Gendarmerie nationale (France)

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Logo type de la Gendarmerie nationale Gendarmes En France, la gendarmerie nationale est une force de police à statut militaire subordonnée jusqu'a la fin de l'année 2008 au ministère de la Défense pour les missions militaires et sous tutelle du ministère de l'Intérieur pour les missions de police (la Police nationale dépend du ministère de l'Intérieur qui prendra sous son entiére tutelle la gendarmerie le ). Le numéro d'urgence de la gendarmerie est le même que celu
Gendarmerie nationale (France)

Logo type de la Gendarmerie nationale Gendarmes En France, la gendarmerie nationale est une force de police à statut militaire subordonnée jusqu'a la fin de l'année 2008 au ministère de la Défense pour les missions militaires et sous tutelle du ministère de l'Intérieur pour les missions de police (la Police nationale dépend du ministère de l'Intérieur qui prendra sous son entiére tutelle la gendarmerie le ). Le numéro d'urgence de la gendarmerie est le même que celui de la police: le 17 ou le 112. Les gendarmes sont habituellement chargés du maintien de l'ordre dans les zones rurales, les zones dites « péri-urbaines » ainsi qu'en renfort dans les grandes villes et notamment à Paris, alors que la Police nationale est chargée quasi exclusivement des zones urbaines. La limite de compétence entre les deux forces de police est fixée au seuil de 20.000 habitants. La gendarmerie assure des missions diverses qui font sa spécificité :
- Missions administratives : maintien de l'ordre, assistance et secours, circulation routière, police administrative.
- Missions judiciaires : recherche des auteurs d'infractions à la loi pénale, enquête judiciaires.
- Missions militaires : police militaire, prévôté et missions extérieures. Le 1er janvier 2009, la gendarmerie nationale quittera le ministère de la Défense pour intégrer le ministère de l'Intérieur. Les gendarmes devraient conserver leur statut militaire mais tout en relevant totalement du ministre chargé de l'Intérieur (recrutements, nominations, carrières, rémunérations...).

Histoire

La gendarmerie nationale est l'héritière d'un corps de militaires chargés de l'ordre public. Ce corps, créé en 1337, était placé sous les ordres du connétable de France, puis après la suppression de cet office en 1626, des maréchaux de France, il portait donc le nom de connétablie, puis de maréchaussée. En 1536 l'édit de Paris précisa ses missions, notamment la surveillance des grands chemins. Les membres de la maréchaussée portaient le titre de « prévôt des maréchaux » et étaient organisés en brigades (4 à 5 hommes tous les 15 à 20 km) à partir de 1720. Le terme de gendarmerie vient de gens d'arme, synonyme d’homme d'armes et qui désigne à la fin du Moyen Âge et au début de l'époque moderne la cavalerie lourde. Avec le déclin de la cavalerie, la Gendarmerie de France devint un corps de l'armée assimilé à la maison militaire du roi. En 1720 la maréchaussée fut placée sous l'autorité administrative de la gendarmerie de France, ce qui explique qu'en 1791 la maréchaussée fut renommée « gendarmerie nationale ». La gendarmerie est régie par deux lois :
- (abrogé par le Code de la Défense) loi du 28 germinal an VI (17 avril 1798)
- décret organique du 20 mai 1903 Participation aux conflits :
- il y 5 batailles inscrites sur le drapeau
- Bataille d'Hondschoote 1793 - 400 gendarmes de la 32°division sont engagés dans l'aile gauche de l'armée. Ils s'emparent de l'artillerie ennemie. Ils perdent 117 hommes.
- Villodrigo 1812 - La 1°légion de Gendarmerie à cheval, appartenant à la Brigade de Cavalerie de l'Armée du Nord, se heurte à la cavalerie anglaise le 23 octobre. Chargeant au sabre, elle enfonce les lignes ennemies, faisant 250 tués et 85 prisonniers. Le Colonel Béteille, commandant la brigade, reçoit 12 coups de sabre et survit à ses blessures.
- Taguin 1843 - 30 Gendarmes à cheval sont mobilisés pour participer à la traque de la smala de l'émir Abd-El-Kader et participent à sa capture. Sur la toile de Vernet qui immortalise la scène (Musée de Versailles), les Gendarmes figurent aux côtés du Duc d'Aumale, fils du roi Louis-Philippe I°.
- Sébastopol 1855 - 2 bataillons du Régiment de Gendarmerie à pied de la Garde Impériale participent au siège de la ville. Le 1°bataillon enlève une position stratégique dit « ouvrage blanc » au prix de pertes élevées, et apporte sa contribution à la victoire finale. 153 Gendarmes laissent leur vie dans cette campagne.
- Indochine 1945/1954 - 3 Légions de Garde Républicaine de marche sont levées fin 1946. Chargées de former une Garde Civile de Cochinchine, d'assumer des missions de sûreté, de remplir des missions prévôtales, de surveiller les frontières, elles affichent de lourdes pertes: 654 tués ou disparus, 1500 blessés. Celà vaut au drapeau de la Gendarmerie une Croix de Guerre TOE avec deux palmes.
- de 1984 à aujourd'hui.
- Liban
- Algérie
- Kosovo
- Rwanda
- Côte d'Ivoire
- Bosnie-Herzégovine, Haiti, Centrafrique, Macédoine, Thaïlande identification des victimes du Tsunami du 26 décembre 2004 ...
- la devise est : Gendarmerie, une force humaine " (Description extraite du grand livre d'or historique de la gendarmerie et du service historique de la gendarmerie ) « Honneur et Patrie, Valeur et Discipline », devise issue du regroupement du drapeau de la gendarmerie mobile et de la gendarmerie départementale. En 2002, conformément à des engagements pris par Jacques Chirac lors de sa campagne pour l'élection présidentielle de 2002, les forces de gendarmerie ont été rattachées au ministère de l'intérieur pour leurs missions de sécurité intérieure. Les gendarmes continuaient toutefois à relever du statut militaire. Les brigades ont été réorganisées en communautés de brigades au champ d'action plus large. La Loi d'orientation et de programmation pour la sécurité intérieure a également participé à une nouvelle répartition des forces de gendarmerie et de police en France. Dirigée par Pierre Mutz jusqu'en 2004, la Gendarmerie nationale l'est à présent par le général d'armée Guy Parayre. C'est la première fois qu'un militaire occupe cette fonction depuis 1947. Les civils ayant occupé précédemment cette fonction étaient traditionnellement issus soit de la magistrature soit du corps préfectoral.

