Michèle Alliot-Marie

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Michèle Alliot-Marie Le Who's Who In France donne Michèle Yvette Marie-Thérèse, surnommée MAM, est une femme politique française née le à Villeneuve-le-Roi dans le Val-de-Marne. Elle est ministre de l'Intérieur, de l'Outre-mer et des Collectivités territoriales depuis le .
Michèle Alliot-Marie

Michèle Alliot-Marie Le Who's Who In France donne Michèle Yvette Marie-Thérèse, surnommée MAM, est une femme politique française née le à Villeneuve-le-Roi dans le Val-de-Marne. Elle est ministre de l'Intérieur, de l'Outre-mer et des Collectivités territoriales depuis le .

Biographie

Origines, études et famille

Michèle Alliot-Marie est la fille de Bernard Marie, ancien député-maire de Biarritz (Pyrénées-Atlantiques) et arbitre international de rugbyCf. Tournoi des cinq nations 1965., et de Renée Leyko. Elle fréquente le lycée de la Folie Saint-James à Neuilly-sur-Seine puis poursuit ses études universitaires à la faculté de droit et des sciences de Paris, la faculté de lettres de Paris-Sorbonne et l'université de Paris I. Diplômée d'études supérieures de droit privé de sciences politiques et d'histoire du droit, elle est également docteure en droit et docteure en sciences politiques. Titulaire du CAPA (Certificat d'Aptitude à la Profession d'Avocat), du Certificat de droit et d'économie des pays d'Afrique et d'une maîtrise d'ethnologie, Michèle Alliot-Marie est lauréate de la faculté de droit et de sciences économiques de Paris. Durant sa formation, elle se rapproche de son professeur, Michel Alliot, qu'elle épouse en 1971. Avec lui, elle fréquente les milieux universitaires et ministériels. Assistante à la faculté de droit et des sciences économiques puis à l'université de Paris I, entre 1970 et 1984, elle est maître de conférences à la Sorbonne depuis 1984 et dirige un temps l'UFR de sciences politiques, poste qu'elle quitte pour ses fonctions électives. En 1972, elle est appelé auprès d'Edgar Faure, ministre des Affaires sociales, comme conseillère technique, fonction qu'elle occupe également entre 1974 et 1976, auprès de Jean-Pierre Soisson, secrétaire d'État aux Universités. Elle est également nommé chargée de mission aux cabinets du ministre des Départements et Territoires d'outre-mer, Bernard Stasi, de 1973-74, et du secrétaire d'État au Tourisme en 1974. Elle devient directrice de cabinet d'Alice Saunier-Seité, secrétaire d'État puis ministre des Universités, de 1976 à 1978, avant de travailler dans le secteur privé, comme PDG de la société Uta-Indemnité entre 1979 et 1985Who's Who in France. Elle exerce aussi les fonctions d'avocate. Divorcée de Michel Alliot en 1984, elle est la compagne de Patrick Ollier, président de l'Assemblée nationale du 7 mars au 26 juin 2007 et aujourd'hui, président de la Commission des Affaires Economiques, de l'Environnement et du Territoire. En 2006, alors qu'elle est Ministre de la Défense, elle est classée comme la 57e femme la plus puissante au monde par le magazine Forbes. En 2007, elle gagne 46 places et se retourve à la 11 au monde, 2 en Europe et 1 en France.

Synthèse des fonctions politiques

Michèle Alliot-Marie, lors d'une conférence de presse avec Donald Rumsfeld, le 19 octobre 2006.

Au sein de partis politiques

- 1981 : secrétaire nationale chargée de la fonction publique au RPR.
-1988-1990 : secrétaire nationale du RPR, chargée des études et projets
- 1990 : secrétaire générale adjointe chargée des affaires étrangères du RPR.
- 1991 : membre du bureau politique du RPR.
-1993-2002 : membre du bureau politique du RPR
- 1998 - 2002 : vice-présidente du groupe RPR à l'Assemblée nationale.
-1998-1999 : secrétaire nationale du RPR, chargée des problèmes de société, puis des élections
- 1999 - 2002 : présidente du RPR. En décembre 1999, presqu'à la surprise générale, elle est largement élue Présidente du RPR au terme d'une campagne interne l'opposant à Jean-Paul Delevoye, soutenu par l'Élysée, et à François Fillon, Patrick Devedjian et Jean-François Copé, qui faisaient un "ticket". Première femme politique française à diriger un parti politique en France, Michèle Alliot-Marie incarne au sein de l'UMP le courant social, à l'instar du Président du Conseil constitutionnel, Jean-Louis Debré. Héritière du gaullisme, elle veut promouvoir une certaine vision de la France et de l'action au service des Français - vision qu'on retrouve à travers son mouvement, Le Chêne, qu'elle a fondé en 2006 et qui revendique un "Gaullisme du Renouveau". Durant sa présidence du RPR, MAM sort victorieuse de l'ensemble des échéances électorales qui se déroulent ces années-là. Au moment des élections présidentielles de 2002, se pose la question de la création d'un parti fusionné de la droite et du centre. Opposée dans un premier temps à la création de l'UMP, elle s'assure qu'un certain nombre de valeurs, mais aussi de conditions de fonctionnement soient clairement précisées dans les statuts du futur parti, avant d'accepter en septembre 2002 que le RPR fusionne dans l'UMP.

