La Roche-sur-Yon

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La Roche-sur-Yon (en poitevin-saintongeais La Roche su Yun) est une commune française, préfecture du département de la Vendée dans la région Pays de la Loire. Ses habitants sont appelés les Yonnais.
La Roche-sur-Yon

La Roche-sur-Yon (en poitevin-saintongeais La Roche su Yun) est une commune française, préfecture du département de la Vendée dans la région Pays de la Loire. Ses habitants sont appelés les Yonnais.

Géographie

La Roche-sur-Yon se situe au cœur du bocage vendéen, dans la vallée de l'Yon, affluent du Lay. La ville est construite sur une roche granitique qui surplombe la vallée de l'Yon et donne à la ville une position stratégique. La ville se situe au centre du département. Napoléon Bonaparte a d'ailleurs choisi La Roche-sur-Yon comme préfecture pour sa position centrée et stratégique au cœur d'un département qui devait être pacifié après la guerre de Vendée.

Communes voisines

Ville fleurie

La Roche-sur-Yon a été récompensée de 3 fleurs (Image:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svg) au Concours des villes et villages fleuris (palmarès 2007).

Histoire

Les premières traces existantes de La Roche-sur-Yon datent du . La ville fut une ancienne seigneurie appartenant aux Beauvau, puis aux Bourbon à partir du . La Roche-sur-Yon devint une principauté-pairie en passant aux Bourbon-Montpensier, puis aux Orléans. La ville revint à la Couronne de France sous Louis XV. Le château de la ville, construit à un endroit stratégique de la vallée de l'Yon, fut assiégé et repris aux Anglais par Olivier de Clisson lors de la guerre de Cent-Ans. Il fut en partie détruit lors des Guerres de religion qui secouèrent le Poitou, et finalement incendié au cours des guerres de Vendée. En 1793, le Nord de la Vendée se révolte contre la République. La Roche-sur-Yon reste républicaine, mais le 14 mars 1793 les insurgés vendéens prennent la ville. Après les Guerres de Vendée et le passage des colonnes républicaines(colonnes infernales), la ville n'était plus qu'un petit bourg en grande partie détruit. Le 25 mai 1804 (5 prairial de l'an XII), Napoléon I, alors premier consul, prit la décision de transférer la préfecture de la Vendée de Fontenay-le-Comte à la Roche-sur-Yon où il fit bâtir une ville nouvelle apte à accueillir 15 000 habitants. Cette nouvelle ville devait devenir une place forte et permettre de pacifier la Vendée. Un plan en damier fut donc adopté avec en son centre une grande place d'armes (l'actuelle place Napoléon). La ville prit alors le nom de « Napoléon ». La population de la ville était alors essentiellement composée de militaires en garnison et de fonctionnaires. Le 8 août 1808, face à la lenteur des travaux de construction de « sa » ville, Napoléon I s'y rend et dvant les travaux dira : « J'ai répandu l'or à pleines mains pour édifier des palais, vous avez construit une ville de boue » (car Emmanuel Crétet, son ministre de l'intérieur et directeur des Ponts et Chaussées, avait décidé sans son avis de la faire reconstruire par Conterot premier spécialiste du pisé). Certains travaux seront finis après la chute du premier Empire, comme l'Église Saint-Louis, commandée en 1804 et terminée en 1829. La ville s'est développée petit à petit, jusqu'à atteindre les limites du territoire de la commune. La ville s'est appelée successivement :
- Napoléon (pendant le Premier Empire)
- Bourbon-Vendée (pendant la Restauration)
- La Roche-sur-Yon (pendant la Deuxième République)
- Napoléon-Vendée (pendant le Second Empire)
- La Roche-sur-Yon (depuis 1870). La ville fête en 2004 le bicentenaire de sa fondation par Napoléon Bonaparte.