Organisation

La Gendarmerie assure la garde du Palais de Justice de Paris La gendarmerie est divisée en plusieurs métiers. Elle est présente sur l'ensemble du territoire Français et effectue des missions militaires à l'étranger. Effectifs 2005 : 103 866 personnels. Les personnels militaires de la gendarmerie nationale se répartissent en :
- 4 169 officiers et 75 842 sous-officiers de gendarmerie ;
- 154 officiers et 3 729 sous-officiers des corps technique et administratif ;
- 15 757 volontaires aspirants issus du volontariat (AGIV) et gendarmes adjoints volontaires (GAV) ;
- 2 011 personnels civils se répartissent en fonctionnaires, ouvriers d’État et contractuels ;
- 40 000 personnels de réserve utilisés en fonction des besoins du service (objectif 2012). Fin 2007, 25.000 hommes et femmes ont signé un engagement à servir dans la réserve (E.S.R.).

Liste des différentes subdivisions d'arme de la Gendarmerie

Direction Générale de la Gendarmerie Nationale

Elle est installée depuis 1969 rue St Didier dans le XVI arrondissement de Paris. Cependant, l’expansion au fil des ans a rendu nécessaire un déploiement sur onze autres sites répartis sur la capitale et la proche banlieue de Malakoff (92) ou Issy-les-Moulineaux(92) à Pontoise (95) ou Rosny-sous-Bois (93). La DGGN assure la direction des formations et unités chargées de la lutte contre l’insécurité routière. Elle élabore la doctrine d’emploi, oriente et coordonne leur action.

