Physique

Infos
orbitales de l'atome d'hydrogène, le code de couleurs représentant l'amplitude de probabilité de l'électron (noire : amplitude zéro, blanc : amplitude maximale). La physique (du grec , la nature) est étymologiquement la « science de la nature ». Dans un sens général et ancien, la physique désigne la connaissance de toute la nature matérielle ; c'est le sens de René Descartes et de ses élèves Jacques Rohault et RégisSelon Le Littré. Elle correspond alors aux
Physique

orbitales de l'atome d'hydrogène, le code de couleurs représentant l'amplitude de probabilité de l'électron (noire : amplitude zéro, blanc : amplitude maximale). La physique (du grec , la nature) est étymologiquement la « science de la nature ». Dans un sens général et ancien, la physique désigne la connaissance de toute la nature matérielle ; c'est le sens de René Descartes et de ses élèves Jacques Rohault et RégisSelon Le Littré. Elle correspond alors aux sciences naturelles ou encore à la philosophie naturelle. Au XXI siècle, sa signification est néanmoins plus restreinte : elle décrit de façon à la fois quantitative et conceptuelle les composants fondamentaux de l'univers, les forces qui s'y exercent et leurs effets. Elle développe des théories en utilisant l'outil des mathématiques pour décrire et prévoir l'évolution de systèmes. La signification ancienne de la physique rassemble l'actuelle physique, la chimie et les sciences naturelles actuellesEn français, l'expression « sciences naturelles » a une signification plus restreinte qu'en anglais ou en allemand, langues dans lesquelles elle a gardé son sens plus général englobant la physique actuelle et la chimie.. La physique n'accepte comme résultat que ce qui est mesurable et reproductible par expérience. Cette méthode permet de confirmer ou d'infirmer les hypothèses fondées sur une théorie donnée.

