Picard

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Le picard est une langue dont les origines sont communes avec celles du français ; c’est donc une langue romane. Il est parlé en France dans le Nord-Pas-de-Calais, en Picardie et en Belgique, dans l’ouest de la Communauté Wallonie-Bruxelles en province de Hainaut (plus précisément, à l’ouest d’une ligne Rebecq-Beaumont-Chimay). Dans la région Picardie, on parle de picard, alors qu’on emploie plutôt les sobriquets ch’ti, ch’timi
Picard

Le picard est une langue dont les origines sont communes avec celles du français ; c’est donc une langue romane. Il est parlé en France dans le Nord-Pas-de-Calais, en Picardie et en Belgique, dans l’ouest de la Communauté Wallonie-Bruxelles en province de Hainaut (plus précisément, à l’ouest d’une ligne Rebecq-Beaumont-Chimay). Dans la région Picardie, on parle de picard, alors qu’on emploie plutôt les sobriquets ch’ti, ch’timi dans le Nord-Pas-de-Calais (et Rouchi dans la région de Valenciennes) même si les gens du Nord parlent entre eux simplement de patois. Mais cette dénomination peut avoir quelque chose de dévalorisant. Les linguistes emploient uniquement la désignation de picard. En effet, qu’on l’appelle patois, picard ou « ch’ti », il s’agit de la même langue, et les variétés qui sont parlées en Picardie et dans le Nord-Pas-de-Calais sont assez largement intercompréhensibles.

Reconnaissance

La Communauté française de Belgique a reconnu officiellement le picard comme langue régionale endogène à part entière, aux côtés du wallon, du gaumais (lorrain), du champenois et du francique (décret du 24 décembre 1990). Il n’en va pas de même de la France qui n’a pas franchi ce pas, conformément à sa politique d’unité linguistique, en vertu de laquelle la Constitution de la République ne reconnaît qu’'une langue officielle, ignorant les autres. Certains rapports officiels ont pourtant reconnu le picard comme une langue à part entière, distincte du français. On peut citer à ce sujet un extrait du rapport du Professeur Bernard Cerquiglini, directeur de l'Institut national de la langue française (branche du CNRS) au ministre de l’Éducation nationale, de la recherche et de la technologie ainsi qu’à la ministre française de la Culture et de la Communication sur les langues de la France (avril 1999) : : « L’écart n’a cessé de se creuser entre le français et les variétés de la langue d’oïl, que l’on ne saurait considérer aujourd’hui comme des « dialectes du français » ; franc-comtois, wallon, picard, normand, gallo, poitevin-saintongeais, bourguignon-morvandiau, lorrain doivent être retenus parmi les langues régionales de la France ; on les qualifiera dès lors de « langues d’oïl », en les rangeant dans la liste . » Le picard bénéficie néanmoins, comme toutes les autres langues de France, des actions menées par la Délégation Générale à la Langue Française et aux Langues de France du Ministère de la Culture.

