Philip K. Dick

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Philip Kindred Dick, mieux connu sous le nom de plume Philip K. Dick, né le à Chicago, décédé le à Santa Ana, 56 km au sud de Los Angeles en Californie, était un auteur américain de romans et de nouvelles de science-fiction.
Philip K. Dick

Philip Kindred Dick, mieux connu sous le nom de plume Philip K. Dick, né le à Chicago, décédé le à Santa Ana, 56 km au sud de Los Angeles en Californie, était un auteur américain de romans et de nouvelles de science-fiction.

Biographie

Jeunesse

La mort de sa sœur jumelle, Jane Charlotte, le 26 janvier 1929 (alors à peine âgée de 6 semaines), l'affecte profondément jusqu'à la fin de sa vie. Ce décès assez incompréhensible est attribué à une allergie au lait maternel. Toute sa vie Philip Dick ressent qu'une partie de lui-même est manquante, ce qui est très probablement à l'origine de la dualité exceptionnellement forte de son œuvre. (On en voit un écho dans son roman "Dr Bloodmoney", en la personne du petit frère "interne", mort-né, en relation télépathique avec son jumeau adulte ). Assez jeune, il souffre de vertiges et plus tard on lui diagnostique une schizophrénie qui sera réfutée par la suite. Terrorisé par ce qu'il imagine, il découvre la science-fiction dans le magazine de nouvelles Stirring Science Stories et y décèle la seule issue possible pour extérioriser ses angoisses . À quatre ans, ses parents divorcent et il reste seul avec sa mère, à Berkeley. Bien que le psychologue conjugal ait prédit que la séparation n'affecterait pas l'enfant, celui-ci s'en plaindra pourtant toute sa vie. Son père rompt définitivement toute relation avec la famille. Après avoir commencé à l'Université de Californie des études philosophiques qu'il ne terminera jamais (le maccarthysme étant alors à son apogée, il est renvoyé pour sympathies communistes), il s'adonne à sa passion principale : la musique, au point d'en faire son métier. Il travaille en effet comme programmateur pour une station de radio, et dans le même temps, comme vendeur de disques dans un magasin à Berkeley, Universal Music. On reconnaît là de nombreux éléments autobiographiques utilisés dans "Radio free Albemuth", son fascinant roman posthume et paranoïde, qui recrée avec un remarquable pouvoir évocateur l'époque très particulière où se préparait, à Berkeley, la vague hippie et les mouvements ultérieurs des années 1960. La plupart des biographes supposent que ce sont les pulps américains (Galaxy, Fantasy and Science-fiction, Astounding Stories, etc.) qui lui ont fait découvrir la science-fiction. Alors qu'il est encore au collège, il commence à écrire ses premiers textes de SF (et de poésie), dont certains sont publiés dans le Berkeley Gazette, le tout premier étant The Devil, daté du 23 janvier 1942. En mai 1948, Jeanette Marlin devient sa première femme. Il en divorcera 6 mois plus tard (leurs centres d'intérêt divergeaient totalement) pour se remarier en juin 1950 avec Kleo Apostolides, d'origine grecque, militante gauchiste mineure, fichée au FBI car accusée de communisme. Dick doit alors affronter la visite de deux agents fédéraux, qui lui demandent d'enquêter sur sa femme. Il refuse, mais finit pourtant par se lier avec l'un d'entre eux, George Scruggs, fasciné par les discours de Dick et sa profession mystérieuse d'écrivain. Là encore, cette épouse ultragauchiste et ces évènements sont relatés presque sans changement dans "Radio free albemuth"

