Russie

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La Russie (en russe : Россия, prononcé Rossiïa) ou, officiellement, Fédération de Russie (Российская Федерация, prononcé Rossiïskaïa Fédératsiïa) est un pays peuplé de 142 millions d'habitants situé à cheval sur l'Europe et l'Asie. Son territoire d'une superficie de 17 millions de km² s'étend sur plus de 8000 km de Kaliningrad à Vladivostok, en fait le plus grand pays de la planète. Bien que bordé par de
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La Russie (en russe : Россия, prononcé Rossiïa) ou, officiellement, Fédération de Russie (Российская Федерация, prononcé Rossiïskaïa Fédératsiïa) est un pays peuplé de 142 millions d'habitants situé à cheval sur l'Europe et l'Asie. Son territoire d'une superficie de 17 millions de km² s'étend sur plus de 8000 km de Kaliningrad à Vladivostok, en fait le plus grand pays de la planète. Bien que bordé par de nombreuses mers et océans, la Russie est caractérisée par un climat continental. C'est également le pays du froid hivernal car une grande partie des terres se situe à des latitudes élevées. La Russie dispose de ressources minières (charbon, fer, nickel, diamants, ...) et énergétiques (pétrole, gaz) abondantes, qui en font un des principaux exportateurs mondiaux. A l'époque de l'URSS une industrie lourde puissante (aciérie, raffineries, industrie chimique) a été édifiée autour des principaux gisements. Les secteurs liés à l'armement et à l'aérospatiale ont été également fortement développées permettant au pays de jouer un role pionnier dans la course à l'espace. En revanche, l'industrie légère et de consommation tout comme l'agriculture, n'ont pas pu se développer à la même échelle. La Russie est la plus importante des 15 républiques issues de l'ancienne Union soviétique, qui en éclatant en 1991 a formé autant de républiques indépendantes. La Russie en constituait le noyau historique. Elle a repris de l'ancienne grande puissance mondiale les 3/4 de son territoire, plus de la moitié de sa population, les 2 tiers de son industrie et la moitié de sa production agricole. Principale héritière de l'URSS, elle occupe désormais sa place dans les institutions internationales, dont le siège permanent au Conseil de sécurité des Nations unies, mais a assumé également le passif financier de l'ancienne URSS. La Russie est une fédération constituée de 85 "sujets" disposant d'une autonomie politique et économique variable. Le découpage, qui tient compte entre autres de la présence de minorités, existait déjà dans l'ancienne URSS. Depuis la péréstroïka (fin des années 80) le pays a opté pour un régime parlementaire pluraliste et ses dirigeants ont abandonné l'économie planifiée pour l'économie libérale. La réorganisation de l'appareil économique découlant de ces décisions combinée avec les effets de l'éclatement de l'URSS ont suscité au cours des années suivantes un effondrement de l'économie plongeant une grande partie de la population dans la misère tandis que se formait une classe de nouveaux riches issue de l'ancienne nomenklatura. Les régions, profitant de l'anarchie dans laquelle était plongé le régime durant la période Eltsine ont accentué leur autonomie politique et financière. Le président russe actuel, Vladimir Poutine, porté au pouvoir en 2000 par un électorat en plein désarroi, s'est donné pour objectif de rétablir le contrôle de l'état russe sur l'appareil politique et économique par le biais d'un régime présidentiel fort. Le nouveau président a bénéficié de l'envolée des cours des matières premières dont la Russie est l'un des plus grands producteurs et qui ont favorisé, combinés au succès des réformes structurelles, une reprise vigoureuse de l'économie. Les mesures ont été prises par ailleurs contre la fraude fiscale ce qui s'est traduit par l'arrestation de certains oligarques. Des mesures ont été prises pour redonner au pouvoir fédéral le contrôle des régions en réduisant les pouvoirs des dirigeants locaux, augmentant la part des impots revenant à l'état fédéral et instituant une nouvelle strate administrative - les districts fédéraux - chargée de contrôler les administrations régionales.

Histoire

La Russie kiévienne

La Russie kiévienne (Ruthénie) est le premier état organisé à s'être formé dans la région occupée aujourd'hui par l'Ukraine et une partie de la Russie occidentale (862). Fondé par des vikings (les varègues en russe) venus de la mer Baltique, il forme un état peu structuré dont les sujets sont les tribus slaves vivant dans la région et qui seront progressivement conquises. Les princes varègues développent l'axe commercial entre la mer Baltique et la mer Noire en empruntant le fleuve Dniepr. Ils réussissent à s'imposer en tant que partenaire commercial à l'empire byzantin par la force des armes . La Russie kiévienne doit combattre les peuples nomades des steppes venus de l'est. Vers l'an 1000, la Russie kiévienne se convertit au christianisme orthodoxe religion de l'empire byzantin. La Russie kiévienne se désintègre en 1237 après une longue période de guerre civile sous les coups de boutoir des peuples nomades. La Russie kiévienne fait alors place à une quinzaine de principautés situées sur les territoires des actuelles Ukraine, Biélorussie et Russie européenne. La principauté de Vladimir-Souzdal et surtout la république de Novgorod toutes deux situées au nord de la Russie kiévienne vont profiter de leur indépendance pour se développer. La république de Novgorod, cité-état dotée d'un système de gouvernement original, prospère grâce à ses échanges commerciaux avec les pays de la Baltique. Elle repousse à plusieurs reprises les tentatives d'expansion des chevaliers teutoniques.

