Whisky

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Le whisky (ou whiskey selon la zone de production) est une eau-de-vie d'orge malté, parfois additionnée de seigle, d'avoine ou encore de maïs. L'origine du whisky est aujourd'hui encore sujette à controverses entre Irlandais et Écossais, chacun allant de sa preuve la plus ancienne. Certains affirment que c'est Saint Patrick qui en a apporté le procédé. Par la suite le whisky a été apporté sur le Nouveau Monde, notamment aux États-Unis et au Canada. D
Whisky

Le whisky (ou whiskey selon la zone de production) est une eau-de-vie d'orge malté, parfois additionnée de seigle, d'avoine ou encore de maïs. L'origine du whisky est aujourd'hui encore sujette à controverses entre Irlandais et Écossais, chacun allant de sa preuve la plus ancienne. Certains affirment que c'est Saint Patrick qui en a apporté le procédé. Par la suite le whisky a été apporté sur le Nouveau Monde, notamment aux États-Unis et au Canada. Depuis le début du , des distilleries se sont développées au Japon, puis dans le reste du monde plus récemment.

Étymologie

Irlandais et Écossais se disputant la paternité du whisky, ils divergent également sur l'étymologie du mot. Les Irlandais avancent l'origine gaélique irlandais uisce beatha tandis que les Écossais évoquent gaélique écossais uisge baugh, signifiant tous deux eau de vie, en fin de compte calqué sur le latin Aqua Vitae.