Origine et variation dialectale

L'aire d'extension des langues d'oïl, avec au nord le Picard Le picard fait partie des langues d’oïl (comme le français) et appartient à la famille des langues gallo-romanes. C’est d’ailleurs aux langues d’oïl que l’on fait référence lorsque l’on parle d’ancien français. On ne confondra pas le dialecte picard, tel qu’il est et a été parlé, avec ce que l’on appelle "le picard" dans l’histoire de la littérature française. Dans ce dernier cas, il s’agit d’un ensemble de variétés utilisées à l’écrit (scriptae) dans le Nord de la France dès avant l’an 1000 et bien sûr marqués par des traits dialectaux picards ; cette scripta voisinait avec d’autres variétés écrites, comme le champenois et l’anglo-normand (le Sud de la France utilisait alors un ensemble de variétés, hétérogènes elles aussi, souvent désignées comme constituant la langue d’oc, ou occitan). Le picard est phonétiquement assez bien différencié des langues d’oïl centrales, qui donneront naissance au français ; parmi les traits les plus remarquables, on peut noter une évolution moins marquée en picard des phénomènes de palatalisation, qui frappent dans les langues d’oïl /k/ ou /g/ devant /y/ (son initial de yacht), /i/ et /e/ toniques, ainsi que devant /a/ et /ɔ/ (/o/ ouvert de p'orte) toniques pour l'ancien français central mais pas le picard :
- picard keval ~ ancien français cheval (prononcé tcheval), de
-kábal
(latin vulgaire cáballus) : maintien du /k/ originel en picard devant /a/ et /ɔ/ toniques ;
- picard gambe ~ ancien français jambe (prononcé djambe), de
-gámbe
(latin vulgaire gámba) : absence de palatalisation de /g/ en picard devant /a/ et /ɔ/ toniques ;
- picard kief ~ ancien français chef, de
-káf
(latin cáput) : palatalisation moins importante du /k/ en picard ;
- picard cherf (prononcé tcherf) ~ ancien français cerf (prononcé tserf), de
-kárf
(latin cérvus) : palatalisation simple en picard, palatalisation puis assibilation en ancien français. On peut résumer ces effets de palatalisation ainsi :
- /k/ + /y/, /i/ ou /e/ (toniques) : picard /ʧ/ (prononcé tch et noté par ch) ~ ancien français /ts/ (noté par c) ;
- /k/ et /g/ + /a/ ou /ɔ/ toniques : picard /k/ et /g/ ~ ancien français /ʧ/ (noté ch) et /ʤ/ (prononcé dj comme dans
djebel et noté par j). Ainsi, l’on en arrive à des oppositions frappantes, telles que picard cachier (prononcé catchier) ~ ancien français chacier (prononcé tchatsier, lequel deviendra plus tard chasser, forme du français moderne). Du fait du voisinage entre l’aire du picard et Paris, le français, c’est-à-dire principalement l’ensemble de langues parlées dans le bassin parisien, influença beaucoup le picard. De cette proximité entre le picard et le français vient d’ailleurs la difficulté à le reconnaître comme une langue à part plutôt que comme « une déformation du français », comme on le pense souvent. Le picard se manifeste comme un ensemble de variétés, extrêmement proches cependant. Une énumération précise reste difficile en l’absence d’études spécifiques sur la variation dialectale, mais on peut probablement distinguer provisoirement les principales variétés suivantes : Amiénois, Vimeu-Ponthieu, Vermandois, Thiérache, Beauvaisis, « chtimi » (ex-bassin minier, Lille), variétés circum-lilloises (Roubaix, Tourcoing, Mouscron, Comines), Tournaisien, « rouchi » (Valenciennois) et Borain, Artésien rural, Boulonnais. Ces variétés se définissent par des traits phonétiques, morphologiques ou lexicaux spécifiques, et parfois par une tradition littéraire particulière.

Différences entre picard du sud et du nord

On peut en gros voir deux grandes régions où sont très répandues les deux variétés de picard les plus connues : le Nord-Pas-de-Calais d’une part, et la Somme, d’autre part. On remarque surtout plusieurs différences régulières et nettes entre les deux types de parlers, ainsi :
- Oé/O : Sud : J’étoé ; Nord : J’étos (J’étais)
- Ieu/Ieau : Sud : Catieu ; Nord : Catieau (Château)
- Tch/K : Sud : Tchien ; Nord : Kien (Chien)
- O/A : Sud : Co ; Nord : Ca (Chat)
- Oin/On : Sud : Boin ; Nord : Bon (Bon)

Conjugaison de quelques verbes

:
Etre : (je, tu, il, elle, nous, vous, ils) :- Indicatif présent : Es'sus, t'es, i'est, al'est, in'est, vos êtes, i sont. :- Indicatif imparfait : j'étos, t'étos, i'étot, al'étot, in'étot, vos étotes', i'z'étotent. :- Futur : Es's'rai, té s'ras, i s'ra, al's'ra, in s'ra, vos s'rez, i's'ront. :- Conditionnel : Es's'rais, té s'rais, i s'rait, al s'rait, in's'rait, vos sérotes, i sérotent. :- Subjonctif présent : qué's seuche, qu'té seuches, qu'i seuche, qu'al seuche, qu'in seuche, qu'vos seuchiez, qu'i seuch't.