L'invasion mongole

En 1226 un nouveau peuple nomade guerrier venu de Mongolie, appelé tatars par les Russes, attaque les principautés russes, car celles-ci sont situées sur la route de l'Europe dont ils comptent entreprendre la conquête. Entre 1237 et 1242 le khan Batu petit-fils de Gengis Khan défait les unes après les autres toutes les armées russes et réduit en cendres les principales villes dont Vladimir, Kiev et Moscou. Les populations sont massacrées ou réduites en esclavage. Seule Novgorod et dans une certaine mesure Pskov, situées au nord-est, réussissent à conserver une certaine autonomie. Les mongols n'occupent pas les territoires vaincus mais les princes russes doivent payer tribut et reconnaitre la suzeraineté des mongols qui fondent un état au sud de la Volga : la Horde d'Or. Cette vassalité ne prendra fin que 3 siècles plus tard.

La Moscovie

400px Du au , l'une de ces principautés, la Moscovie (dont la capitale est Moscou), dirigée par des princes habiles, annexe progressivement toutes les autres pour devenir la Russie (d'où le titre de Tsar de toutes les Russies porté par le souverain de l'empire russe). Sous le règne d'Ivan III, la Moscovie se libère du joug des mongols dont l'empire est désormais fragmenté en plusieurs khanats puis absorbe les principales principautés encore indépendantes dont Novgorod. La Moscovie doit également combattre le puissant royaume de Lituanie qui occupe principalement le territoire actuel de la Pologne. Ivan IV dit "le Terrible", premier prince à se faire désigner sous le titre de tsar, parachève ces conquêtes en s'emparant des principaux khanats mongols mais il perd l'accès à la mer Baltique face à une coalition de l'Empire suédois avec la Pologne et la Lituanie.

La dynastie Romanov

L'extinction de la dynastie des Riourik déclenche le temps de Troubles jusqu'à ce qu'une nouvelle dynastie, les Romanov, monte sur le trône (1613). Plusieurs souverains brillants vont au 17ème et 18ème siècle accroitre la taille de l'Empire Russe avec l'aide des cosaques : Pierre le Grand (1682-1725), au prix d'une longue guerre avec la Suède, obtient un accès à la mer Baltique et fait construire Saint-Petersbourg; Catherine II de Russie (1762-1796), autocrate éclairé, achève la conquête des steppes situées au bord de la mer Noire après avoir défait l'empire ottoman et le khanat de Crimée et repousse vers l'ouest les frontières de l'empire russe grâce au partage de la Pologne. L'Ukraine et la Biélorussie sont désormais entièrement en territoire russe. Durant toute cette période, les cosaques occupent progressivement la Sibérie et atteignent l'Océan Pacifique en 1640. Irkoutsk au bord du lac Baïkal est fondé en 1632, la région du détroit de Béring et l'Alaska sont explorés dans les années 1740.

La Russie grande puissance européenne

L'empire russe va jouer un rôle décisif durant les guerres napoléoniennes qui vont la transformer en puissance européenne. Après avoir participé à deux coalitions contre Napoléon et essuyé des défaites coûteuses, Alexandre Ier choisit le camp de la France mais la paix ne durera que 5 ans (1807-1812). Il profite de cette pause pour attaquer la Suède et annexer la Finlande. En 1812 les hostilités reprennent. La grande armée de Napoléon parvient au prix de combats acharnés à s'emparer de Moscou mais doit en repartir chassée par l’incendie de la ville. Les armées russes harcèlent alors un ennemi décimé par la faim et le froid et en 1815 elles occupent Paris. Alexandre va jouer un rôle majeur dans la Sainte-Alliance qui veut gérer le destin de l’Europe post-napoléonienne : il s’oppose à la reconstitution de l’état polonais et va participer militairement à la répression des soulèvements contre les monarchies (Hongrie).

L'expansion en Asie

L’empire russe poursuit, sous son règne et celui de ses successeurs, son expansion dans le Caucase au détriment des empires perse et ottoman : la Géorgie rejoint volontairement l’empire en 1801, l’Arménie, le Daghestan et une partie de l’Azerbaïdjan sont annexés en 1813 au terme d'un conflit de 4 ans avec l’empire perse. Un dernier conflit victorieux avec l’empire ottoman (1878) parachève la conquête du Caucase. Au décès d’Alexandre (1825) des officiers réformistes, les décembristes, se soulèvent en vain pour demander une réforme de la monarchie. Cette tentative initiée par des membres issus de la classe dirigeante va servir de modèle à de nombreux radicaux russes au cours du siècle suivant. Nicolas I bénéficie d’une bonne croissance économique mais renforce l’appareil répressif. Il écrase violement un soulèvement armé de la Pologne (1831). Le déclin de l’empire ottoman, qui attise les convoitises des puissances européennes, est à l’origine d’un conflit entre la Russie et les autres puissances européennes. Défait à Sébastopol (1856), Alexandre II, le successeur de Nicolas, doit céder la Bessarabie, et perd les droits de passage en Méditerrannée. Il tente de tirer les leçons de cette défaite.

Tentatives de réforme

Le pays qui, à l’époque, a atteint une superficie de 12, 5 milions de km² et compte 60 millions d’habitants, est handicapé par son fonctionnement archaïque. Des réformes structurelles sont mises en train par le tsar : abolition du servage (1861), création de conseils locaux élus -les zemtsvos – (1864) dotés de pouvoir sur les affaires locales et pouvant lever des impôts, réforme du code juridique et introduction des procédure d’accusation et de défense. Les réformes vont de manière paradoxale attiser la violence de groupes de révolutionnaires et Alexandre finira par tomber sous leurs coups (1882). Sous son règne, l’empire poursuit son expansion coloniale en Asie centrale : après l’annexion des terres des kazakhs achevée en 1847, les 3 khanats du territoire ouzbek (Kokand, Boukhara et Khiva) sont conquis au cours des trois décennies suivantes puis annexés ou placés sous protectorat (1876). Cette avancée place l’empire russe aux portes de l’Empire Britannique en Inde. La tension entre les deux pays va rester très vive jusqu’à ce qu’un accord soit trouvé en 1907 (convention anglo-russe). La Pologne se soulèvera sans succès en 1863.

