaise, son entourage l’en dissuade aussitôt. Mais en 1926, ayant vu jouer à Bruxelles Le Mariage de Mademoiselle Beulemans, il comprend . Et c'est ainsi que le 9 mars 1929, Marius, pièce en quatre actes et six tableaux, ouvre au théâtre de Paris avec Raimu dans le rôle de César. C'est le triomphe universel pour les deux provençaux exilés qui, tout en s'apportant mutuellement la gloire et la célébrité, se lieront à vie d'une amitié aussi orageuse que sincère. Séparé de Simone Collin depuis 1926, il rencontre la jeune danseuse anglaise Kitty Murphy. De leur union naîtra Jacques Pagnol en 1930, qui deviendra son assistant après la guerre, puis caméraman pour France 3 Marseille.

Un cinéma qui parle... avé l'assent

Cette année 1926 est également l'année où eut lieu le second déclic de sa carrière : ayant assisté à Londres à la projection d'un des premiers films parlants Broadway Melodies, Pagnol en est si bouleversé qu'il décide de se consacrer au cinéma parlant, arrivé en France en 1928. Il contacte aussitôt les studios Paramount Pictures pour faire adapter sa pièce. Les producteurs décident d'en confier la réalisation au metteur en scène américain confirmé Alexander Korda. Sorti le 10 octobre 1931, Marius sera un des premiers films à succès du cinéma parlant français. Pressé par le public d'en écrire la suite, Fanny, pièce en trois actes et quatre tableaux, ouvre en décembre 1931 au théâtre de Paris. C'est le deuxième volet de ce qui deviendra la fameuse trilogie marseillaise, dont l'action se passe dans l'ambiance légendaire du Bar de la Marine, sur le vieux port de Marseille. L'adaptation cinématographique, réalisée par Marc Allégret, sortira le 2 novembre 1932. Le 28 juillet 1932, son frère Paul, le dernier « chevrier du Garlaban » qu'il allait souvent visiter dans les collines de leur enfance, décède à l'âge de 34 ans. Souffrant du « haut mal » (grand mal épileptique), il s'éteint à l’hôpital de Courtrai (Belgique) après une opération de la dernière chance effectuée par le professeur Lowers. Il est inhumé dans le caveau de la famille Pagnol du petit cimetière de La Treille. La même année, Marcel Pagnol fonde à Marseille sa propre société de production et ses studios de cinéma. C'est sur ce domaine de 24 hectares de garrigues, sorte de « Hollywood provençal », qu'il tournera désormais lui-même ses films. Son premier film en tant que réalisateur sera Jofroi (1933), suivi d’Angèle en 1934, Merlusse et Cigalon en 1935, César en 1936, Regain en 1937, La Femme du boulanger en 1938, etc. Il fait jouer les plus grands acteurs français de l'époque Louis Jouvet, Raimu, Pierre Fresnay, Fernandel, amis avec lesquels il joue à la pétanque entre deux scènes. Les choses allèrent plus loin avec Orane Demazis, qui incarnait tous les soirs le personnage de Fanny dans Marius et Fanny, car elle lui donna un fils en 1933, Jean-Pierre Pagnol. Puis, en 1935, Yvonne Pouperon, sa nouvelle collaboratrice des bureaux de la rue Fortuny à Paris, mettra au monde une fille, Francine Pagnol. C'est l'année où il fonde la revue Les cahiers du film, avant de diriger sa propre maison d'édition en 1937. En 1941, pour réaliser son « ambition de construire, sous le ciel de Provence, la Cité du Cinéma », il fait, sans l'avoir vu, l'acquisition du château de la Buzine avec quelques hectares de prairies au bord du canal. C'est en visitant son domaine huit jours plus tard, qu'il reconnaît « l'affreux château, celui de la peur de ma mère » (Le Château de ma mère). Mais la Seconde Guerre mondiale fait rage ; Pagnol doit interrompre ses tournages et vendre ses studios à la Gaumont, tout en restant directeur de production. Ceci lui permettra de se dérober aux pressions d'Alfred Greven, président de la Continentale (société de production française à capitaux allemands), qui veut lui faire réaliser du cinéma de propagande nazie. Le divorce d'avec Simone Collin à peine prononcé, Marcel se met en ménage avec l'actrice Josette Day, rencontrée en janvier 1939. Leur liaison ne durera que le temps de leur refuge en zone libre, jusqu'à la fin de la guerre. Il acquiert en 1942 le domaine de l'Étoile à La Gaude, où il réemploie le personnel de ses studios comme ouvriers horticoles pour la culture d'œillets afin de leur éviter le Service du travail obligatoire en Allemagne. Cette reconversion spectaculaire inspira à Raimu la tirade suivante :

