Gallargues-le-Montueux

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Gallargues-le-Montueux est une commune française, située dans le département du Gard et la région Languedoc-Roussillon. Ses habitants sont appelés les Gallarguois et Gallarguoises.
Gallargues-le-Montueux

Gallargues-le-Montueux est une commune française, située dans le département du Gard et la région Languedoc-Roussillon. Ses habitants sont appelés les Gallarguois et Gallarguoises.

Géographie

Gallargues, à mi distance de Nîmes (18 km à l’est) et de Montpellier (22 km à l’ouest) est la première colline s’élevant de 60 mètres au dessus de la plaine de Petite Camargue qui, constituée d’étangs et d’anciens marécages asséchés jusqu’à Aimargues (5 km au sud), rejoint le littoral méditerranéen (15 km au sud) en ne surpassant que de 8 mètres le niveau de la mer aux abords de la nationale 113 limite Sud de la commune. La limite Ouest de la commune est marquée à 1 kilomètre de la colline par le fleuve Vidourle bordé d’une ripisylve (forêt-galerie) classée de saules et peupliers blancs. Classée également au Nord, la pinède dite de Cabassut débouche en direction d’Aubais (3, 6 km au nord) et de Sommières (9 km au nord) sur un vaste plateau naturel de garrigue rupestre où dominent chênes verts, pins, lauriers et cyprès. Au sud de la colline où l’habitat est implanté se situe la plaine cultivée constituée pour l’essentiel d’un vignoble aux cépages soigneusement palissés voisinant avec diverses cultures maraichères. À l’est la limite est marquée par une rivière : le Razil.

Histoire

L’origine de Gallargues est très ancienne. Sous le règne de l’empereur romain Tibère, l’existence d’une villa appartenant au tribun militaire de la VII Légion Quintus Statius Gallus est citée sur la colline qu’occupe aujourd’hui le village, alors que la population locale se groupe à deux kilomètres dans la cité d’Ambrussum, qui vit du relais qu’elle apporte à la Via Domitia (tout comme 2000 ans plus tard Gallargues exploite sa position sur l’échangeur de l’autoroute A9). Puis l’effondrement de l’empire romain au provoque des événements qui ici comme ailleurs font migrer les populations vers les places fortes et les hauteurs. Les fouilles pratiquées à l’occasion de la restauration de l’église Saint-Martin ont permis d’établir la présence d’une première église sur l’emplacement de l’actuelle et d’un village autour dès l’époque carolingienne . Le village se peuple d’abord autour de son église et de sa fontaine baptisée Saint Cosme, au pied du premier château aujourd’hui disparu du seigneur des lieux Rostaing, dont l’existence est relatée en 1027 par l’acte de création d’un couvent qu’il protège sur la ville. La seigneurie sera ensuite rattachée à la Baronnie de Lunel. En 1295, Gallargues, acquis à la baronnie de Lunel par le roi de France Philippe IV le Bel, reçoit en même temps de lui sa charte de franchise, confirmée ensuite par ses successeurs François I en 1533, Henri IV en 1660, Louis XIV en 1690. Cette charte lui confère le droit d’élire librement des consuls instaurant il y a sept siècles l’administration communale démocratique que perpétue aujourd’hui le conseil municipal de la cité. En 1356, le sénéchal de Beaucaire ayant ordonné sa mise en défense, un second château dont la tour appelée royale demeure aujourd’hui est édifié et la cité est fortifiée par un rempart construit avec le même matériau et dans le même appareillage que celui d’Aigues-Mortes à 6 mètres de hauteur sur 1, 30 à 2 mètres d’épaisseur et 600 mètres de pourtour défendu par 5 grosses tours avec 3 portes en ogives hersées (Paris était alors protégé par l’enceinte de Philippe Auguste seulement 8 fois plus étendue). Lors du dénombrement de 1384, Gallargues est une cité notable comptée pour 30 feux quand il en est attribué 5 à Aubais, 6 à Saint-Laurent-d'Aigouze, 5 à Langlade, 9 à Beauvoisin, 8 à Bellegarde, 8 à Fourques, 8 à Uchaud, 11 au Cailar, son château et la seigneurie qui en dépend sont considérés comme une possession suffisamment importante pour que la reine de Majorque Isabelle (qui y réside et meurt en 1404) accepte de les recevoir du roi de France Charles VI en compensation du prix de la vente de Montpellier que son père Jaume III avait conclue le 25 octobre 1349 avec le roi de France Philippe VI sans finalement recevoir le paiement convenu. Sur le chemin du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle, Gallargues devient une halte réputée (toujours très fréquentée de nos jours où la commune maintient sa tradition d’hospitalité). Au cœur de la cité, rappelant ce lien, une imposante demeure médiévale, récemment restaurée, est par tradition populaire réputée avoir été l’Hôpital Saint Jacques. Puis dès sa naissance le protestantisme séduit les Gallarguois qui majoritairement s’y convertissent et le village paie cruellement sa fidélité à ses convictions car le 11 octobre 1628 les armées de Louis XIII commandées par le duc de Montmorency font le siège de la ville qui résiste, démolissent ses remparts, capturent la garnison protestante que commande François de Valescure, incendient la cité et pendent le lendemain à Montpellier 63 de leurs prisonniers. Mais faisant honneur à sa devise « Rupibus firmior » (plus solide que le roc) la ville se relève connaît même une incontestable prospérité aux et siècles dont témoigne la qualité des demeures gallarguoises de l’époque où sortie du périmètre de ses remparts la ville compte déjà deux mille gallarguois alors que la France compte à peine 28 000 000 d’habitants (dénombrement de 1790). Et en ce début du , Gallargues réunit plus de 3000 habitants qui apprécient le charme de leur cité et sa remarquable situation à faible distance de Montpellier, de Nîmes, de la mer, de la Camargue qui marque fortement ses traditions et ses fêtes par ses jeux taurins. Au commerce de la maurelle avec la Hollande (matière obtenue d’une sorte de tournesol colorant en rouge le fromage de Hollande), la viticulture a succédé avec un talent que confirment les médailles que les cépages remarquablement vinifiés de Gallargues collectionnent. Aux teintures de garance et au tissage lucratif des "indiennes" (carrés Hermès de l’époque) qui faisaient la réputation et la fortune des Gallarguois succède aujourd’hui sa ville active qui s’impose sur quarante hectares comme site majeur d’emplois et d’activités de la région avec Le Figaro, Smurfit, Antix, Bastide Médical et trente autres entreprises.