Industrialisation

Alexandre III, lorsqu’il monte sur le trône en 1882, mène en réaction à l’assassinat de son père une politique de contre-réformes. Le régime continue à être autoritaire : partis politiques et syndicats sont interdits, le droit de circulation est limité, la presse est censurée. Sur le plan économique l’industrie se développe rapidement grâce, entre autres, aux investissements étrangers et à la construction d’un réseau ferroviaire qui atteint 30 000 km en 1890. Le Transsibérien qui doit désenclaver les immenses territoires de la Sibérie est construit entre 1891 et 1901. Mais l’agriculture a toujours un poids écrasant : en 1897 la Russie compte 97 millions de paysans pour une population totale de 110 millions d’habitants. Ceux-ci ne possèdent généralement pas les terres qu’ils cultivent (25% seront propriétaires en 1914). Le taux d’alphabétisation est très faible et la mortalité infantile est élevée. L’excédent démographique est absorbé par les villes dont le nombre croit rapidement : à la veille de la première guerre mondiale, la population citadine dépasse les 25 millions d’habitants. La Russie continue d’accroitre son aire d’influence ; en Chine et en Corée elle se heurte aux intérêts japonais. Le conflit qui s’ensuit se termine par une défaite complète (1905) : la modernisation du Japon a été sous-estimée et l’éloignement du champ de bataille a créé d’énormes contraintes logistiques.

La Révolution de 1905

Cette défaite déclenche le premier soulèvement généralisé de la population russe contre le régime. La révolution de 1905 est d’abord un mouvement paysan qui touche essentiellement la région des terres noires. Les ouvriers se joignent au mouvement par la suite. La loyauté des forces armées va sauver le régime. Nicolas II, qui est monté sur le trône en 1894, est obligé de donner des gages d’ouverture. Une assemblée (douma) élue est dotée de pouvoirs législatifs. Mais les élections de deux doumas succesives donnent une large majorité à l’opposition. La loi électorale est alors modifiée pour obtenir une chambre des députés favorable au pouvoir.

Première guerre mondiale et révolution russe

La Russie entre en guerre contre l'Allemagne et l'Empire Austro-Hongrois en 1914 pour venir en aide à la Serbie, son alliée. L'empire russe déclenche une offensive en Pologne orientale occupée par les allemands mais est sévèrement battue. Les troupes russes doivent abandonner la Pologne. Début 1917 éclatent des mouvements sociaux, suscités par le poids de la guerre sur l'économie, les pertes sur un front réduit à une stratégie défensive, l'instabilité des dirigeants et la défiance vis à vis du tsar. Le refus des troupes de réprimer les manifestations, la lassitude des classes dirigeantes obligent le tsar Nicolas II à abdiquer ; ainsi éclate la Révolution de février 1917 et la Russie devient une république. Un gouvernement provisoire est alors constitué, présidé par Alexandre Kerenski. Tout en esquissant des réformes celui-ci tente malgré tout de respecter les engagements de la Russie vis à vis de ses alliés en poursuivant la guerre. L'impopularité de cette dernière mesure est exploitée par le parti des bolcheviks qui, le 25 octobre 1917, renverse le gouvernement à Saint-Pétersbourg (alors capitale de la Russie) par les armes (Révolution d'octobre). La paix est signée avec les Allemands au prix d'énormes concessions territoriales (Pologne, partie de l'Ukraine, Pays Baltes, ...). Une guerre civile va opposer pendant trois ans les Russes blancs (républicains ou monarchistes) assisté par les puissances occidentales aux bolchéviks. Après leur victoire, le 22 décembre 1922 les bolcheviks instaurent l'Union des républiques socialistes soviétiques, la Russie devient une des républiques de l'Union.

L'URSS

Dès la prise du pouvoir, le nouveau régime tourne à la dictature réprimant férocement toute opposition même au sein du parti communiste. L’ensemble des moyens de production sont placés sous le contrôle de l’état. A la fin de la guerre civile en 1921 le pays est exangue : la désorganisation des transports, les réquisitions agricoles déclenchent une famine qui fait un million de victimes dans le sud de la Russie et en Ukraine. Le mécontentement gagne et le régime doit assouplir son programme : c’est la NEP qui autorise une forme limitée d’économie privée. En quelques années la production agricole et industrielle se rétablissent. Lénine décédé en 1924 laisse sa « succession » ouverte. Staline va en quelques années se hisser au pouvoir en éliminant physiquement ses rivaux. Le plan de collectivisation est repris avec vigueur et les terres sont regroupées au sein de grandes coopératives. Le développement de l’économie est désormais planifié de manière centralisé dans des plans quinquennaux. Ceux-ci mettent surtout l’accent sur le développement de l’industrie lourde en particulier dans l’est du pays. Staline mène un politique répressive qui envoie au goulag ou à la mort près de 15 millions personnes avant le déclenchement de la seconde guerre mondiale.

