Parti communiste français

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Le Parti communiste français (PCF) est un parti politique français de gauche, fondé en décembre 1920 au Congrès de Tours, lors de la scission de la SFIO. L'organe officiel du Parti a longtemps été le journal L'Humanité qui lui est désormais structurellement indépendant. Son siège est situé place du Colonel-Fabien à Paris, dans un bâtiment de béton du célèbre architecte brésilien Oscar Niemeyer.
Parti communiste français

Le Parti communiste français (PCF) est un parti politique français de gauche, fondé en décembre 1920 au Congrès de Tours, lors de la scission de la SFIO. L'organe officiel du Parti a longtemps été le journal L'Humanité qui lui est désormais structurellement indépendant. Son siège est situé place du Colonel-Fabien à Paris, dans un bâtiment de béton du célèbre architecte brésilien Oscar Niemeyer.

Histoire du PCF

Le Congrès de Tours

Le 30 décembre 1920, une majorité des militants socialistes de la SFIO réunis en congrès à Tours décident de s'affilier à l’Internationale communiste (également connue sous l’appellation « Komintern »), fondée en 1919 par Lénine à la suite de la Révolution russe. Le Parti communiste français, qu'on appelle alors Section Française de l'Internationale Communiste (SFIC), qui est ainsi créé accepte par conséquent de se soumettre aux conditions explicitement formulées par l'IC. Il s'engage à construire un parti révolutionnaire, qui peut utiliser des moyens légaux, mais qui aussi doit se doter d'un appareil clandestin et ne doit pas exclure l'action illégale. Le parti constitué doit être discipliné, suivant les règles du centralisme démocratique : les minoritaires doivent suivre la ligne décidée majoritairement, et n'ont pas le droit de s'organiser pour défendre leur tendance. Internationaliste, enfin, un parti national, comme le Parti Communiste français (PC) est d'abord une section de la troisième internationale. Le PC français ne s'appelle pas PCF mais SFIC (Section Française de l'Internationale Communiste). Ces principes de base vont sous-tendre toute la vie du PCF jusqu'à la dissolution officielle de l'IC en 1943, et même bien au-delà.

Les premières années (1921-1933)

Les premières années du jeune parti sont marquées à la fois par de nombreuses exclusions de membres fondateurs du parti (comme Boris Souvarine, Alfred Rosmer, Pierre Monatte, Albert Treint…), par la stalinisation du parti, ainsi que par un activisme militant illustré, par exemple, par des manifestations contre la guerre du Rif, en 1925, et plus généralement par l'antimilitarisme. L'arrestation et l'incarcération de courte durée est très fréquente, tant pour les militants que pour les dirigeants. En 1927, sur ordre de la direction du Komintern, la politique du parti se sectarise. On appelle cette politique "Classe contre Classe", elle exclut toute entente avec les partis dits « bourgeois », SFIO comprise. Le Parti qui avait obtenu 26 sièges aux élections de 1924 en perd la moitié aux élections de 1928.

L'antifascisme, le Front Populaire et la guerre d'Espagne (1934-1939)

Après la prise du pouvoir par Hitler, et les évènements de 1934 en France, l’Internationale communiste recommande une nouvelle ligne, moins sectaire. La lutte pour la direction du parti entre Jacques Doriot et un jeune rival, Maurice Thorez, aboutit en 1934 à l'éviction du premier qui crée son propre parti. Maurice Thorez, qui avait accédé à la direction dans la période précédente mettra en œuvre cette nouvelle ligne. Thorez est entouré d'une équipe constituée de Jacques Duclos, Benoit Frachon et du délégué du Komintern, Eugen Fried. L'équipe Thorez-Duclos-Frachon connaîtra une longévité exceptionnelle et dirigera pratiquement le parti français pendant une trentaine d'année. La Chambre de Députés élue en Mai 1936 Le 10 janvier 1936, socialistes, communistes et radicaux se mettent d'accord sur un « programme commun ». Au printemps, le Front populaire gagne les élections et le PC remporte 72 sièges avec 15% des voix. Le PC soutient le gouvernement Blum sans y participer. Début juin 1936, la direction du PC appelle à l’arrêt de la grève générale spontanée qui s’est déclenchée peu avant, et qui permettra l’obtention des congés payés. Sur le plan syndical, la CGTU, communiste, et la CGT dont elle avait fait scission après le congrès de Tours, fusionnent à nouveau. Les instances dirigeantes sont totalement subordonnées à l'IC, elle même complètement dominée par Staline et les autres dirigeants de l’État soviétique, mais cette subordination ne pose guère de problèmes à l'intérieur du parti français, tant est grand le prestige de l'URSS. De 1936 à 1939, le soutien aux républicains et aux staliniens espagnols représente une composante majeure du parti communiste français, tant par l'envoi de volontaires dans les Brigades Internationales que par la mise sur pied de puissants moyens matériels.

