Saint-Germain-en-Laye

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Saint-Germain-en-Laye est une commune française, située à vingt kilomètres environ à l'ouest de Paris dans le département des Yvelines et la région Île-de-France. La ville de Saint-Germain-en-Laye a une histoire très ancienne et très riche, liée à la présence du château, qui fut la résidence des rois de France jusqu'à ce que Louis XIV décide de le quitter pour Versailles, et à la forêt, ancien domaine de chasse des rois. Elle est aujourd'hui le siège d'une
Saint-Germain-en-Laye

Saint-Germain-en-Laye est une commune française, située à vingt kilomètres environ à l'ouest de Paris dans le département des Yvelines et la région Île-de-France. La ville de Saint-Germain-en-Laye a une histoire très ancienne et très riche, liée à la présence du château, qui fut la résidence des rois de France jusqu'à ce que Louis XIV décide de le quitter pour Versailles, et à la forêt, ancien domaine de chasse des rois. Elle est aujourd'hui le siège d'une sous-préfecture des Yvelines et est devenue une ville résidentielle très recherchée, au caractère international marqué. Les habitants en sont les Saint-Germanois.

Géographie

La commune de Saint-Germain-en-Laye, située dans le nord-est des Yvelines, est, avec plus de 4 800 hectares, la plus vaste du département (la troisième d'Île-de-France après Fontainebleau et Paris). Elle occupe la majeure partie d'une boucle de la Seine en grande partie couverte par la forêt domaniale du même nom. Le site historique de la ville se trouve dans la partie sud-est de ce territoire, sur le rebord d'un plateau dominant la Seine de 60 mètres environ et d'où la vue s'étend sur une grande partie de l'ouest parisien. Les communes limitrophes en sont Maisons-Laffitte au nord-est, Le Mesnil-le-Roi à l'est, Le Pecq au sud-est, Mareil-Marly au sud, Fourqueux au sud-sud-ouest, Chambourcy, au sud-ouest, Poissy à l'ouest et Achères en couronne du nord-ouest au nord-nord-est. Le territoire communal s'étend sur un plateau limité de façon abrupte vers l'est, culminant à 90 mètres à l'emplacement du château. Le rebord du plateau, matérialisé partiellement par la Terrasse, correspond à la limite intercommunale séparant Saint-Germain du Pecq, située en contrebas en bord de Seine. Le plateau s'abaisse progressivement vers l'ouest à 50 à 60 mètres en limite de Poissy et vers le nord jusqu'à environ 25 mètres dans la plaine agricole d'Achères. Vers le sud, il est profondément entaillé par la vallée du ru de Buzot, empruntée partiellement par le RN 13 et franchie en viaduc par la ligne de grande ceinture, et remonte nettement en limite de Mareil-Marly et Fourqueux jusqu'à une altitude de 100 mètres environ à la colline d'Hennemont.

Hydrographie

On compte un seul cours d'eau dans le territoire communal, il s'agit du ru de Buzot, ruisseau affluent de la Seine de 9 km de long dont le cours orienté ouest-est traverse la partie sud de la commune. Ce ru est en grande partie canalisé et enterré. Le fond du vallon est emprunté par la déviation de la RN 13. La commune n'est pas directement riveraine de la Seine, mais dans sa partie nord nord-est, la limite communale s'approche très près du fleuve. La commune est séparée de ce dernier par une étroite bande rattachée à la commune d'Achères et parfois par d'anciennes îles rattachées administrativement aux communes de la rive droite (Conflans-Sainte-Honorine, Herblay, La Frette-sur-Seine). Quelques étendues d'eau, issues d'anciennes exploitations sablières, se trouvent dans le nord de la commune, dont l'étang du Corra.

Géologie

Le sous-sol de Saint-Germain-en-Laye, comme dans le reste de l'Île-de-France, est constitué d'un empilement de couches sédimentaires de l'ère tertiaire, quasi horizontales, couches entaillées par la vallée de la Seine et celle du ru de Buzot. Les couches affleurant à Saint-Germain-en-Laye, au niveau de la ville, sont de haut en bas Carte géologique de la France, feuille Versailles, 1/50 000, BRGM. :
- le calcaire de Saint-Ouen du Bartonien inférieur (Marinésien), environ cinq mètres d'épaisseur, affleurant dans le centre de la ville ainsi que vers l'ouest en limite de Poissy,
- les sables de Beauchamp du Bartonien inférieur (Auversien), présents surtout sous le centre ancien de la ville et la partie nord de la forêt sur environ huit mètres d'épaisseur,
- le calcaire grossier du Lutétien (environ 80 millions d'années) d'environ quinze mètres d'épaisseur Cette couche calcaire, qui correspond à la plateforme structurale du Vexin, a été exploitée autrefois comme pierre de tailleCe calcaire a servi notamment à la construction du mur de soutènement de la Terrasse. dans de nombreuses carrières, notamment dans les communes limitrophes de Poissy et du Mesnil-le-Roi (Carrières-sous-Bois),
- une couche d'argile (Yprésien inférieur) surmontant des marnes du Montien,
- la craie blanche à silex du Campanien (70 à 80 millions d'années, Crétacé). Cette couche très épaisse, qui constitue l'assise géologique du secteur, n'est affleurante qu'à la base du coteau (Le Pecq), largement recouverte par des alluvions modernes. L'assise de la forêt de Saint-Germain-en-Laye est formé principalement par des terrasses alluviales étagées formées au Quaternaire à l'intérieur d'un méandre de la Seine à la suite des variations du niveau de la Manche au cours des glaciations et déglaciations successives. Elles sont formées d'alluvions (sables et graviers) anciens au sud (terrasse supérieure), sauf vers l'ouest et le nord-ouest en limite de Poissy et Achères où ces alluvions disparaissent pour laisser affleurer les couches de calcaire sous-jacentes, et d'alluvions plus récentes au nord (terrasse inférieure).

Occupation du territoire

Le territoire de la commune est très majoritairement rural (73 %). L'espace rural correspond en quasi-totalité à l'espace couvert par la forêt de Saint-Germain-en-Laye. S'y ajoute au nord de la forêt, une partie du « parc agricole d'Achères » (qui appartient à la ville de Paris). L'espace urbain construit représente 19 % du total, soit 914 hectares. Il comprend les zones d'habitation, concentrées dans la partie sud de la commune, soit 340 ha (36 % de l'espace urbain construit), les divers équipements, soit 265 ha (20 %) , incluant notamment des surfaces occupée par la station d'épuration « Seine-Aval » du SIAAP (syndicat interdépartemental pour l’assainissement de l’agglomération parisienne), située dans l'extrême nord du territoire communal, les surfaces affectées au transport, 186 ha (14 %), incluant entre autres les installations ferroviaires de l'ancien triage et du dépôt de locomotives d'Achères, les zones d'activités, 95 ha (7 %), constituée majoritairement de bureaux. L'habitat occupe pratiquement tout l'espace situé entre la forêt et la limite sud de la commune. Il comprend d'une part le noyau historique dense qui s'est progressivement étendu à partir du château jusqu'au bord de la vallée du ru de Buzot. Celle-ci a été urbanisé plus récemment notamment depuis la Seconde Guerre mondiale par de grands immeubles collectifs, puis par des lotissements pavillonnaires. La zone urbanisée rejoint celles du Pecq, de Mareil-Marly et de Fourqueux sans discontinuité. On note également quelques cités isolées dans le nord de la commune, la cité du Grand-Cormier dans un triangle ferroviaire au milieu de la forêt, la cité de la Garenne en face de Conflans-Sainte-Honorine et la cité de Fromainville (au nord de Maisons-Laffitte) qui héberge du personnel de la station d'épuration.

Voies de communication

La commune est desservie principalement par deux routes nationales, la RN 13, orientée est-ouest, empruntant une déviation à quatre voies au sud de la ville, qui la relie à Paris d'une part et à Mantes-la-Jolie d'autre part, et la RN 184 oriente nord-sud qui relie Saint-Germain à Conflans-Sainte-Honorine et à Cergy-Pontoise en traversant la forêt dans son axe nord-sud. Ces deux axes se croisent par un carrefour dénivelé au Bel-Air. Les autoroutes les plus proches (A 13 et A 14) sont accessibles par l'échangeur d'Orgeval situé à huit kilomètres environ à l'ouest de la ville. À noter que l'A 14 traverse la commune de Saint-Germain en totalité en souterrain, dans la forêt au nord de l'agglomération, l'échangeur initialement prévu dans la forêt ayant été supprimé sur décision du président François Mitterrand. Le tracé retenu pour le bouclage de la Francilienne à l'ouest Paris écorne légèrement le territoire communal dans sa lisière nord mais évite la traversée de la forêt. Le tracé retenu est indiqué en vert.. Plusieurs routes départementales relient Saint-Germain-en-Laye aux communes voisines. Ce sont :
- la RD 308 qui relie Maisons-Laffitte à Poissy en traversant la forêt dans dans le sens est-ouest et qui croise la RN 184 à la croix de Noailles,
- RD 157 qui la relie au Mesnil-le-Roi et Maisons-Laffitte vers le nord-est,
- la RD 190, traversant le centre-ville, qui la relie au Pecq vers l'ouest et à Poissy vers l'est,
- la RD 98 qui la relie à Saint-Nom-la-Bretèche et Les Clayes-sous-Bois vers le sud. Certaines de ces routes départementales sont exclusivement saint-germanoises : c'est le cas de la RD 284 qui relie le carrefour des Loges (RN 184 au nord) à l'échangeur avec la RN 13 au sud de la commune et de la RD 99 qui relie cet échangeur avec la RN 13 à l'entrée de Mareil-Marly. La gare de Saint-Germain - Grande-Ceinture La gare d'Achères-Grand Cormier Les communications ferroviaires avec Paris sont assurées par le RER A dont la gare de Saint-Germain-en-Laye est le terminus ouest. C'est la plus ancienne ligne de chemin de fer ouverte aux voyageurs en France. Depuis peu, les gares de Saint-Germain Grande-Ceinture et Saint-Germain - Bel Air - Fourqueux ont été rouvertes à l'occasion de la remise en service d'un tronçon de la ligne de Grande Ceinture. Il est envisagé de rétablir la liaison ferroviaire entre les deux gares, assurée pendant un temps par des navettes électriques. La commune est également traversée d'est en ouest, au milieu de la forêt, par la ligne Paris-Rouen qui dessert la gare voyageurs d'Achères - Grand Cormier ainsi que le dépôt d'Achères et les faisceaux de l'ancien triage d'Achères. Cette ligne compte deux embranchements, l'un vers le nord en direction de Pontoise et Cergy, l'autre vers le sud en direction de la gare de Poissy-Grande-Ceinture, désaffectée depuis 1936. Parmi ces différentes infrastructures terrestres, plusieurs sont classées au regard de la pollution sonore des infrastructures de transports terrestres. C'est notamment le cas de l'autoroute A14 (classée en catégorie 1, la plus élevée, mais l'impact réel est relativement limité pour les riverains, cette autoroute étant souterraine dans la plus grande partie de son trajet dans la commune), des routes nationale N184 et N13 (catégorie 2) ainsi que de la ligne ferroviaire Paris-Rouen (catégorie 1). La RN13 est isolée par des murs antibruit continus dans le vallon du ru de Buzot.