Blasonnement

180px Malte-brun rapporte, dans la France illustrée, tome V (1884), que « cette ville n'a pas d'armes officiellement reconnues ; mais un ancien sceau de ses archives représente : » :un écu chargé mi-partie d'une croix potencée, cantonnée de quatre croisettes, qui est de Jérusalem, et semée de fleurs de lis, au lambel de trois pendants, qui est d'Anjou. Le Grand Larousse encyclopédique en 10 volumes, quant à lui, rapporte ce blasonnement : :De gueules à une ville d'argent sur un rocher de sinople accompagnée en chef d'une foix d'or, au franc-canton des villes de second ordre, qui est à dextre, d'azur à la lettre capitale N d'or surmontée d'une étoile rayonnante du même. La ville d'argent sur un rocher représente la Roche-sur-Yon, construite sur un rocher dominant l'Yon à 75 m. La lettre N en or représente Napoléon I et les deux mains serrées à côté du N représentent l'accord passé entre l'Empereur et la ville.

Bicentenaire

La ville a célébré tout au long de l'année 2004 le bicentenaire de sa création par Napoléon 1, le 5 prairial an XII, soit le 25 mai 1804. La singularité première de la ville nouvelle décrétée par Napoléon réside en son tracé géométrique en forme de pentagone, son maillage en forme de grille (ou damier)et sa division en quatre quartiers organisés autour d'une grande place centrale. La création de cette ville nouvelle résulte du transfert du chef-lieu initialement choisi : Fontenay le Comte, ancienne capitale du Bas-Poitou. Outre les nombreuses manifestations organisées à cette occasion, ont été commandées plusieurs œuvres pour laisser une trace significative de cet événement : une tapisserie monumentale réalisée par Jacques Brachet, une sculpture de Jean-Pierre Viot, et une médaille créée par Thérèse Dufresne. Une Fédération des cités napoléoniennes d'Europe a été constituée, parmi lesquelles Ajaccio, Iéna, Pontivy, Putulsk, Waterloo… et bien sûr La Roche-sur-Yon.

Démographie

La nouvelle ville que Napoléon Bonaparte avait choisie pour accueillir 15 000 habitants se développa très lentement au . Ceci est probablement dû au fait que la ville était artificielle et qu'elle n'avait aucun facteur d'attrait. L'arrivée du chemin de fer sous le Second Empire, en 1866, permit une croissance plus rapide. En effet la ville se trouve au croisement des voies Paris-Les Sables d'Olonne et Nantes-Bordeaux. Ce n'est qu'au début de la Troisième République (1870) que la ville dépassa les 10 000 habitants. La croissance démographique devint forte à la fin du , surtout après la fusion avec Saint-André-d'Ornay et le Bourg-sous-la-Roche en 1964, deux communes rurales qui apportèrent de l'espace à la ville pour son développement. Dans les années 1980, la population stagna autour de 45 000 habitants, mais depuis 1990, la population croît à nouveau fortement. En effet, La Roche-sur-Yon a enregistré une augmentation de 9 % de sa population entre 1990 et 1999, ce qui fait de cette ville la seconde des Pays de la Loire en terme de croissance démographique, juste après Nantes. source : http://www.insee.fr/fr/ffc/docs_ffc/psdc.htm (2004) Estimation de l'INSEE au 1 juillet 2004.
- Répartition de la population selon le sexe (estimation 2005 de l'INSEE) :
- Répartition de la population selon l'âge (estimation 2005 de l'INSEE) :

