Nouvelle-Zélande

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La Nouvelle-Zélande est un pays tempéré du sud-ouest de l'océan Pacifique, qui fait partie de l'Océanie. Elle comprend deux îles principales (l'île du Nord et l'île du Sud), et de nombreuses îles beaucoup plus petites, notamment l'île Stewart et les îles Chatham. Ce que l'on nomme le « Royaume de Nouvelle-Zélande » (Realm of New Zealand) inclut les îles Cook et Niue, autonomes mais en association libre, Tokelau, et la dépendance de Ross (la revendication
Nouvelle-Zélande

La Nouvelle-Zélande est un pays tempéré du sud-ouest de l'océan Pacifique, qui fait partie de l'Océanie. Elle comprend deux îles principales (l'île du Nord et l'île du Sud), et de nombreuses îles beaucoup plus petites, notamment l'île Stewart et les îles Chatham. Ce que l'on nomme le « Royaume de Nouvelle-Zélande » (Realm of New Zealand) inclut les îles Cook et Niue, autonomes mais en association libre, Tokelau, et la dépendance de Ross (la revendication territoriale de la Nouvelle-Zélande en Antarctique). Son nom provient de la Zélande, une des provinces des Pays-Bas. Elle s'appelle « Aotearoa », , en langue māori. Elle est connue pour son isolement géographique, étant séparée de l'Australie d'environ km par la mer de Tasman. Ses voisins les plus proches sont la Nouvelle-Calédonie, les îles Fidji et les îles Tonga. La population est majoritairement d'origine européenne, les Māori étant la minorité la plus nombreuse. Les peuples d'origine polynésienne non-māori ainsi que les asiatiques sont également d'importantes minorités, particulièrement dans les régions urbaines. Le monarque du Royaume-Uni, actuellement Élisabeth II, est le chef d'État en tant que monarque de Nouvelle-Zélande. En son absence, elle est représentée par un Gouverneur général. La reine En anglais "reigns but does not rule". ; elle n'a aucune influence politique, son statut étant surtout symbolique ; royal.gov.uk. Le pouvoir politique est tenu par le Parlement démocratiquement élu, sous la direction du Premier ministre, le chef de gouvernement.

Étymologie

On ne sait pas si les Māori avaient un nom pour désigner la Nouvelle-Zélande avant l'arrivée des Européens, on sait juste qu'ils appelaient l'île du Nord ' , et l'île du Sud ' ou ' . Jusqu'au début du l'île du Nord était également appelée ', souvent traduite comme . En usage māori actuel ce nom fait référence à tout le pays. Le premier nom européen pour la Nouvelle-Zélande fut ', choisie par l'explorateur hollandais Abel Tasman, qui devient en 1642 le premier Européen à avoir vu ces îles. Tasman présuma que ces terres faisaient partie d'un continent austral découvert en 1615 au sud du continent sud-américain par Isaac Le Maire. Le nom ' trouve ses origines chez les cartographes hollandais de l'époque, qui baptisèrent les îles ' en honneur de la province hollandaise de Zeeland. L'origine du nom pour ces îles lointaines n'est pas connue avec exactitude, mais il apparaît pour la première fois en 1645 et peut avoir été le choix du cartographe Johan Blaeu D. Mackay ; ' dans B. Fraser (éd.) ; The New Zealand Book Of Events ; Reed Methuen ; Auckland ; 1986 ; pages 52 à 54. L'explorateur anglais James Cook anglicisera le nom en ', d'où vient la traduction française Nouvelle-Zélande. Le nom n'a aucun lien avec la région danoise de Seeland.

