Guerre de Sécession

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La guerre de Sécession ou Guerre civile américaine a été une guerre civile entre les États-Unis d'Amérique (« l'Union ») et le rassemblement de certains États du sud esclavagistes, les États confédérés d'Amérique, dirigés par Jefferson Davis, entre 1861 et 1865. L'Union comprenait tous les états abolitionnistes et cinq États "frontaliers" esclavagistes, et était dirigée par Abraham Lincoln et le Parti républicain. Ce dernier était opposé
Guerre de Sécession

La guerre de Sécession ou Guerre civile américaine a été une guerre civile entre les États-Unis d'Amérique (« l'Union ») et le rassemblement de certains États du sud esclavagistes, les États confédérés d'Amérique, dirigés par Jefferson Davis, entre 1861 et 1865. L'Union comprenait tous les états abolitionnistes et cinq États "frontaliers" esclavagistes, et était dirigée par Abraham Lincoln et le Parti républicain. Ce dernier était opposé à l'expansion de l'esclavage dans les territoires détenus par les États-Unis, et sa victoire à l'élection présidentielle de 1860 a entraîné dans la sécession sept États du Sud, avant même que Lincoln ait pris ses fonctions. Les hostilités ont commencé le 12 avril 1861, lorsque les forces confédérées ont attaqué une installation militaire américaine à Fort Sumter en Caroline du Sud.

Origines de la guerre de Sécession

Abraham Lincoln et ses généraux pendant la guerre de sécession La Guerre de Sécession, en anglais American Civil War (la Guerre civile américaine) puise ses racines profondément dans l'histoire des États-Unis. Elle naît d'une opposition entre le Nord et le Sud qui remonte à l'époque de la naissance de ce jeune pays. Après la guerre d'indépendance, les États-Unis constituent un État faible en raison des articles de la Confédération, une ébauche de constitution qui malgré son avant-gardisme pour l'époque, se retrouve très vite insuffisante. Elle est incapable notamment d'imposer des taxes ou de contrôler le commerce entre les États de l'Union. Elle n'est qu'une « alliance » entre les 13 États fondateurs, écrite rapidement pour parer au plus pressé, en l'occurrence s'unir contre la métropole britannique. Mais en 1787, la question de l'inefficacité du gouvernement se pose de nouveau lors d'une querelle de frontière entre la Virginie et le Maryland. Une convention est alors appelée pour amender la Constitution. Cette convention fera bien plus que la simple tâche qui lui a été demandée, puisqu'elle écrira une nouvelle constitution, celle qui deviendra la Constitution des États-Unis d'Amérique. Il reste qu'il faut que cette constitution soit ratifiée, et cela par 9 des 13 États alors membres. Une clause avait été prévue pour abolir l'esclavage et garantir à tout citoyen américain les mêmes droits, mais devant la réticence de plus en plus forte des États du Sud, déjà fortement intéressés dans la question, elle fut abandonnée. Devant le besoin de faire ratifier la nouvelle constitution, qui bouleversait les relations entre les États et le gouvernement fédéral, renversant les rapports de force, et passant d'une union d'États à un État d'union, la convention abandonne certains de ses amendements réformistes en vue de favoriser la signature d'une constitution impopulaire dans les États, et cela spécifiquement dans les États du Sud par tradition plus indépendantistes et plus enclins à refuser la tutelle d'un gouvernement fédéral. Et c'est ainsi que l'abolition de l'esclavage, pour conserver l'Union, est abandonnée, créant un vide qui rattrapera très vite les États-Unis.

Données de l'affrontement

L’esclavage avait été aboli dans les États du Nord et ceux-ci disposaient d'une main d’œuvre mobile, disponible et à bon marché. Le Nord était protectionniste, tourné vers un marché intérieur et animé par l’égalitarisme. Le Sud était quant à lui libre-échangiste, orienté vers l’Europe pour ses exportations de matières premières (coton, textile), mu par un esprit de tradition. La confrontation menaçait. Alexis de Tocqueville exprime d'ailleurs ses craintes à ce sujet dans son ouvrage De la démocratie en Amérique (1835). L'opposition des deux philosophies économiques se concrétisa dès 1832. Cette année-là, le Congrès fédéral (dominé par le Nord après l'avoir été dès sa création par le Sud) ordonne un nouveau droit de douane, qui menaçait, selon la Caroline du Sud, tous les équilibres fondamentaux de son économie.

Élection de Lincoln

En novembre 1860, le candidat républicain Abraham Lincoln est élu avec seulement 39, 8% des voix. Les États du Sud, qui avaient annoncé leur sécession si Lincoln était élu, le virent comme une véritable déclaration de guerre et entamèrent aussitôt un processus de sécession de l'Union pour former les États confédérés d'Amérique. Un complot pour assassiner le nouveau président avant son investiture, précédé de nombreuses lettres de menace, est déjoué le 23 février 1861 à Baltimore. Les États confédérés d'Amérique regroupent la Caroline du Sud, le Mississippi, la Floride, l'Alabama, la Géorgie, la Louisiane, le Texas, la Virginie, l'Arkansas, le Tennessee et la Caroline du Nord. Le Nord demandait des droits de douane pour protéger son industrie naissante. L'existence de l'esclavage dans le Sud n'en faisait pas un bon débouché pour la vente des machines du Nord. Le choix des nouveaux États et territoires de l'Ouest devenait déterminant. Le Sud espérait trouver dans l'Ouest un soutien pour le maintien de l'esclavage. Le Nord voulait au moins stopper toute propagation de l'esclavage dans d'autres États. La guerre de Sécession était prête alors à éclater.