Histoire

L'histoire du whisky reste voilée dans les brumes de l'aube celtique. L'origine du whisky semble remonter à la nuit des temps. Les Égyptiens pratiquant déjà la distillation des parfums 3 000 ans avant J.-C., ils connaissent en outre la fermentation de l'orge puisqu'ils produisent de la bière. L'Islam médiéval a apporté le savoir de la distillation et le mot pour sa solution finale "alcool" (al-kohl en arabe). À l'occasion de fouilles menées sur les berges de la Liffey à Dublin, on a découvert des inscriptions sur des peaux de renne tannées datant d'avant notre ère. L'auteur en fut probablement un chaman, un magicien ou un alchimiste - ou son équivalent celtique en ces temps reculés, qui s'était essayé à distiller un mélange de céréales et d'eau. Même si le manuscrit d'origine est lacunaire et par endroits indéchiffrable, il a été possible de se faire une idée assez précise de ce qui préoccupait ce distillateur primitif. celui-ci s'appelait Pah-Dee (traduction approximative) et vivait sur la rive sud de la Liffey, sous un climat semble-t-il très rigoureux, puisqu'il précise être vêtu de fourrures. Barry Walsh (maître assembleur chez Irish Distillers) a usé de licence poétique pour moderniser le texte. La description faite par Pah-Dee d'une "eau de feu" passée trois fois constitue à l'évidence le premier document attestant la triple distillation de whiskey irlandais. Les pillards venaient probablement d'Écosse, mais plus rien ne permet de l'affirmer aujourd'hui. À partir du la distillation de l'eau-de-vie se répand progressivement en Europe, notamment en Écosse et en Irlande, où l’alambic ferait son apparition avec les missionnaires chrétiens (la légende veut que Saint Patrick lui-même, saint patron des Irlandais, l'ait introduit au ). La pratique et le savoir-faire se développent dans les monastères. Cependant, il faut attendre le pour que les progrès dans les techniques de condensation permettent de produire des boissons. Le whisky, alors appelé uisge beatha En gaélique « eau de feu » le mot sera ensuite déformé en usgebaugh abrégé uisge avant de devenir uisky, a, à cette époque, une fonction essentiellement thérapeutique et est utilisé autant en onguent qu'en médicament. Au les soldats anglais qui envahissent l'Irlande découvrent la boisson alcoolisée qui semble alors jouir d'une popularité notable auprès de la population locale. En 1608, la distillerie Bushmills obtient la première licence officielle de distillation. La première trace de whisky en Écosse remonte à 1494. Il s'agit d'une note se référant à la production d’eau-de-vie dans un document officiel l'Exchequer's roll qui précise témoignage d'une pratique déjà bien installée. On considère généralement que les moines de Dal Riada firent profiter les Écossais de leurs connaissances dans le domaine de la distillation lorsqu'ils vinrent évangéliser les Pictes de Calédonie. Au la mise au point de systèmes de refroidissement à eauElles seront perfectionnés au siècle suivant en donnant au conduit d'échappement une forme de serpentin. Par ailleurs, c'est à la même époque que la forme des alambics s'allonge au niveau du col pour se rapprocher du dessin actuel. Ces modifications favorisent l'élimination des impuretés. permettent une nette amélioration qualitative qui accélère le développement économique du whisky écossais. La dissolution des monastères anglais puis écossais amène les moines à se fondre à la population séculière et à communiquer leur savoir-faire. Si la revente d'eau-de-vie en Écosse n'est licite que pour les barbiers et chirurgiens depuis 1505, elle est parallèlement devenue une activité courante à la ferme où tout surplus de grain est distillé. La distillation ne devient légale en Écosse qu'avec Excise Act de 1823. À partir de cette date la production clandestine diminue inexorablement. Dans le même temps la production industrielle se développe. Aux États-Unis, le président Thomas Jefferson a aboli en 1802 les taxes sur le whisky. De nombreux entrepreneurs se lancent dans la production. Le prêtre baptiste Elijah Craig est le premier à utiliser des fûts de chêne pour transporter son whisky. Le système de filtration au travers d’une couche de charbon est inventé en 1825 par Alfred Eaton. Ce système est toujours utilisé de nos jours (par Jack Daniel's par exemple). Les améliorations techniques favorisent la production industrielle : en 1826, on invente en Irlande le système de distillation en continu de l’alcool de grain, c’est le "patent still". Paradoxalement, il n’est utilisé qu’en Écosse où il remplace le pot still encore d’actualité au en Irlande. En 1853 le premier blend est créé par Mr Usher de la distillerie Glenlivet. Il associe différents whisky de malt et whisky de grain. L’arrivée du blend va révolutionner l’industrie du whisky. Sa fabrication plus économique, son goût moins typé et quasiment reproductible à l’infini va entraîner la quasi disparition des single malt pendant près d’un siècle et va favoriser le déclin des production irlandaises et américaines. Les distilleries irlandaises refusent de pratiquer le blending. Cela va entraîner la fermeture de plus des deux tiers de celles-ci (on passe de 160 à 30 distilleries de 1850 à 1900). En 1909, après le jugement d’une commission royale le blend acquiert le droit d’être commercialisé sous le nom de whisky. Au début du 90 % de la production de whisky en Écosse se fait sous la forme de blend. Rares sont les distilleries qui comme Caol Ila, Bowmore, Macallan ou Glen Grant proposent toujours leur single malt à la vente. C’est l’âge d’or des distilleries écossaises. À cette période, (on compte plus de 160 distilleries officielles en Écosse en 1890) succède une période de récession. La surproduction d’alcool entraîne la fermeture totale ou momentanée d’un grand nombre de distilleries. Aux États-Unis, l’industrie du whisky commence à être menacée avec les créations des premières ligues anti-alcool à la fin du . Après une première baisse de la consommation de whiskey pendant la Guerre de Sécession, la Prohibition, de 1920 à 1933, met durablement à mal l’industrie du whisky aux États-Unis. Les bourbons ne commenceront à relever la tête qu’à partir des années 1980. En Irlande, le whiskey est lui aussi mis à mal au . L’arrivée des blends écossais puis la guerre civile et la partition de l’Irlande dans les années 1920 vont chambouler le marché du whiskey. Il perd sa principale zone de vente : le Royaume-Uni. Heureusement la diaspora irlandaise en Amérique du Nord va permettre d’écouler la production. Après la Seconde Guerre mondiale, il ne restera que 4 distilleries en activité en Irlande (Bushmills, Cork Distillery, Jameson et Power). Plus tard les trois dernières ont regroupé leur centre de production sur un seul site : Midleton. Ce qui fait qu’au début du , l’Irlande ne compte plus que trois distilleries en activité (Bushmills, Midleton et Cooley créée en 1987). Les années 1980 vont marquer le début d’une nouvelle phase dans l’histoire du whisky. Une phase de renouveau s’ouvre avec l’avènement du single malt whisky. Ce whisky, presque oublié depuis la fin du et qui n’était plus commercialisé que par un très petit nombre de distilleries, refait surface en suivant l’exemple de Glenfidich qui le premier avait fait de grandes campagnes de publicité afin de promouvoir son single malt. À la même époque, aux États-Unis, les grands distillateurs de whiskey comme Jim Beam, Maker's Mark ou Buffalo Trace se mettent à améliorer la qualité de leurs productions afin de pouvoir de nouveau concurrencer les blends écossais qui tenaient le marché américain. Grâce à ces efforts, le bourbon reconquiert de grandes parts de marché dans son pays et augmente aussi sa notoriété et donc ses ventes dans le monde.