Histoire

La Nouvelle-Zélande constitue l'un des territoires les plus récemment peuplés. Les premiers colons sont des polynésiens de l'est qui arrivent probablement entre 800 et 1300 après J.C. seulement, et établissent la culture indigène Māori. La population se divise en hapū (sous-tribus) qui coopèrent, se disputent ou se battent entre elles. À un moment donné un groupe de Māori émigrent aux îles Chatham et y développent leur propre culture Moriori R. Clark ;
' dans Douglas G. Sutton (éd.) ; The Origins of the First New Zealanders ; Auckland University Press ; Auckland ; 1994 ; pages 123 à 135 ; Encyclopedia of New Zealand. Les premiers explorateurs européens sont Abel Janszoon Tasman, qui arrive des Pays-Bas en 1642, et son équipage. Plusieurs d'entre eux sont tués par des Māori. Aucun autre Européen ne visite la Nouvelle-Zélande jusqu'au voyage de 1768-1771 du capitaine James Cook. Il arrive en 1769 et fait des cartes de presque toute la côte. Il sera suivi par de nombreux navires de chasse à la baleine, et au phoque ainsi que de divers marchands. Ils échangeaient des produits et des vivres européens, particulièrement des outils métalliques et des armes, contre du bois, des vivres, des artefacts et de l'eau des Māori. Parfois les Européens échangèrent leurs produits contre des relations sexuelles Michael King ; The Penguin History of New Zealand ; 2003 ; page 122 ; . Chez les Māori l'agriculture et la guerre furent profondément changés par l'arrivée de la pomme de terre et du mousquet, les Guerres des mousquets qui en résultèrent cessèrent quand ces armes furent plus équitablement réparties parmi les Māori. Les missionnaires chrétiens arrivent en Nouvelle-Zélande au début du , convertissant finalement la plupart de la population māori, déçue par leur foi indigène face à l'invasion de la civilisation occidentale. De 1788 à 1840 les îles de Nouvelle-Zélande font officiellement partie de la Nouvelle-Galles-du-Sud (Australie). Se rendant compte de la nature désorganisée de la colonisation européenne en Nouvelle-Zélande et de l'intérêt croissant de la France pour ce territoire, le gouvernement britannique envoie William Hobson en Nouvelle-Zélande proclamer la souveraineté britannique et négocier un traité avec les Māori. Le Traité de Waitangi est signé dans la baie des Îles le . Ce traité est écrit rapidement et dans la confusion ; on se dispute encore sur la traduction du document en māori. Le traité est vu comme l'acte fondateur de la Nouvelle-Zélande en tant que nation et comme le document garantissant les droits des Māori. Dès 1840 on voit un nombre grandissant de colons européens arriver en Nouvelle-Zélande. Au début les Māori se lancent avec enthousiasme dans le commerce avec ceux qu'ils appelaient ', et de nombreux iwi (tribus) deviennent riches. Mais des conflits de plus en plus nombreux apparaissent à mesure que le nombre de colons augmente, menant aux Guerres néo-zélandaises des années 1860 et 1870, qui se traduisent par la perte de beaucoup de terres par les Māori. Le détail et l'interprétation de la colonisation européenne et de l'acquisition des terres māori demeurent aujourd'hui controversés. En 1854 le premier Parlement de Nouvelle-Zélande dirige le pays vers une autonomie limitée, et vers la fin du siècle elle sera entièrement autonome. En 1893 elle devient le premier pays à donner le droite de vote aux femmes. La Nouvelle-Zélande devient un dominion indépendant en 1907 et le pays est entièrement indépendant en 1947 lors de la ratification du Statut de Westminster de 1931 ; en pratique le Royaume-Uni avait cessé depuis longtemps de jouer un quelconque rôle dans la politique du pays. Plus elle devenait indépendante politiquement, plus elle le devenait aussi économiquement : dans les années 1890 la réfrigération dans le transport des produits commerciaux permet à la Nouvelle-Zélande de baser toute son économie sur l'exportation de viande et de produits laitiers vers le Royaume-Uni. La Nouvelle-Zélande est un membre enthousiaste de l'Empire colonial britannique, envoyant des hommes lutter dans la Guerre des Boers et la Première et Seconde Guerre mondiale ; elle le soutient également lors de la crise du canal de Suez. Le pays fait partie de l'économie mondiale et souffre comme les autres pendant la Grande Dépression des années 1930. Cette dépression mène à l'élection du premier gouvernement travailliste, qui établit un État-providence et une économie protectionniste. La Nouvelle-Zélande entre dans une période de prospérité grandissante après la fin de la Seconde Guerre mondiale. Toutefois, certains problèmes sociaux se développent en même temps. Les Māori commencent à migrer vers les villes et abandonnent peu à peu leur mode de vue traditionnel rural. Le mouvement de protestation māori se forme, critiquant l'eurocentrisme et cherchant une meilleure reconnaissance de la culture māori et du traité de Waitangi, qu'ils pensaient trahi. En 1975 est créé le Tribunal de Waitangi pour enquêter sur les violations du traité dès 1985. Tout comme les autres pays développés, les mœurs sociaux et politiques changent pendant les années 1970 ; le commerce avec le Royaume-Uni est plus fragile dû à l'adhésion de celui-ci à la Communauté européenne. De grands changements économiques et sociaux ont lieu dans les années 1980 sous le quatrième gouvernement travailliste, particulièrement par le ministre des finances de l'époque, Roger Douglas.

