Mouvement pour la France

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Le Mouvement pour la France est un parti politique français de droite nationale, d'inspiration souverainiste.
Mouvement pour la France

Le Mouvement pour la France est un parti politique français de droite nationale, d'inspiration souverainiste.

Historique

Issu du mouvement « Combat pour les valeurs », il est créé le 20 novembre 1994 à la Maison de la Chimie à Paris. Il fait suite à la liste « Majorité pour l'autre Europe » des élections européennes, qui avait obtenu 12, 23 % des voix. Philippe de Villiers se présente alors aux élections présidentielles de 1995, mais sans parvenir à transformer le MPF en un parti national solidement structuré. Il obtient moins de 5 % des voix. Aux législatives de 1997, le MPF fait liste commune avec le CNIP sous l'étiquette LDI (La Droite Indépendante) mais n'obtient pas de députés autres que Philippe de Villiers. En juin 1999, la liste du RPF-IE, où Philippe de Villiers figure en deuxième position derrière Charles Pasqua, est la première de droite, devant ce qui est encore le RPR. Le MPF fusionne avec le mouvement de Charles Pasqua (Demain la France) et devient le RPF. Un an plus tard, Philippe de Villiers quitte le RPF et recrée le MPF en dénonçant la gestion opaque du RPF par Charles Pasqua, qui cherche à imposer ses proches collaborateurs. Le parti est mené par Philippe de Villiers et animé par Guillaume Peltier, secrétaire général du mouvement depuis Septembre 2003, après avoir rejoint le mouvement en Février 2001. C'est aussi en 2001 que sont créés les Jeunes pour la France, structure jeune du MPF. En juin 2004, le MPF a remporté trois sièges au Parlement européen, ceux de Philippe de Villiers, également président du conseil général de Vendée, de Paul-Marie Coûteaux et de Patrick Louis. Le MPF est représenté à l'Assemblée nationale par Véronique Besse, vice-présidente du conseil général de la Vendée, et au Sénat par Bruno Retailleau, vice-président du même conseil général, Philippe Darniche, également du même conseil général et Bernard Seillier, sénateur-maire de Sévérac-le-Château et conseiller général de l'Aveyron.

Propositions politiques

-« Immigration zéro » associée à une politique de codéveloppement
-Expulsion systématique des clandestins
-Rétablissement de la double peine
-Suppression du CFCM (Conseil français du culte musulman)
-Interdiction du voile islamique dans les lieux publics et dans les rues
-Imposer un moratoire sur la construction des mosquées
-Etablissement d'une « charte républicaine » pour la construction des mosquées et des écoles coraniques : refus de la polygamie, des mariages forcés, de l’excision ; reconnaissance de la laïcité et du droit de changer de religion ; affirmation de l’égalité homme-femme ; interdiction des financements étrangers ; respect de l’architecture des villes…
-Suspendre toute construction de mosquée et toute ouverture d’école coranique tant que la Charte républicaine n’est pas adoptée
-Arrêt du monopole des syndicats
-Au niveau de l'éducation, la transmission à chaque jeune des savoirs fondamentaux, suppression des IUFM en les remplaçants par des instituts plus exigeants
-La fin du collège unique et de la carte scolaire
-Mise en place d'une heure hebdomadaire d'éducation patriotique dans les écoles.
-Faire flotter le drapeau tricolore dans toutes les cours de récréation.
-Interdiction du mariage homosexuel gravée dans la Constitution, en reconnaissant le caractère imprescriptible du mariage hétérosexuel
-Promotion des alternatives à l'avortement (aide aux mères en détresse)
-Un revenu parental d'éducation de 1000 euros mensuels pour les familles françaises de plus de trois enfants
-Réferendum sur la peine de mort
-Baisse des charges de 50% sur les PME-PMI permettant la création de près d'1 million d'emplois en 1 an (selon l'INSEE)
-Suppression des 35h, de l'ISF et des droits de succession. Baisse de l'impot sur le revenu associée à une baisse des dépenses publiques
-Libération de l'âge de la retraite
-Etablissement de la TVA sociale pour « favoriser le travail français »
-Transformer le RMI en « revenu minimum de travail » (travaux d'intérêt général nécessaires pour obtenir les indemnités chômage)
-Instaurer un service civique obligatoire
-Arrêt des négociations d'entrée de la Turquie en Europe
-Refus d'une quelconque Constitution Européenne
-Défense européenne non centralisée
-Rétablissement des barrieres douanières fluctuantes aux frontières de l'UE
-Elargissement de la pratique du réferendum