Évènements déterminants

- Compromis du Missouri en 1820
- Compromis de 1850
- Acte Kansas-Nebraska de 1854
- Création du Parti républicain en 1854 opposé à l'extension de l'esclavage dans les nouveaux territoires, et reprenant les idéaux de l'ancien parti Whig.
- Élection du républicain Abraham Lincoln à la présidence de l'Union en 1860.

Chronologie

-1860
- 24 décembre : Sécession de la Caroline du Sud
-1861
- 3 janvier : Une résolution parlementaire, dans le Delaware, condamne les intentions de sécession. L'État est très divisé.
- 9 janvier : Sécession du Mississippi.
- 10 janvier : Sécession de la Floride.
- 11 janvier : Sécession de l'Alabama.
- 26 janvier : Sécession de la Louisiane.
- 29 janvier : Sécession de la Géorgie.
- : Le Texas décide de soumettre la sécession à un référendum.
- 23 février : Le référendum du Texas décide la sécession.
- 11 mars : Les sept premiers États confédérés adoptent leur Constitution.
-12 avril : Bataille de fort Sumter. Début de la Guerre de sécession.
- 17 avril : La Virginie décide de soumettre la sécession à référendum.
- 29 avril : Le Maryland décide de rester dans l'Union, mais vote une motion en faveur des États confédérés, et contre la guerre.
- 28 mai : Le gouverneur de l'État du Kentucky proclame le maintien dans l'Union, et la neutralité dans la guerre.
- 6 mai : Sécession de l'Arkansas.
- 6 mai : Le Tennessee décide de soumettre la sécession à référendum.
- 20 mai : Sécession de la Caroline du Nord.
- 23 mai : Le référendum de Virginie décide la sécession.
- 8 juin : Le référendum du Tennessee décide la sécession.
-21 juillet : Première bataille de Bull Run
-1862
-6 avril : Bataille de Shiloh
- : Occupation de la Nouvelle Orléans
-25 juin : Bataille de Sept Jours
-30 août : Seconde bataille de Bull Run
-17 septembre : Bataille d'Antietam
-13 décembre : Bataille de Fredericksburg
-1863
- 31 décembre1862-2 janvier 1863 Bataille de la Stones River
- 27 avril : Bataille de Chancellorsville
- 1 au 3 juillet : Bataille de Gettysburg
-4 juillet : Reddition de Vicksburg
-19 septembre : Bataille de Chickamauga
-25 novembre : Bataille de Chattanooga Bataille de Spotsylvania, 1864
-1864
-5 au 7 mai : Bataille de la Wilderness
-8 au 21 mai : Bataille de Spotsylvania
-juillet : Dernier raid confédéré sur Washington
- septembre : Prise d'Atlanta par Sherman
-1865
-9 avril : Reddition de Lee à Appomattox. Fin de la Guerre de Sécession
-14 avril : Assassinat d'Abraham Lincoln
-26 avril : Les dernières troupes rebelles qui refusaient de se rendre, capitulent
-23 juin : Les Amérindiens favorables au Sud, capitulent
-18 décembre : Adoption du 13 amendement (loi anti-esclavage)

Déroulement de la guerre

Carte sur la divisions des États durant la Guerre de Sécession. En bleu les États de l'Union; en bleu clair, les États de l'Union où l'esclavage était permis. En rouge, les États confédérés. En blanc, les territoires qui n'étaient pas encore des États, sous le contrôle de l'Union dans la grande majorité. La Guerre de Sécession fut déclenchée par une attaque de l'armée des États confédérés sur Fort Sumter tenu par des unités restées fidèles au gouvernement fédéral. L'US Army, qui en 1860 n'avait que 16 367 hommes, avait commencé à mobiliser et à décupler ses effectifs, la conscription n'existant pas au début de ces évènements et une partie de ses officiers prenant le parti de la Confédération. L'armée des États confédérés l'emporta au début des hostilités et certains de ses commandants, en particulier le général Robert E. Lee, furent de brillants stratèges. Les généraux nordistes, forts d'une écrasante supériorité numérique et matérielle, n'ont pas eu de grands scrupules à lancer de sanglantes offensives (comme, plus tard, les généraux de la Première Guerre mondiale). À l'opposé, le commandement sudiste, excellemment formé et conscient de son infériorité numérique, a davantage ménagé le sang de ses hommes. Ulysses S. Grant Robert E. Lee Pendant l'été 1863, Lee joua son va-tout en envoyant ses troupes dans le Nord jusqu'en Pennsylvanie. Il se heurta à l'armée de l'Union à Gettysburg. La plus grande bataille qui ait jamais été livrée sur le sol américain a alors eu lieu. Au bout de trois jours de combats désespérés, les Confédérés durent s'avouer vaincus. Au même moment, sur le Mississippi, le général nordiste Ulysses S. Grant prenait la ville de Vicksburg. L'Union contrôlait désormais toute la vallée du Mississippi, coupant en deux la Confédération. Mais la guerre n'était pas finie. Le conflit s'acheva deux ans plus tard, après une longue campagne où s'affrontèrent les armées commandées par Lee et Grant, grâce à l'apparition progressive d'habiles généraux nordistes comme Ulysses S. Grant et William T. Sherman. L'Union (le Nord) réussit à envahir les États du Sud. Les Confédérés capitulèrent le 9 avril 1865. La Bataille d'Appomattox met fin à la Guerre de Sécession. Le général Ulysses S. Grant, qui s'est emparé six jours plus tôt de Richmond, la capitale des Confédérés du Sud, reçoit la reddition du général Robert E. Lee, qui commande l'armée sudiste. Celui-ci capitule avec les 26 000 hommes qui lui restent. Le général Joseph Johnston se rend à son tour le 26 avril 1865 au général William T. Sherman. L'ultime reddition a lieu le 23 juin 1865. Elle est le fait du général de brigade Stand Watie qui a la particularité d'être un chef cherokee et le seul général amérindien de la Guerre de Sécession. Jefferson Davis, le président de la Confédération sudiste, tente de s'enfuir vers le Mexique mais il est rattrapé par une colonne de cavalerie et sera emprisonné sans jugement pendant deux ans.