Politique

Gouvernement

La Nouvelle-Zélande est une démocratie parlementaire indépendante et officiellement une monarchie constitutionnelle. Son chef d'État est Élisabeth II, reine de la Nouvelle-Zélande, représentée sur place par un gouverneur général, poste présentement occupé par Anand Satyanand. C'est le seul pays au monde où tous les plus hauts postes ont déjà été occupés par une femme : la reine ; l'ancienne gouverneur général, Dame Silvia Cartwright ; le Premier ministre Helen Clark ; la présidente de la Chambre des représentants Margaret Wilson, et la présidente de la Cour suprême, Sian Elias, ont occupé ces postes entre mars 2005 et août 2006. Le Parlement de Nouvelle-Zélande n'a qu'une chambre (l'ancienne chambre haute, le Conseil législatif, a été abolie en 1951), la Chambre des représentants, qui contient normalement 120 députés. Les élections législatives se tiennent tous les trois ans sous une forme de scrutin proportionnel plurinominal appelé représentation proportionnelle mixte. Les élections législatives de 2005 ont amené la création d'un siège supplémentaire (overhang) au Parlement, occupé par le Parti māori ; en effet, il a obtenu plus de sièges au scrutin par circonscription que son score au scrutin par liste lui en aurait donnés (cf. le système de calcul en représentation proportionnelle mixte). Il n'y a pas de constitution écrite ; le Constitution Act 1986 est le principal document formel qui traite de la structure constitutionnelle du pays. Le gouverneur général a le pouvoir de nommer et de limoger le Premier ministre et de dissoudre le Parlement. Il est également à la tête du Conseil exécutif, un comité formel consistant en tous les ministres de la Couronne. Les membres du Conseil se doivent être membres du Parlement, et la plus grande partie sont au cabinet. Le cabinet est l'organe exécutif le plus haut placé ; il est dirigé par le Premier ministre, qui est également leader parlementaire du parti ou de la coalition en pouvoir. Le Premier ministre est actuellement, et pour la 3 fois - 1999-2005 - Helen Clark, membre du Parti travailliste de centre-gauche, réélue de justesse en septembre 2005 pour un 3 mandat. Les travaillistes forment une coalition formelle avec Jim Anderton, le seul parlementaire du Parti progressif. En plus des partis de cette coalition, New Zealand First et United Future se sont engagés à soutenir l'exécutif lors des votes de confiance et sur le budget, en échange de postes de ministres (hors cabinet) pour leurs leaders. Les Verts ont également pris cet engagement. Depuis début 2007, le Parti travailliste a également le vote proxy de Taito Phillip Field, ancien membre du Parlement. Ces accords assurent au gouvernement une majorité de sept parlementaires lors des votes de confiance. Le leader de l'opposion est John Key du Parti national (centre-droit). Le parti ACT et le Parti māori sont également dans l'opposition. Les Verts, New Zealand First et United Future votent tous contre le gouvernement sur certains sujets. Le plus haut tribunal est la Cour Suprême de Nouvelle-Zélande, depuis le Supreme Court Act 2003, qui a aboli la possibilité d'appel au comité judiciaire du Conseil privé de Londres. La présidente de la Cour suprême est Dame Sian Elias. Le système judiciaire inclut également la Haute Cour et la Cour d'appel ainsi que des cours subordonnées.