Quelques mots et expressions

De nombreux mots patois sont très proches du français mais un grand nombre de mots lui sont totalement spécifiques, principalement des mots du jargon minier. Voici quelques expressions typiques du Nord-Pas de Calais : :Armont’ eut’ maronne, elle qué (quéhir: tomber) su té gampes' : Remonte ton pantalon , il tombe le long de tes jambes! :Arwett' me le, i'est tout drôle! (Chti du sud) - Ise-le, i'est tout drôle ! (chti du nord) : Regarde le, il est tout pâle (malade, blême, bizarre...) :Biloute, loute...: sexe masculin, mais aussi nom équivalent à "gars", "mec".. ou pour appeler quelqu'un et/ou un plus jeune que :soi(hé, biloute, viens vir' ichi!:"hé, garçon, viens voir!" On met parfois "tch(i)ot'" devant (petit(e)) :Busier : Penser : A quo qu'té busi ? : A quoi penses-tu ? :Brayou : pleurnichard , braire : pleurer : Ches clients i’n’a pas d’deux sortes, ch'est tous’ des brayous. :Carabistoulles (des) : des contes, des âneries, des bêtises...On dit aussi des "cacoulles" : Ch'est tout cacoulles chu qu' té dis Tu dis des bêtises
:Cayelle, cayère : Chaise :Chuque : sucre, bonbon :Fauque : que (In n' parlot' fauque ed fin du monte - "la fin du monte / Les fougères noires") :Grand diseux, ptit faiseux : personne qui parle beaucoup mais ne fait pas grand chose :Grandmain, gramain : Beaucoup exemple : Inn'n'a pas gramain : Il n'y en a pas beaucoup :I'a intindu un-n'vaque braire, mais i'n sait pas dins quelle étap' : :Il a entendu une vache pleurer, mais il ne sait pas dans quelle étable (Remarque : Se dit de quelqu'un qui veut apporter son concours à quelque chose mais qui est complètement hors sujet) :I’n’faut pas qu’ches glaines is cantent pus fort que’ch’co : Il ne faut pas que les poules chantent plus fort que le coq. (remarque : cette maxime ne parle pas vraiment des gallinacés, poules et coq étant mis ici pour parler des femmes et des hommes) :Malo (un) : Une guêpe :M’on : Chez quelqu’un (maison) : J'ai laissé min vélo à m'on de m'n'oncqu! J'ai laissé mon vélo chez mon oncle :Mi à quatre heures, j’archine eune bonne tartine. :Moi à quatre heures, je mange une bonne tartine. :mie : point, pas (J'ai étyé pou’l'quère à s'baraque, pinses-tu, i'étot mie là : J'ai été le chercher chez lui, penses-tu, il n'était pas là) :Moqueu d’gins : railleur, persifleur (qui se moque des gens) :Pindant l’briquet un galibot composot, assis sur un bos, :L’air d’eune musique qu’i sifflotot :Ch’étot tellemint bin fabriqué, qu’les mineurs lâchant leurs briquets :Comminssotent à’s’mette à’l’danser (Edmond Tanière - La polka du mineur) :Pendant le casse-croûte un jeune mineur composa, assis sur un bout de bois :L’air d’une musique qu’il sifflota :C’était tellement bien fait que les mineurs lâchant leurs casse-croûte :Commencèrent à le danser. :Pipimalo (un) : Un frelon :Quind un Ch’ti mi i’est’à l’agonie, savez vous bin che qui li rind la vie ? I bot un d’mi. (Les Capenoules) Quand un Nordiste est à l'agonie, savez-vous ce qui lui rend la vie ? Il boit une bière. :Tricballe, trincqueballe : Chariot pour tirer les arbres ou autre objets encombrants (une voiture en panne) :Trinqueballer : emporter, transporter, promener (voire traîner avec soi) quelqu’un ou quelque chose : Commint qu'éj'va l'trinqueballer ! : Comme vais-je le trimballer (transporter / emporter / promener) ! :Tertous : Tout le monde (Bonjour tertous : Bonjour tout le monde) :Since (Un'n) : Une ferme :Sincier, sincière : Fermier, fermière :Té peux toudis chiffler poupoule ! : Tu peux toujours siffler après une poule (remarque : cette maxime est employée dans le sens de "Tu peux toujours courir") :Ti té veux m'l'intiquer pa'ch'gros bout! : Toi tu veux me le faire avaler par le gros bout (remarque : cette maxime est employée pour indiquer à quelqu’un qu'on ne croit pas à ce qu'il dit) :Ti : Toi :Tissot’, tizot' : Vous :Tout' et out': autant dedans que dehors : L'salle d'attinte al' étot remplie tout' et out' :La salle d'attente était tellement remplie qu'il y avait autant de gens dehors que dedans) :Ramaseu d’sous : personne âpre au gain Quelques expressions spécifiques du littoral de Gravelines au Touquet :' :i'é zou-bête, hein ! pour "I'est gramain bête hein !", :une roulette pour "un-n voïette", :gogner qui signifie "regarder avec indiscretion", :gogneu ou gogneur qui désigne "quelqu'un qui regarde avec indiscretion" :faire eul'carpin pour "faire le chahut", :garnade pour "crevette", :dénéquer se dit quand on a mal au cou : Ess'su dénéqué ! :démerler pour "avoir mal quelque part", j'ai min bras tout démerlé