Démographie

Lieux et monuments

Au sommet de la colline sur laquelle la cité est construite, il reste du second château de Gallargues la Tour royale du MH. À peu de distance dans les murs du troisième château qu’avait édifié au le marquis de Rochemore se trouve l’actuel temple l’un des plus imposants du Languedoc IMH. L’église Saint-Martin (qui vient d’être remarquablement restaurée) de facture romane trouve son origine au sur les mêmes lieux MH. Au cœur historique de la cité et du périmètre autrefois fortifié on peut voir l’hôpital Saint-Jacques immeuble médiéval aujourd’hui demeure privée IMH. Le domaine de Thomas Burnet imposante bastide du d’élégantes proportions édifiée sur des caves et restes d’édifice antérieur du est actuellement aussi une demeure privée IMH. Des fragments épars des anciens remparts du subsistent dans la cité. Une arche également du pont romain sur lequel passait la Via Domitia sur le Vidourle MH.

Personnalités liées à la commune

- Quintus Statius Gallus, tribun militaire de la Légion VII Gemina sous le règne de Tibère qui établit sa villa au 77 mille de la via Domitia sur la colline qui porte depuis son nom Gallargues (qui signifie en latin Gallus argum — la terre de Gallus).
- Rostaing, premier seigneur de Gallargues qui se signale et mentionne son château dans l’acte de fondation d’un monastère en 1027.
- Isabelle dernière reine titrée de Majorque (1337-1404) qui prit possession du château et de la seigneurie de Gallargues en 1395 (château dont il reste une tour dite tour royale à l’appareillage identique à celui de la citadelle d’Aigues-Mortes).
- Les Rochemore (marquis), famille de hauts magistrats au Présidial de Nîmes et à la Cour des Aides de Montpellier dont la seigneurie dépassait le territoire actuel de Gallargues s’étendait de l’autre côté du Vidourle, qui édifièrent leur château "moderne" à Gallargues en 1750, lequel incendié à la Révolution puis partiellement restauré et remanié est devenu sous le premier Empire le Temple.
- Esprit Fléchier (1632-1710), évêque de Nîmes, orateur sacré aussi célèbre que Bossuset à son époque, sociétaire de l’Académie française et créateur de l’Académie de Nîmes, qui a ordonné et dirigé la première restauration de l’église Saint-Martin après sa dévastation à l’époque des guerres de religion puis l’a lui-même reconsacrée.
- Henri Pitot (1697-1771), directeur des travaux de la Sénéchaussée de Nîmes puis des États du Languedoc (connu pour avoir apporté l’eau courante à Montpellier par un aqueduc de 14 kilomètres de long) qui consacra vingt années de sa vie à diriger à Gallargues un monumental chantier de digues et de déversoirs pour protéger tout le territoire des crues du Vidourle.
- Isaac Berard (1770-1819), bouilleur de vins natif de Gallargues qui inventa une technique fiable et économique de distillation et réalisa une machine portant son nom rivale des modèles brevetés par le Nîmois Adam en 1801 et du modèle d’alambic préconisé par Chaptal. Paulin Talabot (1799-1885) polytechnicien (X 1819) fondateur de la compagnie des chemins de fers du Gard puis de la compagnie PLM qui mit en service en 1845 la ligne Nimes-Montpellier sur laquelle il construisit la gare de Gallargues puis fit de cette gare une plaque tournante de son réseau en construisant à partir de 1863 la ligne Gallargues-Sommières ouverte en 1872.
- Philippe Lamour (1903-1992) qui a fait passer le canal qui porte son nom en bordure de la cité, puis au sein de la mission RACINE chargée d’aménager le littoral languedocien a préconisé le choix de Gallargues pour la sortie d’autoroute rattachant les routes des plages.
- Toni Grand, (1935-2005) sculpteur
- Le Groupe , composé de Adrien Andreo (chant, guitare), Alexandre Andreo (basse), Gauthier Reboul (batterie).

Voir aussi

- Communes du Gard
- Communauté de communes Rhôny Vistre Vidourle ==
Sujets connexes
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