Fonctions électives locales

- 1983 - 1988 : conseillère municipale de Ciboure (Pyrénées-Atlantiques).
- 1989 - 1991 : conseillère municipale de Biarritz (Pyrénées-Atlantiques).
-1995 conseillère municipale de Saint-Jean-de-Luz
- 1995 - 2002 : maire de Saint-Jean-de-Luz (Pyrénées-Atlantiques).
-depuis 2002: Première adjointe au maire de Saint-Jean-de-Luz
- 1994 : conseillère générale des Pyrénées-Atlantiques.
-1994-2001 : conseillère générale, vice-présidente du conseil général des Pyrénées-Atlantiques, canton de Saint-Jean-de-Luz

Fonctions électives parlementaires

; À l'Assemblée nationale
- mars 1986 - juin 1988 : élue députée de la 6 circonscription des Pyrénées-Atlantiques
- juin 1988 - mars 1993 : réélue députée de la 6 circonscription des Pyrénées-Atlantiques. Elle devient alors membre de la Commission des affaires étrangères et, de 1991 à 1993, membre de la Commission de contrôle du fonctionnement et du devenir des premiers cycles universitaires.
- mars 1993 - septembre 1995 : réélue députée de la 6 circonscription des Pyrénées-Atlantiques
- septembre 1995 - juin 1997 : réélue députée de la 6 circonscription des Pyrénées-Atlantiques. De 1995 à 1996, elle est membre de la Commission de la défense nationale et des forces armées
- juin 1997 - juin 2002 : réélue députée de la 6 circonscription des Pyrénées-Atlantiques.
- 1996 - 1997 : membre de la Commission des affaires étrangères et membre de l'Office parlementaire d'évaluation de la législation
- 1997 - 2002 : vice-présidente de l'Office parlementaire d'évaluation de la législation et membre de la Délégation de l'Assemblée nationale pour l'Union européenne
- juin 2002 - juin 2007 : réélue députée de la 6 circonscription des Pyrénées-Atlantiques
- juin 2007 - en cours : réélue députée de la 6 circonscription des Pyrénées-Atlantiques ; Au Parlement européen
- 1989 - 1992 : députée au Parlement européen

Fonctions ministérielles

- mars 1986 - mai 1988 : secrétaire d'État auprès du ministre de l'Éducation nationale, chargée de l'enseignement (Gouvernement Jacques Chirac).
- mars 1993 - mai 1995 : ministre de la Jeunesse et des Sports (Gouvernement Édouard Balladur).
- mai 2002 - juin 2002 : ministre de la Défense et des Anciens Combattants (Gouvernement Raffarin I).
- juin 2002 - mai 2007 : ministre de la Défense (gouvernements Raffarin II et III et Gouvernement Dominique de Villepin).
- 18 mai 2007 - : elle est nommée Ministre de l'Intérieur, de l'Outre-mer et des Collectivités territoriales dans le gouvernement François Fillon (1). Son premier acte de ministre est de rencontrer une brigade de la police urbaine de proximité, puis de participer à une patrouille avec la brigade anticriminalité.