L’usage du picard

Enseigne de café en picard à Cayeux-sur-Mer (Somme)Le picard n’est pas enseigné à l’école (en dehors de quelques initiatives ponctuelles et non officielles) et n’est parlé que dans un cadre privé. Il fait néanmoins l’objet d’études et de recherches dans les Universités de Lettres de Lille et d’Amiens. Avec la mobilité des populations et la pénétration du français par les médias modernes, les différentes variétés du picard tendent à s’uniformiser. Dans sa pratique quotidienne, le picard tend à perdre de sa spécificité en se confondant avec le français régional. D’ailleurs, de nos jours, si la plupart des Nordistes peuvent comprendre le picard, de moins en moins sont capables de le parler et ceux pour qui le picard est la langue maternelle sont de plus en plus rares. Cependant, le picard, parlé dans les campagnes comme dans les villes, est loin d’être une langue disparue, et constitue un élément encore important et vivant de la vie quotidienne et du folklore de cette région.

Le picard à l’écrit

Le picard est maintenant avant tout une langue exclusivement parlée. Ce n’était pas le cas à l’origine : la période médiévale puis celle correspondant au moyen français, en effet, sont riches de textes littéraires en picard. (Par exemple, la Séquence de sainte Eulalie (880 ou 881), premier texte littéraire écrit en langue d’oïl, ou les œuvres d’Adam de la Halle). Le picard, cependant, n’a pas réussi à s’imposer face à la langue littéraire interrégionale qu’était devenue le français, et a été peu à peu réduite au statut de « langue régionale ». On trouve une littérature picarde moderne lors des deux derniers siècles, qui ont vu naître partout en France les affirmations identitaires régionales en réponse au modèle républicain centralisé issu de la Révolution. Aussi le picard écrit est-il une retranscription du picard oral. Pour cette raison, on trouve souvent plusieurs orthographes aux mêmes mots, de la même manière que pour le français avant que celui-ci ne soit normalisé. L’une des orthographes s’inspire directement des mots français. Elle est sans doute la plus simple à comprendre mais elle est aussi sans doute à l’origine de l’idée selon laquelle le picard n’est qu’une déformation du français. Diverses réflexions orthographiques ont été menées depuis les années 1960 pour pallier cet inconvénient, et donner au picard une identité visuelle distincte du français. Il existe actuellement un certain consensus, au moins parmi les universitaires, autour de la graphie dite Feller-Carton. Ce système, qui donne aux prononciations spécifiques au picard des graphies en rapport, mais reste lisible pour qui ne maîtrise pas entièrement la langue, est l’œuvre du professeur Fernand Carton, qui a adapté au picard l’orthographe du wallon mise au point par Jules Feller.

