Olivier Besancenot

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Olivier Besancenot, le 6 mars 2007. Olivier Besancenot, né le 18 avril 1974 à Levallois-Perret, est un homme politique français d'extrême gauche, porte-parole de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR).
Olivier Besancenot

Olivier Besancenot, le 6 mars 2007. Olivier Besancenot, né le 18 avril 1974 à Levallois-Perret, est un homme politique français d'extrême gauche, porte-parole de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR).

Biographie

Origines et études

Né dans le département des Hauts-de-Seine (France), il est le fils d'un professeur de physique au collège et d'une psychologue scolaire. Il est titulaire d'une licence d'histoire de l'université de Paris X (Nanterre).Entretien d'embauche diffusé sur RMC et BFMTV et présenté par Jean-Jacques Bourdin Il travaille comme facteur à Neuilly-sur-Seine depuis 1997 (il est aujourd'hui à temps partiel, à 80 %France Europe Express, dimanche 3 juin 2007). Il déclare toucher euros nets par mois et . En 2007, son patrimoine s'élève à euros, euros avec crédit : il est, avec sa compagne, co-propriétaire d'un appartement de 55 m² dans le XVIII arrondissement de Paris. Il se déclare athée« Onze candidats dévoilent leurs croyances et leurs visions de la laïcité », Le Monde, 6 avril 2007.. En 2003, avec sa compagne Stéphanie Chevrier, qui travaille au service direction littéraire de l'éditeur Flammarion, il a un enfant. Aux côtés d'Alain Krivine et de Roseline Vachetta, Olivier Besancenot est l'un des trois porte-parole de la LCR, formation politique d'extrême gauche. Il se définit comme « militant révolutionnaire » et cite plus volontiers Rosa Luxemburg ou Che Guevara que Trotsky, dont la LCR ne fait plus, depuis longtemps, sa référence unique.

Carrière politique

Les débuts

Olivier Besancenot en mai 2005 Ses premiers actes de militantisme se font à SOS Racisme, à l'âge de 14 ans, dans la commune de Louviers. Il intègre les Jeunesses communistes révolutionnaires (JCR) et rejoint le bureau national en 1988. En 1991, il adhère à la LCR. Il fonde, avec d'autres employés, une section CGT dans le supermarché Shopi à Levallois-Perret où il travaille pendant ses études. Membre de Sud-PTT depuis 1997, il est attaché parlementaire d'Alain Krivine au Parlement européen entre 1999 et 2000, avant de reprendre son travail à La Poste.

Élection présidentielle de 2002

Olivier Besancenot combat, avec son parti, ce qui est appelé le « capitalisme » Paragraphe 1.3. Ils dénoncent les profits réalisés par les entreprises, profits qui selon eux ont trop souvent tendance à se répartir davantage entre les « patrons et les actionnaires » Premier paragraphe, au détriment d'une « redistribution des richesses » aux salariés. Selon les idées politiques de la LCR, cette « minorité concentrant la plupart des richesses » détiendrait entre ses mains l'avenir des décisions politiques, économiques et sociales, et ce en « exploitant la plupart des êtres humains ». La LCR le choisit, avec son accord, pour représenter ces idées lors de l'élection présidentielle, au début de l'année 2002. En avril 2002 il est, à 28 ans, le plus jeune candidat à l'élection présidentielle française et remporte 4, 25 % des suffrages ( voix). Dès son premier meeting, Olivier Besancenot donne le ton de sa campagne avec ce slogan : et avec notamment comme priorités une autre répartition des richesses, l'augmentation générale des salaires et des minima sociaux, l'interdiction des licenciements pour les entreprises bénéficiaires, la taxation des profits et des capitaux spéculatifs. Il obtient le soutien du philosophe Michel Onfray et du réalisateur britannique Ken Loach.

Élections européennes de 2004

En juin 2004, il est en tête de la liste LO-LCR Île-de-France pour les élections européennes, qui rassemble 2, 78 % des suffrages et par conséquent n'obtient pas de siège.

Référendum sur le Traité de Constitution européenne

Fin 2004 et début 2005 il se bat pour le « non » au référendum sur le Traité établissant une Constitution pour l'Europe du 29 mai 2005, jugeant celui-ci libéral et antisocial Premier Paragraphe. Le « non » l'emporte en France, malgré la position des grands partis appuyés par les médias de masse.