La Seconde Guerre mondiale (1939-1944)

En septembre 1939, après la déclaration de guerre et l'approbation par le Parti français de la signature du pacte germano-soviétique, Daladier imposera la mise hors la loi du PC. Il s'en suivra une scission au sein des élus du parti et une période de clandestinité : l'essentiel de la direction du parti est alors regroupée en Belgique, et, sur un ordre de Dimitrov, Maurice Thorez déserte et rejoint Moscou. Suivant les consignes du Parti, « Une heure de moins pour la production, c'est une heure de plus pour la révolution », certains militants commettent des sabotages dans les usines d'armements françaises pendant la Drôle de guerre, Michel Lefebvre, Le Monde, 10 décembre 2006.. Réunion Clandestine de la direction du PCF à Lonjumeau en 1943, La clandestinité sera brièvement interrompue durant l'été 1940, pour demander en vain, via l'avocat communiste Robert Foissin, l'autorisation de faire reparaître L'Humanité aux autorités allemandes, puis se prolongera jusqu'à la Libération, en été 1944. Une partie des élus communistes fonde le Parti ouvrier et paysan français (POPF) qui regroupait les communistes partisans de la Collaboration (plus d'élus que de militants). Bien préparé à la résistance par la pratique de la clandestinité, le PC français s'engagera dans la lutte contre l'occupant à partir de juin 1941 lorsque les troupes d'Hitler envahissent l'URSS. Cependant, bien des militants ou des groupes locaux communistes, qui n'avaient pas tous cessé subitement en 1939 ou 1940 d'être antifascistes, s'étaient spontanément engagés dans la résistance, sans demander la permission du parti. On citera par exemple Auguste Havez et Marcel Paul dans l'ouest de la France, la grève des mines du Nord, en mai 1941, cf. Auguste Lecœur), et plusieurs exemples locaux. À partir de juin 1941, les différentes organisations rattachées de près ou de loin au mouvement communiste sont alors à même d'attirer un nombre important d'hommes et de femmes désireux de participer à la lutte contre l'occupant (en particulier le Front national et sa branche armée des Francs-tireurs et partisans (FTP)). La mouvance communiste devient importante au sein du Conseil national de la Résistance (CNR). À noter qu'en 1943, le Komintern est dissout et le parti français est désormais appelé PCF.

L'après-guerre (1944-70)

À la Libération, celui-ci est devenu une des principales forces politiques françaises qui recueillera jusqu'à 29 % des suffrages et qui a largement débordé ses bastions ouvriers pour être présent dans pratiquement tous les départements. De 1944 à 1947, des ministres communistes participent aux différents gouvernements. C'est en 1947 que sur un fond de guerre froide entre les deux blocs et de guerres coloniales dans l'empire français, les communistes français retourneront dans une opposition que certains qualifieront de ghetto, puisqu'au cours des dix années qui suivent, le PCF est le seul parti à rester à l'écart du pouvoir. Maurice Thorez, atteint d'hémiplégie, passe, entre 1950 et 1953 de longs séjours en URSS pour se faire soigner. Pendant ce temps, l'enthousiasme d'après-guerre qui avait rassemblé des Français d'horizons différents au sein du PCF se dissipe, créant des désaccords idéologiques au sein des militants; les exclusions sont alors nombreuses, menées principalement par Jacques Duclos (Tillon, Lecoeur, Marty…). Après la mort de Staline, en 1953, les dirigeants français renâclent à s'engager à la suite du parti soviétique dans la dénonciation des crimes de Staline, cette dernière étant indissociable de la condamnation de l'URSS, vue depuis la France. Le PCF reste ainsi fidèle à l'URSS dont il soutiendra en 1956 l'intervention militaire contre la révolte populaire en Hongrie. En 1956, le PCF suit une ligne d'« unité nationale » et vote, avec d'autres partis, les pouvoirs spéciaux à Guy Mollet — ce dernier ayant (sans succès) tenté d'établir une majorité parlementaire pour obtenir, d'après ses dires, une ligne plus libérale en Algérie. Cependant, Guy Mollet applique par la suite une politique très dure de répression durant la Guerre d'Algérie, ce qui poussera le PCF à mener des actions clandestines de sabotage au sein de l'armée française, et à soutenir publiquement le FLN. En 1956 également, le PCF approuve la répression sanglante de l'URSS contre la révolte populaire en Hongrie. Dans les années 1960, le maoïsme séduit de nombreux français par son caractère nouveau, dans tous les courants politiques; Le PCF est alors marqué par le départ ou l'exclusion d'une partie de ses militants. En 1963, les maoïstes français se regroupent dans l'Association des amitiés franco-chinoises (AAFC) puis l'année suivante dans la Fédération des cercles marxistes-léninistes de France (FCMLF). Maurice Thorez décède en 1964, mais 3 ans auparavant, il avait fait rentrer au Bureau Politique Georges Marchais qui devait devenir l'homme fort du Parti à partir de 1970. La période entre 1964 et 1970 peut être qualifiée de transition, avec un nouveau secrétaire Waldeck Rochet affaibli par la maladie. Durant les évènements de Mai 68, le PCF est d'abord clairement hostile au mouvement étudiant : Marchais écrit dans L'Humanité du 3 mai un article violent intitulé De faux révolutionnaires à démasquer, où il s'en prend par exemple à « l'anarchiste allemand Cohn-Bendit ». Waldeck Rochet refuse de participer au meeting de Charléty du 27 mai, et le PCF y est totalement absent. Lorsque le monde ouvrier, en particulier les métallurgistes, répondra au mouvement du monde estudiantin (avec la grève générale, soutenue par les syndicats dont la CGT), le PCF rejoindra ce mouvement - trop tard pour ne pas laisser un souvenir impopulaire. A l'élection présidentielle de 1969, Jacques Duclos, que l'on croyait à la retraite, récolte 21, 5% des voix, score considéré comme excellent.