Économie

Cette ville neuve, située en plein centre d'un département très rural, ne possède que peu d'industrie. Cependant quelques grandes usines sont présentes notamment dans le domaine électrique et électronique, mais aussi pneumatique. L'agglomération est desservie par le petit aéroport de La Roche-sur-Yon - Les Ajoncs. La majeure partie des emplois proviennent du secteur tertiaire, très développé, qui fait de La Roche-sur-Yon, une ville de services (santé, conseils, banque, commerces…) Répartition des actifs (en 1999, d'après l'INSEE):
- Primaire : 0, 9 % ;
- Secondaire (industrie + bâtiment): 19, 2 % ;
- Tertiaire (commerces + services): 79, 9 % ;
- Chômage : environ 8 % en 2001. La Roche-sur-Yon est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie de la Vendée. Elle gère le port des Sables d’Olonne, de Saint-Gilles-Croix-de-Vie, de pêche de l’Île d’Yeu, de l’Herbaudière, de plaisance de l’île d’Yeu, des Brochets, de l’Epoids, des Champs et le Marché de Gros de Fruits et légumes des Sables-d’Olonne.

Administration

300px Le maire de la Roche-sur-Yon est Pierre Regnault depuis le mois d'avril 2004, à la suite de la démission constatée d'office par le préfet de son prédécesseur Jacques Auxiette (PS), ce dernier ayant été élu président de la région Pays de la Loire. Jacques Auxiette était maire depuis 1977. Voir aussi : liste des maires successifs. La Roche-sur-Yon est chef-lieu de deux cantons :
- Le canton de La Roche-sur-Yon-Nord est formé d'une partie de La Roche-sur-Yon et des communes de Mouilleron-le-Captif et Venansault (29 789 habitants);
- Le canton de La Roche-sur-Yon-Sud est formé d'une partie de La Roche-sur-Yon et des communes d'Aubigny, Chaillé-sous-les-Ormeaux, La Chaize-le-Vicomte, Les Clouzeaux, Fougeré, Nesmy, Saint-Florent-des-Bois, Le Tablier et Thorigny (40 920 habitants).

Enseignement supérieur

La Roche-sur-Yon est le siège de plusieurs établissements d'enseignement superieur privé:
- L'Institut Catholique d'Etudes Supérieures (ICES) http://www.ices.fr qui s'articule autour de sept filières d'enseignement universitaire classique : Biologie, Droit, Histoire, Langues, Lettres Modernes et Classiques, Mathémathiques-Physique, Sciences Politiques. Ces formations permettent d'obtenir les diplômes universitaires d'Etat dans le cadre de la Réforme LMD.
- L'Institut Superieur de Technologie (IST)
- L'École de Gestion et de Commerce (EGC) mais aussi d'une antenne délocalisée de l'Université de Nantes délivrant notamment des licences ainsi qu'un IUT.

Monuments et lieux touristiques

- Place Napoléon avec la statue équestre de l'empereur en son centre (œuvre du comte de Nieuwerkerke)
- Église Saint-Louis (1829)
- Maison Renaissance (1566, plus vieux bâtiment de la ville actuelle)
- Haras national
- L'abbaye des Fontenelles aux abords de la ville Église Saint-Louis Statue équestre de Napoléon Ier, Place Napoléon

Transports

Transports routiers et autoroutiers

Le réseau routier vendéen est organisé en étoile autour de la Roche-sur-Yon. La ville est donc au croisement de plusieurs routes départementales telles que :
- La RD 160 (ex-RN160) : Les Sables-d'Olonne La Roche-sur-Yon Cholet, Angers
- La RD 746 : Luçon La Roche-sur-Yon
- La RD 747 : La Tranche-sur-Mer La Roche-sur-Yon
- La RD 937 : Nantes La Roche-sur-Yon
- La RD 948 : Noirmoutier, Challans La Roche-sur-Yon Sainte-Hermine, Fontenay-le-Comte La Roche-sur-Yon est également desservie par une autoroute :
- La A87 (Angers La Roche-sur-Yon) : La Roche-sur-Yon Est Cette autoroute devrait être prolongée par ASF de 16 km afin de servir de contournement Sud à la ville en 2008. Deux échangeurs seront alors ajoutés: La Roche-sur-Yon Sud et La Roche-sur-Yon Ouest.