Gendarmerie départementale

Fourgon de gendarmerie La gendarmerie départementale est au contact régulier de la population. Elle assure principalement des missions de police judiciaire ou de police administrative. On la surnomme la blanche, à cause de la couleur de ses insignes. L'organisation de base est la brigade de gendarmerie, comprenant de 6 à 40 personnes, généralement située au niveau du canton. Les brigades peuvent être organisées en communautés de brigades avec une unité de chef-lieu et des brigades de proximité ou en brigades autonomes. Chaque brigade est chargée de la surveillance jour et nuit d’une ou de plusieurs communes ainsi que de l’accueil du public. Les gendarmes y reçoivent les plaintes, effectuent les enquêtes administratives et judiciaires et de manière générale répondent aux appels d’urgence. Les brigades d'un arrondissement forment une compagnie. Les compagnies d'un département forment un groupement et les groupements d'une région administrative forment une région depuis la réorganisation territoriale du 1 juillet 2005. Auparavant les régions prenaient le nom de « légions ». On dénombre aujourd'hui 22 régions de gendarmerie départementale. Ainsi, chaque niveau hiérarchique de la gendarmerie départementale correspond à un niveau de l’administration du territoire. Chaque niveau hiérarchique est commandé par un officier, responsable des unités de la gendarmerie départementale placées sous son ressort. Il est le correspondant en charge de la sécurité publique de l’autorité administrative. Il existe environ 3 600 brigades. En plus des brigades, la gendarmerie départementale comporte des unités spécialisées dans certaines missions :
- Les pelotons de surveillance et d’intervention de la gendarmerie (PSIG), regroupés au sein des Compagnies de Gendarmerie Départementale fournissent des patrouilles qui interviennent en renfort des brigades. Soit pour augmenter le nombre de patrouilles dans les rues, soit pour faire face à des évènement particuliers (interpellations, recherche de malfaiteurs…). On trouve en général un PSIG par arrondissement.
- Les unités motorisées, gendarmes motocyclistes chargés de la surveillance du réseau routier ; ils ne dépendent pas de la compagnie mais de l'Escadron Départemental de Sécurité Routière (EDSR = compétent sur l'ensemble du département d'implantation). On y trouve les Brigades Motorisées, les Pelotons Autoroutiers et les Brigades Rapides d'Intervention, en fonction des EDSR.
- Les brigades et sections de recherche (BR au niveau des arrondissements, BDRIJ au niveau des départements et SR au niveau de la cour d'appel), ne sont constituées que d'officiers de police judiciaire. Elles sont exclusivement chargées des missions de police judiciaire. Elles assistent les brigades, assurent les opérations de police technique et prennent en compte la direction des enquêtes importantes ; elles sont chargées des enquêtes touchant à la moyenne et la grande délinquance.
- Les réservistes de la Gendarmerie départementale participe au quotidien au renforcement des unités de Gendarmerie départementale d'active. Ils sont organisés en PRGD (peloton de réserve de gendarmerie départementale). Initialement on trouvait un PRGD par groupement de Gendarmerie départementale (1 par département). Cette organisation est en cours de modification avec la refonte des PRGD en PRSIG (peloton de réserve de surveillance et d'intervention de la gendarmerie) afin de mieux s'adapter aux besoins et au renfort des unités. Les PRSIG sont de plus en plus fréquemment associés à une compagnie et non plus limités à 1 par groupement.

Gendarmerie mobile

Unités de gendarmerie présentant un caractère d'emploi spécialisé

Hélicoptère de secours en montagne
- Maître chien
- Pilote d'hélicoptère
- Gendarme de montagne - PGHM
- Plongeur
- GSIGN
- Spéléologue
- Police scientifique - IRCGN (Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale)
- Systèmes d'information et de télécommunications
- Pilote de vedette
- brigades et sections de recherches (Police judiciaire).

Unités de gendarmerie spécialisées

- Gendarmerie maritime
- Gendarmerie de l'air
- Gendarmerie des transports aériens
- Gendarmerie de l'armement
- Gendarmerie de la sécurité des armements nucléaires.

Sous-officiers des corps de soutien technique et administratif de la gendarmerie

- Armurerie (ARM)
- Affaires immobilières (AI)
- Imprimeurs (IL)
- Administration et Gestion du Personnel (AGP)
- Gestion Logistique et Financière (GLF)
- Auto-engins blindés (AEB)
- Infirmiers (MITHA)
- Restauration collective (RC)
- (filière abrogée) Exploitant des Télécommunications (ETC).

Description de certaines subdivisions

Garde républicaine

Elle est chargée de missions de sécurité et d'honneur au profit des hautes autorités de l'État et des institutions. Elle est la seule force armée autorisée dans les palais nationaux. Les gardes sont présents à l'Elysée, au Sénat et à l'Assemblée nationale, au palais de justice, à Matignon et dans les principaux ministères. La garde républicaine est composée d'un état major, de deux régiments d'infanterie et d'un régiment de cavalerie. L'escadron motocycliste est attaché au premier régiment ainsi que la musique d'infanterie. Les membres de ses pelotons d'intervention renforcent régulièrement, de manière ponctuelle, les forces de police et de gendarmerie, lors de missions de maintien de l'ordre, de transferts particuliers, ou d'interpellations par exemple.