Programme commun et abandon du modèle soviétique (1970-1981)

Les communistes pensaient bien que la signature d'un programme commun de gouvernement avec le Parti socialiste (1972) allait accroître leur audience dans l'opinion, mais il n'en est rien : l'alliance profite aux socialistes, tandis que l'érosion du vote communiste devient inquiétante. Le programme commun sera abandonné en 1978. En 1974 la parution en France de L'Archipel du Goulag d'Alexandre Soljénitsyne, qui provoque un véritable séisme dans l'opinion publique, participe fortement à la dégradation de l'image du Parti. En 1976, le PCF abandonne la référence au modèle soviétique pour s'orienter vers une ligne de type eurocommuniste. Il abandonne toute référence à la doctrine marxiste de la dictature du prolétariat, affirme son indépendance vis à vis de Moscou et son attachement aux libertés publiques : « C’est la voie démocratique et révolutionnaire que nous proposons à notre peuple pour aller au socialisme tenant compte des conditions de notre époque en faveur des forces de progrès, de liberté, de paix ». Le but du PCF, « parti national et internationaliste », est « la transformation de la société capitaliste en une société collectiviste ou communiste, société fraternelle sans exploiteurs ni exploités » (L’Humanité, 20 janvier 1976). Cela n'empêche pas, en 1979, Georges Marchais, alors premier secrétaire du Parti, de soutenir l'invasion soviétique en Afghanistan, en direct depuis un studio de la télévision russe. Le divorce avec les artistes et les intellectuels est désormais consommé.

L'incompatibilité avec la participation gouvernementale (1981-1989)

En 1981, au premier tour de l'élection présidentielle, Georges Marchais, secrétaire général, obtient 15%, alors que Jacques Duclos en obtenait 22 en 1969. Considéré par certains comme le début du déclin, il n'en est que l'apparition dans les urnes. En effet, dans un monde changeant, avec la disparition progressive des grandes concentrations ouvrières où il avait la mainmise sur tout (des votes de type "à main levée"), le parti communiste ne changea pas ses positions. François Mitterrand l'utilisa à son profit tout en le détruisant. Après la victoire de François Mitterrand, le PCF participe au gouvernement de Pierre Mauroy avec les ministres Charles Fiterman (Transports), Anicet Le Pors (Fonction publique), Jack Ralite (Santé) et Marcel Rigout (Formation professionnelle). De juin 1982 à mars 1983, Jacques Delors, alors ministre de l'Économie, pilote une transition vers une politique de « rigueur économique ». En effet, après trois dévaluations successives, des milliards de francs de pertes de capitaux et une explosion du chômage, les socialistes choisissent de renoncer à leur projet économique et social, de peur de condamner l'économie française à l'isolement dans une Europe où l'austérité est de rigueur. En 1984, les communistes décident de quitter le gouvernement pour protester contre la nouvelle orientation libérale du Parti socialiste. Confronté à de profondes divisions internes, il connaît alors une nouvelle phase de déclin. En 1984, aux élections européennes, la liste Marchais obtient 11% et ne devance que d'un point la liste du Front national de Jean-Marie Le Pen. En 1988, au premier tour de l'élection présidentielle, M. André Lajoinie obtient 6, 75%, et M. Pierre Juquin, candidat dissident, 2%. En 1989, aux élections européennes, la liste de M. Philippe Herzog, professeur agrégé d'économie à l'Université de Paris X à Nanterre, obtient 7%.