Seconde guerre mondiale

Staline qui a pactisé avec Hitler au début de la seconde guerre mondiale est surpris par l’attaque allemande qui se déclenche en 1941. L’armée soviétique sous-équipée et désorganisée par les purges staliniennes recule en essuyant des pertes qui se chiffrent en millions. L’avance allemande est bloquée devant Stalingrad (janvier 1943). Les généraux soviétiques reprennent progressivement l’initiative et l’armée soviétique épaulée par des livraisons d'armes alliées, reconquiert les territoires perdus, libère les pays de l’Europe orientale puis rentre victorieuse dans Berlin (mai 1945). Staline et ses alliés occidentaux ont conclu un accord sur un partage de l'Europe en zones d’influence qui entérine le rôle joué par l’URSS dans le conflit (Conférence de Yalta). Les pays d’Europe de l’est et une fraction de l’Allemagne se voient bientôt imposer un régime socialiste piloté par l’URSS. La guerre a saigné l’URSS (20 millions de victimes dont une majorité de civils).

Effondrement du régime soviétique

Fin 1991, l'URSS s'effondre et les républiques qui la constituaient prennent leur indépendance. Depuis, la Russie a renforcé les institutions démocratiques et son économie est devenue libérale. Voir aussi : Liste des monarques de Russie; Union des républiques socialistes soviétiques.

Politique

La constitution de 1993 adoptée à la suite de la crise constitutionnelle de 1993 qui avait opposé le président Boris Eltsine et l'assemblée et n'avait pu être résolue que par l'intervention des chars, définit la Russie comme une fédération et une république présidentielle dans laquelle le président russe est le chef de l'état et le premier ministre le chef du gouvernement. Le pouvoir exécutif est exercé par le chef de gouvernement. Le pouvoir législatif est détenu à la fois par le gouvernement et les deux chambres de l'assemblée fédérale de la fédération russe. Le président est élu au suffrage universel pour une période de 4 ans. Son mandat est renouvelable une seule fois. La dernière élection présidentielle a eu lieu le 14 mars 2004 et la prochaine aura lieu en mars 2008. Le pouvoir législatif est représenté par l'Assemblée fédérale composée de :
- La Douma (Дyмa = la pensée) ou, plus précisément, Douma d'État, assemblée de 450 députés élus au suffrage universel direct pour 4 ans. La Douma est présidée par Boris Gryzlov (2007).
- Le Conseil de la Fédération (Совет Федерации), formé de 176 représentants des sujets (régions) composant la Fédération , appelés souvent « sénateurs » (voir Russie
-Subdivisions). Le Conseil de la Fédération est présidé par Sergueï Mironov (2007). La constitution russe garantit l'égalité de tous les citoyens devant la justice, l'indépendance des juges et leur sujétion à la seule loi. Les procès doivent être publics et le droit de la défense est garanti aux accusés. Les régions disposent d'une certaine autonomie mais, depuis 2005, les gouverneurs des régions ne sont plus élus mais désignés par le président. Les principaux partis sont le parti du président Poutine Russie Unie (231 sièges à la Douma aux élections de 2003), le Parti Communiste Russe (51 sièges), Rodina (37 sièges), et le LDPR (37 sièges). Voir aussi : Géostratégie de la Russie.

Subdivisions

Articles détaillés :  ~  ~  ~  ~  ~  ~  ~  ~ La Fédération russe est constituée de 85 sujets égaux en droit :
- 47 oblasts (régions) (en russe область),
- 21 républiques,
- 8 kraïs (territoires),
- 6 okrougs (districts),
- 2 villes d'importance fédérale (Moscou et Saint-Pétersbourg),
- 1 oblast autonome (oblast autonome des Juifs, dit « Birobidjan », du nom de sa capitale). Forte de ses 128 nationalités, la Fédération a découpé son territoire en de nombreuses parcelles juridiques : selon la nationalité pour les républiques et les okrougs, selon des raisons administratives pour les kraïs et les oblasts. Le Birobidjan garde un statut particulier : il avait été prévu par Staline comme une terre d'accueil des juifs d'URSS. Chacun des 85 sujets envoie au Conseil de la Fédération deux représentants. Chaque sujet a sa propre législation (une Constitution pour les républiques et un Statut pour les oblasts, kraïs, okrougs et villes). La
Douma représente la population de la Fédération. Voir l'article Sujets de la Fédération Russe.

Villes en Russie

Panorama du quai du Kremlin avec la silhouette de la Cathédrale du Christ Sauveur (à gauche)
- Moscou, la capitale de la Russie
- Saint-Pétersbourg, en 1914 Petrograd, puis Léningrad (jusqu'en 1991)
- Iekaterinbourg, à l'époque soviétique Sverdlovsk
- Grozny
- Iaroslavl
- Irkoutsk
- Kaliningrad, anciennement Königsberg
- Kazan
- Kirov
- Nijni-Novgorod, à l'époque soviétique Gorki
- Novosibirsk
- Oufa
- Rostov-sur-le-Don
- Samara, à l'époque soviétique Kouibychev
- Togliatti, initialement Togliattigrad puis Stavropol-sur-la-Volga
- Vladivostok
- Volgograd, anciennement Tsaritsyne, puis à l'époque soviétique Stalingrad
- Perm, à l'époque soviétique Molotov Voir : Liste des villes de Sibérie