Relations internationales et forces militaires

La Nouvelle-Zélande maintient un profil haut sur l'écologisme, les Droits de l'homme et le libre-échange, particulièrement en agriculture. Elle est membre des suivantes organisations géopolitiques : l'APEC, East Asia Summit, Commonwealth, l'OCDE, et les Nations Unies. Elle a signé nombreux accords de libre-échange, dont le plus important est Closer Economic Relations avec l'Australie. Pendant son premier siècle d'existence la Nouvelle-Zélande suivait les pas du Royaume-Uni en politique étrangère. Elle déclare la guerre à l'Allemagne le ; le Premier ministre de l'époque, Michael Savage, proclama En anglais : "Where she goes, we go; where she stands, we stand.". Toutefois, après la fin de la guerre on voit une plus grande influence des États-Unis ; en même temps la Nouvelle-Zélande commence à voir plus clairement son identité nationale. Elle signe le traité ANZUS en 1951 et envoie des troupes aux guerres de Corée et du Viêt Nam. Le Royaume-Uni devient de plus en plus concentré sur l'Europe suite à la crise du canal de Suez. La Nouvelle-Zélande se voit ainsi forcée de développer de nouveaux marchés après que le Royaume-Uni ait rejoint la Communauté européenne en 1973 Robert G. Patman ; ; Working Paper 21/05 8 ; Centre for Strategic Studies, Victoria University of Wellington. La Nouvelle-Zélande a traditionnellement beaucoup travaillé avec l'Australie, dont la politique étrangère prenait une tendance historique similaire. De nombreuses îles dans le Pacifique, dont Samoa, ont à leur tour suivi la direction de la Nouvelle-Zélande. L'influence américaine sur la Nouvelle-Zélande sera affaiblie par l'échec de la Guerre du Viêt Nam, l'affaire du Rainbow Warrior et des désaccords sur l'environnement et l'agriculture ainsi que la politique anti-nucléaire de la Nouvelle-Zélande. Le traité ANZUS était autrefois entièrement mutuel entre la Nouvelle-Zélande, l'Australie et les États-Unis, mais ce n'est plus le cas. En février 1985 la Nouvelle-Zélande refusa de donner accès à ses ports aux navires nucléaires ou transportant des armes nucléaires. Le pays devient territoire dénucléarisé en juin 1987, le premier État occidental à ce faire David Lange ; Nuclear Free: The New Zealand Way ; Penguin Books ; New Zealand ; 1990Kate Dewes ; ; disarmsecure.org Robert Green ; ; disarmsecure.org. En 1986 les États-Unis annoncent la suspension de ses obligations au sein du traité envers la Nouvelle-Zélande. Le New Zealand Nuclear Free Zone, Disarmament, and Arms Control Act 1987 interdit la disposition d'armes nucléaires dans le territoire ainsi que l'entrée en eaux territoriales néo-zélandaises de la part de navires nucléaires ou portant des armes nucléaires. Cette législation reste une source de controverse et forme la base du refus continu de la suspension du traité par les États-Unis. En plus des nombreuses guerres entre les iwi (tribus), et entre les colons britanniques et les iwi, la Nouvelle-Zélande a participé à la Guerre des Boers, les Première et Seconde guerres mondiales, la Guerre de Corée, le Malayan Emergency (et a envoyé des troupes et avions au conflit qui en découla avec l'Indonésie), la Guerre du Viêt Nam, la Guerre du Golfe, la Guerre d'Afghanistan, et a envoyé une unité d'ingénieurs militaires améliorer l'infrastructure irakienne pendant une année de la Guerre en Irak. Le New Zealand Defence Force comprend trois branches : le New Zealand Army, le Royal New Zealand Navy, et le Royal New Zealand Air Force. Le pays considère que ses besoins en défence nationale se doivent être minimes ; il a annulé les programmes de combat de l'air en 2001. La Nouvelle-Zélande a contribué des troupes à plusieurs missions de maintien de la paix récentes, tant régionales qu'internationales : en Chypre, en Somalie, en Bosnie-Herzégovine, au Sinaï, en Angola, au Cambodge, à la frontière Iran-Irak, à île Bougainville, en Timor oriental, et aux îles Salomon.