Climat

Saint-Germain-en-Laye jouit comme toute l'Île-de-France d'un climat océanique dégradé. La température moyenne annuelle est de 10, 7° C. Les mois les plus froids sont décembre et janvier avec 0 à 5° C et les plus chauds, juillet et août avec 20 à 25° C (moyenne journalière). La moyenne des précipitations annuelles est de 695 millimètres. La ville a de tout temps été réputée pour son microclimat lié à son site bien exposé, dominant la vallée de la Seine, à proximité de la forêt et abrité des vents d'ouest. Cela lui a valu son surnom de « Montagne du bon air » et son statut de résidence de villégiature.

Héraldique

Histoire

Étymologie

Selon Bernard NabonneBernard Nabonne, Les grandes heures de Saint-Germain-en-Laye, éd. SFELT, Paris, 1950., le nom de nom de Saint-Germain-en-Laye peut se comprendre comme « Saint-Germain-dans-la-forêt ». L'origine de « Laye » est controversée : des diverses acceptions, la plus communément admise est celle du mot « laie » qui désigne un « chemin de terre percé dans une forêt » ou, en vieux français, lay, « réserve dans une forêt ». Ce terme dériverait du francique laida ayant le même sensOscar Bloch et Walther von Wartburg, Dictionnaire étymologique de la langue française, PUF, 1932, . « Saint-Germain » tient son origine de la construction, par le roi de France Robert II le Pieux (972-1031), d'un monastère dédié à saint Germain, probablement saint Germain de Paris, fondateur de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés.

Des origines au Moyen Âge

L'allée couverte de Conflans Peu de vestiges archéologiques ont été retrouvés dans le territoire de la commune, longtemps occupé par la vaste forêt d'Yveline. Néanmoins on peut voir, reconstituées dans les fossés du château, des sépultures néolithiques découvertes dans les environs, dont l'allée couverte venant de la commune limitrophe de Conflans-Sainte-Honorine. Au VIIe siècle, les Francs s'installent dans le vallon du ru de Buzot, où apparaît le domaine de Feuillancourt. Saint Érembert, futur évêque de Toulouse, né à Feuillancourt (
Filiacum Curtis), participe à la christianisation de la région. Les premiers hameaux se forment à Saint-Léger et Feuillancourt, site confirmé par la découverte en 1925 d'un cimetière mérovingien. Selon la tradition hagiographique, saint Érembert mit fin, miraculeusement, à un incendie en dressant sa houlette devant les flammes. La Sainte-Chapelle de saint Louis Au XIe siècle, le roi Robert le Pieux fonde un petit monastère, dédié à saint Germain, sur le rebord du plateau, avec une église abbatiale consacrée à saint Vincent. Ce monastère est rattaché à l'abbaye bénédictine Notre-Dame de Coulombs (près de Nogent-le-Roi). Vers 1124, le roi Louis VI le Gros (1081-1137), qui veut imposer son autorité aux seigneurs de l'Île-de-France, fait construire le premier château fort sur l'emplacement du château actuel, face au prieuré Saint-Germain. Le village commence à se développer au XIIe siècle, sous la tutelle du seigneur local qui est le prieur du monastère. Le premier maire est nommé par le prieur vers 1130. En 1223, le roi Philippe-Auguste fait construire une première chapelle dédiée à Notre-Dame. Blanche de Castille, qui gouverne comme régente de 1226 à 1236, fait aménager la route entre Saint-Germain et Poissy à travers la forêt. Saint Louis agrandit le château et fait construire la Sainte Chapelle achevée en 1238. Cet édifice encore visible actuellement est parfois attribuée, sans preuve, à l'architecte Pierre de Montreuil, auteur de la Sainte-Chapelle de Paris. En 1286, sous Philippe IV Le Bel, le village devient une prévôté, premier degré de la justice royale. Pendant la guerre de Cent Ans, 1e 15 août 1346, le « Prince Noir », fils du roi d'Angleterre Édouard III qui occupe alors Poissy, incendie le château de Saint-Germain-en-Laye qui est détruit à l'exception de la Sainte ChapelleBernard Nabonne, op. cit., p. 16.. Vingt ans plus tard, sous Charles V, il sera reconstruit et transformé en forteresse par l'architecte Raymond du Temple. De 1417 à 1440, le château est occupé par les Anglais. Plan général de Saint-Germain-en-Laye au XVIIe siècle, par Georges Boissaye du Bocage (Gallica) Le Château Neuf en 1637, par Auguste Alexandre Guillaumot (Gallica)

De la Renaissance au XVIII siècle

Le Château-Vieux vers 1682 Avec François Ier, qui épouse Claude de France dans la chapelle le 18 mai 1514, le château de Saint-Germain-en-laye devient la résidence favorite du roi. En 1539, il confie à l'architecte Pierre Chambiges la transformation du château et sa reconstruction dans le style Renaissance tel qu'on le connaît actuellement depuis sa restauration au XIX siècle. Pierre Chambiges édifie également le château de la Muette dans la forêt. Le village, encore très rural, profite du développement du commerce lié à la cour et s'agrandit et atteint environ 3500 habitants. Henri II, né à Saint-Germain-en-Laye, devient roi en 1547. C'est cette même année que se situe l'épisode du coup de Jarnac au cours d'un duel qui se déroule sur l’esplanade du château, le 10 juillet 1547. Le nouveau roi entreprend la construction du « château neuf », dont il charge l'architecte Philibert de l'Orme. les travaux sont commencés en 1559, mais la construction ne sera terminée que sous le règne d'Henri IV, vers 1600. Le roi Louis XIII passe son enfance au Château-Vieux de Saint-Germain. Plus tard, c'est au cours d'une partie de chasse, le 23 septembre 1617, qu'il découvre le site de Versailles où il se fait construire rapidement un rendez-vous de chasse. Le dimanche 5 septembre 1638, c'est la naissance très attendue de Louis Dieudonné, futur Louis XIV. Louis XIII s'éteint au Château-Vieux le 14 mai 1643. Lors de la Fronde, dans la nuit du 5 au 6 janvier 1649, la reine-mère, Anne d'Autriche, régente et le jeune Louis XIV qui n'a que onze ans se réfugient précipitamment au Château-Vieux de Saint-Germain. Cet épisode a sans doute marqué Louis XIV et probablement influencé dans sa décision de transférer la Cour à Versailles. Le roi Jacques II d'Angleterre, par Sir Godfrey Kneller De 1661 à 1682, le roi Louis XIV passe une partie importante de son temps à Saint-Germain-en-Laye. Il fait aménager par Le Notre des jardins à la française et la Grande Terrasse entre 1663 et 1680. Il fit également remodeler ses appartements dans le Château-Vieux par Le Brun et Le Vau. En 1680 commencent les travaux d'agrandissement du château, menés par Jules Hardouin-Mansart, par la construction de cinq pavillons d'angle qui lui donnent selon certains historiens un « aspect bizarre et déplaisantGeorges Lacour-Gayet, Le château de saint-Germain-en-Laye, Calmann-Lévy, 1935, p. 119 ». Le bourg se développe à cette époque et sa population atteint 12000 habitants en 1680Fronçois Boulet, op. cit. p. 95.. Madame de Montespan y fait construire l'« hôpital général royal » ainsi que le couvent des Ursulines. Les nobles font bâtir de nombreux hôtels particuliers dont beaucoup existent encore de nos jours. Le 20 avril 1682, avant même que les travaux d'agrandissement du château de Saint-Germain soient terminés, la Cour part définitivement pour Versailles. Saint-Germain-en-Laye connaît alors une phase de déclin prolongé malgré le séjour du roi d'Angleterre Jacques II qui vit en exil au château de 1689 à 1701.