Étymologie et signification aux cours des siècles

Le terme « physique » vient du grec , signifiant « nature ». Pour Platon, la physique est l'une des trois parties de l'enseignement de la philosophie, aux côtés de l'éthique et de la logique. Pour Aristote, la philosophie se divise en philosophie théorétique, philosophie pratique et philosophie poétique; la physique est une des trois parties de la philosophie théorétique, aux côtés de la mathématique et de la théologie. Au , lorsque le mot est apparu en français ancien, la physique avait un double sens : médecine (exemple : un médecin en anglais est un
physician), et, en tant qu'adjectif, « ce qui se rapporte à la nature » . À partir de la fin du , le mot physique a désigné les « connaissances concernant les causes naturelles » et l'on désignait son étude par l'expression « philosophie naturelle » selon un corpus universitaire qui reposait sur la philosophie d'Aristote (exemples : La Physique d'Aristote et Principes mathématiques de philosophie naturelle de Newton). Des chaires de philosophie naturelle furent établies dans certaines universités, notamment au Royaume-Uni (Oxford, Edimbourg, etc.) À Paris, on compta par exemple une chaire de philosophie naturelle au collège de Clermont, occupée notamment par Ignace-Gaston Pardies. Le mot physique pris son sens moderne, qui est plus restreint que le sens originel, à partir du (avec Galilée et Descartes), et surtout de la physique classique qui est née avec Newton. À l'université de Paris, l'aristotélisme domina les cours de philosophie naturelle jusque dans les années 1690, à partir desquelles il fut progessivement remplacé par le cartésianisme, notamment grâce à l'ouverture du collège des Quatre-Nations et les cours d'Edme Pourchot. Dans la première édition du Dictionnaire de l'Académie française, datant de 1694, le nom « physique » est désigné comme la « science qui a pour objet la connaissance des choses naturelles, ex: La physique fait partie de la philosophie;la physique est nécessaire à un médecin.». L'adjectif « physique » est défini en outre comme signifiant « naturel, ex: l'impossibilité physique s'oppose à l'impossibilité morale ». Ce n'est que dans sa sixième édition (1832-1835) que le sens moderne de « physique » apparait, le terme est défini comme la « science qui a pour objet les propriétés accidentelles ou permanentes des corps matériels, lorsqu'on les étudie sans les décomposer chimiquement. ». Enfin dans sa huitième édition (1932-1935), la physique est définie comme la « science qui observe et groupe les phénomènes du monde matériel, en vue de dégager les lois qui les régissent.» Le Littré donne des définitions plus précises. En tant qu'adjectif, il définit les phénomènes physique comme « ceux qui ont lieu entre les corps visibles, à des distances appréciables, et qui n'en changent ps les caractères » et les propriétés physiques, comme « qualités naturelles des corps qui sont perceptibles aux sens, telles que l'état solide ou gazeux, la forme, la couleur, l'odeur, la saveur, la densité, etc. ». Les sciences physiques sont définies comme « celles qui étudient les caractères naturels des corps, les forces qui agissent sur eux et les phénomènes qui en résultent ». En tant que nom, la physique est définie comme « science du mouvement et des actions réciproques des corps, en tant que ces actions ne sont pas de composition et de décomposition, ce qui est le propre de la chimie ». La notion actuelle de science en tant qu'« ensemble ou système de connaissances sur une matière » date seulement du . Avant cette époque, le mot « science » signifiait simplement « la connaissance qu'on a de quelque chose » (science et savoir ont la même étymologie) et la notion de scientifique n'existait pas. À l'inverse, le terme « philosophie » désigne dans son sens ancien « l'étude des principes et des causes, ou le système des notions générales sur l'ensemble des choses. », les sciences naturelles étaient donc le resultat de la philosophie naturelle (voir l'exemple du titre de la revue Philosophical Transactions). L'expression « sciences physiques » désigne actuellement l'ensemble formé par la physique (dans son sens moderne) et la chimie, cette expression prend son sens actuel en France au début du XIX siècle, en même temps que le mot « science » prend le sens d'« ensemble formé par les sciences mathématiques, physiques et naturelles ». Auparavant, l'expression « sciences physiques » était un simple synonyme de l'expression « sciences naturelles »Ainsi Georges Cuvier, dans son Rapport historique sur les progrès des sciences naturelles depuis 1789 utilise les deux expressions sans distinction, il décrit les sciences physiques/naturelles ainsi : « placées entre les sciences mathématiques et les sciences morales, elles commencent où les phénomènes ne sont plus susceptibls d'être mesurés avec précision, ni les résultats d'être calculés avec exactitude ; elles finissent, lorsqu'il n'y a plus à considérer que les opérations de l'esprit et leur influence sur la volonté » .

Théorie et expérience

Les physiciens observent, mesurent et modélisent le comportement et les interactions de la matière à travers l'espace et le temps (définis comme « phénomènes physiques »). Une théorie ou un modèle est un ensemble conceptuel formalisé mathématiquement, dans lequel des paramètres physiques qu'on suppose indépendants (charge, énergie et temps, par exemple) sont exprimés sous forme de variables (
q, E et t) et mesurés avec des unités appropriées (coulomb, joule et seconde). La théorie relie ces variables par une ou plusieurs équations (par exemple, E=mc²). Ces relations permettent de prédire de façon quantitative le résultat d'expériences. Une expérience est un protocole matériel permettant de mesurer certains phénomènes dont la théorie donne une représentation conceptuelle. Il est illusoire d'isoler une expérience de la théorie associée. Le physicien ne mesure évidemment pas des choses au hasard ; il faut qu'il ait à l'esprit l'univers conceptuel d'une théorie. Aristote n'a jamais pensé calculer le temps que met une pierre lâchée pour atteindre le sol, simplement parce que sa conception du monde sublunaire n'envisageait pas une telle quantification. Cette expérience a dû attendre Galilée pour être faite. Un autre exemple d'expérience dictée nettement par un cadre conceptuel théorique est la découverte des quarks dans le cadre de la physique des particules. Le physicien des particules Gell-Mann a remarqué que les particules soumises à la force forte se répartissaient suivant une structure mathématique élégante, mais que trois positions fondamentales (au sens mathématique de la théorie des représentations) de cette structure n'étaient pas réalisées. Il postula donc l'existence de particules plus fondamentales (au sens physique) que les protons et les neutrons. Des expériences permirent par la suite, en suivant cette théorie, de mettre en évidence leur existence. Inversement, des expériences fines ou nouvelles ne coïncidant pas avec la théorie peuvent, ou bien remettre en cause la théorie — comme ce fut le cas du problème du corps noir qui provoqua l'avènement de la mécanique quantique et la disparition du vitalisme ou de l'atomisme thermodynamique — ou bien pousser la théorie et le modèle à intégrer de nouveaux éléments. L'exemple de la découverte de Neptune est édifiante à ce titre. Les astronomes pouvaient faire une première expérience, celle de mesurer la trajectoire d'Uranus. Or la théorie de Newton donnait une trajectoire différente de celle constatée. Pour maintenir la théorie, Urbain Le Verrier et, indépendamment, John Adams postulèrent l'existence d'une nouvelle planète, et d'après cette hypothèse prédirent sa position, ce qui fut avérée après une seconde expérience qui consista à braquer un télescope à l'endroit annoncé. Il est clair que l'interprétation de la première expérience est tributaire de la théorie, et la seconde n'aurait jamais pu avoir lieu sans cette même théorie et son calcul. Un autre exemple est l'existence du neutrino, supposée par Pauli pour expliquer le spectre continu de la désintégration bêta, ainsi que l'apparente non-conservation du moment cinétique.