Administration territoriale et territoires externes

Les premiers colons Européens divisèrent la Nouvelle-Zélande en provinces. Celles-ci furent abolies en 1876 pour que le gouvernement puisse être centralisé pour raisons économiques. Résultat, la Nouvelle-Zélande n'a pas de divisions administratives (provinces, états ou territoires), à part son administration territoriale. L'esprit des provinces persiste toutefois, avec une rivalité marquée lors des évènements sportifs et culturels. Depuis 1876 l'administation territoriale a administré les régions de Nouvelle-Zélande. En 1989 le gouvernement a complètement réorganisé l'administration territoriale, implémentant la structure actuelle à deux niveaux de conseils régionaux et autorités territoriales. En 1991, le Resource Management Act 1991 remplace le Town and Country Planning Act comme législation principale concernant l'administration territoriale. Aujourd'hui la Nouvelle-Zélande a douze conseils régionaux pour l'administration de l'environnement et l'infrastructure et soixante-treize autorités territoriales qui s'occupent des routes, les eaux usées, la construction, et d'autres sujets locaux. Les autorités territoriales comprennent seize conseils communaux, cinquante-sept conseils de district, et le conseil du comté des îles Chatham. Quatre des conseils territoriaux (une ville et trois districts) et le conseil du comté des îles Chatham font aussi office de conseils régionaux et sont donc appelés autorités unitaires. Les districts d'autorités unitaires ne sont pas des subdivisions des conseils de district régionaux, et certains enjambent les frontières de conseils régionaux. Les régions sont : Northland, Auckland, Waikato, Bay of Plenty, GisborneAutorité unitaire., Hawke's Bay, Taranaki, Manawatu-Wanganui, Wellington, Tasman, Marlborough, Nelson, West Coast, Canterbury, Otago, Southland, et les îles Chatham. En tant que nation importante du Pacifique sud, la Nouvelle-Zélande travaille souvent avec plusieurs autres nations insulaires du Pacifique et continue son association politique avec les îles Cook, Niue et Tokelau. La Nouvelle-Zélande possède également la base antarctique Scott dans la dépendance de Ross. D'autres pays utilisent Christchurch et son aéroport pour ravitailler et soutenir leurs bases antarctiques, lui valant le surnom de (
').