Déroulement de la guerre dans l'Ouest

À l'ouest du Mississippi, le Nord et le Sud se livrèrent une guerre radicalement diffé­rente de ce qu'elle fut à l'est. Elle se déroula sur une très vaste étendue, impliqua des blancs, des noirs et des Indiens, souvent pour des enjeux qui remontaient à de vieilles rivalités et à des rancunes tenaces qui se dénouèrent sur le terrain avec la plus brutale sauvagerie - sorte de guerre dans la guerre qui survécut quelque temps à la cessation officielle des hostilités. Au moment de la sécession, le Texas, l'Arkansas et la Louisiane quittèrent l'Union pour la Confédération, tandis que les sympathisants sudistes du Missouri s’efforçaient - en vain - d'entraîner leur État dans la scission. Tout l'Ouest s'était passionné pour les luttes qui avaient fait "saigner le Kansas" dans les années 1850, de sorte que les lignes de démarcation étaient déjà tracées quand éclata la Guerre de Sécession. En août 1861, les Confédérés envahirent le Missouri, auquel ils infligèrent, à Wilson's Creek, une défaite qui leur permit de s'emparer de la plus grande partie du territoire. Ils furent toutefois incapables de conserver leur avantage ; au printemps suivant, à Pea Ridge, les nordistes les forcèrent même à abandonner le nord de l'Arkansas. Pendant les deux années suivantes, le Missouri et l'Arkansas demeurèrent aux mains des forces de l'Union, mais durent subir les raids sanglants de bandes d'irréguliers se réclamant de la Confédération, dirigées par des chefs tels que William Quantrill et William "Bloody Bill" Anderson. Les exactions de ces guérillas sudistes atteignirent un degré tel qu'elles devinrent extrêmement gênantes pour les autorités confédérées. En août 1863, par exemple, Quantrill mit à sac la ville de Lawrence, au Kansas, et massacra 150 civils. Ce dangereux psychopathe pillait et tuait sans hésiter, au nom de la Confédération, qui ne lui avait par ailleurs jamais confié le moindre commandement. En 1864, la Confédération s'attaqua de nouveau à l'Arkansas et au Missouri, d'abord par une cam­pagne de printemps qui repoussa les Yankees jusqu'à Little Rock, puis à l'automne, lorsque le général Sterling Price, à la tête d'une force de cavalerie, remonta le Missouri jusqu'à Westport, où sa défaite mit fin à ce qui fut la dernière grande offensive sudiste de la guerre. Au printemps, le camp adverse avait subi, lui aussi, un revers : le général Nathaniel Banks avait remonté la Red River vers l'intérieur de la Virginie, dans l'espoir de prendre pied au Texas, d'anéantir la récolte de coton et d'empêcher les renforts confédérés de passer à l'est du Mississippi, mais ses erreurs monumentales faillirent aboutir à son encerclement, et son entreprise se solda par un quasi-échec. Dans les derniers temps de la guerre, les combats se firent plus âpres dans les Plaines et la Prairie. Courtisés par l'un et l'autre camp, les Cherokees et autres tribus indiennes combattirent souvent sous les deux uniformes. Le Cherokee Stand Watie, par exemple, devint général de brigade dans les rangs confédérés; à la tête de ses troupes, il fut le dernier des rebelles à se rendre, fin juin 1865, soit plusieurs semaines après la capitulation de Lee. La signature de la paix laissa dans l'Ouest des haines inassouvies et un fond de violence, qu'alimentèrent des hommes comme Frank et Jesse James, qui refusèrent de déposer les armes et continuèrent sur la voie du vol et du meurtre, organisant des équipées sanglantes contre les banques et les trains.