Géographie

Carte de la Russie Topographie de la Russie La Russie a une superficie de 17 millions de km² qui représente 2 fois celle des États-Unis et celle de la France. Le pays est à cheval sur l'Europe (25, 3 %) et l'Asie (74, 7 %) . S'étirant sur 8000 km d'ouest en est, la Russie traverse 11 fuseaux horaires. Du fait de sa taille, le pays présente de nombreux types de paysages parmi lesquels prédominent des étendues relativement plates couvertes selon la latitude de forêts, de prairies et de steppes . La Russie d'Europe , définie de manière arbitraire comme la partie située à l'ouest de l'Oural, présente successivement en allant du nord au sud les paysages suivants : au nord la partie la plus froide est le règne de la toundra à laquelle succède en allant vers le sud les forêts de conifères, puis les forêts mixtes (feuillus et conifères), les prairies, et enfin la steppe semi-désertique (près de la mer Caspienne). Le changement de végétation suit celui du climat. La Sibérie - la partie située à l'est de l'Oural - présente la même succession de paysages mais c'est surtout la taïga, forêt plus ou moins clairsemée composée majoritairement de cônifères, qui prédomine. La Russie possède des frontières terrestres avec 14 pays (dans l'ordre inverse des aiguilles d'une montre, en partant du plus au nord) : la Norvège 167 km, la Finlande 1 313 km, l'Estonie 294 km, la Lettonie 217 km, la Biélorussie 959 km, la Lituanie 227 km, la Pologne 206 km, l'Ukraine 1 576 km, la Géorgie 723 km, l'Azerbaïdjan 284 km, le Kazakhstan 6 846 km, la Chine km, la Mongolie km et la Corée du Nord 19 km.

Topographie

La majorité de la Russie est constituée par de vastes plaines où prédominent les prairies et steppes au sud la forêt au nord et la toundra le long des rivages de l'océan Arctique. Les principaux massifs montagneux se situent le long de la frontière méridionale : ce sont le Caucase, dont le point dominant, le mont Elbrouz (5 642 mètres) est également le sommet le plus élevé d'Europe et les montagnes de l'Altaï. A l'est se trouve le massif de Verkhoïansk et la chaine de volcans de la presqu'île du Kamtchatka. L'Oural, qui sépare se long un axe nord-sud la Russie d'Europe de la Russie d'Asie, est massif montagneux errodé riche en ressources minières. L'énorme ceinture forestière d'une largeur de 1200 km de large en Russie d'Europe et 2000 km en Sibérie constitue la plus grande réserve forestière de la planète. Les surfaces cultivées présentent 8, 9% de la surface cultivable de la planète. Paysage de taïga dans la région de Magadan Le littoral de la Russie a une longueur de km : il s'étire essentiellement le long de l'Océan Arctique et de l'Océan Pacifique ; il comprend également de relativement petites portions de côtes sur la mer Baltique, la mer Noire et la mer Caspienne. Les principales îles et archipels comprennent en Océan Arctique la Nouvelle-Zemble, l'archipel François-Joseph, l'archipel de Nouvelle-Sibérie, et dans le Pacifique l'île Sakhaline et l'archipel des Kouriles dont les îles les plus méridionales sont revendiquées par le Japon. Plus de 100 000 rivières arrosent la Russie dont certaines figurent parmi les plus importantes de la planète. La Volga, qui draine un bassin fluvial de 1, 4 million de km², est le plus long fleuve de Russie d'Europe (3350 km) et a joué un rôle majeur dans l'histoire du pays. Les grands fleuves sibériens figurent parmi les géants de la planète : ce sont l'Iénisséi (débit moyen 19 600m2/s), l'Ob, la Léna et l'Amour tous caractérisés par des débits énormes et des débâcles particulièrement violentes lorsque l'arrivée de l'été remet en mouvement les eaux prises dans les glaces. Les principaux lacs sont le lac Baïkal, qui constitue la plus grande réserve d'eau douce de la planète (20% du total), le lac Ladoga et le lac Onega.

Climat

Le climat de la Russie est continental et froid (la température moyenne du pays est de -5, 5°C). La majeure partie de ce pays très massif (la plupart des terres se situent à plus de 400 km des côtes) est en effet éloigné de l'influence adoucissante des océans. Plus de la moitié du pays se situee au nord du 60° de latitude tandis que seule une faible partie se trouve au sud du 50° de latitude. Les montagnes qui ferment les frontières méridionales (Altaï, ...) empêchent la remontée des masses d'air chaud venue des régions plus méridionales; par contre les plaines qui dominent dans le nord du pays laissent pénétrer loin à l'intérieur des terres les masses d'air refroidies par l'Océan Arctique. Dans pratiquement tout le pays, il n'existe pratiquement que 2 saisons : l'hiver et l'été; le printemps et l'automne sont généralement de très courte durée et le passage des températures les plus chaudes aux températures les plus froides est extrêmement rapide. Le mois le plus froid est janvier (sur les côtes février). Les températures hivernales vont en s'abaissant à la fois du sud au nord et de l'ouest à l'est (beaucoup plus continental) : on relève ainsi une température moyenne en février de −8°C à Saint-Petersbourg située à l'extrême-ouest, −27°C dans les plaines de Sibérie occidentale, et −43°C à Iakoutsk située en Sibérie orientale à peu près à la latitude de Saint-Petersbourg. Le record du froid est détenu par la ville de Verkhoïansk (-70°C relevé). Le vent du sud généré par l'anticyclone qui stationne en hiver sur la majeure partie de la Russie, réduit les différences de température entre les régions situées à des latitudes différentes. En été le mois le plus chaud est généralement juillet (la température moyenne en Russie est de 20°C). Les températures peuvent être très élevées dans les régions continentales (jusqu'à 38°C au sud). L'amplitude des températures est généralement extrêmement élevé. L'été peut être très chaud et humide y compris en Sibérie. Une petite partie de la côte de la mer Noire près de Sotchi a un climat subtropical. Le climat continental limite fortement la pluviométrie. Si à l'ouest les précipitations annuelles sont de 600 mm dans les régions baltiques et de 525 mm à Moscou, elles tombe à 425 mm à Novossibirsk (en Sibérie). La durée de l'hiver, le froid intense et les variations brutales de température ont un énorme impact sur le mode de vie de la population et le fonctionnement de l'économie. Dans la partie la plus froide du pays le sous-sol ne dégèle jamais : on parle de pergélisol (permafrost en anglais); l'eau stagne en surface et crée de gigantesques marécages paysage récurrent de la Sibérie; la présence du sous-sol gelé génère des contraintes très couteuses sur le mode de construction des batiments et des infrastructures. Les grands fleuves sont généralement pris par les glaces d'octobre/novembre à avril/mai bloquant toute circulation fluviale; au printemps la débâcle des glaces entrainent souvent des inondations catastrophiques sur les plus grands fleuves sibériens.