Élection présidentielle de 2007

Les résultats du référendum motivent plusieurs groupes de la gauche antilibérale à poursuivre le rassemblement pour les élections présidentielle puis législatives de 2007. En 2006, la LCR ne signe pas l'appel « pour un rassemblement antilibéral et des candidatures communes » car les formulations qu'il contenait laissaient « la porte ouverte à la reconstitution d'une gauche plurielle n° 2, c'est-à-dire l'alliance gouvernementale avec Ségolène Royal ou le soutien parlementaire à sa politique » Paragraphe 24. Par conséquent, le 25 juin 2006, la conférence nationale de la LCR annonce la candidature d'Olivier Besancenot pour l'élection présidentielle française de 2007. Dans le même temps, la conférence nationale de la LCR propose de retirer son candidat au profit d'un candidat unitaire si les clarifications sont faites quant aux relations avec la direction du PS. Les militants, brandissant les drapeaux rouges de la LCR, débordaient de la Mutualité à Paris où avait été installé un écran géant, pendant qu'Olivier Besancenot tenait meeting. Le 20 décembre, le PCF choisit Marie-George Buffet « pour porter le rassemblement antilibéral à l'élection présidentielle » ; le 21 décembre 2006, Olivier Besancenot appelle la gauche antilibérale à se rassembler autour de sa propre candidature. Le 29 décembre 2006, il reconnaît rencontrer des difficultés pour obtenir les 500 signatures de parrainage nécessaires pour être candidat à l'élection présidentielle française de 2007, mais il les obtient finalement. Le 16 avril 2007, en meeting à Rennes, il déclare que avant de dénoncer la . Le 18 avril, jour de son anniversaire, en meeting à la Mutualité à Paris devant plus de spectateurs, ce qui en fait le plus gros meeting parisien du parti depuis 1968, et plusieurs milliers d'internautes, il expose son programme proposant l'interdiction des licenciements, une augmentation de tous les salaires de 300 €, un SMIC à 1500 € net tout de suite, la construction d'un million de logements sociaux et la création d'un service public de la petite enfance ainsi que du quatrième âge. Le 22 avril, il recueille voix à l'élection présidentielle, soit 4, 08 %, ce qui représente une augmentation de voix par rapport à 2002 et le place en 5 position. Parmi les six candidats situés à la gauche de la gauche, il est le seul à échapper à la déroute. Suite au second tour qui oppose Nicolas Sarkozy à Ségolène Royal, Olivier Besancenot appelle ses électeurs à manifester le pour les « mesures d’urgence sociales » qu'il a défendues durant la campagne, avant d'appeler à « voter contre Nicolas Sarkozy, sans pour autant soutenir Ségolène Royal » dans ce qui lui semble être un , article du JDD, 23 avril 2007.. Alors que Nicolas Sarkozy vient d'être élu à la Présidence de la République, le 6 mai, avec 53 % des voix contre 47 % pour Ségolène Royal, Olivier Besancenot pose le constat que « quand la gauche court après la droite, elle perd » à propos des tentatives de rapprochements du PS avec le MoDem dans l'entre-deux tours.

Controverses

Dans son livre, Lettre recommandée au facteur, Henri Weber, ancien sénateur et actuel député européen, cofondateur de la LCR en 1968 et actuel membre du Parti socialiste qu'il a rejoint en 1986, met en évidence ce qu'il voit comme les contradictions de l'idéologie révolutionnaire dont Olivier Besancenot se fait le porte-parole dans son livre Révolution ! 100 mots pour changer le monde.

Annexes

Notes

Bibliographie

Ouvrages d'Olivier Besancenot

- Tout est à nous !, Denoël, 2002,
- Révolution ! 100 mots pour changer le monde, avec la collaboration de François Sabado, Flammarion, 2003,
- Che Guevara, une braise qui brûle encore, avec la collaboration de Michaël Löwy, Éditions Mille et une nuits, 2007,

Sur Olivier Besancenot

- Robert Belleret, « Génération Besancenot », dans Le Monde, 11 novembre 2002.
- Henri Weber, Lettre recommandée au facteur, Seuil, 2004. ===
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