XVIII siècle

Au XVIII siècle, les ducs de Noailles tiennent le haut du pavé à Saint-Germain-en-Laye. Leur demeure, l'hôtel de Noailles, œuvre de Jules Hardouin-Mansart, avec son parc de 42 hectares, est somptueux. De 1701 à 1793, successivement, Annes-Jules, puis Adrien-Morice, son fils et Louis, duc d'Ayen son petit-fils, sont gouverneurs de Saint-Germain
Saint-Germain-en-Laye, ville royale in Connaissance de Paris et de la France, mars/avril 1971. . En 1777, le roi Louis XVI fait don du Château-Neuf, en mauvais état, à son frère Charles, comte d'Artois, le futur Charles X. Celui-ci le fait démolir. En mars 1787, un édit de Louis XV crée les municipalités, dirigées par un syndic. L'élection de Paris est scindée en deux départements ayant pour chefs-lieux Corbeil et Saint-Germain-en-Laye, qui est aussi le siège d'un arrondissementL'arrondissement de Saint-Germain-en-Laye, Préfecture des Yvelines, août 1977.. En janvier 1790, c'est la création des 83 départements. Versailles, qui offre l'avantage de disposer de vastes bâtiments inoccupés, est choisie comme chef-lieu de la Seine-et-Oise nouvellement créée. Malgré les prétentions de la municipalité qui se prévaut de la longue tradition de ville royale de la ville, Saint-Germain n'est plus que le chef-lieu d'un « district » composé de sept cantons et 265 communes et le siège d'un tribunal de première instance (loi du 26 février 1791). Les districts sont supprimés en 1795 et lors de la création des arrondissements (loi du 28 pluviôse an VIII), Saint-Germain est ramenée au rôle d'un chef-lieu de canton, ce qu'elle restera jusqu'en 1962. En février 1790, le premier maire, Georges Laurent Caillet, est élu avec 599 voix sur 891 votants. Le onze brumaire an II (1 novembre 1793), un décret de la Convention rebaptise la ville « Montagne du Bon Air » ; Le 18 nivôse an II (7 janvier 1794), la commune de Saint-Léger-en-Laye, qui s'étend dans la vallée du ru de Buzot, au sud de la ville, est supprimée et réunie à celle de Saint-Germain-en-Laye. Sous la Révolution, la ville connaît un net déclin démographique, perdant un tiers de sa population, tant du fait d'un solde naturel négatif que du départ de nombreux habitantsFrançois Boulet, op. cit. p. 134.. Au recensement de 1800 la ville ne compte plus que 8954 habitants.

XIX siècle

Sous l'Empire, le Château-Vieux accueille l'« école spéciale militaire de cavalerie » qui est ouverte le 15 octobre 1809 et fusionnée en 1914 avec l'école spéciale militaire de Saint-Cyr. En 1811, c'est la création de la Maison d'éducation de la Légion d'honneur des Loges voulue par Napoléon. La gare vers 1900 La ville est occupée en 1814 et 1815 par les troupes alliées (russes, prussiennes et britanniques) qui ont vaincu Napoléon. Elle est soumise à des réquisitions et des contributions de guerre et doit loger près de dix mille soldats. Le 24 août 1837, première circulation sur la ligne de chemin de fer Paris - Saint-Germain qui est en fait limitée au débarcadère du Pecq près du pont sur la Seine. Son prolongement jusqu'à Saint-Germain-en-Laye n'est réalisé qu'en avril 1847  Pour vaincre la dénivellation entre Le Pecq et Saint-Germain, qui impose une rampe atteignant de 35 mm/m, on fait appel au chemin de fer atmosphérique. Le vide est fait dans un tube dans lequel se déplace un piston solidaire du wagon directeur, ce qui permet littéralement d'aspirer le train en haut de la côte. La descente se fait par gravité. L'implantation de la gare sur la place du château bouleverse le jardin créé par Le Notre
La ligne Paris - Saint-Germain dans le réseau de l'Ouest parisien, Actes du colloque tenu le 1 avril 2006, Bulletin des Amis du Vieux Saint-Germain, N° 43.. De 1836 à 1855, le château est transformé en pénitencier militaire. Le 8 mars 1862 un décret impérial acte la création dans le château d'un « Musée des antiquités celtiques et gallo-romaines » (renommé plus tard « Musée des antiquités nationales », puis récemment « Musée d'archéologie nationale »). A cet effet, le château est classé monument historique le 8 avril 1863 et les premiers travaux de rénovation sont engagés par l’architecte Eugène Millet, élève de Viollet-le-Duc. Les premières salles du musée sont inaugurées par Napoléon III le 18 mai 1867. La restauration entreprise par Millet, outre une profonde restructuration des espaces intérieurs, restitue le château dans son état Renaissance, en détruisant les pavillons ajoutés par Mansart à la fin du XVII siècle. Les travaux ne s'achèvent qu'au début du XX siècle. Lors de la guerre franco-allemande de 1870, la ville de Saint-Germain-en-Laye est occupée par l'armée prussienne durant 175 jours, du 20 septembre 1870 au 12 mars 1871. La ville et la population sont à nouveau soumises à de lourde réquisitions. Saint-Germain a son martyr : le facteur Armand Brare, pris par les Prussiens alors qu'il transportait des dépêches à travers leurs lignes, supplicié à coups de fouet dans la forêt de Saint-Germain, incarcéré à Versailles, il s'évade et est fusillé en février 1971 alors qu'il traversait la Seine à la nageJacques Barreau, Chroniques des Yvelines, p. 19.. Statue de Thiers En 1871, lors de la Commune de Paris, de nombreux Parisiens viennent se réfugier à Saint-Germain dont la population augmente sensiblement. En 1877, Adolphe Thiers, premier président de la Troisième République, dont la santé déclinait et qui avait l'habitude de fréquenter Saint-Germain-en-Laye, s'installe à l'hôtel du Pavillon Henri IV le 22 août pour se reposer. Son état de santé s'aggrave brusquement le 3 septembre et il meurt le jour même. Une statue de Thiers est érigée en 1880 sur la place du château. Elle sera détruite en 1941. Le 16 mai 1890, la ligne du tramway Paris - Saint-Germain (PSG) est mise en service. Cette ligne de 18, 7 kilomètres, à traction à vapeur, relie le château à la place de l'Étoile via Rueil-Malmaison et le pont de Neuilly en 1 h 30 environ. La ligne est électrifiée en 1912, avant d'être incorporée en 1921 dans le réseau des STCRP (Société des transports en commun de la région parisienne) dont elle devient la ligne n° 58. Ce tramway sera finalement remplacé par des autobus à partir du 21 janvier 1935Claude Wagner, Les petits trains et les tramways des Yvelines et de l'Ouest parisien du XIXe siècle au années 2000, éditions du Valhermeil, 1997, . En 1896 une nouvelle ligne de tramway relie Saint-Germain à Poissy (5, 7 km), ligne transférée en 1911 à la Compagnie des chemins de fer de grande banlieue (CGB), puis affermée en 1927 à la SRCRP. Cédée à la Société des chemins de fer économiques le 1er janvier 1933, la ligne est finalement fermée à l'exploitation le 31 décembre de la même année.