Écrivain

Poussé par sa femme, il entame en 1952 une carrière d'écrivain professionnel. Ses débuts sont ignorés par le monde de la SF qui regarde avec circonspection cet auteur dont les concepts scientifiques sont assez bizarres et le style littéraire non exempt de défauts. Après de très nombreuses nouvelles écrites durant cette période, comme Beyond Lies the Wub, Mr Spaceship, The Gun, The Variable Man, The Builder, Second Variety, pour ne citer que les plus connues, il décide de se lancer dans le roman, plus rémunérateur. Son premier roman, Loterie solaire, très politique, est publié en 1955. Il s'inspire de l'idée des stratégies mixtes en théorie des jeux pour suggérer l'idée qu'en contexte concurrentiel des nations il peut être avantageux de tirer au sort les gouvernants avec une périodicité aléatoire. Côté vie de famille, les relations se dégradent peu à peu. Dick, qui écrit surtout la nuit, ne peut plus supporter de voir sa femme plus active que lui, et le regard des voisins, qui le voient chaque matin paresser dans la véranda, le met mal à l'aise. Il se sent sans cesse traqué, épié, surveillé. Pour réussir à soutenir un rythme de travail rapide, il prend toutes sortes de médicaments, en particulier des amphétamines, qui le plongent régulièrement dans des dépressions terribles. Son côté paranoïde s'amplifie au fil des mois : s'il ne réussit pas, estime-t-il, c'est parce qu'il est victime de complots fomentés contre lui. Un double effet joue en fait contre lui :
- la science-fiction n'est plus un genre à la mode, le phénomène des pulps étant passé.
- le style de Dick arrive trop en avance pour le public des États-Unis de l'époque, dont l'humeur est davantage à l'euphorie qu'à la suspicion. Ses nouvelles et romans ne rencontreront le succès en France qu'après 1968 et aux États-Unis que dans la foulée du film Blade runner. Cela n'arrange en rien, dans l'immédiat, la situation psychologique ni financière du romancier. Il divorce de sa femme en 1958 et rencontre Anne Williams Rubinstein, dont le mari vient de mourir. Commence un flirt où Anne et Philip ont l'impression de se comprendre l'un et l'autre comme s'ils n'avaient jamais connu personne d'autre. Les trois petites filles de Anne se lient très vite avec ce gros homme barbu qui débarque chez elles sans crier gare et épouse leur mère le 1959. Une fille, Laura Archer, naît de cette union le 25 février 1960. La femme de Philip l'encourage à écrire une œuvre qui fasse de lui un auteur célèbre et reconnu. Il commence alors la rédaction du Maître du Haut Château. Encore une fois, le couple tourne mal. Anne voit en Dick l'image d'un écrivain qu'il n'est pas et ne tient pas à être, celui-ci ne pouvant se décider à abandonner son genre de prédilection, la science-fiction, bien que son rêve soit d'être reconnu comme écrivain de littérature générale. Sa femme ouvre une bijouterie. Philip se sent une nouvelle fois entretenu par sa femme, bon à rien. Il soupçonne Anne d'avoir contre lui des idées de meurtres. Il déclarera plus tard : « C'était une psychotique meurtrière. Elle me faisait peur et par deux fois elle a tenté de me tuer. » Lorsque Anne quitte la maison en emmenant sa fille, il sombre dans la dépression. Le divorce a lieu en 1964. En 1962, Le Maître du Haut Château est publié : c'est un immense succès. Un public "dickien" commence à se créer, enthousiasmé par l'œuvre. L'année suivante, le roman gagne le prix Hugo. En 1963 et 1964, il enchaîne les romans : Les Clans de la lune alphane, Nous les martiens, Simulacres et Le Dieu venu du Centaure, ce dernier étant l'un de ses romans les plus connus. En 1964, il se remarie avec Nancy Hackett, qui a 21 ans. Il a avec elle un second enfant, Isolde Freya (surnommée tout simplement Isa). À nouveau, le mariage ne fonctionne pas. Dick accuse sa femme de « vouloir faire comme les autres », et de chercher malgré lui à l'intégrer dans ce qu'il appelle « la bonne société californienne ». La vie mondaine ne l'intéresse pas : il se consacre entièrement à ses livres, et sort de moins en moins de chez lui. Les assassinats de John F. Kennedy et de Martin Luther King le révoltent, et il cesse de voter cette même année. Durant cette période, Dick écrit Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ?, qui servira de base au film Blade Runner, mais aussi et surtout Ubik qui sera plus tard vu comme le chef-d'œuvre de l'écrivain. En 1970, il est au bout du rouleau : il a de forts ennuis avec le fisc et sa femme, l'actualité mondiale le rend amer (en particulier la guerre du Viêt Nam). Il écrit à cette époque Coulez mes larmes, dit le policier, qui porte l'empreinte de sa déprime du moment. Nancy part en emmenant Isa en septembre. Cette période est la plus sombre de sa vie. Seul, abandonné par sa femme, l'auteur ouvre sa maison à tous les drogués, hippies ou junkies de passage. Plus une journée ne passe sans qu'il se