Géographie

Photographie de la Nouvelle-Zélande prise par un satellite, en décembre 2002. Le pays est composé de deux îles principales et de nombreuses autres plus petites, certaines d'entre elles étant même assez éloignées. L'île du Nord (North Island) est quelque peu montagneuse, mais marquée par le volcanisme et une activité géothermique. Son point culminant, le mont Ruapehu ( m), est d'ailleurs un volcan toujours en activité. L'île du Sud (South Island) est la plus grande ; elle est divisée dans toute sa longueur par les Alpes du Sud (Southern Alps), dont le point culminant est le mont Cook, qui domine à mètres d'altitude. Le mont Cook mesurait mètres, mais une avalanche a raboté son sommet de 10 mètres le 14 décembre 1991. , Te Ara - the Encyclopedia of New Zealand. Elle possède 18 sommets supérieurs à mètres. Modèle numérique de terrain (MNT) de la Nouvelle Zélande D'autres îles sont moins peuplées et ont une superficie inférieure. Les plus connues de ces îles sont  :
- l'île Stewart (au sud de l'île du Sud), la troisième île par sa superficie ;
- l'île Waiheke, une île du golfe Hauraki d'Auckland et avec environ 7 000 personnes (plus en été), la troisième île la plus peuplée de Nouvelle-Zélande ;
- l'île de Great Barrier, à l'est du golfe de Hauraki. La superficie de la Nouvelle-Zélande est de km², c'est-à-dire un peu moins que le Japon ou les îles Britanniques, mais un peu plus que l'État américain du Colorado. Le pays s'étend sur plus de 1 600 km dans l'axe nord/nord-est. La Nouvelle-Zélande est relativement isolée géographiquement. Son plus proche voisin l'Australie est situé à 2 000 km au nord-ouest. Les masses de terre les plus proches sont le continent Antarctique situé au sud, et la Nouvelle-Calédonie, les îles Fidji et les îles Tonga au nord. Le plus grand lac de la Nouvelle-Zélande est le Lac Taupo, situé dans l'île du Nord ; il a une superficie de 616 km². Le climat y est doux, les températures oscillant généralement dans une fourchette allant de 0°C à 30°C. La température moyenne quotidienne à Wellington — la capitale, au centre du pays — est de 5, 9°C en hiver et 20, 2°C en été.

Environnement

Faune

Le lac Mapourika Du fait de son isolement géographique, la Nouvelle-Zélande a développé des écosystèmes uniques, dont le trait le plus caractéristique est de n'avoir compté aucun mammifère avant la colonisation polynésienne, à l'exception de trois espèces de chauves-souris et des mammifères marins : otarie, lions de mer, dauphins d'Hector, etc. Il s'en suit une autre caractéristique de la faune néo-zélandaise : en l'absence de prédateurs, certaines espèces d'oiseaux ont cessé de voler, c'est le cas du weka, du kiwi, du kakapo, etc. Ces oiseaux ont alors occupé des niches écologiques occupées ailleurs par des mammifères. Ainsi, il est possible de faire un parallèle entre le kiwi et le blaireau : tous deux sont nocturnes, solitaires et territoriaux, et occupent des terriers construits de la même manière. La Nouvelle-Zélande est également le pays des tuataras - une espèce ancestrale de reptile -, des geckos (un lézard à la couleur lumineuse), des escargots géants et des wetas - un insecte qui peut dépasser 8 cm de longueur. Enfin, le milieu aquatique est également riche d'espèces endémiques. Les whitebaits sont, sans aucun doute, les poissons les plus emblématiques de Nouvelle-Zélande. Ce terme générique regroupe les espèces qui pondent en mer et dont les juvéniles sont pêchés à leur retour dans les estuaire. Cette friture est considérée comme le caviar local et les Néo-zélandais leur vouent un vrai culte. Ceci explique que ces espèces soient plus connues sous le nom de whitebait que sous celui de leurs espèces : inanga, banded kokpu, giant kokopu, etc. Il faut aussi signaler deux espèces endémiques d'anguilles, une de lamproie et le très curieux mudfish qui, comme son nom l'indique, vit dans la boue et les zones tourbeuses. Les côtes néo-zélandaises sont fréquentées par de nombreux mammifères marins, dont le dauphin d'Hector, le plus petit dauphin, de couleur noire et blanche. L'insularité a protégé cette faune pendant des siècles jusqu'à l'arrivée des humains et des animaux qui voyageaient avec eux. Les Maoris ont apporté avec eux le chien et la souris polynésienne (kiore). Deux espèces ont disparu avec l'arrivée des premiers humains : le moa et son prédateur naturel, l'aigle de Haast. Mesurant jusqu'à 3 mètres de haut, le moa était une ressource alimentaire très importante pour les Maoris, si bien qu'ils organisaient des missions de chasse dans tout le pays. La seconde vague d'immigration mit fin à l'insularité de la Nouvelle-Zélande. La multiplication des échanges entre l'Europe, l'Australie et la Nouvelle-Zélande a permis la propagation d'espèces nouvelles et invasives. Certaines ont été importées pour raisons récréatives (grands ongulés et sangliers notamment) et se sont échappées de fermes où elles étaient élevées pour leur fourrure ou pour leur viande (Opossum, lapin, hermines, etc.) ou sont descendues des bateaux par elles-mêmes (rats notamment). Ces espèces créent des dégâts considérables sur la faune et la flore et sont causes de la disparition des oiseaux les plus emblématiques de Nouvelle-Zélande. Parmi ces espèces rescapées, il faut citer les perroquets : le très menacé kakapo (il ne resterait plus que 200 individus), le kaka et le kéa. Il faut mentionner aussi le westland black petrel, le weka, le takahé, le manchot pigmé (ou blue pinguin), le kereru (pigeon néo-zélandais) ou encore le kiwi. Tous ces animaux sont victimes de prédations, de destruction des œufs et/ou des habitats par les espèces invasives. À cette menace, il faut également ajouter la destruction ou la modification d'habitats par les humains (qui affectent entre autres les espèces cotières, telles que les petrels et tous les manchots), ainsi que la destruction de populations en raison de conflits d'intérêts (notamment le dauphin d'Hector, le weka ou le kéa). Pour enrayer la perte de biodiversité en Nouvelle-Zélande, le Department of Conservation protège environ 30% du territoire. Ce chiffre est considérable, mais il doit être relativisé et ce pour deux raisons : tout d'abord, la Nouvelle-Zélande est peu peuplée et, d'autre part, la plupart de ces territoires se situent au sud, de sorte que le DoC évite ainsi les conflits d'usage avec les utilisateurs du territoire. Ces mesures associées à des programmes de recherche très ambitieux commencent à porter leurs fruits.

