National Endowment for Democracy

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Le National Endowment for Democracy (NED) est une association à but non-lucratif des États-Unis dont l'objectif officiel est l'éducation et la formation vers la démocratie à travers le monde. Il a été fondé en 1983 et la plus grande part de ses fonds provient du Département d'Etat des États-Unis, avec approbation du Congrès; par cette approbation, le gouvernement se dégage de toute responsabilité directe des agissements de la NED. Cet organisme a été cré
National Endowment for Democracy

Le National Endowment for Democracy (NED) est une association à but non-lucratif des États-Unis dont l'objectif officiel est l'éducation et la formation vers la démocratie à travers le monde. Il a été fondé en 1983 et la plus grande part de ses fonds provient du Département d'Etat des États-Unis, avec approbation du Congrès; par cette approbation, le gouvernement se dégage de toute responsabilité directe des agissements de la NED. Cet organisme a été créé par Ronald Reagan pour poursuivre les actions secrètes de la CIA en soutenant financièrement et en encadrant des syndicats, des associations et de partis politiques. Son financement est voté par le Congrès et figure dans le chapitre du budget du département d’État consacré à l’Agence pour le développement international (US Agency for International Development - USAID). Pour maintenir l’illusion d’une organisation privée, la NED reçoit en outre des dons de trois associations, elles mêmes indirectement financées par contrats fédéraux : la Smith Richardson Foundation, la John M. Olin Foundation et la Lynde and Harry Bradley Foundation. Elle redistribue l'argent reçu du gouvernement à quatre organisations qui agissent au niveau international :
- National Democratic Institute for International Affairs, lié au Parti démocrate
- International Republican Institute, lié au Parti républicain
- American Center for International Labor Solidarity, fondé par l'AFL-CIO
- Center for International Private Enterprise, fondé par la Chambre de commerce des États-Unis. Le NED a financé ou finance des groupes politiques luttant officiellement pour la démocratie en Europe occidentale dans les années 1980 ainsi que dans les années 2000 dans les pays de l'ex-union soviétique comme en Ukraine, ou encore dans les pays d'Asie centrale comme le Kirghizistan ou l'Ouzbékistan. Comme on peut le voir sur son site internet, toutes les régions du monde sont concernées par ces programmes d'« aides ». Le NED finança aussi le syndicat Solidarność en Pologne, dont la contrepartie a été, après l'arrivée de son leader Lech Walesa au pouvoir, une politique pro-US sans faille (commandes militaires de F16 malgré l'entrée dans l'UE, alignement total sur les positions de la Maison Blanche en Europe de l'Est, etc..). Dans les années 1990, le NED a investi de l'argent, au moins 9.000.000 de dollar US http://web.archive.org/web/20040415052656/http://www.maloca.com/zagloba/ned.htm, en Europe orientale, afin de soutenir le développement de l'économie libérale et le programme de « thérapie de choc », dont les effets ont été la mise en place d'un capitalisme "sauvage" (renforcement de l'oligarchie, popérisation des tranches les plus défavorisées des sociétés concernées, fuite des capitaux, ...). Le NED a été impliqué dans les campagnes de référendum et le coup d'Etat avorté d'avril 2002 contre la présidence d' Hugo Chávez au VenezuelaAndré Maltais, , L'aut'journal, 21 février 2003.Paul W. Martin, , L'aut'journal, juin 2004, et également lors du renversement de Jean-Bertrand Aristide à Haïti en 2004.Pierre Dubuc, , www.mondialisation.ca, 4 mars 2004.Vincent Larouche, , www.mondialisation.ca, 2 décembre 2005 Ses détracteurs dénoncent ses liens présumés avec des régimes militaires en Amérique latine pendant les années 1980, L'Aut'Journal. et soutiennent que le NED, au lieu de « soutenir » la démocratie, s'oppose parfois sélectivement à celle-ci. Reporters sans frontières est également financé par le NED, RSF est souvent accusé de partialité dans sa façon de lutter pour la liberté de la presse, notamment sur la situation à Cuba et au Venezuela, et globalement dans tous les pays aux pouvoirs anti-US. La plupart des figures historiques des actions clandestines de la CIA ont siégé un jour ou l’autre au Conseil d’administration ou à la direction de la NED, dont Otto Reich, John Negroponte, Henry Cisneros ou Elliott Abrams. Elle est aujourd’hui présidée par Vin Weber, ancien représentant républicain du Minnesota, fondateur de l’association ultra-conservatrice Empower America et collecteur de fonds pour la campagne de George W. Bush en 2000. Son directeur exécutif est Carl Geshman, un ex-trotskiste, devenu responsable du Parti socialiste des États-Unis (Social Democrats, USA), et membre du courant néo-conservateur . La NED n’étant que la continuation des actions secrètes de la CIA par d’autres moyens, le Royaume-Uni et l’Australie sont associés en amont à sa gestion dans le cadre de l’accord qui lie leurs services secrets militaires. Le principe de la National Endowment for Democracy est que « Ce qui est bon pour l’Amérique, est bon pour le monde ». Les fonds sont donc gérés par un Conseil d’administration où sont représentés le Parti républicain, le Parti démocrate, la Chambre de commerce des États-Unis et le syndicat AFL-CIO. Chacune de ces composantes propose des actions qui doivent être validées à la majorité des deux tiers. Une fois débloqué, l’argent transite par des instituts contrôlés