GIGN

Le Groupement d'intervention de la gendarmerie nationale (ex-Groupement de sécurité et d'intervention de la gendarmerie nationale) est composé d'environ 320 personnes (23 officiers de carrière et un peu plus de 300 sous-officiers de gendarmerie) spécialement entraînées et équipées pour faire face à des missions périlleuses. Installé à Versailles, le GIGN comprend :
- le Centre de Formation dont les missions se résument à la formation de stagiaires étrangers dans les domaines de la protection et de l'intervention et à la formation des gendarmes affectés en ambassades ou effectuant des missions de protection
- le Groupe d’intervention de la gendarmerie nationale (GIGN), créé en 1974
- l'Escadron parachutiste d'intervention de la gendarmerie nationale (EPIGN)
- le Groupe de Sécurité de la Présidence de la République (GSPR). A dater du 1 septembre 2007, le GSIGN change de forme et devient le "nouveau" GIGN.

IRCGN

L'Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN) est situé à Rosny-sous-Bois(Seine-Saint-Denis, 93). L'unité gendarmerie d'identification des victimes de catastrophes (UGIVC), membre de l’unité nationale d'identification des victimes de catastrophes (UNIVC), fait partie intégrante de l'IRCGN.

Cigaville, ville d'entraînement

Cigaville est une ville artificielle d'entraînement pour les missions de la Gendarmerie située à Saint-Astier en Dordogne, dans l'enceinte du CNEFG. L'ensemble des EGM (Escadrons de Gendarmerie Mobile) de France viennent périodiquement en évaluation. C'est dans ce centre que sont également dispensées l'ensemble des formations ayant trait à l'intervention professionnelle des militaires de la Gendarmerie.

Tenue

Depuis le chapeau tricorne puis bicorne les gendarmes sont longtemps restés fidèles au képi. Malgré tout, une refonte de la tenue est engagée en 2004 pour doter les gendarmes de nouveaux uniformes, plus pratiques. Dans cette nouvelle tenue, une casquette remplace le képi qui n’est plus utilisé que pour les missions de représentation. L'uniforme de service courant porté jusqu'en 2004 n'avait pas évolué depuis 1990 avec l'apparition du pull-over et d'une veste noire microporeuse. La nouvelle tenue est plus moderne et plus confortable lors des nombreux services externes sous toutes les conditions climatiques. Elle se compose d'une veste aux nuances bleue et noire avec des sérigraphies « gendarmerie », d'une veste polaire reprenant l'allure générale du pull actuel et d'un polo bleu ciel « type lacoste » manches courtes ou longues (pour la tenue hiver). Le pantalon ressemble aux pantalons de treillis, mais de couleur bleu sombre. Les chaussures sont des rangers souples. Cette tenue se porte avec une nouvelle casquette « type golf » et non « type Police » avec une grenade brodée apparente or ou argent selon la subdivision d'arme. La tenue est aussi équipée d'un nouveau ceinturon à attache rapide et d'un étui spécifique pour la nouvelle arme de service le Sig-Sauer Pro 2022. Cette tenue sera déployée dans les unités jusqu'en 2006. Elle ne fait pas obstacle au port des anciennes tenues pour le service de relation publique (réunion, prise d'arme, délégation, etc.) et administratif. Dans certaines unités de gendarmerie telle que le Groupement blindé de la gendarmerie nationale à Versailles, le bonnet de police dit "calot" remplace la casquette.