Transports ferroviaires

Estienne d'Orves) Le chemin de fer arrive à la Roche-sur-Yon le 24 décembre 1866 avec l'ouverture de la ligne entre Nantes et la Roche-sur-Yon par la Compagnie d'Orléans. D'autres lignes sont ensuite ouvertes à destination des Sables-d'Olonne, de la Rochelle et de Bordeaux. Ces lignes sont incorporées dans le réseau de l'État en 1878. Actuellement, la Roche-sur-Yon est reliée par voies ferrées aux villes des Sables d'Olonne, de Nantes, de la Rochelle et de Bressuire. La voie ferrée reliant Nantes aux Sables-d'Olonne via la Roche-sur-Yon est actuellement en cours d'électrification par la SNCF et RFF concernant l'électrification de la ligne Nantes - Les Sables d'Olonne. Ces travaux ainsi que ceux de rénovation de la gare de la Roche-sur-Yon devrait permettre l'arrivée du TGV fin 2008.

Transports aériens

La Roche-sur-Yon possède un petit aéroport civil, l'aéroport des Ajoncs ou René Couzinet, situé à environ 6 kilomètres au Nord-Est de la ville. On y accède par la route départementale 160 (ex-RN160). Cet aéroport comporte deux pistes dont une en bitume.

Transports en commun

La Roche-sur-Yon est desservie par un réseau de transport urbain créé en 1976. L'entreprise gérant ce réseau est la Société des Transports Yonnais (STY). Le réseau, qui comportait 3 lignes en 1976, est actuellement constitué de 9 lignes régulières, desservant l'ensemble de la ville. La place Napoléon, desservie par 7 des 9 lignes, constitue le coeur de ce réseau. En 2000, la STY a enregistré 3 672 000 voyages pour 1 440 000 kilomètres parcourus, ce qui représente 70, 6 voyages par an et par habitant (moyenne des villes de moins de 100 000 habitants: 43) concernant les chiffres clés de la STY.

Personnalités

- Paul Baudry (1828-1886), né à La Roche-sur-Yon, artiste peinte.
-Émile Faguet, né à La Roche-sur-Yon en 1847, écrivain et critique littéraire.
-André-Charles Nauleau (1908 - 1986), né à La Roche-sur-Yon, peintre.
- Stéphane Piobetta, (1913-1944), né à La Roche-sur-Yon, agrégé de philosophie, Compagnon de la Libération.
-Benjamin Rabier, né en 1864 à La Roche-sur-Yon, peintre et dessinateur, célèbre pour le dessin de La Vache Qui Rit.
-Jean Thibaudeau, né à La Roche-sur-Yon en 1935, écrivain.

Photos

Image:Place Napoléon Eglise Saint-Louis.JPG|Église Saint-Louis et Place Napoléon Image:Place Napoléon.JPG|Place Napoléon Ier Image:Kiosque Place Napoléon.JPG|Kiosque de la place Napoléon Image:Maison Renaissance.JPG|Maison Renaissance (1566) Image:Théatre place Olof Palme.JPG|Ancien Théâtre, place Olof Palme Image:Le Manège la Roche sur Yon.JPG|Nouveau Théâtre, le Manège Image:La médiathèque B. Rabier.JPG|Médiathèque Benjamin Rabier Image:La maison Gueffier.JPG|Maison Gueffier

Jumelages

La Roche-sur-Yon est jumelée avec cinq villes, mais elle a aussi signé des pactes d'amitié avec trois autres villes. Elle participe également aux projets de développement locaux de trois autres villes. La Roche-sur-Yon fait partie du réseau REVE qui regroupe 10 villes d'Europe afin de faciliter la mobilité des jeunes en formation professionnelle et de pratiquer au quotidien de la citoyenneté européenne.

Jumelages

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Pactes d'amitié

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Projets de développement locaux

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Références

Voir aussi

- Communes de la Vendée
- Liste des maires de La Roche-sur-Yon
- Église Saint-Louis (La Roche-sur-Yon) ==
Sujets connexes
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