drogue, ce qui provoque chez lui de longues périodes de délire. Cette expérience le pousse à écrire Substance mort, écrit en 1975, publié en 1977. Il cherche à plusieurs reprises, sans succès, à se faire interner en hôpital psychiatrique, parvenant cependant à passer quelques jours en salle d'examination. Dick est peut-être paranoïaque, schizophrène, mais ne présente pas les symptômes caractéristiques d'un drogué dur : il est bien en chair et en forme physiquement. Le 17 novembre 1971, un événement bouleverse sa vie. Lorsqu'il rentre chez lui, il trouve « les fenêtres fracassées, les portes fracturées, les serrures forcées » et constate « la disparition de plusieurs de affaires : on avait fait sauter armoire-classeur à l'épreuve du feu, manifestement au moyen d'explosifs du type plastic », classeur où il conservait tous ses « trésors » : textes, vieux pulps de sa jeunesse, collections diverses... Aussitôt, ses peurs paranoïaques remontent à la surface : il accuse tour à tour le FBI et le KGB de vouloir attenter à sa vie. Puis il part s'installer à Vancouver, qu'il a découvert lors d'une conférence de science-fiction le 12 février 1972, et où il a directement envisagé d'émigrer. Il tente de refaire sa vie là-bas, tombe plusieurs fois amoureux de filles bien plus jeunes que lui, qui le repoussent à chaque fois, prenant souvent peur devant cet homme gauche qui réclame leur affection. Il tente alors de se suicider, en prenant une forte dose de tranquillisants. Il survit, et se fait interner à X-Kalay, centre de désintoxication pour héroïnomanes (bien qu'il ne ressemblât pas du tout, comme on l'a vu auparavant, à un drogué de ce type, ni n'en fût réellement un). Il y découvre l'enfer des drogués durs, dont le cerveau a subi des lésions irrémédiables. Après trois semaines à X-Kalay, Dick émigre à Fullerton. Il est hébergé par deux étudiantes fans de ses œuvres, et rencontre l'écrivain amateur Tim Powers. En juillet, il fait la connaissance de Tessa Busby, jeune fille réservée, qui a alors dix-huit ans. Le couple emménage et ils fondent ensemble un foyer. Il recommence alors à écrire. L'Europe, en particulier la France, commence à s'intéresser à lui. Substance Mort se voit publié durant cette période, ainsi que la version finale de Coulez mes larmes, dit le policier, qui est nominé en 1974 pour prix Nebula et pour le prix Hugo. On lui propose d'adapter Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ? en film. Dick avait fait de son corps, comme l'écrit Emmanuel Carrère dans sa biographie, « un shaker à cocktails chimiques ». À cette époque, on parlait beaucoup des flashbacks d'acide, où les anciens drogués des années soixante avaient soudain des hallucinations hors du commun, et pouvaient être pris de pulsions meurtrières inattendues, phénomène qui faisait peur et fascinait les américains moyens. Peut-être cela explique-t-il la raison qui poussa Philip à verser dans le mystique, lui qui avait toujours voulu prouver que notre monde était faux, qu'il existait une réalité supérieure, et que lui seul semblait s'en apercevoir. Il s'abonna à des revues sectaires, lut les publications de l'église de scientologie, prétendit avoir plusieurs révélations divines, et, invité en 1977 à une conférence de SF à Metz en France, prononça devant une foule ébahie un discours très étrange où il expliqua qu'il aurait été contacté par des extra-terrestres en mars 1974 et qu'il entretenait avec eux, depuis cette date, une correspondance. L'Exégèse, ouvrage énorme, date de cette époque. Il s'agit d'un essai où toutes ses révélations sont soigneusement notées, et où s'affrontent Philip K. Dick et Horselover Fat, unique et même personnage (Philippe signifie en grec « l'ami des chevaux » qui s'écrit en anglais « horse lover » ; Dick signifie gros en allemand, « fat » en anglais). Dans plusieurs de ses romans de cette dernière période, l'ancien président Richard Nixon, sous son nom (dans VALIS) ou une version fictive, apparaît comme une figure maléfique de ce que Dick qualifie d'"Empire" (L'Empire n'a jamais pris fin est une phrase récurrente dans VALIS). Il a un accident vasculaire cérébral le 18 février 1982, et meurt le 2 mars 1982 d'une défaillance cardiaque quelques jours avant la sortie du film Blade Runner tiré de son roman Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ? Il commençait juste à en recevoir les droits d'auteur. Il est enterré à Fort Morgan, aux côtés de sa sœur Jane, sans avoir jamais su à quel point son œuvre allait devenir mythique. En France, le quotidien Libération a publié sa nécrologie le même jour que celle d'un autre écrivain, Georges Perec, décédé le 3 mars. Les deux articles se trouvaient des deux côtés d'une même feuille du journal. Il a publié 36 romans et cinq recueils de nouvelles. En 1983, un an après sa mort, un prix littéraire est créé en son hommage et baptisé le Prix Memorial Philip K. Dick.