Élection présidentielle de 2007

Le 6 avril 2006, lors d'un déplacement à Marseille, elle a affirmé qu'elle n'excluait rien et qu'elle pourrait décider début 2007 de se porter candidate à l'élection présidentielle. Plusieurs fois interrogée depuis, elle a réitéré ses positions. Au dernier palmarès des leaders politiques, droite et gauche confondues, un sondage du 11 janvier 2007 la place en 4 position avec 58% d'opinions favorables. Le 7 octobre 2006, un article dans Le Parisien annonce que Michèle Alliot-Marie déclarera la semaine suivante sa candidature à l'Elysée. "MAM" dément à Deauville, où elle participe au Forum mondial des femmes ; elle indique qu'elle annoncera sa décision en janvier 2007 et que « rien ni personne ne fera modifier ce calendrier ». En outre, Michèle Alliot-Marie a fondé une association baptisée Le Chêne (en référence à son dernier livre Le Chêne qu'on relève) qui s'est installée dans ses locaux à Paris à la fin octobre 2006, comme MAM l'avait annoncé. Hasard de l'immobilier ou clin d'œil, Le Chêne est installé au 88 rue de Lille, dans le 7 arrondissement de Paris ; à quelques mètres des lieux qui furent, pendant des décennies, le siège des Mouvements Gaullistes, jusqu'au RPR dont "MAM" fut la dernière présidente. Le site Internet du Chêne, http://www.lechene.org, a été ouvert le 31 octobre, et Michèle Alliot-Marie y a animé un Chat en direct le 2 novembre et s'adresse chaque mercredi aux internautes par l'intermédiaire d'un "message". Depuis le 2006, Le Chêne est structuré sous la forme d'un parti politique. Le 27 décembre, Michèle Alliot-Marie annonce dans une interview au journal Sud Ouest, qu'elle ne demandera pas "le soutien logistique et financier" de l'UMP à l'élection présidentielle de 2007 mais qu'elle réfléchit à une candidature hors parti. À l'affirmation du journaliste qui lui dit "Tout laisse à penser que vous serez candidate", Michèle Alliot-Marie répond : « Il est vrai que j'ai envie d'être candidate. J'ai un certain nombre de convictions et d'idées que j'ai envie de porter devant les Français. » Le 12 janvier 2007, MAM annonce qu'elle apportera son soutien au candidat de l'UMP Nicolas Sarkozy qui a « repris l'essentiel des idées et valeurs » défendues par elle. Michèle Alliot-Marie entend incarner un « gaullisme du renouveau ». Le 14 janvier 2007, lors du congrès d'investiture de l'UMP, elle prononce un discours de soutien en faveur de Nicolas Sarkozy. Le 18 mai 2007, elle est nommée Ministre de l'Intérieur, de l'Outre-mer et des Collectivités territoriales.

Polémiques

- En avril 2006, une polémique a eu lieu dans le cadre de l'affaire Clearstream 2. En effet, un des conseillers, chargé du renseignement et des opérations spéciales (CROS) du ministère de la Défense, le général Philippe Rondot, était informé dès novembre 2003 de la circulation d'un listing trafiqué de Clearstream, impliquant des cadres dirigeants de l'armement, des hauts fonctionnaires et des personnalités politiques, telles que le Ministre Sarkozy. On apprit plus tard que le propre "conjoint" de Madame Alliot-Marie Patrick Ollier, député UMP, aurait également été cité dans les listes remises au général Rondot, d'après des sources journalistiques.
- Lors de sa déposition devant les juges le 28 mars 2006, le général Rondot aurait déclaré : « Dès le mois de mai 2004, j'ai senti que cette affaire de listings était un montage et je l'ai dit à mon ministre, Mme Alliot-Marie. J'ignore si elle a pris son téléphone pour en informer alors M. Sarkozy. Si elle ne l'a pas fait, je le regrette ».
- Pour sa part, Michèle Alliot-Marie affirme n'avoir été informée qu'au début de l'été 2004 par la presse de la tentative de mise en cause de "politiques" dans l'affaire (Article du Point de juillet 2002). Selon elle, Philippe Rondot ne lui avait pas parlé de la liste politique et elle s'en était tenue à une enquête sur des industriels et membres de son ministère. En outre, elle a précisé, lors d'une intervention télévisée sur France 2, qu'on avait cherché à la viser dans cette affaire, de par sa position politique personnelle, à travers son "conjoint", Patrick Ollier.
- Plus récemment, dans ses déclarations du début de l'été 2006, le général Rondot a confirmé le calendrier évoqué par Michèle Alliot-Marie sur la façon dont elle-même a été informée du dossier.
- En novembre 2006, Michèle Alliot-Marie a déclassifié du "Secret défense" un certain nombre d'éléments utiles au bon déroulement de la Justice. Dans le même temps, elle a demandé au Conseil de Ministres de l'autoriser à répondre à l'invitation des juges d'instruction chargés de l'affaire, afin d'être auditionnée en qualité de simple témoin. Références : Affaire Clearstream : Michèle Alliot-Marie dit avoir été visée, Reuters, 2006

Décorations et distinctions

; Décorations
- Commandeur de l'Étoile équatoriale du Gabon.
- Commandeur de l'Étoile d'Anjouan des Comores.
- Commandeur du Mérite de l'Éducation nationale de Côte-d´Ivoire.
- Ordre de la République d'Égypte.
- Palmes magistrales de 1 classe du Pérou. ; Distinctions
- Prix de la révélation politique de l'année 1999.
- Ministre de l'année 2005 du Trombinoscope.

Informations complémentaires

Depuis sa campagne lors de l'élection à la présidence du RPR, en 1999, elle est surnommée M.A.M pour Michèle Alliot-Marie. Un raccourci très couramment utilisé par les médias ou par ses proches.

Bibliographie

-La Décision politique - Attention ! Une République peut en cacher une autre, PUF, 1983
-La Grande Peur des classes moyennes, La table ronde, 1996.
-« Les boursiers étrangers en France: errements et potentialités », in Rapport parlementaire au nom de la commission des affaires étrangères, 1997.
-La République des irresponsables, Odile Jacob, 1999.
-Le Chêne qu'on relève, Odile Jacob, 2005.

Notes

Voir aussi

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Sujets connexes
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