Origine du mot chti

Le mot « chti » ou « chtimi », a été inventé durant la Première Guerre mondiale par des poilus qui n’étaient pas de la région et désignaient ainsi leurs camarades originaires du Nord ou du Pas de Calais. Ce mot a été créé à partir de ce dialogue : « Ch’est ti ? — Ch’est mi » (C’est toi ? — C’est moi.). Selon une autre hypothèse, l'appellation "chti/chtimi" serait le fruit d'un renversement sémantique ancien de l'a.fr. ch(e)ti(f) < lat. captivu(m), "prisonnier", "asservi", "malheureux", "souffreteux", "chétif", "misérable" dans tous les sens du terme, donc aussi "pauvre type", "bon à rien", "racaille", "voyou". Selon un procédé classique, commun aux Gueux, aux Enragés et aux Enfoirés, les petites gens, par dérision et provocation, auraient repris ce terme de mépris aux puissants du pays, plus ou moins francisés, pour s'en faire un titre de gloire et un marqueur culturel et social. Quant au "mi", facultatif, qui évoque inévitablement un des traits les plus emblématiques des parlers picards, il renverrait à la gestuelle d'un locuteur se désignant et se revendiquant comme un Chti, un vrai.

Apprendre le picard

Le picard, quoiqu’étant surtout une langue parlée, dispose également d’une littérature écrite : poèmes, chansons (dont la plus célèbre est l’Canchon Dormoir, plus connue sous l’appellation, le P’tit quinquin). On trouve également un certain nombre de dictionnaires et de manuels du patois :
- René Debrie, Le cours de picard pour tous - Eche pikar, bèl é rade (le Picard vite et bien). Parlers de l’Amiénois. Paris, Omnivox, 1983 (+ 2 cassettes), 208 p.
- Alain Dawson, Le picard de poche. Paris : Assimil, 2003, 192 p.
- Alain Dawson, Le « chtimi » de poche, parler du Nord et du Pas-de-Calais. Paris : Assimil, 2002, 194 p.
- Armel Depoilly (A.D. d’Dérgny), Contes éd no forni, et pi Ramintuvries (avec lexique picard-français). Abbeville : Ch’'Lanchron, 1998, 150 p.
- Chés Diseux d’Achteure : "Diries 1989" (préface de Jacques Dulphy). Amiens : Picardies d’Achteure, 1990, 71 p. + cassette
- Gaston Vasseur, Dictionnaire des parlers picards du Vimeu (Somme), avec index français-picard (par l’équipe de Ch’Lanchron d’Abbeville). Fontenay-sous-Bois : SIDES, 1998 (rééd. augmentée), 816 p. ( termes)
- Gaston Vasseur, Grammaire des parlers picards du Vimeu (Somme) - morphologie, syntaxe, anthropologie et toponymie. 1996, 144 p.
-Guy Dubois Ecole des parlaches 62138 Haisnes les La Bassée www.guydubois.free.fr
- Jean Pierre Dickès : Le patois de la côte - Boulonnais, Calaisis, Pays de Montreuil - Société Académique du Boulonnais - 530 pages
- Jean Dauby : Le livre du rouchi, parler picard de Valenciennes - Société Linguistique Picarde Vous pouvez aussi participer au Certificat d’Études en Picard en juin de chaque année. Contacter Jean Pierre SEMBLAT sur semblat@wanadoo.fr ou visiter .

Littérature, art et spectacle en picard

L’humoriste Dany Boon a fait un spectacle entièrement en picard ch’ti au titre évocateur « À s’baraque en ch'ti ». Dans ce spectacle, il dépeint la vie parisienne qu'il mène en la comparant avec ses habitudes du Nord. Il y explique que les Parisiens sont beaucoup plus fermés que les Nordistes, caractérisés par leur accueil toujours chaleureux réservés aux hôtes.

Voir aussi

- Expression "Bo-iaux Rouches (boyaux rouges)" qui désigne les habitants de l'Artois; elle est indépendante de celle de chti bien que si l'on est "Boyaux Rouges" on est forcément chti, l'inverse n'étant pas vrai. ===
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