XX siècle

En 1904 est fondé le Stade Saint-Germain, club omnisports dont la section football sera à l'origine en 1970 du Paris Saint-Germain Football Club. Le 1er janvier 1912, est mise en service la ligne de la CGB entre Saint-Germain et Meulan. Cette ligne à écartement de 1, 44 m a fonctionné jusqu'au 30 juin 1948. Les défenses du camp retranché de Paris en 1914 (carte postale ancienne allemande) Le monument aux morts) Pendant la Première Guerre mondiale, Saint-Germain-en-Laye, bien qu'incluse dans le périmètre du camp retranché de Paris, n'est pas affectée directement par les combats. Quelques bombes, lancées par des Zeppelins, visant le viaduc de la ligne de Grande ceinture tombent sans provoquer de victimes. Dès 1914, des trains militaires venant directement du front sont reçus en gare de Saint-Germain-Grande-Ceinture. En 1917, la gare de triage d'Achères est agrandie pour recevoir les trains de permissionnaires ou de blessésJacques Barreau, Forêt domaniale Saint-Germain-en-Laye, p. 109.. La ville est très affectée par la guerre comme la plupart de communes françaises. Elle perd 720 soldats dont les noms sont inscrits sur le monument aux morts, soit 3, 9 % de sa population de 1914François Boulet, op. cit. p. 245. Le monument aux morts, œuvre de l'architecte saint-germanois Jacques Carlu, est inauguré le 24 septembre 1922. Financé grâce à une souscription publique, il remplace un premier cénotaphe érigé en 1919. Le 10 septembre 1919, le Traité de Saint-Germain (pendant du traité de Versailles avec l'Allemagne) est signé dans une salle du château. Ce traité établit la paix entre les alliés et l'Autriche et consacre l'effondrement de la monarchie austro-hongroise. Dans l'Entre-deux-Guerres, de 1923 à 1936, Saint-Germain-en-Laye accueille la course automobile et motocycliste du « Bol d'or » sur le circuit des Loges, en forêt. En 1926, un accident provoque deux morts. L'année suivante l'épreuve est transférée à Fontainebleau avant de revenir en 1928 sur le circuit dit de la ville. Dans les années 1930, la ville est frappée par la crise économique, le nombre de chômeurs s'accroît sensiblement passant d'une centaine à 500 environ en 1932FRançois Boulet, op. it., p.270.. Cette crise se produit dans un contexte de crise démographique. Le solde naturel est négatif pendant la première moitié du XXe siècle et la population stagne, autour de 20/22 000 habitants de 1920 à 1940. Blockhaus allemand près du château Lors de la Seconde Guerre mondiale, la ville est à nouveau occupée par l'armée allemande du 14 juin 1940 au 25 août 1944. Au début du mois de juin 1940, c'est l'exode qui vide littéralement la ville : le 15 juin il ne restait plus que 5000 habitantsFrançois Boulet, Leçon d'histoire de France, Saint-Germain-en-Laye, des antiquités nationales à une ville internationale, Les Presses franciliennes, 2006, p. 285.. Cependant la plupart des fuyards reviennent au cours de l'été. L'état-major du Grand Quartier général allemand pour la Zone Occupée s'installe au Pavillon Henri IV tandis que de nombreux autres services de l'armée d'occupation s'installent en ville. Mission confiée à son état-major par le colonel général von Rundstedt : préparer l'opération Seeloewe, c'est-à-dire le débarquement allemand en Grande-Bretagne. Saint-Germain-en-Laye devient ensuite le siège de l'Ob West, commandement des forces allemandes de la Norvège à Biarritz. De nombreux bunkers sont construits à partir de 1943 par des ouvriers réquisitionnés pour l'Organisation Todt. En mai et juin 1944, la commune subit de nombreux bombardements alliés qui préparent le débarquement en Normandie. Sont particulièrement visées les infrastructures de transport, le pont du Pecq, tout proche, le viaduc Saint-Léger sur la grande Ceinture, la gare de Saint-Germain-Grande-Ceinture et surtout les installations du triage d'Achères dans la forêt En mai 1954, le Grand quartier général des forces américaines en Europe (
United States European Command, USEUCOM) s'installe au Camp des Loges. A cette occasion, un ensemble de 261 logements appelé « village SHAPE » est construit dans le domaine du château d'Hennemont par l'architecte Prix de Rome Jean DubuissonJoseph Abram, L'architecture moderne en France, du chaos à la croissance, t. 2, éd. Picard, 1999. Le grand quartier général quitte Saint-Germain le 5 février 1967 lorsque le général De Gaulle décide de quitter l'organisation intégrée de l'OTANJacques Barreau, op. cit., p. 100.. Dans les années 1950, la route nationale 13 reliant Paris à la Normandie, qui traversait le centre ville, est déviée par le sud dans le vallon du ru de Buzot. Cette déviation, qui soulève beaucoup de critiques car elle est accusée de couper la ville en deux, est achevée en 1959. Le 7 novembre 1962 est créé l'arrondissement de Saint-Germain-en-Laye qui regroupe 45 communes pour 341 km², soit environ 15 % de la superficie du département et 528 000 habitants (1999), soit 42 % de sa population. Dans les années 1960, le musée des Antiquité nationales est totalement rénové à l'initiative d'André Malraux, ministre de la culture. Le 25 mars 1965, Malraux fait visiter les nouvelles salles au général de Gaulle au cours d'une visite privée, mais la rénovation complète ne sera achevée qu'en 1984. Le 1er octobre 1972, c'est la mise en service du RER qui relie directement Saint-Germain-en-Laye au centre de Paris et au delà à la banlieue sud-est en court-circuitant la gare Saint-Lazare, et en même temps donne un accès direct et rapide, moins de vingt minutes, au pôle d'emplois de La Défense. Ce nouveau service induit une forte augmentation du trafic au cours des années suivantes ainsi que le début d'une mutation sociologique de la ville, assortie d'une augmentation des prix de l'immobilier. L'autoroute A14, inaugurée le 6 novembre 1996, traverse la commune en souterrain grâce à un tunnel long de 2810 mètres passant sous la Terrasse et la forêt. Ce tracé, qui respecte l'environnement naturel et culturel, est le résultat d'un long combat du maire, Michel Péricard, qui convainc le président de la république, François Mitterrand. Celui-ci décide à l'occasion d'un déplacement sur les lieux le 2 mai 1990 de supprimer l'échangeur prévu initialement dans la forêt, et en juillet 1993, le tracé est abaissé pour éloigner de la Terrasse le débouché du tunnel. Le 4 août 2007, un accident de manège à la Fête des Loges, faisant deux morts et deux blessés graves, endeuille la communeDépèche AFP du samedi 4 août 2007.

Économie

Saint-Germain-en-Laye est l'une des villes les plus riches de France. Avec un revenu revenu annuel médian par unité de consommationSystème de pondération attribuant un coefficient à chaque membre du ménage de euros en 2004, elle se place au 124 rang des communes de plus de 1000 habitants, devant Versailles (131).

Activités et emploi

Saint-Germain-en-Laye est un pôle d'emploi important avec près de 19 000 emplois en 1999 pour une population de 38 000 habitants, soit un emploi pour deux habitants. C'est un pôle tertiaire consacré au commerce, à l'éducation et à l'administration. Le secteur tertiaire représente près de 94 % des emplois, soit 17 890 sur 18 885 (chiffre 1999). Les principales activités pourvoyeuses d'emplois sont les services aux entreprises et aux particuliers (20, 7 %), l'administration (17, 4 %), la santé (17, 2 %), l'éducation (16 %) et le commerce (12, 9 %) Insee. Le taux de chômage était de 7, 4 % en 2005 L'Internaute (Source de l'INSEE), un chiffre légèrement supérieur à la moyenne des Yvelines ( 7, 1 %), mais inférieur à la moyenne nationale (8, 6 %).

Commerce

Entrée des galeries Saint-Germain, rue de la Salle Saint-Germain-en-Laye est considéré comme le « plus grand centre commercial à ciel ouvert de l’ouest parisien » avec plus de 800 commerces implantés surtout en centre-ville. Il n'existe pas dans la commune de grand centre commercial, ni d'hypermarché. On note toutefois la présence en centre ville d'un Monoprix et d'une galerie commerçante couverte, les « Galeries Saint-Germain », ouverte en 1987 non loin du château. Situé au centre d'une zone de chalandise de 300 000 personnes à pouvoir d'achat élevé, ce commerce attire de nombreux clients des communes voisines. L'accès au centre ville est facilité par la présence de la station RER en plein centre, en revanche l'accès routier est rendu plus difficile par l'exiguïté des rues et l'insuffisance des parcs de stationnement. Ce commerce est en concurrence avec des centres commerciaux extérieurs, notamment la zone commerciale d'Orgeval le long de la route nationale 13 et Parly 2 au Chesnay. Le projet d'un important centre commercial dénommé « Les Terrasses de Poncy » qui serait implanté dans la commune de Poissy, au carrefour des autoroutes A13, A14, et de la future A104, soulève quelques inquiétudes et l'opposition du conseil municipal de Saint-Germain-en-Laye.

Principales entreprises

Saint-Germain-en-Laye abrite, entre autres, le siège de Ford-France, celui de la filiale française du groupe Bose, et celui de Pall France. La société Ford-France s'est installée en juillet 2002 dans le château Saint-Léger (transformé en 1991 par l'architecte Dominique Perrault), ancien siège de l'Irsid, rue de la Croix-de-Fer, avant de fusionner avec Volvo-France et Land-Rover-France au sein de FMC Automobiles SAS. La ville accueille également de service de la documentation nationale du cadastre. Ce service, qui emploie plus de deux cents salariés, assure la mise à jour des plans cadastraux, leur impression et leur numérisation
Le Journal de Saint-Germain n° 517, novembre 2007, p. 20.. L'usine Seine-Aval, exploitée par le Syndicat interdépartemental pour l’assainissement de l’agglomération parisienne (SIAAP), occupe 350 hectares dans le nord de la boucle de Saint-Germain-en-Laye, en majorité dans le territoire de la commune. Mise en service en 1940, c'est la plus grande station d'épuration d'Île-de-France. Une importante unité de dénitrification a été mise en service en 2007 . Un débat public a été ouvert au cours du dernier trimestre de 2007 dans le cadre d'un projet de refonte globale de la station destiné à la mettre en conformité avec la Directive européenne cadre sur l’eau.

Saint-Germain-en-Laye, ville de garnison

Historiquement, Saint-Germain-en-Laye a été une importante ville de garnison et elle compte actuellement plus de 600 militaires. Au Camp des Loges, elle héberge notamment l’état-major du commandement militaire de la Région Terre Île-de-France, la direction régionale du Génie et le 526e bataillon du train. S'y trouve aussi depuis 1966 au quartier Goupil, le centre d'instruction du régiment de cavalerie de la Garde républicaine.

Administration

Le centre administratif, rue Léon Désoyer Le conseil municipal comprend trente-neuf membres, dont le maire et onze adjoints au maire, proportionnellement au nombre d'habitants. La municipalité siège dans l'hôtel de ville installé dans l'hôtel de La Rochefoucauld, rue de Pontoise, depuis 1842. Un centre administratif, créé en 1996 rue Léon-Desoyer, regroupe l'ensemble des services administratifs. Une mairie-annexe est installée dans le quartier du Bel-Air, sur la dalle du centre commercial du Bel-Air. Six comités consultatifs, appelés « conseils de quartier » ont été mis en place en 1977 pour resserrer les liens avec la population. Les quartiers sont découpés ainsi : 1 - Centre-ville et quartiers forestiers, 2 - Bergette/Debussy, 3 - Pontel/Schnapper/Sous-préfecture, 4 - Coteaux du Bel-Air/Maison-Verte, 5 - Hennemont, 6 - Alsace/Péreire. La commune de Saint-Germain-en-Laye, qui appartient à l'aire urbaine de Paris, ne fait partie d'aucune communauté de commune. Elle participe toutefois à différents syndicats de communes, tels le SIDRU (traitement des déchets, qui sous-traite leurs incinération à l'usine Azalys de Carrières-sous-Poissy, exploité par Novergie, groupe Suez), le SIVOM (syndicat intercommunal à vocation multiple, qui regroupe 38 communes) ou le SMERGC (syndicat mixte d’études pour la réouverture de la Grande Ceinture). La ville est depuis 1962 le siège d'une sous-préfecture (dont les services sont logés rue du Panorama), d'abord de Seine-et-Oise, puis depuis 1968 des Yvelines. L'arrondissement de Saint-Germain-en-Laye comprend 45 communes, soit 15 % de la superficie des Yvelines, et représentait, au recensement de 1990, avec 528 320 habitants, 40 % de la population du département. C'est l'un des plus gros arrondissements de France, plus peuplé en 1980 que 52 départements françaisFrançois Boulet, op. cit. p.414.. La ville est également le chef-lieu de deux cantons :
- le canton de Saint-Germain-en-Laye-Nord (36 915 habitants), formé d'une partie de Saint-Germain-en-Laye (quartiers nord) et la commune d'Achères,
- le canton de Saint-Germain-en-Laye-Sud (26 400 habitants), formé d'une partie de Saint-Germain-en-Laye (quartiers sud) et des communes d'Aigremont et Chambourcy. La commune fait partie de la sixième circonscription des Yvelines, dont le député est, depuis 1999, Pierre Morange (UMP). Pierre Morange, qui a succédé dans cette fonction à Michel Péricard, est par ailleurs maire de Chambourcy depuis 1995.