Conséquences

300px La Guerre de Sécession fut l'épisode le plus traumatisant de l'histoire des États-Unis. Mais elle régla deux problèmes qui tourmentaient les Américains depuis 1776. Elle abolit l'esclavage et confirma que le pays ne se composait pas d'États semi-indépendants mais formait une nation, une et indivisible. Durant les 4 ans de cette guerre, 617 000 hommes avaient été tués et largement autant avaient été blessés. Le Nord perdit au total 359 000 hommes - soit presque un soldat sur cinq - et le Sud en perdit 258 000 « seulement, à comparer au Nord » (soit presque un soldat sur quatre). Plus d'hommes moururent d'épidémies et de maladies que sur le champ de bataille, le rapport étant de quatre pour un. Aux pertes militaires s'ajoutent quelques dizaines de milliers de victimes civiles. Ainsi, la guerre la plus dure qu'aient jamais livrée les États-Unis aura été sa propre guerre civile. Les destructions opérées durant la guerre par l'Union victorieuse, suivies par des politiques d'exploitation économique, notamment par les carpetbaggers (immigrants économiques venant du Nord, voyageant avec un sac de voyage en toile à tapis) associés aux scalawags, natifs du Sud collaborant avec le nouveau pouvoir (et perçus comme des brebis galeuses), causèrent une amertume tenace parmi les anciens confédérés et leur descendance envers le gouvernement fédéral. Cet échec, en apaisant cette partie du pays, fit surgir des difficultés persistantes pendant plusieurs décennies notamment pour faire appliquer les droits civiques des noirs dans le Sud et vit un exode massif vers le Nord face à des organisations terroristes telles que le Ku Klux Klan.

Ressources

Forces en présences et mobilisation

Effectifs des armées : L'armée régulière des États-Unis en 1860 était composée 16 637 militaires d'active; En 1876, ses effectifs étaient de 27 442 hommes. Ces chiffres représentent le total des effectifs, parfois l'absentéisme atteignait 35 % dans les rangs de l'Union et plus de 50 % dans ceux de la Confédération. Les démocrates américains répugnaient à autoriser la conscription en temps de paix. La guerre d'indépendance américaine avait institué la tradition d'un armée mixte : une milice de citoyens renforcée par une petite armée régulière. Mais durant cette guerre, les volontaires furent trop peu nombreux à soutenir les armées de la Confédération comme celles de l'Union, ce qui obligea la première en avril 1862 et la seconde en mars 1863 à recourir à la conscription. Le "Conscription Act" ne réussit à fournir à l'Union que 6 % de ses effectifs, mais la menace de la conscription à laquelle s'ajoutait la perspective de primes suscita un engagement massifs de volontaires : plus d'un million d'hommes s'enrôlèrent au cours des deux dernières années de ce conflit. Chez les Confédérés, la conscription représenta 20% de leurs effectifs, mais là aussi la peur du recrutement poussa beaucoup de Sudistes à s'engager.

Économie

Cette guerre fut l'une des premières à mettre en œuvre à grande échelle les ressources et les moyens de transport de l'ère industrielle. Elle préfigura les guerres du par une mobilisation nationale qui entamerait profondément les ressources de la société civile, de même que les exigences du conflit, aussi bien militaires qu'économiques, accablèrent le Nord et écrasèrent le Sud. Le Nord disposait d'un avantage considérable sur son ennemi car il possédait des km de voies ferrées qui sillonnaient le pays. De plus, son réseau avait été mieux élaboré, mieux construit et mieux entretenu que celui du Sud. De plus, l'écartement des voies ferrées était différent (De 1435 mm (4 pieds 8 pouces et demi) pour certains États du Nord et de 5 pieds pour certains États du Sud). Ceci occasionnait des transbordements obligatoires d'une compagnie de chemin de fer à une autre, donc une perte de temps. Ce fut la première fois qu'ils furent employés à de vastes mouvements de troupes entre les fronts. La supériorité du réseau ferroviaire apporta la preuve des redoutables ressources industrielles de l'Union, et bien souvent sa capacité à remplacer immédiatement le matériel perdu se chargea d'annuler les victoires remportées par les généraux sudistes. Les arsenaux de l'Union, nationaux et privés, produisirent à peine petites armes à feu en 1860 contre pendant la durée de la guerre. Quant au Sud, il en importa malgré le blocus, en fabriqua une partie, et en réquisitionna une bonne part sur le champ de bataille.

Misère du Sud et prospérité du Nord

Sur le plan économique, en plus de la faiblesse de son industrie et de sa logistique qui empêcha une bon approvisionnement de ses forces armées et de sa population qui connut de lourdes situations de pénurie aussi bien en matériel qu'alimentaire, la Confédération a commis une erreur stratégique énorme en bloquant d'elle-même l'exportation du Roi Coton pour tenter de faire pression sur le Royaume-Uni et la France. En effet l'industrie textile faisait vivre respectivement cinq millions et un million de personnes dans ces pays à l'époque. Mais l'Europe se tourna vers d'autres sources d'approvisionnement et cette manœuvre ne fit que priver le Sud de sa plus importante source de revenus. Un blocus sévère de l'US Navy, qui captura bâtiments de commerce et en détruisit 355, combiné à la perte des liaisons terrestres avec le Mexique fit que le pays vécut en quasi autarcie. Le prix du moindre article de luxe ou manufacturé était prohibitif, en 1864, alors que la solde mensuelle d'un soldat était de 18 $ et d'un général de 200 $, une brosse à dents valait 8 $, un couteau de poche ou une livre de café 18 $, et une paire de gants pour dame 33 $. L'économie à la fin du conflit était ruinée et était redevenue en partie un système de troc. Le Nord vit au contraire son industrie se renforcer pour satisfaire à l'effort de guerre et poursuivre l'œuvre de développement du pays entamé avant la guerre. De plus, les vastes champs de blé des États du Middle West ont sauvé la balance commerciale en multipliant par 30 leur exportation vers l'Europe passant de quarter en 1859 à plus de 3 millions en 1863.