Financement et aide logistique par l'URSS

L'URSS avait, depuis les années 1920, aidé financièrement et matériellement, les divers partis communistes à travers le monde. Durant la guerre froide, par année fiscale, environ 2 millions de dollars US étaient transférés à la demande du Politburo de la Gosbank (banque d'État soviétique) au PCF, ce sont des agents du KGB qui livraient les sommes demandées aux dirigeants des partis concernés. Sceau de l'Union Soviétique Le 13 novembre 1979, alors que la guerre d'Afghanistan va s'engager, le Politburo, à la demande de Boris Ponomarev, dégage, « étant donné la situation extrêmement difficile du Parti », six millions de dollars pour le PCF pour lui permettre de payer ses dettes. Ainsi cette note des archives du PCUS du 13 octobre 1983, sous l'en-tête « Très secret. Du KGB au Comité central du Parti communiste de l'Union soviétique » : :« Au camarade Ponomarev, directeur du Département international, :Compte-rendu de la rencontre avec le camarade Gaston Plissonnier (PCF) : conformément à vos instructions du 23 septembre dernier, la rencontre a eu lieu à Berlin avec le camarade Plissonnier et son homme de confiance, lors de laquelle nous avons remis aux amis français la somme d'un million de dollars qui leur a été assignée. Pour des raisons de sécurité, le camarade Plissonnier a refusé de signer sur place le reçu avec l'argent livré, se référant à un accord avec Moscou. Néanmoins, il a ordonné à son homme de confiance de signer le reçu de livraison sans indiquer le montant de la somme. » L'aide apportée par le PCUS était aussi matérielle : le 10 juillet 1987, le Politburo approuve, « suivant la demande du PCF », la livraison de 1 300 tonnes de papier par an pour les années 1987 et 1988. Pour la seule période de 1971 à 1990, le PCF encaissera cinquante millions de dollars (Parti communiste italien : 47 millions, Parti communiste des États-Unis d'Amérique : 42 millions)Genevofa Étienne & Claude Moniquet, Histoire de l'espionnage mondial, tome 2, Éditions du Félin, 2001, p. 268-269.

La chute du Mur de Berlin et ses répercussions sur le PCF (1989-2002)

De 27 députés élus en 1988, le Parti n'en obtint plus que 20 en 1993, puis 35 en 1997. Si Georges Marchais est réélu dans le Val-de-Marne, M. André Lajoinie, le Président sortant du groupe à l'Assemblée est battu dans l'Allier. M. Alain Bocquet, député-maire de Saint-Amand-les-Eaux, lui succède, et occupe toujours aujourd'hui cette fonction. En 1994, Robert Hue remplace Georges Marchais à la tête du parti. Peu avant la chute du mur de Berlin, le PCF obtient 6, 76% à la présidentielle de 1988. En juin 1994, aux élections européennes, la liste de M. Francis Wurtz obtient 6, 5%, malgré les 8-10% obtenus aux cantonales. En avril 1995, au premier tour de l'élection présidentielle, M. Robert Hue, secrétaire national, obtient 8, 64%. Aux municipales de juin 1995, le Havre (Seine-Maritime) et Garges-lès-Gonesse (Val-d'Oise), jusqu'ici communistes, basculent à droite. En 1997, après les législatives, le Parti remonte à trente-six sièges à l'Assemblée nationale. M. André Lajoinie retrouve son siège de député de l'Allier et se fait élire Président de la Commission de la Production. Georges Marchais, qui ne s'était pas représenté, décède au début de l'hiver. Malgré l'échec du socialisme réel (que beaucoup considèrent comme un capitalisme d'État), l'influence du Parti reste pourtant loin d'être négligeable. Il tente alors, par une stratégie d'alliance dans la gauche plurielle, une mutation plus profonde vers la social-démocratie. Malgré de fortes dissensions internes, dues aux remises en cause du passé, cette stratégie voulue par Robert Hue a d'abord semblé positive, puisqu'il maintient son électorat et que plusieurs ministres entrent au gouvernement en 1997 : au ministère des Transports et du Logement (Jean-Claude Gayssot), au ministère des Sports (Marie-George Buffet), ainsi qu'au secrétariat d'État au Tourisme (Michelle Demessine). La politique de ces ministres sera un déchirement pour certains militants qui accusent notamment Jean-Claude Gayssot de préparer la privatisation de la SNCF avec la création du Réseau ferré de France ou de mener une politique répressive. Aux élections européennes de juin 1999, M. Robert Hue, secrétaire national et député-maire de Montigny-lès-Cormeilles, présente une liste à double parité, entre femmes et hommes, et entre communistes et membres de la société civile. Il n'obtient que 6, 5% et six élus sur 87. Aux municipales de mars 2001, beaucoup de communes communistes basculent à droite, comme Argenteuil, Colombes, Fos-sur-Mer, Sète, Nîmes et la Seyne-sur-Mer. Militants communistes lors d'une manifestation parisienne Suite au 31 congrès, en octobre 2001, Robert Hue est remplacé au secrétariat national par Marie-George Buffet. Les résultats désastreux de l'élection présidentielle et législatives de 2002 (moins de 4%, le second plus bas score de son histoire) mettent les finances du parti gravement en péril. Mais une souscription nationale couvre rapidement le déficit. De plus, aux élections suivantes, il semble localement retrouver son score d'avant 2002. M. Robert Hue, battu aux législatives de 2002, se fait élire Sénateur du Val-d'Oise en septembre 2004. En juin 2004, aux élections européennes, le PCF obtient trois élus, et redépasse les 5% des suffrages dans les régions Île-de-France, Picardie et Nord-Pas-de-Calais. La liste de Mme Marie-George Buffet, députée de la Seine-Saint-Denis et Maire-adjoint du Blanc-Mesnil, obtient 7%. À l'extrême gauche du spectre politique, le Parti communiste est aujourd'hui concurrencé par des partis trotskistes comme Lutte ouvrière (depuis les années 80, en réalité) et la Ligue communiste révolutionnaire, sans qu'il semble en mesure de prendre dans la gauche gouvernementale la place du Parti socialiste. Sur le plan interne, le parti s'enrichit d'une diversité d'opinions et comprend plusieurs courants, même si les tendances ne sont pas reconnues par les statuts. Un courant conservateur (les orthodoxes), surtout implanté dans le Nord de la France (Pas-de-Calais), revendiquant le marxisme-léninisme comme doctrine, un courant refondateur (avec notamment Patrick Braouezec ou Lucien Sève) qui prône une réorganisation totale du parti et le courant majoritaire, derrière Marie-George Buffet qui prône l'ouverture aux mouvements sociaux et aux autres organisations de gauche, tout en n'excluant pas une participation gouvernementale. Le PCF doit enfin faire face à un nouvel adversaire inattendu, à l'autre bout de l'échiquier politique : le Front national qui trouve une partie de ses électeurs dans la classe ouvrière et parmi d'anciens communistes. Le PCF nie ce phénomène pourtant bien cerné par les chercheurs et particulièrement ressenti au premier tour de l'élection présidentielle en 2002.