De la Comédie à l'Académie

En 1944, Pagnol est élu président de la Société des auteurs et compositeurs dramatiques, ainsi que du comité d'épuration, où siégeait une soixantaine d'intellectuels comme Louis Aragon, Paul Éluard, François Mauriac, Georges Duhamel, Paul Valéry, Albert Camus, Pierre Seghers, Jean-Paul Sartre, etc. En 1945, il épouse l'actrice Jacqueline Bouvier, rencontrée en août 1938, qui sera jusqu'à sa mort son « brin de poésie et de tendresse ». Elle tournera dans cinq de ses films et lui donnera deux enfants, Frédéric en 1946 et Estelle en 1949. Le 4 avril 1946, à l'âge de 51 ans, Marcel Pagnol est élu à l'Académie française où il occupe le fauteuil 25, celui, entre autres, de Prosper Mérimée. En 1951, fortuné et pousuivi par le fisc, il s'installe à Monte-Carlo dans une somptueuse villa du en bord de mer, La Lestra, auprès de son admirateur et ami le prince Rainier III de Monaco. À la mort d'Estelle, âgée de deux ans, il fuira l'endroit en 1954 pour revenir à Paris dans un hôtel particulier au square de l’Avenue du Bois, sur l'avenue Foch, se rapprochant de ses bureaux de la rue Fortuny. En 1955, à 60 ans, Marcel Pagnol préside le 8 Festival du Film de Cannes. Il fait également jouer au festival d’Angers sa traduction d’Hamlet de William Shakespeare (avec Jacqueline Pagnol et Serge Reggiani). Puis, le 6 octobre, il fait donner au théâtre de Paris sa tragédie en cinq actes Judas. L'éclairage nouveau, voire d'avant-garde, du personnage, tant il se rapproche de Évangile de Judas, est mal perçu par l'ensemble des confessions. L'accueil tout aussi froid réservé à Fabien, comédie en quatre actes qui sortira quelques mois plus tard, inciteront Pagnol à mettre un terme à son activité d’auteur dramatique, comme il l’avait déjà fait pour sa carrière de cinéaste.

Naissance du romancier

Mais une fois de plus, le meilleur est devant lui. Un romancier de grande envergure s'annonce, pour transporter ses nouveaux lecteurs au pays magique de l’enfance. À partir de 1957, il commence la rédaction romancée de ses Souvenirs d'enfance avec La Gloire de mon père, qui connaîtra un immense succès, dû entre autres à la façon dont Pagnol décrit les personnes qui lui sont chères dans le petit monde provençal qui l'entoure, et à la vivacité de ses souvenirs, embellis par le temps et l'imagination. La suite en sera donnée la même année dans Le Château de ma mère, puis dans Le Temps des secrets en 1960 et Le Temps des amours qui, inachevé, ne sera publié qu'après sa mort, en 1977. Il publie ensuite l’Eau des collines, roman en deux tomes intitulés Jean de Florette et Manon des Sources en 1962. Mais déjà, une nouvelle activité accapare toute son énergie : la recherche historique. Dans les années 1960, Marcel, depuis toujours passionné d'histoire, se plonge dans l'énigme de L'homme au masque de fer, persuadé que cette œuvre le fera passer à la postérité. Remarquable essai qui révèle la rigueur d'un véritable historien, Le Masque de fer édité en 1964, puis remanié en 1973 sous le titre Le Secret du Masque de fer, reste pourtant méconnu du public, éclipsé par tant d'autres chefs-d’œuvre. Pagnol a dit : . Peintre de la nature humaine, précurseur du portrait psychologique et de la valorisation de la culture régionale et provençale, il a légué à la postérité des portraits merveilleusement vivants des personnages de son enfance. Auteur comblé, il reçut tous les honneurs de son vivant : le succès, l’argent, la gloire, la reconnaissance des siens, et l’élection à l’académie française. Marcel Pagnol décède le 18 avril 1974, à l'âge de 79 ans, au square de l’avenue du Bois à Paris. Son corps repose au cimetière de La Treille, près de Camoins-les-Bains, dans les collines provençales de son enfance, auprès de sa mère et de sa dernière fille, Estelle, non loin du caveau de la Famille Pagnol où reposent son père et sa seconde femme, ses frères et sœur et leur famille. Sa tombe porte l’inscription : « Marcel Pagnol 1895-1974 et les siens », suivi d'une épitaphe latine, citation de Virgile : « Fontes, amicos, uxorem dilexit » ( Il a aimé les sources, ses amis, sa femme).