Économie

La Fédération russe est, en 2006, la 9 économie mondiale avec un PIB de 1226 milliards de dollars. (Total GDP 2007, World Bank)
- Structure du PIB : primaire 7 % - secondaire 37 % - tertiaire 56 %
- Dette publique : n’existe plus, elle a été entièrement remboursée en (2006)
- PIB/habitant : $ (2007)
- Taux de chômage : 6.6 % (2006)
- Population en dessous du seuil de pauvreté : 14 % (août 2006)
- Croissance :
- Taux de croissance : 6, 7 % (2006)
- Taux de croissance moyen 1999-2005 : 6, 4 %
- Taux d'inflation : 9.7 % (2006) (À titre de comparaison, son taux était de 18, 6 % en 2001, 20, 2 % en 2000, 36, 5 % en 1999.)
- Taux de couverture énergétique : 157, 7 % (2002)
- Échanges commerciaux :
- Exportations : 303, 9 milliards $ (2006)
- Importations : 164, 7 milliards $ (2006)
- Investissements directs étrangers : 28, 8 milliards $ (2006)
- Monnaie : rouble russe (100 RUB = 3, 8 € au 25 juin 2007)
- Fond de stabilisation : 132, 91 milliards $ (3 septembre 2007) (52, 1 milliards $ en 2005)
- Réserves de change : 422, 5 milliards $ (21 septembre 2007)

Forces militaires

Soldats russes en manœuvres au Kazakhstan L'actuelle Armée russe, formée en 1992, est l'héritière de l'ancienne Armée rouge (qui fut l'armée de l'URSS de 1922 à 1991, année de la dislocation de l'URSS et du bloc soviétique), dont elle a hérité de la quasi-totalité de l'armement et de l'équipement. La Russie est l'un des cinq pays reconnus officiellement par le Traité de non-prolifération nucléaire (TNP) comme possédant l'arme nucléaire. Elle possède d'ailleurs le plus vaste arsenal nucléaire au monde. Après la chute de l'URSS, malgré la baisse des Effectifs et du Budget l'armée Russe reste une armée de tout premier plan à l'echelle mondiale .
- Effectifs : militaires et réservistes
- Budget : 70 milliards de $ (2006)
Voir aussi: Armée rouge, VVS, Marine soviétique, Spetsnaz.''