Le PCF aujourd'hui (2002-2007)

Grande Scène lors de la dernière fête de l'Humanité Les résultats catastrophiques du PCF enregistrés lors de l'élection présidentielle (1, 93 % en 2007 avec Marie-George Buffet, 3, 37 % en 2002 avec Robert Hue) et aux élections législatives (4, 82 %, son pire score auparavant étant de 9, 1 % en 1993, puis 4, 29 % en 2007) et la chute subséquente du nombre de militants entraînent de nombreuses remises en cause au sein du PCF, notamment sur la stratégie d'alliance avec le Parti socialiste et de participation gouvernementale prônée par Robert Hue. Ce dernier quitte sa fonction de président au 32 congrès , et le parti s'engage sur un retour critique sur l'expérience de la gauche plurielle. Si le constat de la nécessité d'une nouvelle stratégie d'alliance est partagé par la plupart des courants, la définition de la stratégie est loin de faire l'unanimité : ainsi, les orthodoxes voient là une justification de pousser vers une stratégie d'autonomie du parti, les refondateurs pour avancer l'ouverture du PCF sur le mouvement social. Les élections régionales de 2004 voient ainsi diverses stratégies s'affirmer sur le territoire : dans le Nord-Pas-de-Calais et en Picardie, les communistes présentent des listes seuls au premier tour, respectivement menées par Alain Bocquet et Maxime Gremetz ; en Île-de-France, Marie-George Buffet et Claire Villiers mènent une liste d'ouverture, sur la base de contenus adoptés en commun par le PCF et ses partenaires (Alternative citoyenne, Les Alternatifs, le MARS…) et regroupant de nombreuses personnalités du mouvement social, tandis qu'André Chassaigne adopte une stratégie similaire de celle d'Alain Bocquet en Auvergne ; dans 14 autres régions en revanche, le PCF fait liste commune avec le PS dès le premier tour. Les résultats des régionales marquent un net redressement : Plus sensible dans le Nord-Pas-de-Calais et en Picardie, où les listes « autonomes » obtiennent 10, 7 et 10, 9% (contre 5, 1 et 3, 9%)qu'en Île-de-France et en Auvergne, ou les listes d'union obtiennent respectivement 7, 2 et 9, 2 % (Robert Hue, en 2002, avait obtenu 3, 6 et 4, 5 % dans ces régions) ; , étude IFOP. Les cantonales marquent elles aussi un redressement, mais il ne s'agit là que d'une chute ralentie : les cantons des villes conquises par la droite en 2001 passent, pour la plupart, à leur tour en droite tandis que les passages de relai échouent dans un nombre important de cantons. La direction du PCF tente d'impulser la logique d'ouverture illustrée par les régionales en Île-de-France lors des élections européennes, mais s'oppose souvent aux résistances des fédérations locales : ainsi, deux des six listes sont conduites par des syndicalistes par ailleurs proches du PCF. Le résultat est en demi-teinte, puisqu'il est largement au dessus des résultats de 2002 mais ne parvient pas au niveau des élections européennes de 1999 avec 5, 24 contre 6, 78 %. Du fait du nouveau mode de scrutin, le PCF n'obtient que trois élus (dont un PCR : Paul Vergès) contre six précédemment. Fête populaire organisée par une Section du PCF- 2007, Paris En 2004, le PCF participe à la fondation du Parti de la gauche européenne, parti politique européen créé afin de coordonner les actions de partis anticapitalistes (mais pas automatiquement « communistes »). Le PCF avait participé en tant qu'observateur à son congrès constitutif, tenu à Rome en mai 2004, et qui avait élu Fausto Bertinotti à sa tête. L'adhésion du PCF au nouveau parti est confirmée par une consultation interne, où 75 % des militants s'y déclarent favorables, article de L'Humanité : l'aile gauche du PCF avait mené campagne contre cette adhésion, estimant d'une part que le PGE regroupait des partis trop éloignés du PCF, et d'autre part que la création d'un parti européen entraînait le PCF vers la participation, et l'acceptation de l'« Europe libérale ». Le Parti communiste a joué, lors du premier semestre de l'année 2005, un rôle de coordination dans la campagne de la gauche pour le « non » au référendum sur le Traité établissant une Constitution pour l'Europe, notamment en poussant et aidant à la création de collectifs unitaires locaux pour le « non », et en organisation au niveau national réunions et rassemblements