Modélisation et réel

Albert Einstein en 1947 L'histoire de la physique semble montrer qu'il est illusoire de penser que l'on finira par trouver un corpus fini d'équations qu'on ne pourra jamais contredire par expérience. Chaque théorie acceptée à une époque finit par révéler ses limites, et est intégrée dans une théorie plus large. La théorie newtonienne de la gravitation est valide dans des conditions où les vitesses sont petites et que les masses mises en jeu sont faibles, mais lorsque les vitesses approchent la vitesse de la lumière ou que les masses (ou de façon équivalente en relativité, les énergies) deviennent importantes, elle doit céder la place à la relativité générale. Par ailleurs, celle-ci est incompatible avec la mécanique quantique lorsque l'échelle d'étude est microscopique et dans des conditions d'énergie très grande (par exemple au moment du Big Bang ou au voisinage d'une singularité à l'intérieur d'un trou noir). La physique théorique trouve donc ses limites dans la mesure et son permanent renouveau naît dans l'impossibilité évidente d'atteindre un état de connaissance parfait et sans faille du réel. De nombreux philosophes, dont Emmanuel Kant, ont mis en garde contre toute croyance que la connaissance humaine des phénomènes peut coïncider avec le réel, s'il existe. La physique ne décrit pas le monde, ses conclusions ne portent pas sur le monde lui-même, mais sur le modèle qu'on déduit des quelques paramètres étudiés. Elle est une science exacte en ce que la base des hypothèses et des paramètres considérés conduisent de façon exacte aux conclusions tirées. La conception moderne de la physique, en particulier depuis la découverte de la mécanique quantique, ne se donne généralement plus comme objectif ultime de déterminer les causes premières des lois physiques, mais seulement d'en expliquer le comment dans une approche positiviste. On pourra aussi retenir l'idée d'Albert Einstein sur le travail du physicien : .