Chronologie

-1889 Nomination de son père, Joseph Pagnol, au poste d'instituteur public à Aubagne
-1893 Joseph Pagnol épouse Pauline Henriette (dite Augustine) Lansot, le 28 décembre
-1894 Naissance de Maurice Pagnol en avril
-1895 Naissance de Marcel Pagnol le 28 février, au numéro 16 du cours Barthélemy à Aubagne. Décès de son frère aîné, Maurice Pagnol, en août
-1897 Installation de la famille Pagnol à Saint-Loup (Marseille)
-1898 Naissance de son frère, Paul Pagnol (le Petit Paul)
-1900 Déménagement à Marseille où Joseph Pagnol est nommé à l'école des Chartreux
-1902 Naissance de sa sœur, Germaine Pagnol
-1904 Premières vacances à la Bastide Neuve
-1905 Elève au Lycée Thiers à Marseille
-1909 Naissance de son frère cadet, René Pagnol
-1910 Mort de sa mère, Augustine Pagnol. Premiers poèmes dans la revue Massilia
-1913 Marcel obtient le Baccalauréat de Philosophie avec mention Assez bien
-1914 Fonde la revue littéraire Fortunio. Mobilisé à Nice, puis réformé pour faiblesse de constitution
-1915 Répétiteur au collège de Digne, puis de Tarascon
-1916 Mariage le 2 mars avec Simone Collin. Obtient la licence de Langues et Littérature Vivantes
-1917 Répétiteur d'anglais au collège de Pamiers sur Ariège, puis au lycée Mignet d'Aix-en-Provence. Décès de « Lili des Bellons ».
-1920 Professeur-adjoint au lycée Saint-Charles à Marseille. Catulle, drame en vers
-1922 Professeur-adjoint d'anglais au lycée Condorcet à Paris
-1923 Rencontre d'Orane Demazis à Paris, pour qui il créera ensuite le rôle de Fanny
-1926 Séparation d'avec Simone (le divorce ne sera prononcé qu'en 1941)
-1930 Rencontre de Kitty Murphy, jeune danseuse anglaise, à Paris
-1930 Naissance de Jacques Pagnol, qui fut son assistant après la guerre, puis cameraman pour France 3 Marseille
-1932 Décès de son frère, Paul Pagnol, à l’hôpital de Courtrai (Belgique) le 28 Juillet
-1933 Orane Demazis lui donne un fils, Jean-Pierre Pagnol
-1935 Rencontre d'Yvonne Pouperon, sa collaboratrice dans les bureaux de la rue Fortuny
-1936 Yvonne Pouperon donne naissance à Francine Pagnol
-1938 Rencontre de Jacqueline Bouvier en août, qui n'entrera dans sa vie qu'en 1944.
-1939 Rencontre en janvier de Josette Day. Leur liaison dure le temps de leur refuge en zone libre, à Marseille, puis à la Gaude
-1941 Le divorce d'avec Simone Colin est prononcé. Acquisition du château de la Buzine
-1944 Retiré dans la Sarthe avec Jacqueline Bouvier en attendant le débarquement allié
-1945 Mariage avec Jacqueline Bouvier
-1946 Naissance de leur fils, Frédéric. Le 27 mars, Marcel Pagnol est reçu au fauteuil 25 de l'Académie française
-1951 Naissance de leur fille, Estelle. Le 15 novembre, mort de son père, Joseph Pagnol
-1954 Mort de leur fille, Estelle, des suites d'une crise d'acétonémie
-1974 Mort de Marcel Pagnol à Paris le 18 avril