Stratégie

Stratégie de la Confédération

Jefferson Davis La disparité économique entre les 2 camps eut une influence décisive sur la stratégie. Le seul souhait des États confédérés d'Amérique n'était pas de conquérir le Nord - ce qui était manifestement au dessus de ses ressources - mais de se battre jusqu'à l'épuisement du Nord, ou jusqu'à ce qu'une intervention européenne mette fin à la guerre. Le président de la Confédération Jefferson Davis avait le choix entre défendre les frontières de celle-ci ou autoriser Robert E. Lee à envahir le Nord, comme il le fit en 3 occasions, dans l'espoir que quelques victoires sur le sol ennemi démoraliseraient les Nordistes. Davis était également confronté à des priorités stratégiques contradictoires. Le théâtre de l'Est était d'une importance évidente dans la mesure où les capitales ennemies se trouvaient à proximité, et où s'emparer de l'une d'elles pouvait avoir des répercussions énormes. Mais le théâtre de l'Ouest, plus vaste, était tout aussi vital, car les principales voies ferrées tranversales de la Confédération traversaient la région de Chattanooga-Atlanta. Finalement, Davis préféra la défense frontalière à l'offensive-défensive de Lee, mais adopta une politique de compromis en divisant la Confédération en départements dont les commandants assureraient la défense et le transfert des réserves par chemins de fer. C'était une stratégie conçue pour gagner du temps, pendant lequel l'Union et peut-être même la France et le Royaume-Uni en arriveraient à la conclusion qu'écraser le Sud était impossible.

Stratégie de l'Union

Les dirigeants de l'Union comprirent qu'ils ne pourraient l'emporter qu'en conquérant le Sud. Lors des premières opérations de la guerre, le lieutenant-général Winfield Scott présenta son plan Anaconda, destiné à asphyxier le Sud par un blocus naval (la quasi totalité de l'US Navy étant resté dans les mains du gouvernement fédéral à la déclaration de guerre) associé à une poussée en aval du fleuve Mississippi pour diviser la Confédération. Cette approche, lente mais sûre, n'obtint pas l'approbation des politiciens ni celle du peuple, pour lesquels le mot de ralliement était : « À Richmond ! ». Elle n'emporta pas non plus l'adhésion de Lincoln qui pressait ses généraux de « détruire l'armée rebelle » en une seule bataille décisive. Son attitude énergique poussa ces derniers à s'embarquer dans des projets contre lesquels ils nourrissaient de solides préventions : il était moins facile de détruire une armée dans les conditions géostratégiques de l'Amérique du Nord, que Lincoln ne voulait bien l'admettre. Le fait que la stratégie se limitât à un seul objectif ne s'expliquait pas seulement par l'incompétence initiale des officiers nordistes, bien qu'elle caractérisât longtemps cette armée. Elle avait promu des soldats réguliers à des grades qui ne correspondaient pas à leurs capacités réelles, car l'inflation des effectifs entraîna une explosion de la demande d'encadrement de ces jeunes recrues. On avait dû se concilier des généraux dont les prétentions politiques dépassaient largement les compétences militaires. Les hommes de mérite mirent du temps à sortir du rang, mais grâce à la souplesse du système nordiste, Grant put devenir lieutenant-général en 3 ans, et Emory Upton général de brigade à l'âge de 24 ans. Il fallut du temps au Nord pour faire sentir toute sa puissance, et à ses chefs pour reconnaître que c'était à coup de massue et non de rapière qu'ils vaincraient le Sud. Le Nord doit beaucoup à Grant qui prit le commandement des armées de l'Union en mars 1864 et annonça immédiatement son intention d'exercer la plus forte pression contre la Confédération chancelante, en utilisant « toutes les troupes de l'armée pour les faire converger vers un même noyau ». Durant les 12 derniers mois de la guerre, la stratégie de l'Union fit preuve d'une étonnante modernité, notamment en prenant conscience que la force d'un belligérant tient d'abord à ses ressources humaines et économiques.

