Musée Dobrée

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Nantes, Palais Dobrée Situé quartier Graslin, dans le centre bourgeois de la ville de Nantes, le musée Dobrée est à la fois un bâtiment à l’architecture originale et aux riches collections. Il a été créé par Thomas Dobrée (1810-1895). Issu d'une ancienne famille Huguenote originaire de Normandie, établie à Guernesey au , dont les membres étaient devenus négociants et armateurs sur le port de Nantes, Thomas Dobrée abandonne les affaires à vingt-huit ans pour
Musée Dobrée

Nantes, Palais Dobrée Situé quartier Graslin, dans le centre bourgeois de la ville de Nantes, le musée Dobrée est à la fois un bâtiment à l’architecture originale et aux riches collections. Il a été créé par Thomas Dobrée (1810-1895). Issu d'une ancienne famille Huguenote originaire de Normandie, établie à Guernesey au , dont les membres étaient devenus négociants et armateurs sur le port de Nantes, Thomas Dobrée abandonne les affaires à vingt-huit ans pour collectionner les œuvres d'art. À partir de 1862, il se consacre à l'édification de son "palais", destiné à accueillir les dix mille objets qu'il a réunis. Construit dans le périmètre immédiat du manoir médiéval du duc de Bretagne Jean V (datant du ), le palais Dobrée affecte un style néo-roman que l'on doit à Viollet-le-Duc. À sa mort, Thomas Dobrée lègue palais et collections au département de Loire-inférieure, et, en 1896, ses collections sont réunies à celles du musée archéologique pour former les musées départementaux de Loire-inférieure. En 1974, une extension des bâtiments s'impose et une construction moderne est établie dans un angle du jardin. C'est là que sont présentées les collections archéologiques et la collection égyptienne.

Bâtiments annexes

Le manoir de la Touche ou manoir de Jean V (XV° et XIX° siècles) Vers 1425-1440, l'évêque Jean de Malestroit fit édifier une résidence composée de ce manoir de la Touche, de son grand puits (orné au XIX° siècle par Thomas Dobrée) et la chapelle épiscopale Saint-Gabriel. Le tribunal suprême de l'évêque de Nantes y siégea en 1440 pour le procès de Gilles de Rais, plus tard assimilé au personnage de Barbe-Bleue des contes de Charles Perrault. L'édifice porta aussi le nom de "manoir de Jean V", car ce duc de Bretagne, grand-oncle de la duchesse Anne de Bretagne, reine de France, y mourut en 1442. Après avoir été une résidence des évêques de Nantes, il abrita le séminaire des prêtres irlandais de Nantes du XVII° siècle à la Révolution. Ce manoir du XV° siècle a été remanié au XIX° siècle après son acquisition par Thomas Dobrée, qui l'a légué au département pour y accueillir le musée départemental d'archéologie. Portail et bénitier de la chapelle Saint Gabriel (XV° siècle) La chapelle Saint Gabriel, dite des Irlandais, avait été édifiée au XV° siècle (vers 1425-1440) pour servir de chapelle épiscopale à la résidence des évêques de Nantes. Elle se situait à l'emplacement du musée Dobrée. Thomas Dobrée en ordonna la démolition qui fut exécutée en 1866 et 1867. Il souhaita en préserver le portail et le bénitier qui furent déplacés au pignon ouest du manoir de la Touche. La console, destinée à porter la statue de la niche centrale, est ornée des armes de l'évêque Jean de Malestroit, martelées sans doute à la Révolution. Une partie des pierres de la chapelle servit à réaliser les assises du puits situé au nord du manoir.

La collection égyptienne

La collection égyptienne de Nantes est le fruit de dons, de dépôts et de legs divers qui l'enrichissent depuis près de deux siècles. Elle a connu une histoire mouvementée, déménageant plusieurs fois et changeant d'affectation au cours des décennies. Les premiers objets égyptiens sont donnés en 1819 par le célèbre voyageur archéologue et naturaliste nantais Frédéric Cailliaud (1789-1869). Puis, par testament, ce même Cailliaud lègue au musée d'archéologie une quarantaine d'objets rapportés de ses voyages en Égypte. Ces objets rejoignent le musée à sa mort en mai 1869. De ces premières acquisitions, il existe deux catalogues imprimés, établis en 1856 et 1869 par un certain Fortuné Parenteau. En 1882, Emmanuel de Rougé en dresse un inventaire qu'il présente à la Société nationale des Antiquaires de France. Au début du , un autre musée nantais, le musée des arts décoratifs (abrité dans le château des ducs) bénéficie d'une attribution par le musée Guimet d'un lot de tissus et d'objets mis au jour par Albert Gayet à Antinoë lors de ses campagnes de fouilles particulièrement fructueuses de 1907-1908. En 1924, le musée du Louvre consent un dépôt d'environ 300 œuvres à ce musée. Parmi ces objets, certains proviennent de la première collection Cailliaud vendue en 1824 au Cabinet des médailles de la Bibliothèque du roi (future Bibliothèque nationale de France) et donnée par cet établissement au Louvre en 1907. Dans le dépôt du Louvre de 1924, se trouve également un beau lot de pièces provenant des fouilles françaises à Éléphantine et à Assiout. En 1962, la collection égyptienne du musée des arts décoratifs est transférée au musée Dobrée où elle rejoint d'autres collections archéologiques, dont le fond Cailliaud.

Lien externe

- Catégorie:Édifice nantais Dobrée Nantes
Sujets connexes
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