Le tournant de 2005

Le MPF fait campagne pour le Non au traité constitutionnel européen. De fin 2004 à décembre 2005, le nombre d'adhérents passe de 7 000 à 16 250. Le MPF s'est vu rejoindre par Jacques Bompard, maire d'Orange et animateur de l'Esprit Public, démissionnaire du Bureau politique du Front National. Suite à l'arrivée de nombreux adhérents après le 29 mai 2005, le MPF a mis en place une charte excluant notamment toute xénophobie , qu'il est nécessaire de signer pour adhérer.

Le MPF et les Droites

Même si Philippe de Villiers a exprimé son désaccord avec ce qu'il appelle comme le Front national "le système UMPS" en ayant visé prioritairement le vote Front national dans un premier temps, des divergences subsistent entre les deux partis. Villiers se montre critique vis-à-vis des propos polémiques tenus à plusieurs reprises par Jean-Marie Le Pen, résumant leurs divergences en déclarant : "il s'intéresse à la Seconde Guerre mondiale, je m'intéresse à la France". Cependant, le président du MPF a lui aussi tenu des propos qui ont été sujets à polémique au sujet de la colonisation estimant que la France pouvait étre fière de son passé colonial, dont le bilan serait selon lui "globalement positif" (8 juin 2006) ; cette posture a été qualifiée par de nombreux politologues et historiens de "révisionnisme colonial". De même, le MPF siège au parlement européen au sein du Groupe Indépendance/Démocratie, groupe parlementaire eurosceptique qui compte notamment des élus de la Ligue des familles polonaises, de Alliance nationale et de United Kingdom Independence Party (UKIP). Ce groupe souscrit à programme commun souverainiste et de respect des valeurs traditionnelles et culturelles européennes tout en laissant à ces membres la liberté de vote conformément à ses principes. Philippe de Villiers s'oppose à la position de Jean-Marie Le Pen, qui affirme qu'il ne verrait pas au nom de quoi la République Islamique d'Iran, prise comme nation souveraine, devrait être privée du nucléaire. Le MPF fait campagne contre l"'islamisation de la France", dénoncant l'influence insidieuse d'élément islamistes dans certains domaines (aéroports, écoles, hôpitaux....). Le MPF distingue dans l'islam un islam religieux, que l'on doit respecter comme les autres religions, et un islam politique, qu'il combat au nom des valeurs de la République. Du point de vue stratégique, Philippe de Villiers, dont l'expérience a montré les effets néfastes d'une alliance électorale (scission avec Charles Pasqua), rejette l'idée d'alliance avec le Front national. Par ailleurs, Philippe de Villiers met en avant l'avantage d'être un élu de terrain, s'appuyant sur son action comme président du Conseil général de Vendée. Par ailleurs, le MPF compte quelques maires, parlementaires et députés européens. En 2001, le MPF accueille Guillaume Peltier fondateur de Jeunesse action Chétienté, ancien responsable du FNJ De même, Damien Bariller, ancien membre du Front national, ancien directeur du cabinet de Bruno Megret (lorsqu'il était au Front national) et du MNR, est nommé responsable de la féderation des Bouches-du-Rhône. En décembre 2005, Jacques Bompard, ancien membre du Front National, maire d'Orange depuis 1995, rejoint le MPF et préside depuis la fédération du Vaucluse. En mars 2007, Philippe de Villiers est candidat MPF à la présidentielle Française. Paul-Marie Couteaux, ancien soutien de Chevènement à la présidentielle 2002, devient porte parole de Philippe De Villiers aux côtés de Guillaume Peltier. En juillet 2007, à l'occasion de la réunion d'un Comité directeur, Guillaume Peltier, le secrétaire général, se déclare partisan de faire du MPF un vrai parti de droite, moderne, efficace et capable de gouverner. Il propose aux cadres du Mouvement le principe de négociations avec l'UMP pour les élections municipales de mars 2008. Sa proposition est très majoritairement acceptée afin d'enraciner le MPF sur le terrain. L'objectif est d'obtenir 500 élus locaux (contre 150 élus en 2001). Guillaume Peltier mène dès la mi-juillet 2007 des négociations avec Brice Hortefeux et Alain Marleix, le secrétaire national de l'UMP chargé des élections. Le MPF se positionne comme un « allié loyal » du gouvernement, envers qui il se veut « exigeant », notamment sur les questions européennes : opposition au mini-traité et à l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne. Sur le plan électoral, le MPF souhaite que ces négociations garantissent la réélection des maires MPF : Jean-Louis Millet à Saint-Claude (Jura), Jacques Bompard à Orange (Vaucluse). Le MPF vise l'obtention de 500 places éligibles d'adjoints ou de conseillers municipaux, et quelques têtes de liste (à Bollène, pour Marie-Claude Bompard, épouse de Jacques, à Vénissieux pour Christophe Girard). S'agissant des conseils généraux, le MPF souhaite un accord avec l'UMP pour la réélection de Jacques Bompard dans le canton ouest d'Orange, et de Michel Terral dans le canton de Ballon. Le MPF espère pouvoir investir une trentaine d'autres candidatsLe Monde, 6 octobre 2007..