Avantage de l'armée Sudiste

Le Sud comparé au Nord était très bourgeois. Bien que moins industrialisé, le Sud comptait beaucoup de familles qui étaient riches notamment du fait d'une main d’œuvre totalement exploitable et particulièrement bon marché (esclavage). Les États-Unis de l'époque avaient déjà une grande histoire militaire. Et beaucoup de vétérans de la Révolution texane (1835-1836), de la Guerre américano-mexicaine (1846-1848) et de la guerre de 1812-1815, vivaient au Sud. Les Sudistes avaient plus de tradition militaire que les Nordistes. De ce fait beaucoup d'officiers ou de familles d'officiers bourgeois étaient originaires du Sud. Ce qui explique que durant toute la première moitié du conflit, les Sudistes avaient un net avantage. En outre, les soldats sudistes étaient habitués à tirer au fusil, notamment pour la chasse traditionnelle, et les enfants étaient habitués dès leur plus jeune âge à manier le fusil et les cartouches. De plus, les Sudistes, à cause d'une pauvreté plus grande, connaissaient bien la rudesse de la vie de campagne, et supportaient beaucoup mieux les privations, le manque d'hygiène, le manque de sommeil, qui étaient très durs à supporter pour les jeunes recrues nordistes souvent citadines. Les Sudistes pouvaient compter en grande partie sur de l'équipement britannique, qui à l'époque était considéré comme la meilleure armée au monde. Ils disposaient également d'une bonne artillerie française : les canons de type Napoléon causèrent de lourdes pertes aux troupes nordistes. Les Britanniques se mirent officieusement du côté des Sudistes même si le Royaume-Uni était anti-esclavagiste. Certains disent que cela a été par un esprit de vengeance de la Guerre d'indépendance et de la guerre de 1812. Les Sudistes disposaient d'une très bonne cavalerie spéciale qui était appelée Ranger (avait pris naissance durant la guerre d'indépendance du Texas) et d'une infanterie très tenace. Les Nordistes reconnurent officiellement la combativité des Sudistes.

Avantage de l'armée Nordiste

Le général William T. Sherman Le nord, bien industrialisé, disposait de nombreuses ressources industrielles et d'hommes d'affaires avertis. De nombreux contacts avec certains pays européens étaient également noués via des échanges commerciaux. Les ingénieurs du nord firent un excellent travail en ce qui concerne le développement d'un armement efficace. Le fusil standard du Nord était de loin supérieur à tout autre arme du même type dans le monde. Son canon rayé permettait des tirs précis. Le Nord eut la chance d'avoir les premières mitrailleuses, d'équiper certains soldats avec des armes semi-automatiques, etc. En chiffre brut, le Nord disposait d'un réservoir d'hommes supérieur au Sud, bien que moins entraînés et compétents que les Sudistes. Ce nombre lui permit de garder des troupes plus longtemps à l'entraînement (ce que le Sud ne pouvait se permettre). Et ainsi de rattraper son retard par rapport au Sud. Le Nord se retrouve ainsi avec une armée professionnelle composée de volontaires bien entraînés et bien équipés. La marine du Nord avait été conçue à l'origine pour tenir tête à son ancien ennemi, la Grande-Bretagne. Bien que d'une taille moyenne au début des hostilités, avec seulement 90 navires à voiles et à vapeur, elle se développa rapidement, compta 386 bateaux portant 3 027 canons fin 1862, et remplit ses missions de blocus et de soutien aux forces terrestres de façon satisfaisante. On vit durant cette guerre les premiers combats de cuirassés avec le Monitor et l'utilisation de sous-marins par le Sud qui, tout en étant extrêmement dangereux pour leur propre équipage, coulèrent ou endommagèrent 28 navires fédéraux.

Les soldats

Confédéré (Sud)

Uniforme gris

Fier de sa tradition, le Sud comptait beaucoup d'unités de milice indépendante (armée privée). Cette tradition existait bien avant la guerre, et était surtout prétexte à impressionner la populace avec de belle parade. Mais quand la guerre fut déclarée ces unités furent incorporées à l'armée mais sous le commandement de leur état respectif. Chaque régiment portait son propre uniforme distinctif, souvent très beau et impressionnant. Leur Sud disposait aussi de quelques unités "zouave" en très petit nombre (cf. texte plus bas, Nord). L'armée régulière avait comme uniforme réglementaire, au début du conflit, un bel uniforme d'inspiration française, soit un veston gris et bleu ciel, avec un képi souple bleu ciel, et un pantalon bleu ciel. Leur tenue était parée de beaux insignes et parures. Ceci pour l'infanterie. Le bleu ciel du képi et sur le veston était remplacé par du jaune pour la cavalerie, du rouge pour l'artillerie et du blanc pour la marine. Les sudistes étaient équipés d'armes standard britanniques (Enfield Armoury). Mais cela ne dura que très peu de temps et les Confédérés se mirent à souffrir d'une grosse crise logistique. Leurs uniformes passèrent très rapidement à un uniforme totalement gris. Vers le milieu du conflit les soldats devaient se fabriquer eux-mêmes leur propre uniforme. Beaucoup de soldats n'avaient pas de chaussures et se battaient pieds nus. Les Sudistes se mirent à prendre les chaussures et les pantalons de cadavres Nordistes. La situation fut moins critique pour les officiers qui purent se payer des uniformes convenables. À la fin du conflit un soldat standard se reconnaissait par des vêtements civils de couleur grise ou marron (vient ainsi leur surnom de «butternuts») et portait généralement des chapeaux civils. Il avait comme armement des armes de Nordistes récupérées, britanniques, et des armes non-réglementaires.