Œuvre

Toutes les histoires de Philip K. Dick ont pour thèmes la modification et la manipulation de la réalité. Ils sont particulièrement présents dans les nouvelles Jeu de guerre, Souvenir à vendre, ainsi que dans les romans Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ?, La vérité avant-dernière, Le dieu venu du centaure ou Ubik. Nombreux sont ceux qui pensent que ces caractéristiques proviennent directement de la paranoïa qui marquait sa santé mentale fragile, notamment en raison de sa consommation de drogues (surtout des amphétamines) et de médicaments. Mais la critique sociale et le cynisme des puissants qui "imposent une réalité fictive" sont aussi très présents chez lui. Il est très connu pour avoir créé dans ses romans une atmosphère sombre, inspirant ainsi les cyberpunks bien qu'il ait vécu trop tôt pour les connaître. Mais cette atmosphère « glauque » tient en fait à l'intrigue héritée du gnosticisme qui hante la plupart des romans de Dick : le faux, qui régit ce monde, et que nous percevons comme le vrai, doit être démasqué. Durant les dernières années de sa vie, il consacre la plupart de son temps à écrire l'Exégèse, texte monumental sur son œuvre dont une seule partie est publiée aux États-Unis. Elle est issue des interrogations de Dick sur une expérience mystique qu'il a vécue en mars 1974, laquelle est aussi à l'origine de Siva, œuvre emblématique de la fin de sa vie. On y trouve des fragments de l'Exégèse, à l'intérieur d'une histoire qui est une véritable mise en abyme de sa propre vie. À sa mort on découvre chez lui plus de 8 000 pages du dialogue qu'il entretient avec lui-même depuis cette expérience. Un exemple parmi d'autres : en écoutant la chanson des Beatles Strawberry Fields Forever, il diagnostique que son fils est atteint d'une hernie inguinale, ce qui sera confirmé par des examens ultérieurs. Il existe deux biographies en français sur Dick :
-Emmanuel Carrère Je suis vivant et vous êtes morts, Seuil - collection Points, 1993. Carrère aborde la vie de Dick sous forme romanesque.
-Lawrence Sutin Invasions divines, Folio-SF, 2002. Très complète et détaillée. Et une étude de l'écrivain Kim Stanley Robinson:
-Les Romans de Philip K. Dick, éditions Les moutons électriques, 2005. Complétée d'une préface de Patrice Duvic et d'une étude de Laurent Queyssi.

