Organisation de coopération et de développement économiques

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Pays membres de l'OCDE L'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE, en anglais OECD : Organisation for Economic Co-operation and Development) est une organisation internationale d'études économiques, dont les pays membres, principalement des pays développés, ont en commun un système de gouvernement démocratique et une économie de marché. L'OCDE a succédé à l'Organisation européenne de coopération économique (OECE)
Organisation de coopération et de développement économiques

Pays membres de l'OCDE L'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE, en anglais OECD : Organisation for Economic Co-operation and Development) est une organisation internationale d'études économiques, dont les pays membres, principalement des pays développés, ont en commun un système de gouvernement démocratique et une économie de marché. L'OCDE a succédé à l'Organisation européenne de coopération économique (OECE) qui a existé de 1948 à 1960 et qui a joué un rôle important dans l'exécution du plan Marshall. En 2007, l'OCDE compte 30 pays membres, elle regroupe plusieurs centaines d'experts dans ses centres de recherche, à Paris (le siège est au Château de la Muette) et publie fréquemment des études économiques — analyses, prévisions et recommandations de politique économique — et des statistiques, principalement concernant ses pays membres.

Pays membres

Le 14 décembre 1960, vingt pays ont signé la Convention relative à l'Organisation de coopération et de développement économiques. Depuis lors, dix autres pays ont adhéré à l'OCDE qui comprend ainsi quasiment tous les pays développés et démocratiques du monde (sauf quelques pays comme Singapour, Israël…). Elle représente 76 % du PNB mondial en 2007, OCDE, 2007.

Élargissements envisagés

Il a été décidé d’ouvrir en mai 2007 les négociations avec cinq autres pays (le Chili, l’Estonie, Israël, la Fédération de Russie et la Slovénie), en vue de leur adhésion à l’OCDE, et de renforcer la coopération de l'OCDE avec l'Afrique du Sud, le Brésil, la Chine, l'Inde et l'Indonésie, dans le cadre de programmes d'engagement renforcé en vue de leur adhésion éventuelle. Dans un plus lointain avenir priorité sera donnée à l'élargissement vers les pays de l'Asie du Sud-Est, site officiel.

Historique

Fondée en 1948 pour mettre en place le plan Marshall, l'Organisation européenne de coopération économique (OECE) voit son rôle économique diminuer lorsque celui-ci arrive à son terme, en 1952. Elle se tourne vers les études économiques, elle étend son regard au-delà de la dimension européenne, et prend finalement en 1961 le nom d'OCDE sur le site officiel.. En plus de l'approfondissement de sa structure interne, l'OCDE a créé différentes agences rattachées : l’Agence pour l'énergie nucléaire (AEN, 1972), l’Agence internationale de l'énergie (AIE , en 1974, à la suite du premier choc pétrolier), le Comité d'Aide au Développement de l'OCDE (CAD, 1961), le Groupe d'action financière sur le blanchiment des capitaux (GAFI, 1989). Par ailleurs, le Centre de Développement de l'OCDE assure l'interface avec les pays en développement depuis 1962.

Organisation

La structure interne de l'OCDE se divise en douze branches : , les domaines d'étude sont séparés en six grands thèmesvoir les thèmes détaillés : :
-Économie
- Société (Migrations, Éducation, Emploi, …)
- Gouvernance (Lutte contre la corruption, Gestion publique, …)
- Finances publiques (Retraites, Fiscalité, …)
- Innovation (Biotechnologie, Technologies de l'information et de la communication, …)
- Durabilité (Développement durable, Énergie, Environnement, …).