Œuvres

Romans, nouvelles et essais

- 1921 : La Petite Fille aux yeux sombres, roman
- 1921 : Pirouettes, (premier titre Le Mariage de Peluque), roman
- 1922 : L'Infâme Truc, nouvelle
- 1957 : La Gloire de mon père (Souvenirs d'enfance I), roman autobiographique
- 1957 : Le Château de ma mère (Souvenirs d'enfance II), roman autobiographique
- 1959 : Le Temps des secrets (Souvenirs d'enfance III), roman
- 1962 : L'Eau des collines roman en deux parties : Jean de Florette, Manon des sources
- 1964 : Le masque de fer (remanié sous le titre Le Secret du Masque de fer en 1973), essai historique
- 1968 : Les Sermons de Marcel Pagnol, recueil (rassemblés par le R.P Norbert Calmels)
- 1977 : Le Temps des Amours (Souvenirs d'enfance IV), roman autobiographique
- 1984 : L'Infâme Truc et autres nouvelles, recueil d’œuvres posthumes
- 1984 : Secrets de Dieu, nouvelle éditée en recueil d’œuvres posthumes

Théâtre

- 1922 : Catulle, drame en vers
- 1922 : Ulysse chez les Phéaciens (en collaboration avec Arno Charles Brun), tragédie en vers
- 1924 : Tonton ou Joseph veut rester pur (en collaboration avec Paul Nivoix), vaudeville sous le pseudonyme de Castro.
- 1925 : Les Marchands de gloire (en collaboration avec Paul Nivoix), comédie satirique en cinq actes
- 1926 : Un direct au cœur (en collaboration avec Paul Nivoix), comédie
- 1926 : Jazz (premier titre Phaéton), comédie satirique en quatre actes
- 1926 : Topaze, comédie satirique en quatre actes
- 1926 : Marius, comédie en trois actes et six tableaux
- 1931 : Fanny, comédie en trois actes et quatre tableaux
- 1946 : César, comédie en trois actes adaptée du film
- 1955 : Judas, tragédie en cinq actes
- 1956 : Fabien, comédie en quatre actes
- 1985 : La Femme du boulanger, comédie en quatre actes adaptée du film

Cinéma

Filmographie

Marcel Pagnol est le metteur en scène des films suivants :
- 1933 : Jofroi, d'après la nouvelle de Jean Giono Jofroi de la Maussan, extraite du recueil Solitude de la pitié (1932),
- 1933 : Le Gendre de monsieur Poirier, d’après la pièce d'Emile Augier,
- 1934 : Angèle, d'après le roman de Jean Giono Un de Baumugnes (1929),
- 1934 : L’Article 330, d’après la pièce de Georges Courteline,
- 1935 : Merlusse,
- 1935 : Cigalon,
- 1936 : Topaze,
- 1936 : César,
- 1937 : Regain, d'après le roman de Jean Giono (1930),
- 1938 : Le Schpountz,
- 1938 : La Femme du boulanger, d'après le roman de Jean Giono Jean le Bleu (1932),
- 1940 : La Fille du puisatier,
- 1941 : La Prière aux étoiles, inachevé,
- 1945 : Naïs,
- 1948 : La Belle Meunière, réalisé en couleurs,
- 1950 : Topaze avec Fernandel,
- 1952 : Manon des sources et Ugolin,
- 1954 : Les Lettres de mon moulin, d’après Alphonse Daudet,
- 1967 : Le Curé de Cucugnan (téléfilm), d’après Alphonse Daudet. Marcel Pagnol est l'auteur des scénarios et dialogues des films suivants :
- 1932 : Direct au cœur de Roger Lion et Arnaudy, d’après la pièce de Marcel Pagnol et Paul Nivoix,
- 1933 : L’Agonie des aigles de Roger Richebé, d’après la pièce d'Emile Augier,
- 1934 : Tartarin de Tarascon de Raymond Bernard, d’après Alphonse Daudet,
- 1939 : Monsieur Brotonneau de Alexandre Esway, d’après de Flers et Caillavet,
- 1950 : Le Rosier de Madame Husson de Jean Boyer, d’après Guy de Maupassant,
- 1953 : Carnaval de Henri Verneuil, d’après Emile Mazaud,
- 1962 : La Dame aux camélias (téléfilm), d’après Alexandre Dumas fils.