unitaires, allant de la LCR aux « socialistes du non ». La stratégie de la direction du PCF sort considérablement renforcée par la victoire du « non », et le PCF s'attache alors à la constitution d'un rassemblement de la gauche antilibérale, à la gauche du PS, formé notamment de socialistes, des trotskistes de la LCR et de personnalités et forces issues du mouvement social (altermondialistes, syndicalistes, associatifs, …). Le 33 congrès du PCF a approuvé à plus de 70 % la stratégie du PCF de rassemblement antilibéral, qui s'incarne par le « collectif national d’initiative pour un rassemblement anti-libéral de gauche et des candidatures communes », continuation des « collectifs du non » dans lesquels la LCR ne s'est engagée que prudemment. Le congrès du PCF a toutefois souhaité que le candidat de rassemblement pour l'élection présidentielle de 2007 soit Marie-George Buffet, et sa direction propose qu'elle soit entourée d'un collectif unitaire de porte-paroles, tandis que la LCR a décidé de présenter Olivier Besancenot tant que ses points de désaccord avec les collectifs ne seraient pas réglés (voir le paragraphe détaillé sur l'article Élection présidentielle française de 2007). Meeting organisé à Paris Bercy le 1 Avril 2007 En 2006, le PCF est le troisième parti de France par le nombre de ses militants (134 000 en février 2006, dont 99 281 cotisants - les statuts adoptés en 2001 prévoient que l’exercice des droits attachés à la qualité d’adhérent-e est ouvert par le paiement de la cotisation fixée par le Congrès, dont le droit de vote et d'être élu) et le quatrième en nombre de parlementaires. La victoire du « non » au référendum aurait entraîné un certain regain d'adhésions (environ 7 000 selon le PCF). Au sein du PCF, la candidature présidentielle de 2007 a suscité de nouvelles divisions à l'automne 2006 : outre l'aile orthodoxe du parti, qui souhaite toujours une candidature communiste, les refondateurs souhaitent que le PCF soutienne le candidat de rassemblement qui sera décidé par les collectifs, même s'il ne s'agit pas de Marie-George Buffet, voire ne soutiennent pas sa candidature (Patrick Braouezec, refondateur, a également présenté sa candidature à l'investiture par les collectifs). Face à l'incapacité des collectifs, et notamment du collectif national, d'aboutir à un consensus sur une des candidatures, les militants du PCF ont décidé, par vote interne, de confirmer la candidature de Marie-George Buffet comme candidate « de rassemblement » à l'élection présidentielle. Le PCF se fonde sur la légitimité des collectifs, estimant que sa candidature est le « choix le plus partagé » dans ceux-ci lors des deux consultations (la première ayant placé Marie-George Buffet en premier choix, à plus de 55%), ainsi que sur la légitimité au sein du PCF (dont les militants ont voté à 80% pour sa candidature). Le reste du collectif national lui refuse cependant le droit de se revendiquer des collectifs. Marie-George Buffet s'est donc mis en congé de la direction du PCF le 4 janvier 2007, afin de « se mettre au service du rassemblement ». Marie-George Buffet réélue lors du 33 congrès le 26 mars 2006 Le 22 avril 2007 au premier tour de l'élection présidentielle Marie-Georges Buffet, candidate de la "gauche populaire et antilibérale soutenue par le Parti communiste français", obtient le score le plus bas de toute l'histoire du PCF au niveau national : 707 327 voix, soit 1, 93% des suffrages exprimés, arrivant en septième position, , 13 juin 2007 (les candidats appartenant au PCF totalisent 1 115 719 de voix, soit 4, 29 %), soit 0, 19 point de moins qu'en 2002. Lors du second tour des élections législatives, les candidats présentés ou soutenus par le PCF obtiennent 18 députés (13 réélus, 4 successions et 1 nouvel élu) en métropole, tandis que le Parti communiste réunionnais obtient un siège (Huguette Bello, soutenue par le PCF). Ce résultat le plaçait en position de conserver un groupe à l'Assemblée nationale, à condition d'être rejoint soit par un député non inscrit, LeMonde.fr, 18 juin 2007.), soit par les quatre députés Verts, LeMonde.fr, 18 juin 2007 ; c'est cette dernière option qui est retenue et le PCF constitue avec les Verts le groupe de la Gauche démocratique et républicaine.