Conceptions économiques

poster prônant le plan Marshall L'OCDE se veut avant tout un lieu d'échanges et de comparaison entre pays membres. Elle a adopté une approche pragmatique consistant à prôner, pour chaque pays, la mise en place de politiques économiques ayant fait leurs preuves ailleurs, dans des situations similaires, principalement dans les domaines de la concurrence, de l'éducation (voir Programme PISA), de la croissance économique, de la répartition des revenus, de la réglementation, de la taxation, des politiques conjoncturelles et de l'endettement. Elle encourage le libre-échange et la concurrence, source d'innovation et de gains de productivité. Pour lutter contre le chômage, l'OCDE recommande entre autres la déréglementation du marché du travailpar exemple : . La conception économique de l'OCDE, si elle est surtout pragmatique (prônant les politiques qui ont donné les meilleurs résultats au sein des pays membres)best practice economics, en anglais., s'approche des arguments du libéralisme économique, et rentre souvent en opposition avec certains principes keynésiens. Par exemple, tout en soulignant les ajustements nécessaires et la nécessite de protéger les employés, et non les emplois, elle encourage la mondialisation économique et l'ouverture des marchés« Pour concrétiser tous les avantages nets de la mondialisation, il faut mettre en place des conditions-cadres appropriées mais le risque existe que, confrontés aux aspects négatifs de la mondialisation, les décideurs publics ne tentent de freiner les réformes nécessaires pour profiter à plein des avantages. En fin de compte, ces actions restrictives alourdiraient les coûts d’ajustement, sans pour autant enrayer le processus de mondialisation lui-même. » , , OCDE, 2006.. Pour établir ses études économiques, l'OCDE s'appuie sur sa base de données économiques, une des plus fournies au monde.

Études et publications

L'OCDE publie des rapports périodiques spécialisés, ainsi que des rapports ponctuels pour certains domaines, des données statistiques, des études-pays, et des documents de travail (working papers, au contenu plus technique). Au total, l'OCDE publie entre 300 et 500 rapports chaque année en anglais. La plupart sont traduits en français (le français est la deuxième langue officielle de l'OCDE). Tous les résumés et une partie importante des rapports complets sont disponibles gratuitement en ligne sur et sur la .

Rapports périodiques

Les rapports les plus connus de l'OCDE sont publiés à intervalles réguliers (souvent annuellement). Ils mènent chaque année une revue exhaustive de la situation actuelle de tous les pays de l'OCDE, dans un domaine particulier. On compte principalement : (confère et )
- les Perspectives économiques de l'OCDE (OECD Economic Outlook)
- binannuel. Il contient les prévisions économiques et des analyses de la situation économique des pays membres.
- les Perspectives de l'emploi de l'OCDE (OECD Employment Outlook)
- annuel.
- les Regards sur l'éducation (Education Outlook)
- annuel.
- Les Principaux indicateurs économiques de l'OCDE (OECD Main Economic Indicators)
- mensuel. Large sélection d'indicateurs statistiques.
- Le Panorama des statistiques de l'OCDE (OECD Factbook), annuel (nombreuses variables économiques).
- L'OCDE en chiffres (OECD in Figures)
- annuel.
- L'Observateur de l'OCDE (OECD Observer)
- magazine à six publications annuelles.
- Données OCDE sur l'environnement , tous les deux ans.
- Les Perspectives des communications de l'OCDE (OECD Communications Outlook) et les Perspectives des technologies de l'information de l'OCDE (OECD Information Technology Outlook) (un chaque année par rotation).

Études-pays

L'OCDE publie, pour chacun de ses pays membres, tous les deux ou trois ans, une « étude-pays », revue exhaustive de la situation économique du pays, des recommandations de politique économique et le bilan des réformes passées. Pour la France, par exemple, la plus récente étude pays est publiée courant juin 2007. Voir aussi : .

Rapports spécialisés

En plus des rapports périodiques, l'OCDE mène régulièrement des études sur différents thèmes "à la pointe" de la recherche empirique en économie. En particulier, l'OCDE est à l'origine du modèle pression-état-réponse, qui vise à modéliser la réponse des organismes aux pressions environnementales. Ce modèle a été élargi par la suite à d'autres domaines.

Domaines particuliers

Lutte contre la corruption

L'OCDE est à la pointe en matière de lutte contre la corruption. Elle a créé en 1998 la Convention de l'OCDE contre la corruption. Son indépendance relative par rapport à ses pays membres lui permet d'y souligner les dangers de corruptionPar exemple pour l'affaire BAE au Royaume-Uni en 2007 : http://www.rfi.fr/actufr/afp/001/eco/070118191237.6gwg99tq.asp .

