D'Hannetaire

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Jean-Nicolas Servandoni, dit D'Hannetaire, est un acteur et directeur de théâtre français né à Grenoble le 3 novembre 1718 et mort à Bruxelles le 1780. Fils du peintre florentin Jean-Nicolas Servandoni et de Marie-Josèphe Gravier, il est probablement le neveu du célèbre Servandoni auquel on doit notamment la façade de l'église Saint-Sulpice à Paris. D'Hannetaire semble avoir débuté sa carrière d'acteur en Allemagne, vers 1740. Il joue au château
D'Hannetaire

Jean-Nicolas Servandoni, dit D'Hannetaire, est un acteur et directeur de théâtre français né à Grenoble le 3 novembre 1718 et mort à Bruxelles le 1780. Fils du peintre florentin Jean-Nicolas Servandoni et de Marie-Josèphe Gravier, il est probablement le neveu du célèbre Servandoni auquel on doit notamment la façade de l'église Saint-Sulpice à Paris. D'Hannetaire semble avoir débuté sa carrière d'acteur en Allemagne, vers 1740. Il joue au château d'Arolsen, pour le prince de Waldeck, vers 1743 et se rend à Aix-la-Chapelle en 1744, d'où il arrive à Liège vers la fin de l'année. En novembre il y présente un Divertissement nouveau de chants et de danses pour le prince-évêque Jean-Théodore de Bavière et s'y marie le 17 février 1745 avec la comédienne Marguerite-Antoinette Huet, dite M Danicourt. Le couple arrive à Bruxelles en octobre 1745 et D'Hannetaire prend la direction du Théâtre de la Monnaie, dont il est délogé par Favart quatre mois plus tard. Il est cependant intégré, ainsi que sa femme, dans la troupe du maréchal de Saxe et reprend la direction du théâtre après le départ des troupes françaises, à la fin de l'année 1748. Il joue ensuite à Toulouse et à Bordeaux, puis débute à la Comédie-Française le 27 avril 1752 dans le rôle d'Orgon de Tartuffe. Mais il préfère revenir à Bruxelles, dans la troupe de Durancy, qui lui confie les rôles « à manteaux » et les rôles de Crispin. En 1755, il reprend la direction de la troupe, délaissée par Durancy, et la conserve jusqu'en 1771, tantôt seul, tantôt en association avec d'autres comédiens. D'Hannetaire et sa femme eurent huit enfants, dont deux filles qui montèrent également sur les planches :
- Eugénie (1746-1816), qui épousa le comédien Larive et à laquelle le prince de Ligne a dédié ses Lettres à Eugénie sur les spectacles (1774)
- Angélique (1749-1822), qui fut la maîtresse du vicomte Desandrouins, puis du même prince de Ligne. D'Hannetaire est l'auteur des Observations sur l'Art du Comédien, et sur d'autres objets concernant cette Profession en général, qui connaîtront huit éditions, d'abord anonymes, puis sous le nom de Dhannetaire (1772, 1774, 1775, 1776, 1778 et 1800).

Bibliographie

- Henri Liebrecht, Comédiens français d'autrefois à Bruxelles, Paris, Bruxelles, Labor, 1932. Voir le chapitre II, « Un comédien grand seigneur : Jean Nicolas Servandoni D'Hannetaire, seigneur d'Haeren ».
- Carlo Bronne, Financiers et comédiens au XVIIIe siècle, Ed. Goemaere, Bruxelles, 1969. Catégorie:Acteur français Catégorie:Acteur du XVIIIe siècle Catégorie:Troupe de La Monnaie Catégorie:Directeur de théâtre Catégorie:Personnalité bruxelloise Catégorie:Naissance en 1718 Catégorie:Décès en 1780 Catégorie:Nom de scène
Sujets connexes
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