Congrès du Parti communiste français

Les courants du PCF

Les tendances n'existent pas au sein du PCF. À l'origine, ceci était lié à la conception dite « centraliste démocratique » du Parti. Cependant, cette interdiction est demeurée après le 28 congrès qui, en 1994, a officiellement rompu avec le centralisme démocratique. Les du PCF, issus du 31 congrès, stipulent : « Ainsi, nous faisons le choix de faire du pluralisme de droit un principe de notre mode de fonctionnement. Pour autant, les communistes ne veulent pas que cela se traduise par un fonctionnement en tendances. ». Cependant, on peut identifier au sein du PCF des courants ainsi que des groupes politiques, qui s'affirment notamment lors des votes internes (adhésion au Parti de la gauche européenne, constitution des listes, textes d'orientation…).

Les courants liées à l'actuelle majorité

Siège du PCF, Oscar Niemeyer, architecte, place du Colonel-Fabien, Paris
- Les partisans de la ligne politique de Marie-George Buffet ou « buffetistes » : ils dirigent le parti et défendent le principe d'une autonomie par rapport au Parti socialiste, tout en en faisant un allié potentiel, au même titre que les autres forces de gauche ou d'extrême-gauche (LCR, Les Verts, Les Alternatifs), que les altermondialistes (ATTAC…) ainsi que toutes les composantes du mouvement social.
- Les partisans de la ligne politique de Robert Hue ou « Huistes » : ils défendent le principe d'une alliance privilégiée avec le Parti socialiste dans le cadre de la « Gauche plurielle ». Le rôle du PCF serait d'influer sur l'orientation de la « Gauche plurielle », pour une meilleure représentation du monde du travail. Il devrait mener liste commune avec le PS, au moins lors des échéances nationales et régionales. Ces deux premiers "groupes" forment la majorité du Parti.

Les minoritaires

- Les « refondateurs » (ou « rénovateurs ») proches de Patrick Braouezec et Roger Martelli, souhaitent un dépassement de la forme-parti, et une réflexion sur de nouvelles logiques d'organisation fondées sur le mouvement social. Des militants proches de ce courant éditent le bulletin . L'association Communistes unitaires , en faveur de l'action des communistes à la formation d'un espace unitaire à gauche du PS, est liée à cette orientation minoritaire. Après la réunion nationale de l'association Communistes unitaires à Paris le 30 juin 2007, il fut décidé que "Communisme en mouvement" devienne le nom du courant interne au sein du PCF de l'association des Communistes unitaires regroupant aussi de nombreux communistes non-encartés, altermondialistes, libertaires ou venant de la LCR.
- Les « novateurs », généralement anciens partisans de la ligne politique de Georges Marchais ou « Marchaisiens » comme Nicolas Marchand et Yves Dimicoli ont formé le réseau : ils défendent le principe d'un PCF autonome par rapport au PS tout en étant en faveur d'une nouvelle Union de la Gauche avec un rééquilibrage de l'alliance en faveur du PCF. Ils s'opposent moins à la direction sur les actions politiques et les campagnes que sur les questions stratégiques et sur la visée de fond du PCF (ANR s'affirme révolutionnaire et remet en cause les orientations de la direction, qu'ils jugent évolutionnistes ou réformistes).
- , regroupement des « orthodoxes » qui répond ainsi a un slogan de la direction « fier d'être à gauche », avec comme personnalités André Gerin, Jacky Hénin, Freddy Huck, Henri Martin, Jean-Jacques Karman ou Jean-Claude Danglot. Elle s'oppose à ce qu'elle appelle la mutation réformiste et propose de remettre le parti à l'avant-garde en revenant aux fondamentaux marxistes. Elle s'oppose fondamentalement à toute candidature de rassemblement, particulièrement non communiste, et à plusieurs campagnes de la direction actuelle, en particulier celle des forums populaires. A obtenu 13 % des voix au dernier congrès.
- , regroupement de communistes depuis le 33 congrès sur la base du texte alternatif du même nom ayant obtenu 8, 22%. Ce réseau de militants, comprenant plusieurs membres du Conseil national, rassemble des communistes qui s'opposent fondamentalement à ce qu'ils appellent la mutation-disparition du PCF engagée depuis le XXVIIIe congrès. Ils proposent aux communistes de rompre avec cette stratégie en redonnant la priorité aux luttes plutôt qu'aux institutions, en rejetant la domination de l'Union européenne "du capital", en remettant en avant l'identité du PCF et sa théorie révolutionnaire.
- Colère et espoir, association fondée par Maxime Gremetz. Elle s'oppose à la majorité sur plusieurs points, notamment sur la création du Parti de la gauche européenne et se prononce pour une « reconstruction » du PCF.
- : groupe "orthodoxe". Il affirme travailler pour la refondation du PCF sur des bases vraiment révolutionnaires et viser le socialisme démocratique. Il rejette en bloc le stalinisme et se réfère plus volontiers au PCF d'avant la stalinisation et à Lénine et Karl Marx. Son responsable est Jean-Jacques Karman.