Protection de l'investissement

L'OCDE joue un rôle important dans une tentative de règlementation multilatérale de la protection de l'investissement. De 1995 à 1998 un forum de négociations a permis la création de l'accord multilatéral sur les investissements (accord AMI, ou en anglais multilateral agreement on investment), qui sert de modèle aujourd'hui à beaucoup d'accords bilatéraux. De tels accords n'existent aujourd'hui essentiellement qu'au niveau bilatéral (les APPI : accords pour la protection et la promotion des investissements), que des États établissent entre eux lorsqu'ils en sentent le besoin (par exemple : l'accord entre le Conseil fédéral suisse et le Gouvernement des Émirats arabes unis concernant la promotion et la protection réciproque des investissements RS 0.975.232.5). Les principes directeurs pour le traitement de l'investissement étranger élaborés en 1992 au sein de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) constituent une autre source d'inspiration pour la rédaction d'accords sur la protection de l'investissement. Au niveau international il a été jusqu'à maintenant difficile de trouver un consensus. L'ONU (plus précisément la CNUCED) pourrait jouer un rôle, cependant, les États se méfient de l'ONU en ce qui concerne le droit international économique (vu que chaque pays, riche ou pauvre, a le même poids). Quant à l'OMC (en 2001 à Singapour ou 2004 à Genève), aucun accord n'a pu voir le jour en son sein; l'OMC continue donc aujourd'hui à réglementer les domaines du commerce, des services et de la propriété intellectuelle (ce qui est déjà considérable) sans s'occuper de la protection et du développement de l'investissement au niveau international. Malgré tout, les espoirs portent quand même sur cette organisation qui pourrait s'attaquer à ce chantier dans les années qui viennent.

Liste des paradis fiscaux non coopératifs selon l'OCDE

L'OCDE publie une "liste noire" des pays non-coopératifs pour l'échange d'informations fiscales et pour la transparence.

Dirigeants

Secrétaires généraux

- depuis juin 2006 : José Angel Gurria (Mexique)
- juin 1996 - juin 2006 : Donald J. Johnston (Canada)
- octobre 1984 - mai 1996 : Jean-Claude Paye (France)
- octobre 1969 - septembre 1984 : Emile van Lennep (Pays-Bas)
- septembre 1961 - septembre 1969 : Thorkil Kristensen (Danemark)

Économiste en chef

- depuis Février 2002 : Jean-Philippe Cotis (France)

Critiques

L'OCDE, à l'image des autres organisations internationales, est critiquée par quelques altermondialistes. On lui reprocherait son libéralisme économique. Cependant, son approche empirique limite les critiques de parti-pris idéologique qui peuvent lui être adressées.

Notes

Bibliographie

- Jean Bonvin et Christian Morrisson, L'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), Presses universitaires de France, collection « Que sais-je ? », n°3405.

Voir aussi

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Sujets connexes
Afrique du Sud   Agence internationale de l'énergie   Asie du Sud-Est   Banque internationale pour la reconstruction et le développement   Base de données   Brésil   Chili   Château de la Muette (Paris)   Chômage   Commerce   Commission européenne   Concurrence économique   Convention de l'OCDE contre la corruption   Corruption   Croissance économique   Durabilité   Démocratie   Déréglementation   Développement durable   Emploi   Environnement   Estonie   Finances publiques   Français   Gouvernance   Inde   Indonésie   Innovation   Investissement   Israël   Jean-Claude Paye   Jean-Philippe Cotis   José Angel Gurria   Keynésianisme   Langue officielle   Libre-échange   Libéralisme économique   Liste des alliances internationales de la Guerre froide   Marché du travail   Migration   Mondialisation économique   Organisation des Nations unies   Organisation européenne de coopération économique   Organisation internationale   Organisation mondiale du commerce   Paradis fiscal   Paris   Pays développés   Pays en développement   Plan Marshall   Politique conjoncturelle   Politique économique   Premier choc pétrolier   Produit national brut   Programme PISA   Propriété intellectuelle   Réglementation   République populaire de Chine   Sciences économiques   Services (économie)   Singapour   Slovénie   Technologies de l'information et de la communication  
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