Les différents types de whisky

Les catégories

La catégorie la plus courante est le
blended whisky ou blend, qui est un assemblage de plusieurs « whiskies de malt » avec des « whiskies de grain ». L'essentiel de la consommation mondiale est de ce type. Vient ensuite le pure malt ou vatted malt, qui est un assemblage de « whiskies de malt » provenant de plusieurs distilleries. De grandes marques ont réalisé leur notoriété par la production de whiskys pure malt assez typés, en réalisant leurs assemblages à partir d'un choix judicieux des productions de diverses distilleries, de façon à fournir un produit très régulier en goût, d'un lot à l'autre. On réserve l'appellation single malt au whisky provenant d'une seule distillerie. Ce mode de présentation, initialisé par la distillerie Glenfiddich dans les années 1960, est assez récent (émergence grand public dans les années 1980). Actuellement, la plupart des distilleries offrent un single malt à la vente, alors qu'auparavant un grand nombre d'entre elles ne produisaient que pour le négoce. Certaines distilleries mettent en vente des bouteilles provenant d'un seul fût. Dans ce cas la dénomination est single cask, et souvent le numéro du fût est mentionné. En général, ce type de whisky n'est pas allongé d'eau, et se trouve donc embouteillé au degré d'alcool initial du fût (entre 55 et 65° environ), et l'on trouve la mention cask strength. Bien évidemment, il vaut mieux le boire allongé d'eau. On peut trouver aussi des single malt vendus au degré initial, mais provenant de l'assemblage de plusieurs fûts. Dans ce cas on trouve plutôt la mention traditional strength Le whisky de grain est fabriqué à partir de diverses céréales (blé, maïs, avoine, seigle) et éventuellement d'orge maltée. Il ne subit qu'une seule distillation, opérée dans un appareil à flux continu. Ce type de whisky a très peu de goût, et est utilisé essentiellement pour l'assemblage des blends. Une seule distillerie a commercialisé à grande échelle ce type de produit. Le whisky est généralement l'assemblage de plusieurs années, de manière à maintenir un goût homogène. Certaines distilleries cependant produisent des whiskies millésimés (à partir de la production d'une seule année).

Les différents whiskies

-Le mot whisky est généralement employé pour désigner les productions écossaises, canadiennes et nippones. En Écosse, pour pouvoir être qualifié de Scotch Whisky, le degré d'alcool doit être égal ou supérieur à 40° pour permettre d'obtenir l'appellation de whisky et un vieillissement en fût d'au moins trois années sur le territoire écossais est indispensable pour que celui-ci soit qualifié de scotch.
-En Irlande, on parle de whiskey ou d' Irish whiskey, de même aux États-Unis on trouve American whiskey, famille comprenant notamment le bourbon (à base de maïs) et le rye (à base de seigle). Ces différentes appellations correspondent toutes à des compositions différentes : :
- le whiskey irlandais est principalement composé d'orge malté, additionné de seigle ; :
- le bourbon est fabriqué essentiellement à partir de maïs (entre 51 et 80 % de maïs, le reste étant d'autres céréales) ; :
- le rye quant à lui est à base de seigle (la présence de seigle s’explique par le fait que les distillateurs ont suivi leurs clients lors de la vague d'immigration irlandaise du , principalement vers le Canada) ; :
- Le whisky de malt écossais est élaboré uniquement à partir d'orge maltée ; :
- le corn whisky est quant à lui composée de plus de 80 % de maïs.