Citations de Philip K. Dick

-La réalité, c'est ce qui continue d'exister lorsqu'on cesse d'y croire.
-Notre perception est limitée parce que nous n’avons que des aperçus fragmentaires de la réalité. (À rebrousse-temps)
-Reality is just a point of view ("La réalité n'est qu'une façon de voir les choses.")
-Votre réalité n’est pas la mienne. La vôtre n’est qu’une illusion que votre perception a figée.
-Nous sommes bien dans la caverne de Platon. Le problème, c'est que les films qu'on nous passe sont pourris.
-La science-fiction est une nouvelle dimension de nous-mêmes et une extension de notre sphère de réalité tout entière ; elle ne connaît de ce point de vue aucune limite.
-The basic tool for the manipulation of reality is the manipulation of words. If you can control the meaning of words, you can control the people who must use the words. ("L'outil de base pour manipuler la réalité est la manipulation des mots. Si l'on est capable de contrôler le sens des mots, on est capable de contrôler les gens qui ont à s'en servir").

Œuvres

Les recueils publiés chez Omnibus comportent une bibliographie ayant 294 entrées rien que pour ses œuvres de fictions.

Romans

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- - Le Sagittaire collection Contre-coup N°8, 1977
- Ailleurs et demain, 1976
- - - Dimensions, 1974
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- - Dimensions, 1973
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- - J'ai lu N°613, 1975
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- - Ailleurs et Demain, 1984
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- - collection 10 18 N°2317, 1992
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- - Folio junior N°573, 1989
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- Les Voix de l’asphalte (écrit en 1953), 2007