Yankee (Nord)

Uniforme bleu

Les Nordistes quant à eux portaient la tenue réglementaire de l'armée américaine avant la sécession du Sud. Elle dérivait en droite ligne de celle portée durant la guerre de 1812 puis pendant celle contre le Mexique et demeurera semblable tout au long du conflit. Elle consistait dans ses grandes lignes en un képi souple bleu foncé, un veston bleu foncé et des pantalons bleu ciel. De là vint le surnom des soldats du Nord: "Tuniques bleues". Des motifs de couleur sur l'uniforme indiquaient le type d'unité à laquelle appartenait le soldat. Le bleu ciel était la couleur distinctive de l'infanterie, le jaune celle de la cavalerie, et le rouge celle de l'artillerie. La marine disposait quant à elle de tenues de matelots. Le Nord étant bien industrialisé, les Nordistes n’eurent pas de difficultés à approvisionner leurs troupes convenablement. Les uniformes des officiers et des soldats contenaient au début du conflit plus de tissu et étaient plus élaborés qu'à la fin. Pour rationaliser la production d'uniformes et faciliter l'approvisionnement de l'armée, les Nordistes inventèrent en effet pendant la guerre le concept de coupe standard des vêtements. L'armée de l'Union était équipée d'armes fabriquées aux États-Unis (Springfield Armory). Tout comme le Sud, le Nord disposait de troupes indépendantes de milice. Leurs effectifs toutefois bien plus importants. Beaucoup d'entre elles étaient des unités de Zouave). Celles-ci portaient un uniforme chamarré inspiré de celui des zouaves Français. Le port de l'uniforme de Zouave était un privilège accordé aux milices les plus valeureuses. Chaque régiment portait une tenue particulière. L'armée de l'Union (le Nord) comptait un certain nombre d'unités spécialisées qui portaient elles aussi des uniformes distinctifs. Les "Sharpshooter" (tireurs d'élite) portaient par exemple un uniforme vert.

Principales batailles et sièges

Bataille de Fredericksburg, 13 décembre 1862
- 12 avril 1861 : Les combats, symboliques, pour Fort Sumter, à Charleston en Caroline du Sud sont les premiers de la guerre.
- 21 juillet 1861 : Première bataille de Bull Run, aussi appelée Première bataille de Manassas.
- 10 août 1861 : Wilson's Creek
- 18 janvier 1862 : Bataille de Mill Springs aussi appelée Bataille de Fishing Creek ou Logan's Crossroads.
- 6-7 avril 1862 : Bataille de Shiloh.
- 25 juin- 1862 : Bataille de Sept Jours.
- 30 août 1862 : Seconde bataille de Bull Run, aussi appelée Seconde bataille de Manassas.
- 14 septembre 1862 : South Mountains.
- 17 septembre 1862 : Bataille d'Antietam.
- 7 décembre 1862 : Prairie Grove.
- 13 décembre 1862 : Bataille de Fredericksburg.
- 31 décembre1862-2 janvier 1863 Bataille de la Stones River.
- 2-6 mai 1863 : Bataille de Chancellorsville.
- 18 mai-4 juillet 1863 : siège de Vicksburg.
- 1-3 juillet 1863 : Bataille de Gettysburg.
- 19-20 septembre 1863 : Bataille de Chickamauga.
- 23-25 novembre 1863 : Bataille de Chattanooga.
- 15 juin 1864-2 avril 1865 : siège de Petersburg.
- 15-16 décembre 1864 : Bataille de Nashville
- 8-9 avril 1865 : Bataille d'Appomattox
- Batailles navales
- 19 juin 1864 - combat naval à Cherbourg

Lexique

- Il est dit par certains que les soldats nordistes (Yankees) surnommaient les sudistes Johnny Reb (prononcer en anglais) ou Johnny l'rebelle. Et les sudistes surnommaient le nordiste de Billy Yank (prononcer en anglais) ou Billy l'Yankee
- Terme OK (Okay) : Il est dit par certains qu'à cette époque, chaque soir, le rapport mentionnait le nombre de tués dans la journée; s'il n'y en avait pas, on écrivait OK (soit 0 killed). Cette étymologie est toutefois fantaisiste (cf. l'article sur l'expression OK).

Personnalités de l'Union

- Abraham Lincoln, président de l'Union
- Le général George McClellan, candidat démocrate à la présidence en 1864
- Le général Ulysses S. Grant
- Le major général George G. Meade
- Le général William T. Sherman
- Le général George Thomas
- Le général George Armstrong Custer (plus jeune général de la guerre à 23 ans)
- Le general Joseph Hooker

Personnalités de la Confédération

- Jefferson Davis, président de la Confédération
- Le général Lee
- Le général de Beauregard
- Le général Hood
- Le général Jackson (surnommé Stonewall, le mur de pierre)
- le général James Longstreet