Esthétique, pragmatisme et simplicité

La physique possède une dimension esthétique. En effet, les théoriciens recherchent presque systématiquement à simplifier, unifier et symétriser les théories. Cela se fait par la réduction du nombre de constantes fondamentales (la constante G de la gravitation a intégré sous un même univers gravitationnel les mondes sublunaire et supralunaire), par la réunion de cadres conceptuels auparavant distincts (la théorie de Maxwell a unifié magnétisme et électricité, l'interaction électrofaible a unifié l'électrodynamique quantique avec l'interaction faible et ainsi de suite jusqu’à la construction du modèle standard de la physique des particules). La recherche des symétries dans la théorie, outre le fait que par le théorème de Noether elles produisent spontanément des constantes du mouvement (comme l'énergie se conserve quand les équations du système sont invariantes temporellement), est un vecteur de beauté des équations et de motivation des physiciens et, depuis le , le moteur principal des développements en physique théorique. Du point de vue expérimental, la simplification est un principe de pragmatisme. En effet la mise au point d'une expérience requiert de maîtriser un grand nombre de paramètres physiques afin de créer des conditions expérimentales précisément fixées. La plupart des situations se présentant spontanément dans la nature sont très confuses et irrégulières. Outre des figures exceptionnelles comme l'arc-en-ciel, qui cause un fort étonnement chez le profane, le monde à notre échelle mèle de nombreux principes et théories appartenant à des domaines disjoints du corpus. Les concepts de la physique sont longs à acquérir par les physiciens eux-mêmes. Une certaine préparation du dispositif expérimental permet donc la manifestation d'un phénomène aussi épurée que possible. En somme, un arc-en-ciel bien contrasté et net, pour prendre une image poétique. Cette exigence expérimentale donne malheuresement un aspect artificiel à la physique, en particulier lors de son enseignement à un jeune public. Paradoxalement rien ne semble aussi éloigné du cours de la nature qu'une expérience de physique, seule la simplification y est pourtant recherchée. Au cours de l'histoire, des théories complexes et peu élégantes d'un point de vue mathématique peuvent être très efficaces et dominer des théories beaucoup plus simples. L
'Almageste de Ptolémée, basé sur une figure géométrique simple, le cercle, comportait un grand nombre de constantes dont dépendait la théorie, tout en ayant permis avec peu d'erreur de comprendre le ciel pendant plus de mille ans. Le modèle standard décrivant les particules élémentaires comporte également une trentaine de paramètres arbitraires, et pourtant jamais aucune théorie n'a été vérifiée expérimentalement aussi précisément. Toutefois, tout le monde s'accorde chez les physiciens pour penser que cette théorie sera sublimée et intégrée un jour dans une théorie plus simple et plus élégante, comme le système ptoléméen a disparu au profit de la théorie keplerienne, puis newtonienne.

Technique et physique

Rayon laser à travers un dispositif optique L'histoire de l'humanité montre que la pensée technique s'est développée bien avant les théories physiques, et à plus forte raison mathématisées. La roue et le levier, le travail des matériaux, en particulier la métallurgie, ont pu être réalisés sans ce qu'on appelle la physique. C'est par l'effort de rationalité des penseurs grecs puis arabes et, par la suite, le perfectionnement des mathématiques, que la physique a pu révéler sa profondeur conceptuelle. Les théories physiques ont alors souvent permis le perfectionnement d'outils et de machines, ainsi que de leur utilisation. Il faut attendre le pour que des théories donnent naissance à des techniques qui n'auraient pu voir le jour sans elles. Le cas du laser est exemplaire : son invention repose fondamentalement sur la compréhension, par la mécanique quantique, des ondes lumineuses et de la linéarité de leurs équations. On peut évidemment citer la bombe A et la bombe H comme créations techniques dépendant entièrement de la physique de leur époque. Le GPS ne fonctionne que par l'intégration des relativités restreinte et générale dans les calculs.

La physique et les autres sciences

Leibniz Isaac Newton La physique étant écrite en termes mathématiques, elle a depuis sa naissance eu des relations plus que profondes avec celles-là. Jusqu'au , les mathématiciens étaient d'ailleurs la plupart du temps physiciens (et souvent philosophes). De ce fait la physique a très souvent été la source de développements profonds en mathématiques. Par exemple, le calcul différentiel, a été inventé indépendamment par Leibniz et Newton pour comprendre la dynamique en général, et la gravitation universelle en ce qui concerne le second. Le développement en série de Fourier, qui est devenu une branche à part entière de l'analyse, a été inventé par Joseph Fourier pour comprendre la diffusion de la chaleur. Les sciences physiques sont en relation avec d'autres sciences, en particulier la chimie, science des molécules et des composés chimiques. Ils partagent de nombreux domaines, tels que la mécanique quantique, la thermochimie et l'électromagnétisme. Ce domaine interdisciplinaire est appelé la chimie physique. Toutefois, les phénomènes chimiques sont suffisamment vastes et variés pour que la chimie soit généralement considérée comme une discipline à part entière. De nombreux autres domaines interdisciplinaires existent en physique. On peut mentionner par exemple l'astrophysique à la frontière avec l'astronomie, la biophysique qui est à l'interface entre la biologie et la physique statistique entre autres, et plus récemment les nanotechnologies.