Nouvelles

Les dates de références utilisées ici sont les dates de publication originale et non les dates de création des œuvres. Les titres de certaines nouvelles ayant varié au gré des traductions, ils sont cités du plus récent au plus ancien.
- juillet 1952
- Aux confins de l'espace guette le wub ou L'heure du wub (Beyond Lies the Wub)
- septembre 1952
- Le Canon (The Gun)
- Le Crâne (The Skull)
- novembre 1952
- Mini-révolte ou La révolte des jouets (The Little Movement)
- janvier 1953
- Les Défenseurs (The Defenders)
- Monsieur le Vaisseau (Mr. Spaceship)
- février 1953
- Le Joueur de pipeau vit tout au fond des bois ou Le joueur de flûte (Piper in the Woods)
- Reug ou Roug (Roog)
- mai 1953
- Nouveau Modèle ou Seconde Variété (Second Variety)
- Les Infinis (The Infinites)
- Le Monde qu'elle voulait (The World She Wanted)
- juin 1953
- Colonie ou Défense passive ou Les défenseurs (Colony)
- La Dame aux biscuits (The Cookie Lady)
- Des nuées de Martiens (Martians Come in Clouds ou The Buggies)
- La Clause de salaire ou La clause du salaire (Paycheck)
- L'Imposteur (Impostor)
- La Machine à conserver ou La Machine à préserver ou La Machine à sauver la musique (The Preserving Machine)
- juillet 1953
- Les Braconniers du cosmos (The Cosmic Poachers ou Burglar)
- Le Sacrifié ou L'Homme sacrifié (Expendable ou He Who Waits)
- L'Infatigable Grenouille (The Indefatigable Frog)
- L'Homme variable ou L'Homme-variable (The Variable Man)
- août 1953
- Le Banlieusard (The Commuter)
- Dans le jardin (Out in the Garden)
- Des yeux voltigeurs ou À vue d'œil (The Eyes Have It)
- Nous les Martiens (All we Marsmen)
- septembre 1953
- Le Grand O (The Great C)
- Le Roi de Elfes (The King of the Elves ou Shadrach Jones and the Elves)
- Le Problème des bulles (The Trouble with Bubbles ou Plaything)
- octobre 1953
- La Planète impossible (The Impossible Planet ou Legend)
- Planètes pour hôtes de passage (Planet for Transients ou The Itinerants)
- Tant qu'il y a de la vie... (Some Kinds of Life ou The Beleagured)
- décembre 1953
- Le Constructeur (The Builder)
- Le Pendu dans le square ou L'Inconnu du réverbère (The Hanging Stranger)
- Projet : Terre (Project: Earth ou One Who Stole)
- janvier 1954
- Un cadeau pour Pat (A present for Pat)
- La crypte de cristal (The crystal crypt ou The cristal gift)
- Derrière la porte (Beyond the door)
- Le monde de Jon (Jon's world)
- Le soulier qui trouva chaussure à son pied ou La vie courte et heureuse du soulier animé (The short Happy Life of the Brown Oxford)
- Tony et les scarabées ou Tony et les "Bêtes" (Tony and the Beetles (Retreat from Rigel))
- avril 1954
- L'homme doré (The golden man)
- mai 1954
- Un auteur éminent (Prominent author)
- James P. Crow (James P. Crow)
- Mission d'exploration (Survey Team)
- La petite ville ou Une petite ville (Small town)
- juin 1954
- Service avant-achat ou Vente à outrance (Sales pitch)
- juillet 1954
- Des pommes ridées (Of withered apples)
- Petit déjeuner au crépuscule (Breakfast at twilight)
- Les rampeurs (The crawlers)
- Le tour de roue ou La roue tourne (The Turning wheel)
- août 1954
- Reconstitution historique (Exhibit Piece)
- septembre 1954
- Dans la coque ou Les assiégés (Shell Game)
- Rajustement (Adjustement Team)
- octobre 1954
- Interférence ou Touche à tout (Meddler)
- Un monde de talents (A World of Talents) in Galaxy Science Fiction
- Souvenir (Souvenir)
- novembre 1954
- Le dernier des maîtres (The last of the masters)
- Progéniture (Progeny)
- décembre 1954
- En ce bas monde ou Sur la Terre sans joie (Upon the dull Earth)
- Etrange Eden (Strange Eden)
- Le père truqué (The father-thing)
- Un vaisseau fabuleux ou Le vaisseau arraisonné (Prize ship)
- janvier 1955
- Foster, vous êtes mort! (Foster, You're Dead!) in Star Science Fiction Stories n°3
- mars 1955
- L'Ancien Combattant ou Le vétéran (War Veteran) in Worlds of If
- avril 1955
- Marché captif ou Clientèle captive (Captive Market) in If n°2
- La Nanny ou Nanny (Nanny)
- juin 1955
- Immunité ou Chasse aux capuchons (Immunity ou The Hood Maker)
- juillet 1955
- Où il y a de l'hygiène... ou Chrome et châtiment (The Chromium Fence) in Imagination
- Expédition de surface ou Expédition en surface (A Surface raid)
- Visite d'entretien ou Service de réparation ou Service après-vente (Service Call) in Science Fiction Stories
- août 1955