Démographie

FAO, 2005). Population en milliers d'habitants
- Population : 143, 4 millions, dont 73 % vivent en milieu urbain
- Âge : 70, 4 % entre 15 et 64 ans
- Densité : 8, 5 hab./km²
- Indice de fécondité : 1, 35
- Taux de natalité : 10, 4 ‰
- Taux de mortalité : 16 ‰ (est. 2006)
- Espérance de vie : femmes : 72 ans - hommes : 59 ans (source INSEE)
- Âge de retraite : 55 ans pour les femmes et 60 ans pour les hommes La population de la Russie s'établit à 143, 4 millions d'habitants, avec un fort taux d'urbanisation (73 % de la population). Les grandes villes russes sont aussi celles qui reçoivent le plus de subventions de l'État fédéral. Il existe 12 villes avec plus d'un million d'habitants en Russie; d'ouest en est : Saint-Pétersbourg, Moscou, Rostov-sur-le-Don, Nijni-Novgorod, Volgograd, Samara, Oufa, Kazan, Perm, Iekaterinbourg, Tcheliabinsk et Novosibirsk. La Russie voit sa population baisser continuellement depuis 1970. Ce phénomène s'explique par les conséquences de la Seconde Guerre mondiale, qui n'ont pas été compensées par un baby-boom, contrairement aux pays d'Europe occidentale. L'espérance de vie des hommes est aujourd'hui de 58, 8 ans (source : économie et statistique n°383-384-385, INSEE, 2005). La Russie compte 13 millions de handicapés, presque 9 % de la population, ce qui représente une très lourde charge pour le budget fédéral. La Russie se noye dans l'alcool C'est une véritable épidémie qui ravage la Russie. Cette épidémie mortelle, c'est l'alcoolisme. Ces trois dernières semaines, plus de 2500 personnes sont tombées malades et plus de 100 sont mortes après avoir consommé de l'alcool frelaté, un fléau qui tue chaque année 42 000 Russes. Dans la région particulièrement touchée de Pskov, au nord-ouest du pays, l’administration locale a décrété un régime de situation d’urgence. Une mesure qui permet à la police d’effectuer des inspections inopinées dans les points de vente d’alcool. En Russie un homme sur trois et une femme sur sept sont alcooliques, l’alcool est responsable de la mort de 30% des hommes. Depuis les années 1990, la population décline en Russie : le taux de natalité baisse (8, 4 pour mille), le taux de mortalité croît (14, 7 pour mille). Ce sont les hommes les plus touchés : un homme de vingt ans sur deux peut espérer vivre jusqu’à soixante ans (pour un Américain c’est neuf chances sur dix) ; l’espérance de vie d’un homme est meilleure au Guatemala, en Indonésie, en Irak, au Mexique, aux Philippines… qu’en Russie. Et la situation s’aggrave. La pauvreté est la meilleure alliée de l’alcoolisme, chez les plus démunis tout est bon à boire, du liquide de frein à l’antigel, en passant par le dissolvant… Ici il n’est même pas question de vodka, la boisson préférée des Russes, ici on s’empoisonne. L’ancien président Gorbatchev estime même que son pays se suicide. Dans les années 1980, Mikhail Gorbatchev s’était attaqué au fléau de l’alcool : limitation de la production d’Etat, interdiction des distilleries clandestines et de la production domestique, augmentation des prix, traitement médical obligatoire pour les alcooliques… Mais Boris Eltsine a réintroduit ce que des caricaturistes russes ont appelé « l’alcoolisation générale du peuple » : disparition du monopole d’Etat sur les produits alcoolisés, multiplication dans les centres urbains de baraques à alcool ouvertes jour et nuit sans interruption. De 1988 à aujourd’hui, la consommation d’alcool par habitant et par an est passée de moins de 11 litres à plus de 14 litres, et comme l’alcool « comestible » est trop cher pour beaucoup de Russes, on compte en 2005 36 000 morts par ingestion d’alcool frelaté, qui s’ajoutent aux 46 000 suicides, 40 000 morts par accident de la circulation et 35 000 victimes de meurtres. Aujourd’hui ce sont plus de quatre cents personnes qui ont été intoxiquées par une ingestion d’alcool frelaté dans la région de Pskov, au Nord-Ouest de la Russie, et quinze sont mortes; en septembre, les nouvelles venaient du Sud et de l’Ouest de Moscou, cinq cents malades, dix-sept morts pour la même cause. A Belgorod, au Sud du pays, 912 malades, 44 morts. A Irkoutsk, en Sibérie, 559 malades, 19 morts. Au cours des dernières semaines, 2500 malades, 101 morts. Chaque année, ils sont 42 000 à mourir empoisonnés, selon les statistiques officielles russes. L’alcool frelaté, on le fabrique avec les moyens du bord, un alcool brut mélangé à du méthanol, un alcool industriel dont la consommation est « strictement interdite » à l’être humain, un mélange de cola et de produit ménager (le « frémok »), etc. Des recettes très pathogènes, souvent mortelles. D'après une étude menée récemment par un spécialiste de gynécologie de l’Académie des sciences de Russie, Vladimir Koulakov (étude fortement contestée par ses pairs), la Russie perd chaque année 700 000 habitants. Avec une natalité de 10, 3 ‰ et une mortalité de 16 ‰, la Russie fait face à un « fossé démographique ». M. Koulakov ne met pas en cause les conditions économiques, qui n’incitent pas les jeunes couples à procréer, et note le fait que, selon lui, sur 39, 1 millions de femmes en âge de procréer, 6 millions sont stériles, en partie à cause des conditions de l'avortement clandestin sous le régime soviétique (sous l'URSS, la contraception était prohibée; depuis la fin de l'URSS, le nombre d'avortements a fortement diminué). Mais ces données sont très contestables, car le niveau de vie augmente chaque année et la croissance économique de la Russie est bien supérieure à celle des pays occidentaux; elle est toutefois moins importante que celle de la Chine. La Russie se mobilise autour de la dépopulation et devrait adopter un concept de politique démographique visant à endiguer celle-ci par la protection de la santé. La natalité annuelle est d'environ 1, 4 million de personnes, mais d'après un député russe, près de 2, 3 millions de personnes meurent tous les ans en Russie. Ces chiffres sont cependant faussés, puisque la particularité de l’état civil russe consiste à enregistrer uniquement les naissances des citoyens russes et les décès de tous les habitants (même ceux qui ne possèdent pas la nationalité russe), et l’écart est énorme : entre 38 % et 42 %. L'immigration couvre au maximum 15 % de cette décrue. La Russie est le deuxième pays au monde qui accueille le plus grand nombre d’immigrés (après les États-Unis). Selon les experts, la réalisation de la doctrine démographique proposée par la Douma (chambre basse du parlement russe), qui vise à réduire la mortalité et à encourager les jeunes ménages, permettrait de relever la population à 200 millions d'habitants d'ici 2050 (elle était de 143 millions en 2005). Moscou souhaite restreindre le nombre de ressortissants des pays de la CEI à six millions contre onze millions actuellement« La politique des quotas d'étrangers menace la CEI d'éclatement », dans Courrier international du 24/01/2007, . Dans son discours au Conseil de la Fédération en mai 2006, le président Vladimir Poutine a confirmé la mise en place d'une politique visant à augmenter le nombre de naissances. Elle permettrait notamment aux mères de bénéficier d'une « prime de maternité » considérable (250 000 roubles, soit 7 350 €, pour la naissance d'un second enfant et 300 000 roubles (8 825 €) pour le troisième). De plus, depuis février 2006, des « certificats de naissance » ont été introduits dans les maternités : remplis lors de la naissance d'un enfant, ils permettent à la mère de toucher sa « prime de maternité », et à la sage-femme de bénéficier d'une « prime d'assistance » de roubles (294 €) pour chaque enfant né dans son service.

Éducation

Le taux d'alphabétisation est très élevé, parmi les plus élevé au monde : 99, 5 % (1999). Les populations n'appartenant pas à l'ethnie russe sont souvent bilingues (exemple : russe et tatar, russe et oudmourte, russe et iakoute).