Physique et religions

Portrait de Galileo Galilei par Giusto Sustermans en 1636. Il est arrivé dans l'Histoire que les résultats obtenus par la physique, et par certaines autres sciences également, entrent en conflit avec les religions. Celles-ci définissent en effet un ensemble de croyances qui, en général, incluent une représentation du monde, de l'univers et de ses composants. Le prototype de ce problème fut, au , la controverse ptoléméo-copernicienne, et la condamnation de Galilée (1633) qui entraîna un certain mouvement de rejet de la religion chrétienne (catholique) plus particulièrement, jugée « obscurantiste » par certains philosophes du Siècle des Lumières. L'un des enjeux de ce problème était que certains passages de la Bible, par exemple le psaume 93 (92) sur Dieu roi de l'univers, que l'on pourrait qualifier de « cosmologiques », étaient rédigés dans un sens géocentrique, ou à tout le moins ambigu, de sorte que, pris à la lettre, ils entraient en conflit avec les théories de la physique définies par Galilée, Kepler et Newton. Par ailleurs Giordano Bruno fut brûlé à Rome pour avoir affirmé, entre autres, que l'univers était infini et défendu le copernicisme. Dans un premier temps, les scientifiques du réagirent soit en rejetant la philosophie première de la scolastique, basée sur la métaphysique d'Aristote (Descartes dans
Méditations sur la philosophie première''), soit en adhérant à des mouvements dissidents du christianisme (cas de Pascal, qui donna sa caution à Port-Royal pour rédiger une traduction de la Bible en français selon des vues jansénistes). Cette version fut la seule élaborée au , et aucun théologien catholique ne fut à la hauteur pour produire une version plus conséquente au et au s, de sorte que cette Bible servit de référence à bon nombre d'intellectuels, dont des écrivains, jusqu'au . La situation commença à se clarifier au , une fois passée la Révolution française et dès que le christianisme put se réorganiser, lorsque les chrétiens (protestants et catholiques) se rendirent compte que la controverse posait des problèmes d'exégèse (revenir aux textes d'origine en grec ou hébreu) et d'herméneutique (définir des règles d'interprétation qui ne soient pas littérales). Ceci conduisit à des encycliques sur l'étude des textes bibliques (par Léon XIII, puis Pie XII), définissant les rapports entre la science et la religion, puis à des traductions canoniques de la Bible à partir du (Bible de Jérusalem). Après deux siècles où il n'y eut que trois traductions de la Bible en français, le fournit ainsi 19 traductions de la Bible en français, et le , 22 traductions. Plus qu'une réhabilitation de Galilée , le groupe de travail voulu par Jean-Paul II fut l'occasion de clarifier les relations réciproques entre la religion et la science. Aujourd'hui, l'Église catholique romaine ne se préoccupe pas des questions de structure physique de l'univers. Les questions de foi interviennent plutôt lors de l'application des théories dans la vie quotidienne. Nombreux ont été les physiciens qui étaient ou bien très religieux, ou bien ordonnés eux-mêmes. Par exemple, Nicolas Copernic était moine, Edme Mariotte était prêtre et Georges Lemaître abbé. L'explication tient sans doute au fait que les religieux de ces époques étaient pratiquement les seuls lettrés. Par ailleurs, certaines religions ont encouragé le développement de la recherche scientifique, comme ce fut le cas de l'islam entre le et le , qui le fit d'ailleurs pour des raisons religieuses (voir Sciences et techniques islamiques), en profitant très largement de l'apport des civilisations soumises par l'Islam (perse, chaldéenne, byzantine et indienne, entre autres). Au XXI siècle, un grand nombre de physiciens, et de scientifiques plus généralement, admettent volontiers avoir des convictions religieusesVoir par exemple un concernant les chercheurs en sciences sociales et naturelles travaillant aux États-Unis.. On constate que, aux États-Unis, comme en Europe, on a réalisé qu'il ne faut pas prendre au pied de la lettre les descriptions bibliques, ce qui est la position commune des catholiques et des protestants, prise depuis le .