- A l'image de Yancy (The Mold of Yancy) in Worlds of If
- novembre 1955
- Autofab ou Le règne des robots ou Autofac (Autofac) in Galaxy Science Fiction
- Consultation externe ou Le psi et l'enfant (Psi-Man, Heal My Child!) in Imaginative Tales
- décembre 1955
- Définir l'humain ou Etre humain c'est... (Human is)
- janvier 1956
- Rapport minoritaire (The Minority Report) in Fantastic Universe
- février 1956
- Au service du maître (To serve the master)
- Le marteau de Vulcain (Vulcan's Hammer)
- octobre 1956
- Copies non conformes ou Payez l'imprimeur! (Pay for the Printer) in Satellite Science Fiction
- janvier 1957
- Machination ou Le M inaltérable ou La machine à détruire (The Unreconstructed M) in Science Fiction Stories
- février 1957
- Question de méthode ou Méfiez-vous les uns des autres (Misadjustment) in Science Fiction Quarterly
- décembre 1958
- Non-O (Null-O)
- janvier 1959
- Le Retour des explorateurs (Explorers We) in The Magazine of Fantasy & Science Fiction
- juillet 1959
- Phobie or not phobie ou Souvenir écran (Recall Mechanism) in If
- septembre 1959
- Une proie rêvée ou Une belle prise (Fair game)
- décembre 1959
- Jeu de guerre ou Jeu guerrier (War Game) in Galaxy Science Fiction
- octobre 1963
- Une sinécure ou Le suppléant (Stand-by ou Top Stand-by Job)
- novembre 1963
- Que faire de Ragland Park? ou Qu'allons-nous faire de Ragland Park ? (What'll we do with Ragland Park?)
- décembre 1963
- Au temps de Poupée Pat (The Days of Perky Pat)
- Si Benny Cemoli n'existait pas ou Si Cemoli n'existait pas (If There Were no Benny Cemoli) in Galaxy Science Fiction n°2
- 1964
- The Unteleported Man
- janvier 1964
- L'Orphée aux pieds d'argile (Orpheus with Clay Feet) in Escapade
- Projet Argyronète (Waterspider) in Worlds of If
- février 1964
- Un numéro inédit (Novelty Act) in Fantastic
- Ah, être un Gélate... ou Quelle chance d'être un Blobel! (Oh, to be a Blobel!)
- mars 1964
- La guerre contre les Fnouls (The War with the Fnools)
- juin 1964
- Ce que disent les morts ou La Voix venue du ciel (What the Dead Men Say) in Worlds of Tomorrow
- juillet 1964
- Cantate 140 (Cantata 140)
- Qui perd gagne ou Jeu de malchance (A Game of Unchance)
- août 1964
- La petite boîte noire ou Loué soit Mercer (The little black box)
- octobre 1964
- Un précieux artefact ou Une précieuse relique ou Simulacre (Precious Artifact)
- janvier 1965
- Le retour du refoulé ou Syndrome de retrait ou Syndrome de retraite (Retreat Syndrom)
- avril 1966
- Souvenirs à vendre ou De mémoire d'homme ou Souvenirs garantis, prix raisonnables (We Can Remember It For You Wholesale, 1966)
- mai 1966
- Guerre sainte ou Quel agresseur? (Holy Quarrel)
- août 1966
- Rendez-vous hier matin (Your Appointment will be Yesterday)
- janvier 1967
- La Foi de nos pères (Faith of our Fathers)
- février 1967
- Match retour (Return Match)
- juillet 1968
- Ne pas se fier à la couverture ou De par sa couverture (Not by Its Cover)
- octobre 1968
- L'histoire qui met fin à toutes les histoires pour l'anthologie d'Harlan Ellison "Dangereuses visions" (The story to end all stories for Harlan Ellison's anthology "Dangerous visions")
- octobre 1969
- La Fourmi électrique ou La fourmi électronique (The Electric Ant)
- janvier 1974
- Un p'tit quelque chose pour nous, les tempnautes! ou Pitié pour les tempnautes! (A Little Something for Us Tempunauts)
- octobre 1974
- Les pré-personnes ou Les préhumains (The Pre-Persons)
- octobre 1979
- La sortie mène à l'intérieur ou La sortie vous fout à l'intérieur (The Exit Door Leads In)
- mai 1980
- Chaînes d'air, réseaux d'éther (Chains of air, web of Aether)
- octobre 1980
- Le cas Rautavaara (The Rautavaara's Case)
- décembre 1980
- Le voyage gelé ou Le souvenir qui venait du froid (The Frozen Journey ou I Hope I Shall Arrive Soon)
- février 1981
- L'Autremental ou L'esprit étranger ou L'Âme des aliens (The Alien Mind)
- juillet 1984
- Etranges souvenirs de mort ou Etranges souvenirs de la mort ou Etranges souvenirs d'outre-mort (Strange memories of death)
- mars 1987
- L'Œil de la Sybille (The Eye of the Sibyl)
- mai 1987
- Cadbury, le castor en manque ou Cadbury, le castor à la traîne (Cadbury, the Beaver who Lacked)
- Le Jour où Mr Ordinateur perdit les pédales (The Day Mr. Computer Fell Out of its Tree)
- Une odyssée terrienne (A Terran Odyssey)
- Stabilité (Stability)
- décembre 1988
- Au revoir, Vincent (Goodbye, Vincent)