Culture

Religions

La cathédrale Saint-Basile.
- Chrétiens orthodoxes : 55 % ("Vieux-Croyants" compris)
- Musulmans : 15 % (principalement sunnites)
- Protestants : 8 % (principalement luthériens et baptistes)
- Juifs : 3 % (seulement orthodoxes et hassidiques)
- Catholiques romains : 1 %
- Bouddhistes : 1 % (de tradition tibétaine)

Agriculture

Les statistiques officielles de la Fédération russe reconnaissent trois formes d'exploitations agricoles. Les organisations agricoles, les fermes privées et les lopins de terre. La culture de blé et de pommes de terre représente son activité principale. L'élevage porcin et de volaille est également très répandu. En revanche, l'élevage de bovins est essentiellement destiné à la production laitière, la consommation de viande rouge restant très limitée en Russie. Les conditions climatiques de la Fédération ne lui permettent une mise en culture de ses terres que sur une période relativement courte (environ 7 mois de l'année). La dimension de sa surface agricole utile et le facteur climatique permettent sans doute d'expliquer que son agriculture soit extensive plutôt qu'intensive (comme c'est le cas en Europe occidentale), et qu'elle repose sur une monoculture.

Codes

La Russie a pour code :
- RS, selon la liste des codes pays utilisés par l'OTAN, code alpha-2,
- RU, selon la norme ISO 3166-1 (liste des codes pays), code alpha-2,
- RUS, selon la norme ISO 3166-1 alpha-3 (liste des codes pays),
- RUS, selon la liste des codes pays du CIO
- RUS, selon la liste des codes internationaux des plaques minéralogiques
- RUS, selon la liste des codes pays utilisés par l'OTAN, code alpha-3,

Voir aussi

Notes

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Sujets connexes
Aciérie   Agriculture extensive   Agriculture intensive   Alaska   Alexandre Fedorovitch Kerensky   Alexandre III de Russie   Alexandre II de Russie   Alexandre Ier de Russie   Allemagne   Altaï   Amour   Anticyclone   Août 2006   Archipel François-Joseph   Armée rouge   Arménie   Asie   Azerbaïdjan   Batu   Berlin   Bessarabie   Biélorussie   Bolchevik   Boris Eltsine   Boris Gryzlov   Bouddhisme   Boukhara   Catherine II de Russie   Catholicisme   Cathédrale   Caucase   Chanson patriotique   Chine   Climat continental   Collectivisation   Communauté des États indépendants   Confédération (organisation politique)   Conférence de Yalta   Conseil de sécurité des Nations unies   Constitution de la Fédération de Russie   Corée   Corée du Nord   Cosaques   Dniepr   Douma   Débâcle   Détroit de Béring   Elbrouz   Empire byzantin   Empire ottoman   Estonie   Europe   Europe de l'Ouest   Finlande   Fuseau horaire   Fédération   Gengis Khan   Goulag   Gouvernement provisoire (Russie)   Grozny   Guerres napoléoniennes   Géorgie   Géorgie (pays)   Géostratégie de la Russie   Hongrie   Horde d'Or   Hymne national de la Russie   ISO 3166-1   Iakoutsk   Iaroslavl   Iekaterinbourg   Impôt   Inde   Industrie chimique   Irkoutsk   Japon   Joseph Staline   Journée internationale des Femmes   Judaïsme   Kaliningrad   Kamtchatka   Kazakh   Kazakhstan   Kazan   Khanat   Khanat de Crimée   Khiva   Kiev   Kirov (Russie)   Kokand   Kremlin   Lac Baïkal   Lac Ladoga   Latitude   Lettonie   Liste des codes internationaux des plaques minéralogiques   Liste des codes pays du CIO   Liste des codes pays utilisés par l'OTAN   Liste des monarques de Russie   Liste des présidents de la Russie   Liste des villes de Sibérie   Lituanie   Léna   Magadan   Mandat   Marine soviétique   Mer Baltique   Mer Caspienne   Mer Noire   Mongolie   Monoculture   Monts de Verkhoïansk   Moscou   Moscovie   NEP   Napoléon   Nationalités en URSS   Nicolas II   Nicolas II de Russie   Nicolas Ier de Russie   Nijni-Novgorod   Nomenklatura   Norvège   Nouvelle-Zemble   Novgorod   Novossibirsk   Ob   Oblast   Océan Arctique   Océan Pacifique   Okroug   Onega   Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture   Organisations agricoles   Oufa   Oural   Ouzbékistan   Pays   Pergélisol   Perm   Pierre le Grand   Plan quinquennal   Pluviométrie   Pologne   Pouvoir exécutif   Pouvoir législatif   Premier ministre   Premiers ministres de la Russie   Protestantisme   Pskov   RS   RU   RUS   Raffinerie   Rodina   Romanov   Rostov-sur-le-Don   Rouble russe   Russe   Russie   République   République de Novgorod   République populaire de Chine   Républiques soviétiques   Révolution russe   Saint-Pétersbourg   Sainte-Alliance   Sakhaline   Samara (Russie)   Seconde Guerre mondiale   Serbie   Sergueï Mironov   Seuil de pauvreté   Sibérie   Sotchi   Spetsnaz   Stalingrad   Stavropol-sur-la-Volga   Suffrage universel   Sujets fédéraux de Russie   Surface agricole utile   Syndicat   Sébastopol   Tatars   Taïga   Temps des troubles (Russie)   Togliatti   Topographie   Toundra   Traité de non-prolifération nucléaire   Transsibérien   Ukraine   Union des républiques socialistes soviétiques   Verkhoïansk   Viking   Viktor Zoubkov   Vladimir   Vladimir-Souzdal   Vladimir Poutine   Vladivostok   Volga   Volgograd  
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