Le réseau radio RUBIS de la Gendarmerie

La Gendarmerie Nationale est dotée d’un réseau radio de télécommunication : depuis 1978 existait le réseau analogique SAPHIR (vocal + données à 1, 2 kbits/s), il a été complété en 1986 par le réseau numérique cellulaire RUBIS dont l’installation s’est achevée en 2000. Cette nouvelle infrastructure, qui remplace les anciennes liaisons analogiques de la composante radio de SAPHIR, est dotée de 420 relais radio associés à 740 liaisons hertziennes (FH fixes dans les bandes 2, 5 et 15 GHz. Des négociations sont en cours entre l'ARCEP et le Ministère de la Défense concernant la bande 2, 5 GHz afin qu'elle soit restituée à l'ARCEP pour les besoins croissants en liaisons d'infrastructures des opérateurs GSM). Toutes les transmissions mobiles de RUBIS sont sécurisées par un cryptage logiciel classé secret défense. L’algorithme est programmé dans l'EEPROM Flash de chaque poste mobile et portatif (postes Matra 9600). Une destruction du code est prévue en cas de vol de l’équipement ou d’intrusion illégale sur le réseau (effacement à distance de la mémoire EEPROM). Antenne VHF pour le réseau RUBIS de la Gendarmerie sur le pylône France Télécom de Taingy dans l’Yonne Le réseau radio PMR RUBIS (bandes duplex 73, 300 à 74, 800 MHz et 77, 475 à 80, 000 MHz) assure l’interconnexion de 37 000 portatifs radio et de 11 700 ordinateurs fixes ou embarqués dans des véhicules. Le protocole de transmission pour les données et la phonie est conforme à la norme TETRAPOL validée par l’ETSI. La modulation est de type GMSK similaire au système GSM. La technique de multiplexage permet de disposer de 400 canaux sur une bande de 10 MHz (multiplexage AMRF). Les canaux VHF sont prévus pour acheminer quatre catégories de communications :
- Liaisons duplex opérationnelles relayées
- Liaisons duplex de conférences relayées
- Liaisons tactiques non relayées
- Liaisons de messagerie et de voie balise Faisceau hertzien technique (constructeur Andrew) pour le relais VHF du réseau RUBIS de la Gendarmerie sur le pylône France Télécom de Taingy dans l’Yonne Le réseau RUBIS est constitué de 97 cellules radio pilotées chacune par un autocommutateur (une cellule gère tous les relais du département). Deux bandes (2, 50 à 2, 67 GHz et 15 GHz) sont utilisées pour les FH techniques du réseau. Selon l'ARCEP, dans un avenir plus ou moins proche, les FH militaires situés dans la fenêtre 2, 50 à 2, 67 GHz devraient migrer vers la bande des 15 GHz afin de répondre aux besoins croissants en liaisons d'infrastructures des opérateurs GSM. Les liaisons techniques de RUBIS sont un multiplexage MIC32 à 2 Mbits/s constitué de 32 voies numériques réparties selon le plan suivant :
- IT0 : voie de service et de téléexploitation.
- IT1 à 6 : voies phonie des équipements radio.
- IT7 : voie de commande des IRD (Interface Relais Distant).
- IT8 à 13 : voies phonie.
- IT14 : voie données.
- IT15 à 20 : voies phonie.
- IT21 : voie données téléchargement des CS (Commutateur Secondaire).
- IT22 à 31 : voies non utilisées. Des interfaces vers les réseaux téléphoniques RTC et RNIS et vers le réseau Transpac de France Télécom sont prévues. Une interface avec la composante filaire de SAPHIR est également réalisée pour les fonctions suivantes :
- Gestion du réseau RUBIS depuis le CNS.
- Gestion des éléments secrets depuis le CDES.
- Consultation des bases de données et fichiers. Le CDES (Centre de Diffusion des Eléments Secrets) chargé du cryptage des transmissions et le CNS (Centre National de Supervision) chargé de l'exploitation des réseaux RUBIS sont à Rosny-sous-Bois près de Paris. Le CNS héberge les serveurs des fichiers centraux, il est interconnecté aux cellules départementales par les réseaux X25 et Transfix de France Télécom. Toute l’infrastructure technique du réseau RUBIS a été réalisée par le groupe Matra Communication et EADS en collaboration avec le Ministère de la Défense.

Cinéma

Il existe une série de films célèbres sur la gendarmerie, avec notamment Louis de Funès dans le rôle principal : (le Gendarme de Saint-Tropez, le Gendarme en balade...). A la télévision, deux séries sont axées sur la gendarmerie : Une femme d'honneur et Section de recherches.

À l'étranger

La linguistique (gens d'armes) situe à l'évidence la naissance de la gendarmerie en territoire francophone sinon français. La notion s'est néanmoins répandue et continue d'exister dans plusieurs territoires francophones, mais également non-francophones. Exemple « amusant » de l'exportation de cette notion : en Turquie, le terme gendarme a été turquisé en jandarma, car en langue turque les syllabes ne peuvent pas se terminer avec deux consonnes successives. Outre cette exception, le mot n'est pas qu'une transcription phonétique, le mot « arma » en turc a le même sens qu'arme en français avec tous ses sens.

FIEP

La gendarmerie française est membre fondateur de la FIEP, association euro-méditerranéenne regroupant les gendarmeries et forces assimilées.

Annexes

Notes et références

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Sujets connexes
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