Flore

La problématique de la protection de la flore est doublement liée à la problématique des espèces invasives. Non seulement certaines espèces infligent aux plantes des dégâts importants (notamment l'opossum et les ongulés), mais d'autres menacent également des espèces qui transportent les graines, telles le weka ou le kereru (pigeon néo-zélandais). Les humains détruisent également les milieux et abattent des arbres parfois millénaires. Parmi ces géants de la forêt, il faut citer les podocarpus, tels que le remu ou le totara. Parmi les autres espèces d'arbres remarquables, il faut citer les trois variétés de beech tree (espèce présentes sur les trois continents de l'hémisphère sud), le supple jack tree, dont les branches s'entremêlent et forment des lianes, le rata qui colore le bush de pourpre au printemps et en été, et le fameux nikau palm, le palmier qui pousse le plus au sud. La Nouvelle-Zélande est toutefois plus connue pour la richesse de ses fougères, il y en a des milliers. La silver fern ou fougère argentée est devenue l'emblème du pays, mais celles qui marqueront le plus le voyageur seront sans aucun doute les fougères arborescentes (ponga). Fougère Il y a également de nombreuses fleurs, graminées et champignons qui poussent un peu partout dans le pays. Il nous faut toutefois mentionner la flax en raison de son importance dans les cultures maoris et pakeha. Cette plante aux larges fleurs rouges a également de très longues feuilles que les Maoris tressaient pour s'en faire des vêtements. Les européens se sont également lancés dans la confection de tissus à partir de la flax. Après une longue période d'inutilisation, la flax ne se trouvait plus que dans les zones sauvages. Son utilisation pour le contrôle de l'érosion chronique des espaces déboisés en Nouvelle-Zélande pourrait lui donner un nouvel avenir.

