Bataille de Jarnac

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La bataille de Jarnac, le 13 mars 1569, oppose, lors des guerres de religion, l’armée protestante commandée par le prince de Condé, à celle du roi de France, commandée par le duc d’Anjou, frère du roi de France. Celui-ci remporte une victoire non-décisive sur le plan militaire, mais les cruautés exercées par les catholiques après leur victoire exacerbent les haines.
Bataille de Jarnac

La bataille de Jarnac, le 13 mars 1569, oppose, lors des guerres de religion, l’armée protestante commandée par le prince de Condé, à celle du roi de France, commandée par le duc d’Anjou, frère du roi de France. Celui-ci remporte une victoire non-décisive sur le plan militaire, mais les cruautés exercées par les catholiques après leur victoire exacerbent les haines.

Campagne précédant la bataille

En retraite au château de Noyers, le prince de Condé doit fuir (avec l’amiral qui était à proximité à Tanlay) pour échapper à un enlèvement des troupes royales. Une troisième guerre de religion se rallume quand il publie un manifeste le 25 août 1568. Henri d'Anjou, frère cadet du roi, avait été nommé lieutenant général du royaume avec mission de vaincre les huguenots. Le 26 octobre, l'armée royale surprend les huguenots provençaux à Mensignac. Cependant, à l'est, Wolfgang de Bavière, duc de Deux-Pont et Guillaume d'Orange étaient entrés en France avec leurs reîtres. Il devenait nécessaire de vaincre le gros des forces huguenotes de Condé et Coligny.

Déroulement

Les éclaireurs royaux, aux ordres du duc de Guise, parviennent à Jarnac. De son côté, l’avant-garde huguenote arrive au bourg voisin de Cognac. S'étant découverts, les huguenots occupent Jarnac et les royaux se replient sur la rive gauche de la Charente. Dans la nuit, le duc d'Anjou fait restaurer et doubler le pont de Châteauneuf et passe sur la rive droite. Surpris, Coligny peine, pendant trois heures, à rassembler ses forces éparpillées. Les royaux prennent le village de Bassac. Coligny le fait reprendre par d’Andelot qui doit se replier devant les reîtres du Rhingrave et un millier d'arquebusiers sur le village de Triac. Coligny fait alors donner la cavalerie de Condé — l'ordre est annulé mais ne parvient pas au destinataire. Avec trois cents cavaliers ce dernier s'enfonce dans l'armée adverse. Contre-attaqué de flanc il se trouve cerné de toutes parts et sa troupe est décimée et lui-même est assassiné par Montesquiou, capitaine des gardes du duc d'Anjou, alors qu'il s'était rendu. L'infanterie et l'artillerie huguenotes, qui n’ont pas participé au combat se replient sur Cognac.

Suites

La bataille n’a d'autre conséquence significative que la mort de Condé et le rôle accru de Coligny. S'ils n'ont pas remporté à Jarnac une bataille décisive, les catholiques n'en sont pas moins fort satisfaits. Leur armée reconstituée vient de faire ses preuves sur le terrain : depuis le siège d’Orléans, en février 1563, jamais elle ne s'est aussi bien comportée. En outre, la victoire vaut à Henri, duc d'Anjou (futur Henri III, roi de France) d’être salué, en France et dans toutes les cours européennes, comme un héros et un génie militaire. La bataille de Moncontour, quelques mois plus tard, est plus décisive.
- Catégorie:1569 en:Battle of Jarnac it:Battaglia di Jarnac
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