Autres œuvres

-Exégèse, essai.
-La Fille aux cheveux noirs (The Dark Haired Girl, 1988)
-Si ce Monde vous déplaît... et autres écrits (The Estate of Philip K. Dick, 1995, trad. fr. ) (références)
-Dernière conversation avant les étoiles (Entretien avec Gwen Lee, 1982; trad. fr. )
-Ubik, le scénario (Ubik, the Screenplay, 1974, , trad. fr. Les moutons électriques), script cinéma

Adaptations cinématographiques

Adaptations directes

Après la mort de Philip K. Dick, plusieurs scénarios ont été inspirés plus ou moins fidèlement de ses œuvres :
- En 1982 sort Blade Runner, dont le scénario s’inspire du roman Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ? (Do Androids Dream of Electric Sheep?, 1968), dont le titre est devenu Blade Runner suite au succès du film.
- La nouvelle Souvenirs à vendre (We Can Remember It for You Wholesale, 1966) a servi de base pour le film Total Recall (1990) de Paul Verhoeven.
- Le roman Confessions d’un barjo (Confessions of a Crap Artist, 1975) a été porté à l’écran par Jérôme Boivin en 1992.
- La nouvelle Nouveau modèle (Second Variety, 1953) a inspiré le film Planète hurlante (Screamers) de Christian Duguay (1995).
- En 2002, les nouvelles Rapport minoritaire (1956) et L’Imposteur (1953) sont adaptées au cinéma, respectivement par Steven Spielberg sous le titre Minority Report et par Gary Fleder sous le titre Impostor.
- Le film Paycheck de John Woo (2003) est également basé sur une nouvelle de Dick, La Clause du salaire (1953).
- En 2006, le roman Substance mort (A Scanner Darkly), a été adapté au cinéma. A Scanner Darkly, réalisé par Richard Linklater. La particularité du film est que tous les plans ont été redessinés pour créer un effet particulier.
- Une adaptation de sa nouvelle L’Homme doré (The Golden Man, 1954) est sortie dans les salles françaises le 25 avril 2007, avec Nicolas Cage et Julianne Moore. Elle a été réalisée par Lee Tamahori et s’intitule Next.

Inspirations

- La trame de fond du film The Truman Show de Peter Weir (1998), avec Jim Carrey, semble largement inspirée du roman de Dick Le Temps désarticulé (Time Out of Joint, 1959).
- Parmi les admirateurs de Dick, on trouve le cinéaste canadien David Cronenberg. Sa « rencontre » avec l’auteur a lieu en 1984 : Dino De Laurentiis, qui avait produit son film Dead Zone, lui fait parvenir un scénario écrit par Dan O'Bannon et Ronald Shusset basé sur la nouvelle de Dick Souvenirs à vendre. Mécontent du résultat, il décide de le réécrire et travaille dessus pendant une année (il écrit en tout douze versions différentes de l’histoire), mais se heurte constamment au mécontentement de Shusset (aussi producteur du film). Il décide finalement de quitter le projet, sa vision de l’histoire étant trop éloignée de celle que Shusset envisage. Il reste toutefois fortement intéressé par l’œuvre de Dick qu’il découvrira durant les années suivantes.
- En 1999, Cronenberg sort son film eXistenZ, qu’il considère comme étant son « film dickien », celui contenant le plus de thèmes proches de l’œuvre de Dick. Il a d’ailleurs inclus une sorte d’hommage dans le film par le biais d’un sac en papier où est inscrit « Perky’s Pat », en référence au roman Le Dieu venu du Centaure (The Three Stigmata of Palmer Eldritch, 1965). ==
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