Présidentielle 2007

Lors de l'élection présidentielle, Villiers obtient 2, 23% des suffrages (818.407 voix). Il obtient ses meilleurs scores en Pays de la Loire (4, 99%) et dans le Poitou (3, 58%). Son mouvement confirme ainsi son ancrage dans les terres du grand ouest, mais ne perçe pas en terre frontistes. Villiers est notamment largement devancé par Le Pen dans la ville d'Orange (16, 31% contre 6, 39%). Son score est relativement faible en Vendée ou il arrive en quatrième position avec 11, 28% (contre 22% en 1995). A l'issue du scrutin, Villiers n'appelle pas immédiatement à voter Sarkozy. Il appellera tout de même trois jours plus tard à "faire barrage à la gauche".

Législatives 2007

Le MPF obtient, dès le 1 tour avec 60, 96% des voix, un député en Vendée, Mme Besse, qui se présentait sous l'étiquette "majorité présidentielle". M. Sarlot, autre sortant du MPF, qui s'était présenté sans étiquette, a été réélu également dès le premier tour avec 52, 12% des voix. Il faut noter que l'UMP n'a pas présenté de candidats propres contre eux. Les cadres du partis réalisent parfois des scores importants, comme J. Bompard dans la 4° circonscription du Vaucluse (19, 72%), Jean-Louis Millet dans la 2°circonscription du Jura (10, 27%), Me A. Varaut dans la 5°circonscription de Seine-Saint-Denis (8, 11%), Gérard Pierre dans la 2ème circonscription du Morbihan (8, 17%) ou encore Guillaume Peltier (5, 92% en Indre-et-Loire).

Municipales 2008

Le MPF a lancé des négociations avec l'UMP pour s'assurer d'avoir un nombre suffisant d'élus capables de défendre ses valeurs et d'avoir des responsabilités au niveau municipal. Ainsi, Christophe Girard sera soutenu par l'UMP pour reprendre la mairie de Vénissieux (septième plus grande ville de la région Rhône-Alpes), au Parti communiste. Des tractations sont en cours pour que le MPF puisse être tête de liste dans d'autres municipalités, comme par exemple à Orange ou à Saint-Claude.

Élus

-Assemblée : Véronique Besse et Joël Sarlot (apparenté) (reélus au 1 tour en 2007),
-Sénat : Bruno Retailleau, Bernard Seillier, Philippe Darniche
-Parlement européen :Philippe de Villiers, Paul-Marie Couteaux, Patrick Louis.
-Conseils régionaux : Marietta Trichet (Pays-de-la-Loire), Antoine Chéreau (Pays-de-la-Loire), Patrice Chéreau (Pays-de-la-Loire), Marie-Claude Bompard (PACA), Philippe David de Beauregard (PACA), Jean-Philippe Wagner (Lorraine), Marie-Christine Bignon (Bourgogne)
-Conseils généraux : Philippe de Villiers (Vendée), Bruno Retailleau (Vendée), Véronique Besse (Vendée), Gérard Villette (Vendée), Dominique Souchet (Vendée), Bertrand de Villiers (Vendée), Wilfried Montassier (Vendée), Yves Peltier (Meuse), Jacques Bompard (Vaucluse), Marie-Claude Bompard (Vaucluse), Michel Terral (Sarthe), Gérard Pierre (Morbihan), Bernard Seillier (Aveyron).

Références

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