Tendances politiques

Saint-Germain-en-Laye est une ville qui a une longue tradition politique bien ancrée à droite. Le maire Emmanuel Lamy (UMP) a succédé à Michel Péricard (RPR) en 1991, au décès de ce dernier, puis il a été élu pour la première fois comme tête de liste en 2001. À l’élection présidentielle de 2002, le premier tour a vu arriver en tête Jacques Chirac avec 27, 7 %, suivi de Lionel Jospin avec 13, 3 %, Jean-Marie Le Pen avec 11, 6 %, puis François Bayrou avec 11, 5 %, Jean-Pierre Chevènement avec 6, 8 %, Alain Madelin avec 6, 7 %, Noël Mamère avec 4, 8 %, aucun autre candidat ne dépassant le seuil des 4 %. Au second tour, les électeurs ont voté à 87, 9 % pour Jacques Chirac contre 12, 1 % pour Jean-Marie Le Pen avec un taux d’abstention de 18, 6 %, résultat plus contrasté qu'au niveau national (respectivement 82, 21 % et 17, 79 % ; abstention 20, 29%). Au référendum sur le traité constitutionnel pour l’Europe du , les Saint-Germanois ont très nettement approuvé la Constitution européenne, avec une majorité de 71, 32 % de oui contre 28, 68 % de non et un taux d’abstention de 27, 57 % (France entière : non à 54, 67 % ; oui à 45, 33 %). Ces chiffres amplifient la tendance départementale des Yvelines (oui à 59, 53 % ; non à 40, 47 %) et celle de la région Île-de-France (oui 53, 99 % ; non 46, 01 %). À l’élection présidentielle de 2007, le premier tour a vu Nicolas Sarkozy arriver en tête avec 45, 93 %, suivi par François Bayrou avec 22, 80 %, Ségolène Royal avec 18, 29 % et Jean-Marie Le Pen avec 6, 00 %, aucun autre candidat ne dépassant le seuil des 2 %. Le second tour a vu Nicolas Sarkozy arriver en tête à une très large majorité de 66, 95 % contre 33, 05 % pour Ségolène Royal (résultat national : respectivement 53, 06 et 46, 94 %).

Les maires de Saint-Germain-en-Laye

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Fiscalité et budget municipal

La part communale des trois principale taxes locales est relativement modérée (à peine plus élevée qu'à Versailles) avec les taux suivants en 2006 : 11, 68 % pour la taxe d'habitation, 9, 5 % pour la taxe foncière sur les propriétés bâties et 10, 35 % pour la taxe professionnelle. La part départementale s'élève respectivement à 4, 8 %, 4, 6 % et 4, 53 %. La taxe professionnelle, acquittée par les entreprises, représente 27 % du produit total des quatre taxes locales. La ville est la 30 de France, et la deuxième des Yvelines après Versailles, pour le nombre d'assujettis à l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF), qui s'élève à 1609 déclarant un patrimoine moyen de euros. Rapporté à la population totale, le taux d'assujettis à l'ISF est de 42, 2 pour 1000 habitants, ce qui classe Saint-Germain-en-Laye au quatrième rang, derrière Neuilly-sur-Seine, Saint-Cloud et Versailles, des villes les plus riches de France au regard de l'ISF. En 2006, le budget de fonctionnement dégageait un excédent de euros pour des charges totales se montant à euros (soit 1376 euros par habitant). Les dépenses d'investissement s'élevaient à euros et la capacité d'autofinancement à euros.

Logement

Au recensement de 1999, la ville comptait logements dont résidences principales, soit 87, 7 %. Le solde est constitué essentiellement de logements vacants (10, 3 %), taux supérieur à la moyenne régionale (8, 1 %), la part des résidences secondaires étant infime (0, 6 %). Près des deux-tiers (64, 9 %) du parc immobilier datent des années 1949-1989, taux un peu supérieur à la moyenne régionale (57, 2 %). Cela reflète le fort développement de la ville dans les années 1960-1980. En revanche, les constructions récentes (de 1990 à 1999) sont moins présentes que dans la moyenne régionale. En 1999, 3, 2 % des résidences principales dataient de 1990 ou après contre 9, 1 % en Île-de-France, démontrant un fléchissement des constructions depuis 1990. Les maisons individuelles représentaient seulement 17, 1 % contre 82, 9 % pour les appartements, répartition sensiblement différente de la moyenne régionale (26, 9 % et 73, 1 % respectivement), reflétant une forte densification urbaine. Les habitations se caractérisent par leur surface importante : les logements de quatre pièces et plus dominent (44, 6 %). Suivent les logements de trois pièces (25, 8 %), puis 2 pièces (18, 6 %). Les petits logements restent assez minoritaires (studios : 11, 6 %). Cette structure a peu évolué entre 1990 et 1999, avec toutefois une légère augmentation (+3;3 %) des logements de 4 pièces et plus, principalement au détriment des 3 pièces (- 4, 6 %). 39, 3 % seulement des habitants sont propriétaires de leur logement, contre 54, 7 % qui ne sont que locataires (respectivement 44, 3 % et 51, 1 % dans la région). Avec logements HLM, soit 18 % du parc en 1999 (contre 23, 4 % en moyenne régionale), la ville est un peu en dessous du seuil de 20 % de logements sociaux imposé par la loi n° 2000-1208 du 13 décembre 2000 relative à la solidarité et au renouvellement urbains. La plupart des logements sociaux résultent de l'urbanisation dans les années 1960 du plateau du Bel-Air qui fut l'objet d'une ZUP (zone à urbaniser en priorité). Le prix de l'immobilier à Saint-Germain-en-Laye est parmi les plus élevés de France, au 71e rang des villes les plus chères. Malgré un ralentissement de la hausse des prix constaté depuis 2006, le prix moyen atteint environ 4500 euros le m² en 2007 et peut dépasser les 6000 euros pour les biens les mieux placés à proximité du château et de la forêt. Les quartiers moins prisés connaissent toutefois des prix sensiblement inférieurs (à partir de 2500 euros le m² dans le quartier du Bel-Air).

Démographie

Évolution démographique

Saint-Germain-en-Laye a connu un développement ancien grâce à son statut de ville royale. La ville comptait environ habitants en 1680, ce qui en faisait une ville importante du royaume à l'époque. Elle connu un net déclin à la Révolution passant à 8500 habitants en 1799. Elle connut par la suite une progression lente mais régulière jusqu'à la Seconde Guerre mondiale. Le pic sans lendemain enregistré au recensement de 1872 s'explique, comme à Versailles, par l'afflux de Parisiens fuyant les troubles de la Commune en 1870. La forte croissance des années 1950-1960 est la conséquence de l'urbanisation accélérée, notamment sur le plateau du Bel-Air. Entre 1990 et 1999, Saint-Germain-en-Laye a vu sa population diminuer de 1503 personnes, soit -3, 8 % . Ce résultat s'explique par un solde migratoire négatif qui efface un excédent des naissances sur les décès de 4, 6 % pendant la même période. Le dernier recensement, effectué en 2006, montre une reprise très nette de la population qui est estimée à habitants, soit +7 % qui semble montrer une amélioration de l'attractivité de la ville. 2005 : population provisoire de l'Insee. Histogramme (élaboration graphique par Wikipédia) Colors= id:lightgrey value:gray(0.9) id:darkgrey value:gray(0.7) id:sfondo value:rgb(1, 1, 1) id:barra value:rgb(0.7, 0.9, 0.7) ImageSize = width:800 height:300 PlotArea = left:50 bottom:50 top:30 right:30 DateFormat = x.y Period = from:0 till:42000 TimeAxis = orientation:vertical AlignBars = justify ScaleMajor = gridcolor:darkgrey increment:5000 start:0 ScaleMinor = gridcolor:lightgrey increment:1000 start:0 BackgroundColors = canvas:sfondo BarData= bar:1793 text:1793 bar:1800 text:1800 bar:1806 text:1806 bar:1821 text:1821 bar:1831 text:1831 bar:1846 text:1846 bar:1856 text:1856 bar:1866 text:1866 bar:1872 text:1872 bar:1881 text:1881 bar:1891 text:1891 bar:1901 text:1901 bar:1911 text:1911 bar:1921 text:1921 bar:1926 text:1926 bar:1936 text:1936 bar:1946 text:1946 bar:1954 text:1954 bar:1962 text:1962 bar:1968 text:1968 bar:1975 text:1975 bar:1982 text:1982 bar:1990 text:1990 bar:1999 text:1999 bar:2005 text:2005 PlotData= color:barra width:20 align:left bar:1793 from:0 till: 13400 bar:1800 from:0 till: 8954 bar:1806 from:0 till: 9798 bar:1821 from:0 till: 10291 bar:1831 from:0 till: 10671 bar:1846 from:0 till: 13488 bar:1856 from:0 till: 14283 bar:1866 from:0 till: 17478 bar:1872 from:0 till: 22862 bar:1881 from:0 till: 15790 bar:1891 from:0 till: 14262 bar:1901 from:0 till: 17297 bar:1911 from:0 till: 18344 bar:1921 from:0 till: 20008 bar:1926 from:0 till: 22180 bar:1936 from:0 till: 22539 bar:1946 from:0 till: 22013 bar:1954 from:0 till: 29429 bar:1962 from:0 till: 34621 bar:1968 from:0 till: 38308 bar:1975 from:0 till: 37509 bar:1982 from:0 till: 38499 bar:1990 from:0 till: 39926 bar:1999 from:0 till: 38423 bar:2005 from:0 till: 41100 PlotData= bar:1793 at: 13400 fontsize:S text: 13400 shift:(-10, 5) bar:1800 at: 8954 fontsize:S text: 8954 shift:(-14, 3) bar:1806 at: 9798 fontsize:S text: 9798 shift:(-14, 5) bar:1821 at: 10291 fontsize:S text: 10291 shift:(-15, 1) bar:1831 at: 10671 fontsize:S text: 10671 shift:(-15, 7) bar:1846 at: 13488 fontsize:S text: 13488 shift:(-20, 5) bar:1856 at: 14283 fontsize:S text: 14283 shift:(-15, 7) bar:1866 at: 17478 fontsize:S text: 17478 shift:(-15, 5) bar:1872 at: 22862 fontsize:S text: 22862 shift:(-11, 5) bar:1881 at: 15790 fontsize:S text: 15790 shift:(-13, 5) bar:1891 at: 14262 fontsize:S text: 14262 shift:(-14, 3) bar:1901 at: 17297 fontsize:S text: 17297 shift:(-14, 2) bar:1911 at: 18344 fontsize:S text: 18344 shift:(-13, 5) bar:1921 at: 20008 fontsize:S text: 20008 shift:(-13, 5) bar:1926 at: 22180 fontsize:S text: 22180 shift:(-11, 3) bar:1936 at: 22539 fontsize:S text: 22539 shift:(-10, 12) bar:1946 at: 22013 fontsize:S text: 22013 shift:(-13, 4) bar:1954 at: 29429 fontsize:S text: 29429 shift:(-15, 5) bar:1962 at: 34621 fontsize:S text: 34621 shift:(-13, 5) bar:1968 at: 38308 fontsize:S text: 38308 shift:(-14, 8) bar:1975 at: 37509 fontsize:S text: 37509 shift:(-13, 3) bar:1982 at: 38499 fontsize:S text: 38499 shift:(-12, 9) bar:1990 at: 39926 fontsize:S text: 39926 shift:(-10, 10) bar:1999 at: 38423 fontsize:S text: 38423 shift:(-10, 5) bar:2005 at: 41100 fontsize:S text: 41100 shift:(-10, 5)