Bibliographie

- Antietam; Le jour le plus sanglant de la guerre de Sécession, Frédéric Naulet, Economica, 2005.
- Confédération sudiste (La) 1861-1865: Mythes et réalités, Serge Noirsain, Economica, 2006.
- Little Big Horn, autopsie d'une bataille légendaire, David Cornut, Anovi, 2006 (sur la carrière du général de cavalerie Custer durant la guerre de Sécession)
- Les Canadiens français et la Guerre de Sécession, Jean Lamarre, VLB Éditeur, 2006.
- Le corsaire Alabama, Jean-Pierre Deloux, E-Dite, 2001.
-Gettysburg, Dominique Venner, Éditions du Rocher, 1995.
-Gettysburg 1863: Le tournant de la guerre de Sécession, Lee Kennett, Economica, 1997.
- La Guerre de Sécession (1861-1865), ses causes et ses suites, Pierre Belpheron, Plon, 1947
-La Guerre de Sécession, 1861-1865, James M. McPherson, Robert Laffont, 1991.
-La Guerre de Sécession, Bruce Catton, Payot, 2002
-La Guerre de Sécession : les États désunis, André Kaspi, Gallimard, 1992, ISBN 2070531651
-Histoire vécue de la Guerre de Sécession, Bernard Michal, éd. Crémile, 1972
-Historia n° 322
-Historia thématique n° 94 : La Guerre de Sécession
- Karl MARX & Friedrich ENGELS, la guerre civile aux États-Unis: les commentaires très précis et lucides de deux observateurs contemporains du conflit sur le site www.marxists.org : fichier téléchargeable
-La Guerre de Sécession, Farid Ameur, PUF, coll. Que sais-je ?
-Histoire des États-Unis, René Rémond, PUF, coll. Que sais-je ?
-La Guerre de Sécession, Léon Lemonnier, Gallimard, 1943
-La Guerre de Sécession, Alan Barker, éd. Vent d'Ouest
-La Guerre de Sécession, BT2 n° 178 (1985), article de Fernand Lecanu
-La Guerre de Sécession, tome 1: l'Infanterie, André Jouineau et Jean-Marie Mongin, Histoire & Collections, 2000.
-La Guerre de Sécession, tome 2: la cavalerie, l'artillerie, les services, André Jouineau et Jean-Marie Mongin, Histoire & Collections, 2000
-Petite histoire de États-Unis, Allan Nevins et Henry Steele Commager, Overseas éditions, 1942
-La vie quotidienne aux États-Unis à la veille de la Guerre de Sécession, Robert Lacour-Gayet, Hachette, 1957
-
Histoire des Américains, Daniel Boorstin, Robert Laffont, coll. Bouquins

Littérature

-Nombreuses nouvelles d'Ambrose Bierce
-Nord et Sud de John Jakes
- Autant en emporte le vent de Margaret Mitchell
-Les Pays Lointains de Julien Green

Bandes dessinées

-Les Tuniques bleues
-La jeunesse de Blueberry
-La série des "Mac Coy", capitaine Sudiste

Cinéma

- Naissance d'une nation (
The Birth of a Nation), de David Wark Griffith (1915).
- Le Mécano de la General (
The General), de Buster Keaton (1926).
- Autant en emporte le vent (
Gone with the wind), de Victor Fleming (1939).
- La piste de Santa Fe (
Santa-Fé Trail), de Michael Curtiz (1940).
- La Charge fantastique (
They died with theirs boots on), de Raoul Walsh (1941).
- L'Infernale Poursuite (
The Great Locomotive Chase), de Francis D. Lyon (1956).
- L'esclave libre (
Band of Angels), de Raoul Walsh (1957).
- Les Cavaliers (
The Horse Soldiers), de John Ford (1959).
- Major Dundee (
Major Dundee), Sam Peckinpah (1964).
- Les Prairies de l'honneur (
Shenandoah), de Andrew V. McLaglen (1965).
- Le Bon, la Brute et le Truand (
Il Buono, il Brutto, il Cattivo), de Sergio Leone (1966).
- The Blue & The Grey, (Depuis la pendaison de John Brown, en 1859, jusqu'à l'assassinat de Lincoln, en 1865), de Andrew McLaglen (1982).
- Louisiane (
Louisiane), de Philippe de Broca (1984).
- Glory (
Glory), (l'histoire du premier régiment de couleur américain), de Edward Zwick (1989).
- Danse avec les loups (
Dances with Wolves), de Kevin Costner (1990).
- Gettysburg (
Gettysburg), (raconte l'histoire de la bataille du même nom), de Ron Maxwell (1994).
- Andersonville, (l'histoire du tristement célèbre camp de prisonniers sudiste), de John Frankenheimer (1996).
- Chevauchée avec le diable (
Ride With The Devil), de Ang Lee (1999).
- The Hunley, (l'histoire du sous-marin confédéré, en VHS & en anglais et en espanol), de John Gray (1999).
- Gods and generals (
Gods and Generals), (sur le tout début de la guerre et la bataille de Bull Run), de Ron Maxwell (2001).
- Retour à Cold Mountain (
Cold Mountain''), de Anthony Minghella (2003).
- Nord et sud, de Richard T. Heffron avec Patrick Swayze, James Read , Lesley -Anne Down, David Carradine

Jeux vidéo

- Ageod's American Civil War
- American Conquest: Divided Nation, pour PC, par CDV.
- North and south: NES

Voir aussi

- Liste des batailles de la guerre de Sécession
- Liste des généraux de la Confédération
- Liste des généraux de l'Union

Documentaire

- Abraham & Mary Lincoln: l'Union divisée (Abraham and Mary Lincoln: A House Divided), American Experience, PBS, WGBH Educational Foundation et version française de PIXCOM (2001).
- La Guerre de Sécession, version française de Claude Blanchard, commentaires par Nicolas Marie, montage Jean-Yves Dohollou, moyens techniques Puma Vidéo et avec la participation de l'historien Shelby Foote, (1995??) (introuvable?)
- Le renflouage du USS Monitor, (en fr. & en angl.) National Geographic (2002)
- Sauvons le Hunley, (en fr. & en angl.) National Geographic (2001) ===
Sujets connexes
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