La recherche

La culture de la recherche en physique présente une différence notable avec celle des autres sciences en ce qui concerne la séparation entre théorie et expérience. Depuis le , la majorité des physiciens sont spécialisés soit en physique théorique, soit en physique expérimentale. En revanche, presque tous les théoriciens renommés en chimie ou en biologie sont également des expérimentateurs. La simulation numérique occupe une place très importante dans la recherche en physique et ce depuis les débuts de l'informatique. Elle permet en effet la résolution approchée de problèmes mathématiques qui ne peuvent pas être traités analytiquement. Beaucoup de théoriciens sont aussi des numériciens.

Principales théories

Bien que la physique s'intéresse à une grande variété de systèmes, certaines théories ne peuvent être rattachées qu'à la physique dans son ensemble et non à l'un de ses domaines. Chacune est supposée juste, dans un certain domaine de validité ou d'applicabilité. Par exemple, la théorie de la mécanique classique décrit fidèlement le mouvement d'un objet, pourvu que (1) ses dimensions soient bien plus grandes que celles d'un atome, (2) que sa vitesse soit bien inférieure à la vitesse de la lumière, (3) qu'il ne soit pas trop proche d'une masse importante, et (4) que celui-ci soit dépourvu de charge. Les théories anciennes, comme par exemple la mécanique newtonienne, sont encore des sujets de recherche notamment dans l'étude des phénomènes complexes (exemple : la théorie du chaos). Elles constituent la base de toute recherche en physique et tout étudiant en physique, quelle que soit sa spécialité, est censé acquérir les bases de chacune d'entre elles.

Disciplines

La recherche en physique contemporaine est divisée en diverses disciplines qui étudient des aspects différents du monde physique.

Disciplines apparentées

De nombreux domaines de recherche combinent la physique avec d'autres disciplines.
- Acoustique
- Aérodynamique
- Astronomie
- Biophysique
- Chimie physique
- Éconophysique
- Électronique
- Géophysique
- Mécanique
- Physique informatique
- Physique mathématique
- Sciences des matériaux

Domaines voisins

- Astronomie
- Biologie
- Chimie
- Cosmologie
- Géologie
- Mathématiques
- Médecine

Histoire et philosophie

- Épistémologie
- Histoire de la physique
- Liste de physiciens
- Prix Nobel de physique
- Grandes expériences de la physique

Outils et méthodes

- Analyse dimensionnelle
- Méthodes mathématiques en physique
- Métrologie
- Méthode expérimentale
- Simulation informatique
- Expérimentation assistée par ordinateur

Tableaux et banques de données

- Constantes physiques
- Conversion des unités
- Ordres de grandeur
- Système international d'unités
- Liste des grands nombres

