Nicolas de Catinat

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Nicolas de Catinat de La Fauconnerie (1637-1712), maréchal de France, est un militaire français du , né à Paris le 1637 et mort à Saint-Gratien le 22 février 1712. Issu d’une famille de la petite noblesse du Perche, fils de Nicolas II de Catinat, magistrat, et de Catherine Poille, il quitta dans sa jeunesse le barreau pour les armes : Catinat rejoint les Gardes-Françaises dès 1660 et gravira, par son mérite, tous les échelons du commandement. Dès 1667, il se distin
Nicolas de Catinat

Nicolas de Catinat de La Fauconnerie (1637-1712), maréchal de France, est un militaire français du , né à Paris le 1637 et mort à Saint-Gratien le 22 février 1712. Issu d’une famille de la petite noblesse du Perche, fils de Nicolas II de Catinat, magistrat, et de Catherine Poille, il quitta dans sa jeunesse le barreau pour les armes : Catinat rejoint les Gardes-Françaises dès 1660 et gravira, par son mérite, tous les échelons du commandement. Dès 1667, il se distingue au siège de Lille. Il sert avec distinction lors de la guerre de Hollande en 1676-1678. En mai 1679, il est capitaine et commande le détachement qui enlève près de Turin le comte Matthioli, secrétaire d'État du duc de Mantoue, convaincu d'avoir joué un double jeu et ridiculisé Louis XIV (voir l'Homme au masque de fer). Maréchal de camp en 1680, il fut employé contre les Vaudois en 1686 et nommé lieutenant général en 1688. Après avoir pris part au siège de Philippsburg au commencement de la guerre de la ligue d'Augsbourg, il fut nommé commandant en chef en 1690. Le 18 août 1690, il remporte la victoire de Staffarde contre l'Espagne et la Savoie et, le 4 octobre 1693, la bataille de La Marsaille contre le duc de Savoie. Cette série de revers força la Savoie à s'allier à la France en 1696. Catinat reçut le bâton de maréchal de France le 27 mars 1693 comme prix de ces exploits. En charge des opérations en Italie au début de la guerre de Succession d'Espagne, il eut à combattre le prince Eugène; mais le mauvais état de l'armée, le manque d'argent et de subsistances paralysèrent ses efforts, et il éprouva quelques échecs, notamment il souffrit un revers à la bataille de Carpi (1701) et fut remplacé par Villeroy, dont il fut le second pour la campagne de Chiari. Il subit en philosophe cet injuste traitement, et vécut depuis dans sa retraite de son château de Saint-Gratien (près Montmorency), fuyant la cour et s'adonnant au quiétisme. Il y meurt le 12 février 1712. Il est enterré dans l'église du village.

Références

- Louis de Blanchefort de Créquy, Mémoires pour servir à la vie de Nicolas de Catinat, Paris, Veuve Duchêne, 1775
- Nicolas de Catinat, Mémoires et correspondances du maréchal de Catinat, publié par Bernard Le Bouyer de Saint-Gervais, 3 vol. in-8, Paris 1819
- Son Éloge a été écrit par La Harpe en 1775. Une statue lui a été érigée à Saint-Gratien en 1860.

Source partielle

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Sujets connexes
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