Daimyo

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Un daimyo en visite d'État est un titre de kazoku, c'est-à-dire de noblesse japonaise. Les daimyos étaient les plus puissants gouverneurs féodaux au Japon, entre le XIIe et le XIXe siécle.
Daimyo

Un daimyo en visite d'État est un titre de kazoku, c'est-à-dire de noblesse japonaise. Les daimyos étaient les plus puissants gouverneurs féodaux au Japon, entre le XIIe et le XIXe siécle.

Histoire

Des prestigieux Shugo (Gouverneurs de province) de la période Muromachi, en passant par la période sengoku, jusqu'aux daimyos de la période Edo, ce titre aura une histoire longue et variée. À l'époque d'Edo, le terme de daimyō était appliqué à environ deux cents princes ou grands seigneurs de domaines dont le revenu annuel égalait ou dépassait dix mille koku de riz. Ceux qui avait un revenu moindre était qualifiés de shōmyō (小名, « petit nom »). Les daimyō appartenaient à plusieurs catégories :
- les shimpan-daimyō (新藩大名), appartenant à la famille de Tokugawa
- les fudai-daimyō (譜代大名), attachés personnellement au shōgun Tokugawa
- les tozama-daimyō (外様大名 ou daimyō "extérieur"), ralliés au bakufu Avant la période Muromachi cependant, on utilisait plus volontiers le titre de myōden (名田) pour désigner les grands propriétaires de domaines. Ceux-ci étaient alors divisés en kokushu (国主, gouvernant au moins une province), ryôshu (領主, gouvernant un territoire moins important) et jôshu (城主, gouverneurs de châteaux). Ces daimyō se livrèrent des guerres incessantes dans le but d'agrandir leurs territoires. Au , à la faveur des troubles qui agitaient le pays, de nombreux shugo (守護) s'approprièrent des terres et prirent le titre de shugo-daimyō (守護大名), construisant des châteaux pour se défendre contre les visées expansionnistes de leurs voisins. Ils ne furent pacifiés qu'après la bataille de Sekigahara en 1600. Les daimyō, bien qu'ayant une certaine autonomie, étaient néanmoins assujettis à des règles particulières, la plupart codifiées dans le Buke Shohatto, et devaient suivre la loi des maisons guerrières (武家, buke). Ils devaient, entre autres obligations, entretenir à Edo une résidence, y demeurer une année sur deux (ou six mois par an) et y laisser en otage leur famille et des vassaux. Le voyage du daimyō allant rendre hommage à son shōgun à Edo s'appelait le daimyō-gyōretsu (大名行列), c’est-à-dire la "procession des seigneurs". A partir de 1639, ils n'eurent plus la permission de construire châteaux et navires de haute mer, et durent veiller à ce que le christianisme fût interdit sur leurs territoires. Lors de la Restauration Meiji en 1868, certains daimyō furent nommés gouverneurs de leurs provinces (alors appelées 藩, han), mais en 1871, tous les han furent abolis et le territoire du Japon divisé en préfectures (藩, ken). Les anciens daimyō furent alors pensionnés par le gouvernement et obligés de résider à Tōkyō. Quelques familles de daimyō connues : les Date, les Imagawa…

Voir aussi

- Histoire du Japon

Notes et références

Catégorie:Histoire du Japon
- Catégorie:Bushidô Catégorie:Noblesse japonaise ar:دائي-ميو bg:Даймио ca:Dàimio cs:Daimjó da:Daimyo de:Daimyō en:Daimyo eo:Daimio es:Daimyō et:Daimjo fi:Daimio he:דאימיו hu:Daimjó id:Daimyo it:Daimyō ja:大名 nl:Daimyo no:Daimyō pl:Daimyō pt:Daimyo ro:Daimyo ru:Даймё sk:Daimjó sl:Daimjo su:Daimyo sv:Daimyo tr:Daimyo uk:Даймьо wuu:大名 zh:大名 (称谓) zh-classical:大名 zh-yue:大名
Sujets connexes
Bakufu   Bataille de Sekigahara   Christianisme   Clan Date   Han (Japon)   Histoire du Japon   Kazoku   Koku   Noblesse   Shugo  
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