Notes et références

Voir aussi

===
Sujets connexes
Accélérateur de particules   Acoustique   Albert Einstein   Almageste   Amplitude de probabilité   Analyse (mathématiques)   Analyse dimensionnelle   Antiparticule   Aristote   Aristotélisme   Astronomie   Astrophysique   Atome   Atome d'hydrogène   Atomisme   Auto-organisation   Aérodynamique   Benoît XIV   Bible   Big Bang   Biologie   Biophysique   Blaise Pascal   Bombe A   Bombe H   Boson   Brisure spontanée de symétrie   CEA   Canon (religion)   Cartésianisme   Cause première   Chaleur   Champ magnétique   Champ électrique   Champ électromagnétique   Charge électrique   Chimie   Chimie physique   Christianisme   Cinématique   Collège des Quatre-Nations   Complexité   Concept fondamental de la physique   Condensat de Bose-Einstein   Conducteur (physique)   Constante de Boltzmann   Constante de Planck   Conversion des unités   Corps noir   Cosmologie   Coulomb   Couple (mécanique)   Courant électrique   Croyance   Dictionnaire de l'Académie française   Diffraction   Dimension   E=mc²   Edme Mariotte   Emmanuel Kant   Emmy Noether   Encyclique   Entropie   Espace-temps   Espace (notion)   Esthétique   Expérience   Expérimentation assistée par ordinateur   Exégèse   Fermion   Foi   Fonction d'onde   Fonction de partition   Force (physique)   Galaxie   Galileo Galilei   Gaz   Gaz de fermions dégénéré   Georges Cuvier   Georges Lemaître   Giordano Bruno   Giusto Sustermans   Global Positioning System   Gottfried Wilhelm von Leibniz   Grande unification   Grec ancien   Géologie   Géophysique   Hamiltonien   Herméneutique   Histoire   Histoire de la physique   Humanité   Hypothèse   Héliocentrisme   Ignace-Gaston Pardies   Inflation cosmique   Informatique   Interaction faible   Interaction forte   Interaction électrofaible   Interaction élémentaire   Interférence   Intégrale de chemin   Invariance de Lorentz   Isaac Newton   Islam   Jacques Rohault   James Clerk Maxwell   Jean-Paul II   John Couch Adams   Joseph Fourier   Joule   La Physique (Aristote)   Laser   Le temps en physique   Levier (mécanique)   Linéarité   Liquide   Liquide de Fermi   Liste des grands nombres   Logique   Loi de conservation   Loi physique   Loi universelle de la gravitation   Lois du mouvement de Newton   Longueur   Léon XIII   Machine   Machine thermique   Magnétisme   Masse   Mathématiques   Matière   Matière molle   Matière noire   Microscopique   Modèle   Modèle standard   Molécule   Moment angulaire   Monde (univers)   Murray Gell-Mann   Mécanique   Mécanique analytique   Mécanique des fluides   Mécanique des milieux continus   Mécanique du point   Mécanique du solide   Mécanique newtonienne   Mécanique quantique   Médecine   Métallurgie   Métaphysique   Méthode expérimentale   Méthodes mathématiques en physique   Métrologie   Nanotechnologie   Nature   Neptune (planète)   Neutrino   Neutron   Nicolas Copernic   Onde   Onde de Bloch   Onde gravitationnelle   Onde électromagnétique   Optique   Optique quantique   Orbitale atomique   Oscillateur harmonique   Oscillateur harmonique quantique   Outil   Pape   Particule élémentaire   Particules indiscernables   Philosophiae Naturalis Principia Mathematica   Philosophie   Philosophie naturelle   Philosophie pratique   Philosophie première   Photonique   Physicien   Physique atomique   Physique de la matière condensée   Physique des particules   Physique des plasmas   Physique des polymères   Physique du solide   Physique expérimentale   Physique informatique   Physique interdisciplinaire   Physique mathématique   Physique nucléaire   Physique quantique   Physique statistique   Physique théorique   Phénomène physique   Pie XII   Planète   Planétologie   Platon   Polarisation (optique)   Port-Royal   Positivisme   Principe d'équivalence   Prix Nobel de physique   Proton   Ptolémée   Puissance (physique)   Quadrivecteur   Quark   Rationalité   Rayon cosmique   Recherche scientifique   Relativité galiléenne   Relativité générale   Relativité restreinte   Religion   René Descartes   Représentation   Représentation des groupes   Roue   Réel   Référentiel (physique)   Réseau de neurones   Révolution française   Science   Science des matériaux   Sciences et techniques islamiques   Sciences naturelles   Scolastique   Seconde (temps)   Sens (linguistique)   Simulation informatique   Singularité   Siècle des Lumières   Spin   Supercritique   Superfluide   Supraconductivité   Sylvain Leroy   Symétrie (physique)   Système international d'unités   Système solaire   Série de Fourier   Technique   Temps   Température   Thermochimie   Thermodynamique   Théologie   Théorie   Théorie M   Théorie cinétique des gaz   Théorie des cordes   Théorie du chaos   Théorie quantique des champs   Traductions de la Bible en français   Transformations de Galilée   Travail d'une force   Trou noir   Univers   Université   Université de Paris   Uranus (planète)   Urbain Le Verrier   Vitalisme   Vitesse   Vitesse de la lumière   Vitesse relative  
#
Accident de Beaune   Amélie Mauresmo   Anisocytose   C3H6O   CA Paris   Carole Richert   Catherinettes   Chaleur massique   Championnat de Tunisie de football D2   Classement mondial des entreprises leader par secteur   Col du Bonhomme (Vosges)   De viris illustribus (Lhomond)   Dolcett   EGP  
^