Personnalités du Parti communiste français

Secrétaires généraux puis nationaux

La fonction de secrétaire général est créée en 1924 et supprimée en 1928, puis rétablie officiellement en 1935. Elle est remplacée par la fonction de secrétaire national au 28 congrès, en 1994.
- Ludovic-Oscar Frossard : janvier 1921-janvier 1923.
- Louis Sellier : 1923-1924.
- Albert Treint : 1924-1926
- Pierre Sémard : 1926- avril 1929
- Secrétariat collectif : 1929-juillet 1930 : Henri Barbé, Pierre Célor, Benoît Frachon, Maurice Thorez.
- Maurice Thorez : 1935-1950 (dans les faits dès le VII Congrès en 1932 voire dès juillet 1930)
- Jacques Duclos : 1950-1964 (intérim dû à l'état de santé de Maurice Thorez)
- Waldeck Rochet : 1964-1972
- Georges Marchais : 1972-1994
- Robert Hue : 1994-2001
- Marie-George Buffet : depuis 2001 Le 31 congrès, en 2001, a également créé la fonction de président, instaurant un exécutif à deux têtes. Elle a cessé d'exister en 2002, au 32 congrès, quand Robert Hue décide de ne pas se représenter . Le 4 janvier 2007, le Conseil national a voté la mise en congé de la direction du PCF de Marie-George Buffet, remplacée par un collectif de direction composé de cinq personnes : Brigitte Dionnet, Jean-François Gau, Joëlle Greder, Michel Laurent et Jean-Louis Lemoing le temps de la campagne présidentielle. Lors de sa réunion le 24 avril 2007, le Conseil national décide la reconduite de Marie-George Buffet dans ses fonctions de secrétaire nationale.

Candidats aux élections présidentielles

Marie-George Buffet à Paris 2005 Avant 1958, le président de la République était élu par les députés et sénateurs, réunis en « Assemblée nationale » (III République) ou en « Parlement » (IV République). Le 21 décembre 1958, il a été élu par un collège de 80 000 grands électeurs. La révision de 1962 de la Constitution a instauré l'élection du président de la République au suffrage universel direct.
-1924 : Zéphyrin Camélinat, 84 ans, député, obtient 21 voix (soit 2, 44 % des suffrages) ;
-1931 : Marcel Cachin, 61 ans, député, obtient 11 voix (soit 1, 23 % des suffrages) ;
-1932 : Marcel Cachin, 62 ans, député, obtient 8 voix (soit 0, 96 % des suffrages) ;
-1939 : Marcel Cachin, 69 ans, sénateur, obtient 74 voix (soit 8, 07 % des suffrages) ;
-1953 : Marcel Cachin, 84 ans, député doyen d'âge, obtient 113 voix (soit 12, 12 % des suffrages) ;
-1958 : Georges Marrane, 70 ans, sénateur-maire d'Ivry-sur-Seine, obtient 10 355 voix (soit 12, 74 % des suffrages) ;
-1965 : les communistes soutiennent la candidature de François Mitterrand, alors dirigeant de la Convention des institutions républicaines ;
-1969 : Jacques Duclos, 72 ans, sénateur, obtient 4 808 285 voix (soit 21, 27 % des suffrages) ;
-1974 : les communistes soutiennent la candidature de François Mitterrand, socialiste ;
-1981 : Georges Marchais, 60 ans, député, obtient 4 456 922 voix (soit 15, 34 % des suffrages) ;
-1988 : André Lajoinie, 58 ans, député de l'Allier, obtient 2 056 261 voix (soit 6, 8 % des suffrages) ;
-1995 : Robert Hue, 48 ans, maire de Montigny lès Cormeilles, obtient 2 632 460 voix (soit 8, 65 % des suffrages) ;
-2002 : Robert Hue, 55 ans, député du Val-d'Oise, député européen, obtient 960 480 voix (soit 3, 37 % des suffrages).
-2007 : Marie-George Buffet, 58 ans, députée de Seine-Saint-Denis, et ex-ministre de la jeunesse et des sports, obtient 707 327 voix (1, 93 % des suffrages).

Députés communistes

Seize députés sont membres du PCF (dont Maxime Gremetz, dissident non soutenu par le PCF). Deux apparentés PCF (Jacques Desallangre et Jean-Pierre Brard) sont également députés, ainsi qu'une députée du Parti communiste réunionnais, Huguette Bello. Ils sont membres du groupe de la Gauche démocrate et républicaine.

Notes et références

Bibliographie succincte

- ROBRIEUX, Philippe. Histoire intérieure du Parti communiste (4 tomes), Paris, Fayard, 1980-1984.
- COURTOIS, Stéphane et LAZAR, Marc. Histoire du Parti communiste français. Paris, PUF, Coll. Thémis, 2000. 437 pages.
- KONOPNICKI, Guy. 1920–2020 : vive le centenaire du PCF. Paris, Libres/Hallier, 1979.
- Collectif, « Révolution et tragédie : le siècle communiste ». L'Histoire, 1998, n° 233 (hors-série).
- Collectif, « Le PCF 1938-1941 », in Cahiers d'histoire, 1983, n° 14.
- Annie KRIEGEL, Les Communistes français, 1920-1970, Paris, Seuil, Coll. L'Univers Historique, 1985.
- Yves SANTAMARIA, Histoire du Parti communiste français, Paris, La Découverte, Coll. Repères, 1999.

Voir aussi

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Sujets connexes
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