Pyramide des âges

La pyramide des âges de Saint-Germain-en-Laye se caractérise par sa base relativement étroite, signe d'un vieillissement de la population, un peu plus marqué qu'au niveau régional. On note toutefois entre 1990 et 1999 un certain rajeunissement, la part des moins de trente ans passant de 39 à 42 % et celle des plus de soixante ans de 19, 3 à 17, 3 %, les générations intermédiaires (trente à soixante ans) régressant légèrement de 41, 8 à 40, 8 % .

Niveau d’études

Le niveau d'éducation à Saint-Germain-en-Laye est élevé, nettement plus que dans le reste du département des Yvelines. En effet, la part dans la population totale des titulaires de diplômes de niveau Bac+2 ou supérieur est, dans la commune, de 43, 2 %, contre 29, 7 % en moyenne yvelinoise, tandis que seulement 10 % de la population n'est titulaire d'aucun diplôme (contre 13, 6 % au niveau départemental). Entre 1990 et 1999, l'évolution a été très marquée avec une croissance de 20, 7 % des titulaires de diplômes de niveau Bac+2 et de 38, 1 % pour les titulaires de diplômes supérieurs. En 1999, la ville comptait 6240 personnes relevant de la catégorie « cadres et professions intellectuelles supérieures », soit 20 % de la population totale et plus de 37 % de la population active.

Nationalités

La population saint-germanoise compte 4, 4 % de Français par acquisition et 8, 2 % de personnes de nationalités étrangères (recensement 1999), proportions légèrement inférieures à la moyenne yvelinoise (respectivement 4, 9 % et 8, 9 %). Parmi les étrangers on note, par rapport à la moyenne du département, une plus forte proportion de ressortissants de l'Union européenne, soit 4, 6 % contre 4, 0 % ainsi que des nationalités « autres » (hors Union européenne, hors Maghreb et Turquie), soit 2, 2 % contre 1, 8 %). Cela reflète la présence dans la commune de cadres internationaux dont les enfants fréquentent le lycée international.

Culture

Saint-Germain-en-Laye recèle une forte concentration de monuments historiques classés ou inscrits. Un secteur sauvegardé de 65 hectares a été défini en 1978 dans le centre historique de la ville.

Patrimoine architectural

Château de Saint-Germain-en-Laye La Terrasse vers 1900 Dans la ville Le château de Saint-Germain-en-Laye fut l'une des principales résidences des rois de France à partir de Louis VI le Gros, jusqu'à Louis XIV. L'édifice actuel, de style Renaissance, fut reconstruit sous François I et restauré sous Napoléon III. Il conserve une très belle Sainte-Chapelle de style gothique et un donjon du . Il abrite aujourd'hui le musée d'archéologie nationale. La terrasse du château construite par Le Nôtre de 1669 à 1674, s'étend en ligne droite sur 2400 mètres de long sur 30 de large. Elle relie le centre de Saint-Germain au château du Val. Dominant la vallée de la Seine en direction du Pecq, elle offre une vue dégagée sur les tours de La Défense et Paris. Du Château-Neuf d'Henri II et Henri IV, détruit à la fin du XVIIIe siècle, le seul vestige notable est l'ancien oratoire du roi, dans lequel serait né selon la tradition le roi Louis XIV, qui se trouve inclus aujourd'hui dans le Pavillon Henri IV. A l'autre extrémité de la Terrasse, dans la forêt, le Château du Val, œuvre de Jules Hardouin-Mansart, construit pour le roi Louis XIV au , abrite une résidence de famille de la société d'entraide des membres de la Légion d'honneur Église Saint-Germain Le pavillon de la Muette Outre la Sainte-Chapelle, le principal édifice religieux de la ville est l'église paroissiale Saint-Germain, qui fait face au château. Construite en 1824 par l'architecte Potain, dans un style inspiré des basiliques paléochrétiennes, elle fut restaurée par Joseph Nicolle de 1848 à 1854. Sa façade présente un fronton triangulaire supporté par six colonnes toscanes, dont quatre alignées en façade et deux en retour. Dans cette église se trouve le mausolée du roi exilé de Grande-Bretagne, Jacques II (Stuart), qui résida et mourut au château de Saint-Germain. D'autre édifices sont également classés : la chapelle de l'hôpital Saint-Louis, monument inscrit en 1997, construite en 1883 en style roman par l'architecte Alfred-Nicolas Normand (1822-1909, à qui l'on doit également la reconstruction de l'hôpital), et la chapelle du couvent des Dames de Saint-Thomas, fin XVIII siècle, due à l'architecte Antoine-François Peyre. Saint-germain-en-Laye conserve de nombreux hôtels particuliers construits par des familles aristocratiques aux et . L'hôtel de ville est installé depuis 1842 dans l'hôtel de la Rochefoucauld, édifice datant de 1777. La chapelle de l'hôpital Le cimetière ancien abrite de nombreuses tombes de personnalités dont celles du peintre Maurice Denis et du réalisateur Jacques Tati. Le « Prieuré », ancienne demeure du peintre Maurice Denis, qui abrite depuis 1980 le musée consacré à son œuvre, a été construit à la fin du par Madame de Montespan pour y installer l'hôpital général royal de Saint-Germain-en-Laye. La chapelle a été décorée par Maurice Denis . A l'écart du centre ville, le château d'Hennemont est un édifice en briques et pierres de style néogothique. Il a été construit en 1907 sur le site de l'ancien prieuré d’Hennemont pour le pharmacien Henri Cannone, inventeur de la pastille Valda. Il accueille aujourd'hui le lycée international. Dans la forêt La croix de Noailles Outre le château du Val et les croix citées plus bas, plusieurs monuments historiques se trouvent dans la forêt. Le pavillon de la Muette, ancien rendez-vous de chasse, est situé dans le nord de la forêt. Il a été construit par l'architecte Ange-Jacques Gabriel pour le roi Louis XIV en 1775 sur les ruines d'un ancien château de François Ier. Le pavillon de la Croix de Noailles, ancien rendez-vous de chasse, est également classé monument historique. Il abrite un restaurant italien. Le couvent des Loges, fondé en 1644 par Anne d'Autriche sur l'emplacement de l'ancien ermitage de saint Fiacre, se trouve au milieu de la forêt. Le site abrite depuis 1811 la maison d'éducation de la Légion d'honneur. Les bâtiments ont été totalement reconstruits au XIX siècle. La forêt a été progressivement close à partir du XVIIIe siècle par un mur continu destiné à limiter le braconnage, interrompu par une dizaine de portes monumentales qui étaient fermées la nuit. On peut encore voir dans la commune la porte de Chambourcy et celle des Pétrons. L'aqueduc de Retz (inscrit monument historique en 1988), aqueduc souterrain construit sous Louis XIV pour alimenter le château en eau de sources de la vallée du ru de Buzot. Un regard se trouve dans le domaine du château Saint-Léger (siège de Ford--France).

