Luca Giordano

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Autoportrait La création de l'homme (1684-1686) fresque du Palazzo Medici-Riccardi à Florence Luca Giordano (Naples, 1632 - Naples, 12 janvier 1705) est un peintre baroque italien que son père avait affublé du surnom de Luca Fà-presto (Luca travaille vite).
Luca Giordano

Autoportrait La création de l'homme (1684-1686) fresque du Palazzo Medici-Riccardi à Florence Luca Giordano (Naples, 1632 - Naples, 12 janvier 1705) est un peintre baroque italien que son père avait affublé du surnom de Luca Fà-presto (Luca travaille vite).

Biographie

Son père Antonio, lui-même artiste, lui enseigna les premiers rudiments du métier et dès l'âge de huit ans, Luca parvint à peindre un chérubin sur l'un des dessins de son père, un exploit qui valut à l'enfant d'être placé en apprentissage par le vice-roi de Naples auprès de José de Ribera. Plus tard, à Rome, il découvre les chefs-d'œuvre de Michel-Ange, de Raphaël, des Carracci et du Caravage, en s'appliquant à les dessiner, puis, à Parme les œuvres du Corrège et de Véronèse et il finira par un séjour à Venise entre 1653 et 1667. Après avoir visité et expérimenté la plupart des grands centres artistiques de l'Italie, Giordano se forgea un style personnel, combinant dans une certaine mesure la pompe ornementale de Paul Véronèse avec les grandes compositions de Pietro da Cortona. Vers 1687, Charles II d'Espagne l'invita à Madrid, où il restera au moins la décennie 1692-1702 pour les fresques au monastère de l'Escorial, au palais royal de Madrid et de Tolède qui conservent une partie de ses œuvres. Giordano fut populaire à la cour espagnole et le roi lui concéda le titre de « caballero ». Retourné à Naples vers 1702, il continua à travailler avec la même incessante fureur créatrice. Les toujours plus nombreuses commissions le conduisirent à se servir d'un atelier de production, dans lequel des aides et des collaborateurs développaient « en grands » les projets et les ébauches fournies par le maître, complétaient des œuvres commencées par celui-ci, et sur lesquelles, dans beaucoup de cas, Giordano se limitait à finir, d'un coup de pinceau, le travail effectué par ses élèves.

Œuvres

- Storie della Vergine (1667), église Santa Maria della Salute, Venise
- Affreschi soffitto della Galleria, Palazzo Medici Riccardi à Florence
- Lucrezia e Tarquinio, Museo di Capodimonte, Naples
- Arcangelo Michele abbatte il demonio, Staatliche Museen, Berlin
- Arcangelo Michele e gli angeli ribelli, Gemaldegalerie, Vienne
- Nascita della Vergine (ca.1665), église Santa Maria in Campitelli, Rome
- Affreschi della cappella Corsini, église Santa Maria del Carmine, Florence
- Affreschi della basilica e della volta della scala del monastero di San Lorenzo dell'Escorial, monastère de l'Escorial, Madrid
- Angelo annunciante e Vergine Annunciata, (ca.1694), Collection Molinari Pradelli, Marano di Castenaso
- Trionfo di Giuditta , chapelle du trésor, église de la chartreuse Saint-Martin, Naples
- Cristo e l’adultera, musée national della Magna Grecia
-Jesabel divorata dai cani (ca.1680), Palazzo Arnone à Cosenza.

Sources

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Bibliographie

- Bernardo de’ Dominici: Biographie de Luca Giordano (1742) dans laquelle il relate le pari fait avec le prieur de la chartreuse de Saint-Martin à Naples sur une œuvre contrefaite par lui de Dürer avec sa signature cachée pour en prouver la paternité. Un procès ensuite donnera raison à Giordano.

Notes et références

Voir aussi

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Sujets connexes
Baroque   Carracci   Castenaso   Charles II d'Espagne   Chérubin   Florence   Italie   José de Ribera   Le Caravage   Madrid   Michel-Ange   Naples   Parme   Paul Véronèse   Peinture   Raphaël (peintre)   Rome  
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