Adaptations d'œuvres de Pagnol et remakes

- 1931 : adaptations traduites de Marius : Zum goldenen Anker en allemand, Längtan till havet en suédois
- 1934 : remake allemand de Fanny : Der schwarze Walfisch de Fritz Wendhausen
- 1938 : Port of Seven Seas, remake américain de James Whale : scénario couvrant l'ensemble de la trilogie
- 1942 : 海猫の港 Umineko no minato (« Le port aux mouettes »), de Yasuki Chiba (93 minutes, 35 mm, Noir & Blanc). Remake japonais de Marius. Sur le port de Karatsu en 1897, alors que le Japon commence à développer son empire d'outremer, une famille tient le bar « La taverne de l’ancre ». Le fils a une chance unique de s’embarquer, contre l’avis de son père, d'où le dilemme entre les intérêts de l’empire et la famille.
- 1949 : 春の戯れ Haru no tawamure (« Flirt de printemps »), de Kajiro Yamamoto (109 mn, Noir et Blanc), avec Hideko Takamine (Fanny) et Junkichi Uno (Marius). Après 風の子 Kaze no ko (« L’enfant du vent »), c'est le second film de ce réalisateur sur le thème de l’appel de la mer opposé à celui de l’amour.
- 1954 : ouverture à Broadway de la comédie musicale Fanny, adaptant l'ensemble de la trilogie
- 1961 : Fanny, adaptation cinématographique, d'après la comédie musicale mais sans numéros musical, par Joshua Logan, avec Leslie Caron et Maurice Chevalier
- 1967: 愛の賛歌 Ai no sanka (« Hymne à l’amour »), de Yoji Yamada (94 mn). Ce troisième remake japonais, couvrant le scénario des films Marius et Fanny, transpose le drame dans une petite île de la mer intérieure de Seto où les amoureux sont séparés par l'immigration vers le Brésil
- vers 1970 : Version discographique de la bande sonore de la trilogie, avec des commentaires de Marcel Pagnol
- 2000 : nouvelle version de la trilogie, remake français réalisé par Nicolas Ribowski pour la télévision : Marius, Fanny et César
- sortie prévue en septembre 2007 : Opéra inspiré de Marius et Fanny, sur une musique de Vladimir Cosma et dans une mise en scène de Jean-Louis Grinda, avec Roberto Alagna dans le rôle de Marius. Spectacle musical commandé par l’Opéra de Marseille (avec l'accord de Jacqueline Pagnol)
- 1986 : Jean de Florette de Claude Berri avec Yves Montand, Daniel Auteuil et Gérard Depardieu
- 1986 : Manon des sources de Claude Berri avec Yves Montand, Daniel Auteuil et Emmanuelle Béart
- 1990 : La Gloire de mon père d'Yves Robert
- 1990 : Le Château de ma mère d'Yves Robert
- 2006 : Le Temps des secrets (téléfilm) de Thierry Chabert
- 2006 : Le Temps des amours (téléfilm) de Thierry Chabert

Citations célèbres

De la morale et des hommes

- Marius
- Regain
- Topaze
- Le Château de ma mère
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- César
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- La Femme du boulanger

La parole


- La Gloire de mon père
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La vie et la mort

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- Le Schpountz
- Fanny
- Les Marchands de Gloire
- Manon des sources
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Amour et sexualité

- Jazz
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- Manon des sources, le Procès
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Des femmes

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De la colère

- César (dans sa fameuse tirade):
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- :
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L'argent


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Famille et tolérance

- Angèle
- César :
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Du secret

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De la bêtise

- César (à Marius) :
- Fabien (appelant la troupe pour retourner travailler): Fabien

De Dieu et de l'athéisme

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De la science et du génie

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- Notes sur le rire

Notes et références

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