Patrimoine naturel

Ancienne résidence royale, la commune de Saint-Germain-en-Laye a hérité de la totalité de la vaste forêt du même nom qui s'étend sur 3400 hectares au nord et à l'ouest de la ville. C'est une forêt domaniale, propriété de l'État, gérée depuis 1964 par l'ONF peuplée majoritairement de chênes. Elle est classée en zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) de type 1 sur 3735 hectares. C'est un espace inconstructible, dont le conseil municipal a demandé le classement en forêt de protection pour renforcer sa protection. Le parc agricole d'Achères situé au nord de la forêt est également classé en ZNIEFF de type 1 sur 965 hectares. Le « sentier des Oratoires », long d'environ 18 kilomètres, permet de parcourir une grande partie de la forêt et de visiter quatre croix historiques : la Croix Pucelle (1456), la Croix Dauphine (1540), la Croix Saint-Simon (1635) et la Croix de Noailles (1751), ainsi que sept oratoires, dont celui consacré à saint Fiacre dans la clairière des Loges, qui est à l'origine d'une procession qui donna naissance à la fête des Loges
Guide du sentier des Oratoires'', , Association des amis de la forêt de Saint-Germain et de Marly, 2001.. La vigne en automne. Au fond le Pavillon Henri IV Les jardins du domaine national de Saint-Germain-en-Laye, d'une étendue de 60 hectares, s'étendent entre le château et la forêt. Composés d'une partie de jardin à la française, œuvre de Le Notre et d'un jardin anglais créé en 1848 lors de l'arrivée du chemin de fer, ils comprennent également la Terrasse. L'ensemble est classé monument historique. Ces jardins bénéficient du label « Jardin remarquable de France ». La vigne du Pecq et de Saint-Germain, plantée en 2000 en contrebas de la Terrasse, comprend 1900 pieds de pinot noir. C'est une évocation de l'antique tradition viticole de la région. On en tire un vin rouge, le « vin des grottes », qui n'est pas commercialisé. La commune a été distinguée au concours des villes et villages fleuris avec trois fleurs.

Musées

Vénus de Brassempouy conservée au Musée d'archéologie nationale
- Musée d'archéologie nationale : ce musée national installé dans le château présente environ 30 000 objets archéologiques, ce qui en fait une des plus riches collections d'Europe. Ces objets sont répartis en sept collections allant des origines de la Préhistoire (Paléolithique) à l'époque mérovingienne . Y figure notamment la célèbre Vénus de Brassempouy, l’une des plus anciennes représentations réalistes de visage humain, sculptée au Paléolithique supérieur dans de l'ivoire de mammouth. Ce musée connait une désaffection certaine. Le nombre annuel de visiteurs est de dont entrées gratuites, notamment groupes scolaires (chiffres 2005 ). Ce musée fait partie de ceux dont l'accès sera gratuit à titre expérimental au cours du premier semestre 2008.
- Musée Claude Debussy : consacré à l'œuvre du compositeur Claude Debussy, ce musée est installé dans sa maison natale au dessus de l'office de tourisme.
- Musée départemental Maurice Denis « Le Prieuré » : musée consacré à l'œuvre de Maurice Denis et des Nabis, installé dans l'ancienne demeure du peintre, qui fut construite au par Madame de Montespan pour y fonder l'hôpital général royal de Saint-Germain-en-Laye. musée consacré à l'œuvre de Maurice Denis et l'école des Nabis
- Le musée municipal d'art et d'histoire, fermé depuis 1972, est en attente d'un lieu. Dans ses collections figure notamment un tableau (huile sur bois), daté entre 1496 et 1502, attribué à Jérôme Bosch, l'escamoteur, qui fut dérobé le 1 décembre 1978 avant d'être retrouvé deux mois plus tard et mis en lieu sûr.
- Espace Paul-et-André-Vera : aménagé en 2004 dans une ancienne caserne, cet espace abrite divers services culturels et une collection d'œuvres de Paul et André Vera données à la ville.
- Apothicairerie : située dans l'hôpital mixte, rue Baronne-Gérard, elle rassemble une collection d'objets des XVII et XVIII siècles, notamment des pots de faïence ornée, provenant de l'hôpital général du Roi fondé par la marquise de Montespan en 1698.

Autres équipements culturels

Plusieurs équipements offrent aux habitants de nombreuses activités dans le domaine culturel :
- cinq salles de cinéma,
- le théâtre Alexandre-Dumas, créé en 1989,
- le conservatoire Claude Debussy,
- la bibliothèque municipale, répartie en trois sites, bibliothèque multimédias et fonds d'histoire locale, bibliothèque George-Sand,
- les ateliers d'art de la ville, proposent des ateliers d'arts plastiques pour enfants et adulte,
- l'université libre de Saint-Germain-en-Laye, liée par convention à l’université de Paris X-Nanterre, propose des activités universitaires pour tous (cycles de conférences, séminaires, etc.).

Événements

La fête des Loges est une fête foraine importante, issue d'une tradition très ancienne, qui se déroule chaque été dans la forêt près de la maison d'éducation des Loges et attire un public important. Chaque année depuis vingt ans un festival de musique, « l'Estival », est organisé en septembre.

Vie associative

La « Maison des associations saint-germanoises », fondée en 1979 sous le régime de la loi du 1er juillet 1901, regroupe non moins de 260 associations locales œuvrant dans des domaines très divers. Elles organise chaque année une « Expo-Associations » sur la place du Marché-Neuf. Dans le domaine de l'histoire, Les Amis du Vieux Saint-Germain, fondée en 1923 organise diverses activités consacrées à l'histoire locale, conférences, colloques... et publie un « bulletin des Amis du Vieux Saint-Germain ».

Saint-Germain et la cuisine

Le Pavillon Henri IV abrite le restaurant où furent inventées les « pommes soufflées » Deux recettes classiques sont connues pour être nées à Saint-Germain-en-Laye, au restaurant du Pavillon Henri IV :
- les pommes soufflées, inventées involontairement en 1837, à l'occasion de la réception de la reine Marie-Amélie qui voyageait sur le premier premier train entre Paris et Le Pecq, à cause du retard du train ;
- la sauce béarnaise, qui aurait été créée par le chef Collinet en 1844.

Cinéma

Parmi les nombreux films tournés en différents lieux de la commune figurent L'assassin est ici de Robert Péguy (1933), Dieu a besoin des hommes de Jean Delannoy (1950), Une fille à croquer de Raoul André (1951), Escalier C de Jean-Charles Tacchella (1985).

Jumelages

Saint-Germain-en-Laye poursuit une politique de jumelage active, engagée dès 1975 avec une ville de Franconie, Aschaffenburg. Une association de soutien a été créée à l'occasion de chaque jumelage.
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Personnalités liées à la commune

Souverains et famille royale
- Louis VI le gros (1081-1137), roi de France de 1108 à 1137, fit construire le premier château de Saint-Germain-en-Laye.
- François I (11494-1547), roi de France de 1515 à 1547, a gouverné souvent depuis Saint-Germain-en-Laye. Il fit reconstruire le château dans le style Renaissance.
- Henri II (1519-1559), roi de France de 1547 à 1559, né au château de Saint-Germain-en-Laye, fit construire le Château-Neuf.
- Marguerite de France, fille de François I, née à Saint-Germain-en-Laye le 5 juin 1523.
- Jeanne d'Albret (1528-1572), fille d'Henri II et mère d'henri IV, est née à Saint-Germain-en-Laye.
- François II (1543-1560), roi de France de 1559 à 1560.
- Charles IX (1550-1574), roi de France de 1560 à 1574, né au château de Saint-Germain-en-Laye. Louis XIII
- Louis XIII (1601-1743), roi de France de 1610 à 1643, a passé son enfance à Saint-Germain-en-Laye et y a résidé très souvent. C'est le roi de France qui a le plus marqué l'histoire de Saint-Germain-en-Laye. Il y est mort le 14 mai 1643.
- Louis XIV (1638-1715), roi de France de 1643 à 1715, né à Saint-Germain-en-Laye (thème du blason de la ville)
- Jacques II d'Angleterre (1633-1701), roi d'Angleterre et d'Écosse, mort à Saint-Germain-en-Laye le 16 septembre 1701 Les ducs de Noailles Louis de Noailles
- Anne Jules de Noailles (1650-1708), maréchal de France, nommé gouverneur du château de Saint-Germain-en-Laye en 1701.
- Adrien Maurice de Noailles (1678-1766), maréchal de France, secrétaire d'État aux Affaires étrangères en 1744, capitaine des chasses et gouverneur de Saint-Germain-en-Laye en 1717.
- Louis de Noailles (1713-1793), maréchal de France, nommé gouverneur du château de Saint-Germain-en-Laye en 1789, il meurt de vieillesse à Saint-Germain-en-Laye le 22 août 1793. Autres personnalités nées avant 1900
- Guillaume Tirel, dit Taillevent (1326 - 1395), cuisinier, auteur du célèbre Viandier, mort à Saint-Germain-en-Laye. Sa pierre tombale, provenant de l'ancienne église Saint-Léger, détruite à la Révolution, est conservée dans la Maison verte (Patrimoine de France).
- Louis de Buade, comte de Frontenac (1620-1698), né au château de Saint-Germain-en-Laye, gouverneur de la Nouvelle-France.
- Balthazar Martinot (1636-1714), écuyer, célèbre horloger du roi, mourut en son manoir de Saint-Germain-en-Laye.
- Madame de Montespan (1640-1707)
- Philippe-François-Didier Usquin (baron Usquin) (1757-1843), maire de Saint-Germain-en-Laye
- Adolphe Thiers (1797-1877) premier président de la IIIe République, passa la fin de sa vie à Saint-Germain-en-Laye où il était venu se reposer en août 1877 au Pavillon Henri IV. Il y est mort le 3 septembre. En 1881, une statue fut érigée sur la place du château pour rendre hommage au « libérateur du territoire ». Elle fut détruite sous l'Occupation en 1941. Claude Debussy, photographié par Nadar
- Alexandre Dumas (1802-1870), écrivain, résida trois ans à Saint-Germain, au début au Pavillon Henri IV. C'est à Saint-Germain qu'il écrit certaines de ses œuvres les plus connues comme les trois mousquetaires et le comte de Monte-Cristo
- Salomon Reinach (1858-1932), archéologue et historien, directeur du Musée des Antiquités nationales
- Claude Debussy (1862-1918), compositeur, est né à Saint-Germain-en-Laye le 22 août 1862. Sa maison natale a été transformée en musée.
- Maurice Denis (1870-1943), artiste peintre, chef de file des Nabis, a passé la plus grande partie de sa vie à Saint-Germain. Sa résidence, le « Prieuré » a été transformée en musée.
- Marcel Roby (1884-1944), résistant, professeur du lycée de garçons, fut arrêté par la Gestapo en 1942, puis déporté au camp de Buchenwald où il est mort le 13 mars 1944François Boulet, op. cit., p. 389.. Son nom a été donné à un collège de la ville.
- Roger Chastel (1897-1981), peintre de l'École de Paris a vécu et travaillé à Saint-Germain-en-Laye de 1928 jusqu'à sa mort en 1981 (sauf pendant la période de l'Occupation qu'il passa à Cannes). Autres personnalités nées depuis 1900
- abbé Pierre de Porcaro (1904-1945), vicaire né à Dinan, déporté et décédé à Dachau
- Jehan Alain (1911-1940), compositeur et organiste, né à Saint-Germain-en-Laye, mort au combat à Saumur le 20 juin 1940.
- Marie-Claire Alain, organiste, née à Saint-Germain-en-Laye en 1926.
- José Artur, animateur de radio, né à Saint-Germain-en-Laye en 1927.
- Michel Péricard (1929-1999), journaliste de télévision, homme politique, ancien maire de Saint-Germain.
- Jean-Edern Hallier (1936-1997), écrivain, né à Saint-Germain-en-Laye le 1 mars 1936.
- Pierre Douglas, journaliste et chansonnier, né à Saint-Germain-en-Laye le 17 août 1941.
- Thierry Le Pennec, né en 1955, poète français
- Thierry Gilardi, né en 1958, journaliste sportif, présentateur et commentateur de télévision, ancien président du club de rugby Saint-Germanois
- Albert Dupontel, né en 1964, humoriste, acteur, réalisateur
- Amélie Mauresmo, née en 1979, joueuse de tennis