Économie

La Nouvelle-Zélande est un pays industrialisé et moderne. Elle exporte essentiellement les produits de son agriculture, son horticulture, sa pêche, et ses forêts. Le tourisme, l'industrie manufacturière et les services y sont également bien développés. La monnaie locale est le dollar néo-zélandais (Dollar néo-zélandais). Plus récemment, grâce au réalisateur néo-zélandais de la trilogie cinématographique Le Seigneur des Anneaux (film), le tourisme et l'industrie cinématographique néo-zélandaise ont connu une légère croissance d'activité. La Nouvelle-Zélande fait partie de la Coopération Économique Asie Pacifique (APEC)

Démographie

FAO, 2005). Population en milliers d'habitants. En septembre 2005, la population selon était de 4 105 327 habitants. La population est en majeure partie d'origine européenne, plus précisément d'origine anglo-celtique. Les Maoris et les populations du Pacifique sont les deuxième et troisième groupes ethniques les plus représentés, et la culture maori tient toujours une place très importante au niveau national. Sur les quatre millions de Néo-Zélandais, il y en a approximativement trois millions résidant dans l'Île du Nord, dont un million et demi à Auckland et un million dans l'Île du Sud.

Culture

La culture néo-zélandaise est formée des apports maori et des émigrés européens. Les Maoris perpétuent un artisanat propre (pirogues, sculptures en bois, paniers et autres objets tissés avec une plante de lin appelée "flax" en anglais ou "harekeke" en maori ). Il existe une chaîne de télévision, Maori Channel. Les descendants des écossais maintiennent de leur côté la tradition de la cornemuse. En musique, le rock néo-zélandais connaît une certaine vitalité. Dans la chanson (tendance folk), un auteur-compositeur-interprête néo-zélandais a fait une belle carrière en France, en commençant dans la troupe de théâtre de Jean Dasté, dont il devint le gendre : Graeme Allwright. En littérature, à la suite de William Pember Reeves, de nombreux écrivains comme Katherine Mansfield, Frank Sargeson ou Janet Frame sont lus et traduits dans le monde entier. Des auteurs maoris comme Witi Ihimaera (The Whale Rider) font exister leur culture au moyen de la littérature. L'industrie cinématographique a rendu célèbre les réalisateurs Jane Campion, Peter Jackson, Andrew Niccol et Lee Tamahori, et les acteurs Russell Crowe et Kerry Fox. Aujourd'hui le rugby a une place très importante dans la culture néo-zélandaise (voir l'équipe des All Blacks). Leurs joueurs ont popularisé une danse maori, le "Haka".

Sport

Le climat doux et la faible densité de population sont les raisons pour lesquelles les loisirs en plein air sont populaires dans le pays : le rugby, le cricket, le netball, le volleyball, la voile, les balades et l'équitation y sont extrêmement populaires et sont des sports dans lesquels s'illustrent des Néo-Zélandais.
-Le « Cavalier du Siècle » Mark Todd est néo-zélandais. Les Néo-Zélandais sont champions olympiques en 1984, 1988 et 1996 en concours complet individuel d'équitation.
-En rugby à XV, l'équipe nationale néo-zélandaise est plus connue sous le nom de All Blacks. Elle est l'une des meilleures équipes au monde, classée numéro deux au niveau mondial en 2007, une fois vainqueur de la coupe du monde de rugby (1987).
-Le zorbing et le saut à l'élastique sont deux sports originaires de Nouvelle-Zélande.
-En voile, la Nouvelle-Zélande a remporté deux fois la Coupe de l'America en 1995 et 2000.

Voir aussi

Notes et références

Bibliographie

- Statistics New Zealand. The New Zealand Official Yearbook, 1998. Wellington : GP Publications, 1998.
- Rice, Geoffrey W, ED. The Oxford History of New Zealand. 2nd ED. Auckland : Oxford University Press, 1992.
- Lextreyt, Michel. Nouvelle-Zélande : Aotearoa, le pays au long nuage blanc. Tahiti, Editions Au vent des îles, 2006. 221 p., ===
Sujets connexes
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