par l’une ou l’autre des composantes. Dans la pratique, cela conduit la NED à déterminer des États cibles dans lesquels elle finance des partis et partenaires sociaux pour renverser des régimes et placer de nouveaux hommes au pouvoir « dans l’intérêt de l’Amérique » et non dans celui de l’une ou l’autre de ses composantes. Créée pour lutter contre le communisme, la NED ne s’est jamais mieux portée depuis que l’URSS a disparue. Elle prétend promouvoir la démocratie, alors qu’elle ne fait qu’asservir des États en y reproduisant les intérêts contradictoires de la classe dirigeante états-unienne. De ce point de vue, la NED est probablement la principale responsable de la crise des démocraties dans le monde : elle n’a cessé de fausser les mécanismes institutionnels et d’assimiler la démocratie à une « bonne gouvernance » au nom des peuples et à leur place. Par ailleurs, l’usage d’instituts marqués d’étiquettes politiques diverses masque aux yeux de l’opinion publique l’origine des fonds et les mobiles de leur attribution. Dans de nombreux États, des bénéficiaires de ces « aides » sont manipulés à leur insu, même si les individus qui ont négocié les versements sont parfaitement conscients des canaux dans lesquels ils s’intègrent. Les quatre instituts satellites de la National Endowment for Democracy sont : Le Centre américain pour la solidarité des travailleurs (American Center for International Labor Solidarity - ACILS). Il est présidé par John J. Sweeney en sa qualité de secrétaire général de la centrale syndicale AFL-CIO. Le Centre pour l’entreprise privée internationale (Center for International Private Entreprise - CIPE). Il est dirigé par Thomas J. Donohue en sa qualité de président de la Chambre de commerce des États-Unis, c’est-à-dire de « patron des patrons ». L’Institut républicain international (International Republican Institute - IRI). Il est présidé par le sénateur John McCain, rival malheureux de George Bush aux primaires de 2000 et aujourd’hui principal soutien parlementaire à la guerre globale au terrorisme. L’Institut national démocratique pour les affaires internationales (National Democratic Institute for International Affairs - NDI). Il est présidé par l’ancienne secrétaire d’État Madeleine K. Albright. Le système des instituts satellites s’inspire de ce qui avait été mis en place par les États-Unis, en tant qu’armée d’occupation, en Allemagne avec la Friedrich Ebert Stiftung, la Friedrich Naunmann Stiftung, la Hans Seidal Stiftung et la Heinrich Boell Stiftung. Aussi, utilise-t-elle ces fondations comme relais financiers dans ce pays plutôt que ses propres instituts. Sur le même principe, la NED a trouvé des partenaires dans divers États alliés, membres de l’OTAN ou de l’ex-ANZUS, notamment : la Westminster Foundation for Democracy (Royaume-Uni), l’International Center for Human Rights and Democratic Development (Canada), la Fondation Jean-Jaurès et la Fondation Robert Schuman (France), l’International Liberal Center (Suède), l’Alfred Mozer Foundation (Pays-Bas). À l’occasion de son vingtième anniversaire, la National Endowment for Democracy a dressé un bilan de son action d’où il ressort qu’elle finance et encadre actuellement plus de 6000 organisations politiques et sociales dans le monde. Elle revendique avoir entièrement créé le syndicat Solidarnoc en Pologne, la Charte des 77 en Tchécoslovaquie et Otpor en Serbie. Elle se félicite d’avoir créé de toutes pièces la radio B92 ou le quotidien Oslobodjenje en ex-Yougoslavie et une kyrielle de nouveaux médias indépendants en Irak "libéré". La NED publie le Journal of Democracy, diffusé mondialement, et Encuentro spécialement pour Cuba, ainsi que des livres collectifs. Elle organise des conférences avec les intellectuels qu’elle sponsorise (par exemple l’historien François Furet et le patron de presse Jean Daniel pour la France). Enfin, elle « forme » des cadres politiques et syndicaux, partout dans le monde, à l’exercice de la « démocratie ». Officiellement le budget de la NED n’est que de 50 millions de dollars. Mais à cette ligne principale s’ajoutent quantité de co-financement des opérations qu’elle organise. Ces participations extérieures, d’un montant évalué à plusieurs centaines de millions de dollars annuels, proviennent principalement du département d’État et du département du Travail, et avec discrétion de la CIA.http://www.voltairenet.org/article12196.html Article de Thierry Meyssan, President du Reseau Voltaire

Voir aussi

-National Democratic Institute for International Affairs
-American Enterprise Institute
-Project for the New American Century
-Council on Foreign Relations
-Freedom House
-Fondation Ford

Références

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Sujets connexes
ANZUS   American Enterprise Institute   Amérique latine   Années 1980   Cato Institute   Central Intelligence Agency   Communisme   Cuba   Droite (politique)   Démocratie   Elliott Abrams   Europe de l'Ouest   Fondation Ford   Fondation Jean-Jaurès   Fondation Robert Schuman   François Furet   Freedom House   George Bush   Haïti   Hugo Chávez   IRI   International Republican Institute   Jean-Bertrand Aristide   Jean Daniel   John McCain   John Negroponte   L'aut'journal   NDI   National Democratic Institute for International Affairs   Otpor   Ouzbékistan   Parti démocrate (États-Unis)   Parti républicain (États-Unis)   Project for the New American Century   Reporters sans frontières   Référendum   Révolution orange   Solidarność   Venezuela  
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