Vie quotidienne

Sécurité

Le taux de criminalité de la commune est de 59, 9 faits constatés (crimes et délits) pour 1000 habitants, nettement inférieur à la moyenne des Yvelines (71, 7/1000) et à la moyenne nationale (83/1000). Le taux de résolution des affaires par les services de police est de 28, 82 %, légèrement supérieur à la moyenne du département de 26, 24 %. La ville a mis en service en 2004 un dispositif de vidéosurveillance de la voie publique. Une dizaine de caméras surveillent en permanence certains lieux fréquentés du centre ville et du quartier du Bel-Air. Des patrouilles de policiers à cheval, de la brigade équestre de police des Yvelines (BREDY), assurent la surveillance de la forêt et de la Terrasse du château.

Santé

Galerie de l'hôpital de Saint-Germain L'hôpital de Saint-Germain-en-Laye est réuni depuis le 1 mai 1997 avec celui de Poissy pour former le centre hospitalier intercommunal de Poissy-Saint Germain. Cet ensemble qui fonctionne sur les deux sites avec 1600 lits et 4000 soignants constitue le plus important établissement public de santé d'Île-de-France après l'Assistance publique - hôpitaux de Paris. Le projet de développement médical prévoit de créer sur le site de Saint-Germain un pôle de cancérologie et de radiothérapie. La ville possède également deux cliniques privées, « Louis XIV» et « Marie-Thérèse ».

Transports

Les liaisons avec Paris sont assurées principalement par le RER A, exploité par la RATP, qui permet de joindre le centre de la capitale, via La Défense, en 30 minutes avec une fréquence élevée. En outre, une ligne d'autobus de la RATP, la ligne 258 relie le château à La Défense via Rueil-Malmaison. Un réseau d'autobus urbain, exploité par Veolia Transport dessert les différents quartiers et les communes environnantes (Aigremont, Chambourcy, Fourqueux, Mareil-Marly). Des lignes interurbaines, exploitées par CSO (Courriers de Seine-et-Oise, filiale de Veolia) relient également Saint-Germain aux principaux pôles des Yvelines (Versailles, Poissy, Meulan, Plaisir...) et du Val-d'Oise (Cergy). L'accès routier à Saint-Germain-en-Laye et la circulation dans la ville sont assez difficiles du fait de l'encombrement du réseau notamment en semaine aux heures de pointe. Des parcs de stationnement ont été aménagés dans le centre ville, notamment les parcs souterrains du château et de la place du Marché-Neuf (mis en service en 2007). Pour désengorger la RN 13, un nouvel échangeur est en construction sur l'autoroute A14 à Chambourcy. Sa mise en service est prévue en 2009 et sera accompagnée de la mise à 2 x 2 voies de la RN 13 entre Saint-Germain-en-Laye (Le Bel-Air) et le nouvel échangeur .

Enseignement

La commune relève de l'académie de Versailles. Les écoles sont gérées par l’inspection générale de l'inspection départementale de l’Éducation nationale Versailles. La circonscription fait partie du bassin d'éducation et de formation de Saint-Germain-en-Laye. L'enseignement est dispensé dans vingt et une écoles élémentaires (neuf écoles maternelles publiques, trois écoles primaires privées, six écoles élémentaires publiques, une école primaire publique, une école maternelle d'application et quatre écoles élémentaires d'application) et huit établissements secondaires (trois collèges , Les Hauts-Grillets, Marcel-Roby et Claude-Debussy, un collège international, un lycée général et technique (lycée Jeanne-d'Albret, incluant des classes préparatoires littéraires scientifiques et commerciales), deux lycées technologiques, Léonard-de-Vinci et Jean-Baptiste-Poquelin, et un Lycée international dispensant des cours dans douze langues étrangères. On compte également deux établissements secondaires plus spécialisés : le lycée agricole et horticole de Saint-Germain-Chambourcy et la Maison d'éducation de la Légion d'honneur située aux Loges, en plein cœur de la forêt. La ville possède également cinq établissements secondaires privés. Elle possède également quelques établissements d'enseignement supérieur, tels l'IUFM (ancienne école normale d'institutrices, créée en 1913), dépendant de l'IUFM de Versailles et les formations médicales au sein du centre hospitalier intercommunal (écoles d'infirmiers, d'aides-soignants, de sages-femmes...).

Sports

Saint-Germain-en-Laye est connue pour être la ville où se situe le Camp des Loges, lieu d'entrainement du club de football professionnel du Paris Saint-Germain (PSG). Ce club a été créé en 1970 sur la base d'un club amateur saintgermanois plus ancien, qui avait obtenu à l'époque la montée en 2 Division. Devenu un club professionnel, le PSG a obtenu depuis plusieurs championnats et coupes de France. La ville se distingue principalement par la réussite sportive de son club de hockey sur gazon, le SGHC. Fondé en 1927, le SGHC a réalisé en 2006 le premier doublé championnat de France masculin - championnat de France féminin depuis plus de 70 ans. En 2007, l'équipe première est à nouveau championne de France, l'équipe féminine vice-championne de France, et les Cadets sont aussi champions de France. À noter que durant la saison 2006, l'équipe masculine a également remporté la Coupe de France. Sa réussite sportive s'étend aussi aux divisions inférieures, qui ont remporté plusieurs championnats de France Cadets et Minimes. Quelques uns de ces enfants, devenus adultes, sont devenus membres de l'équipe de 1 Division et des équipes de France. Saint-Germain-en-Laye a son Cercle d'escrime, qui a formé plusieurs champions de France. Le collège Marcel Roby et le lycée Jeanne d'Albret ont des sections sportives dans des disciplines olympiques, ce qui permet aux futurs sportifs de haut niveau de suivre une scolarité tout en leur permettant de s'entraîner dans leurs équipes de France respectives. Le Stade Saint-Germanois Judo Club est le premier club de judo de Saint-Germain-en-Laye. Il forme sous la direction de la famille Villemagne, des sportifs qui chaque année sont sur les podiums des compétitions départementales, nationales et internationales. Saint-Germain-en-laye dispose d'un terrain de golf offrant deux parcours de 18 et 9 trous respectivement, implanté dans un terrain de 70 hectares dans la partie sud-ouest de la forêt . La ville dispose également d'une piscinecouverte, avec un bassin olympique de 50 x 20 mètres, construite en lisière de forêt en 1970. Cet équipement intercommunal, qui intéresse également six communes voisines (Aigremont, Chambourcy, Mareil-Marly, Marly-le-Roi, Le Pecq, Le Vésinet) réalise 450 000 entrées par an. Cette piscine reçoit des compétitions importantes telles la Coupe de France de natation.

Cultes

Pour le culte catholique, Saint-Germain-en-Laye est desservie par deux paroisses : celle de Saint-Germain, dont le siège est l'église Saint-Germain près du château, et celle de Saint-Léger qui dispose d'une église récente, construite en 1961 dans la vallée du ru de Buzot ou val Saint-Léger, mais qui est de loin la plus ancienne. Ces paroisses sont rattachées au doyenné de Saint-Germain-en-Laye et au diocèse de Versailles. Il existe plusieurs autres lieux de cultes dont la chapelle du Carmel et la chapelle de l'Hôpital . Il existe également à Saint-Germain-en-Laye des lieux de culte protestant, orthodoxe et israélite.

Pour approfondir

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