Élaboration

L'élaboration d'un whisky doit durer au minimum trois ans ; si le vieillissement en fût de chêne est inférieur à trois ans, il est impossible de lui conférer l'appellation de whisky. On distingue cinq étapes dans sa fabrication. orge malté
- Le maltage : Pour obtenir du malt, il est d'usage d'étendre l'orge et de l'humidifier pour qu'il germe. Cette opération dure une à deux semaines. Lors de la germination, le grain fabrique une enzyme, la maltase, capable de découper la molécule d'amidon en sucres fermentescibles. Pour l'élaboration d'alcool de grain, une enzyme de synthèse est rajoutée, permettant de supprimer l'opération du maltage. Le produit est aussi nettement moins parfumé. On met fin au maltage en séchant les graines au-dessus d'un four, généralement alimenté par de la tourbe, qui donne à certains whiskies leurs goûts particuliers. Lorsqu'il est sec, le malt est broyé, ce qui produit une sorte de farine appelée le grist.
- Le brassage : Le grist est ensuite mélangé avec de l'eau chaude. Cette eau va typer le whisky, en fonction des terrains qu'elle a traversé, donnant des arômes tourbés, minéraux ou de terre de bruyère. Cette opération a pour but de transformer l'amidon contenu dans le malt en sucres fermentescibles sous l'action d'enzymes. Elle a lieu dans de grands baquets en bois appelés « mash tun ». Le produit de ce brassage est appelé « wort ».
- La fermentation : Le moût sucré ainsi obtenu est additionné de levures et la fermentation alcoolique se produit alors. Ce processus est semblable à celui de la fabrication de la bière mais l'étape suivante est propre au whisky.
- La distillation : La bière ainsi obtenue subit une double distillation, dont le but est de séparer l'eau de l'alcool. La première distillation a lieu dans de grands alambics en cuivre à large base appelés « wash stills » ; ceux-ci sont progressivement chauffés, les vapeurs d'alcool sont collectées, puis refroidies dans des condenseurs avant d'être introduites dans le second alambic plus effilé appelé « spirit stills » où le processus est répété. Les premières émanations (le premier tiers ou « tête de cuvée ») ainsi que les dernières (le dernier tiers), jugées de moindre qualité, sont isolées et réintroduites dans la distillation suivante, ou, le plus souvent, vendues aux blenders. Seule la middle cut est conservée et mise en fûts. Les distilleurs considèrent que la forme et la taille de ces alambics est l'un des principaux facteurs qui façonne le goût du whisky. La forme même des alambics est importante pour la formation des arômes : ainsi en Écosse, trouve-t-on parmi les maîtres de chais des tenants exclusifs de l' « alambic à grand bec » et d'autres non moins réputés de l' « alambic à petit bec ». Par ailleurs, la durée de vie d'un alambic est d'environ trente ans, mais sa cuve doit se « culotter » pendant une dizaine d'années, durant lesquelles la production dudit alambic est sortie du circuit normal des distilleries et vendue aux blenders. Les whiskeys irlandais subissent généralement une triple distillation et c'est également le cas de certains scotchs. Au terme de cette étape, le whisky est incolore et titre environ 70°. fûts de vieillissement à Aberfeldy
- Le vieillissement : Le whisky est enfin mis à vieillir en fûts de chêne « de Virginie », usagés la plupart du temps. C'est au cours de cette étape que le whisky se colore et acquiert des arômes spécifiques selon le bois utilisé. Les fûts utilisés pour le scotch peuvent avoir trois origines possibles : il peut s'agir, soit de fûts de bourbon (provenant des États-Unis), soit de fûts de Xérès en provenance d'Espagne, (vin dénommé Sherry par les britanniques qui en achetaient beaucoup, ce qui a fourni les premiers fûts à recycler), soit de fûts en chêne neufs achetés dans divers pays ou fabriqués dans des tonnelleries écossaises, telles que 'The Balvenie'. La coloration est fonction du type de fût utilisé. Ainsi, un fût de « sherry fino » donne une couleur ambrée au whisky, tandis qu'un fût d' « oloroso » aura pour effet de rendre le whisky plus sombre. Mais cette différenciation est d'autant plus subtile à faire, qu'il peut y avoir, par fût, des « deuxième remplissage », voire des « troisième remplissage ». Les fûts de bourbon apportent une couleur plus dorée ou « paille ». Le type de fût utilisé pour l'« élevage » n'impacte pas seulement la couleur mais également les arômes, primaires et secondaires, donc le goût : un fût de sherry développera toujours à un moment ou à un autre de son oxydation, des arômes « sucrés » (fruits, miel…), un fût de bourbon, des arômes « de tête » floraux et « secs ». En fonction des distilleries, le vieillissement peut se faire, soit exclusivement dans un type de fûts, soit dans un mélange (chez les blenders). D'autres types de fûts usagés sont de plus en plus utilisés : les fûts de porto, les fûts de madère, de rhum rhum, de claret bordelais, de bordeaux rouges, parfois ayant contenu de très grands vins et encore les fûts de sauternes. Ils apportent tous des spécificités de teintes, d'arômes et de saveurs. Il faut noter par ailleurs que le caramel est souvent utilisé pour la coloration de whiskies (chez les blenders) afin d'avoir une couleur homogène entre les lots. Cette pratique est en diminution pour les whiskies de malt (
single malts), et n'est pas utilisée pour les whiskies de haut de gamme, qui peuvent être très clairs, ou au contraire de couleurs diverses et parfois très intenses, en fonction des types de fûts utilisés. À l'issue de la période de vieillissement, le whisky titre encore approximativement 60 degrés. En fait, l'alcool s'évapore au cours de la maturation en fût, à environ 1° par année : c'est la « part des anges ». Mais, c'est évidemment fonction du degré d'humidité ambiant : ainsi, un fût stocké près de la porte d'une distillerie de Islay, en milieu saturé d'humidité, titrera beaucoup plus, au terme du même temps de vieillissement, qu'un whisky issu des Midland. À l'issue du temps de vieillissement prévu par le maître de chais, le whisky est généralement dilué avec l'eau de la source avant la mise en bouteille pour atteindre le niveau habituel de 40° d'alcool. Il existe néanmoins des bouteilles commercialisées à cask strength, directement tirée du fût. Certaines distilleries sont situées au bord de la mer. Leur whisky peut alors prendre au vieillissement des arômes d'algues, d'iode et des saveurs salées. La période de vieillissement minimale d'un scotch est de 3 ans mais la plupart des single malt vieillissent en général entre 8 et 12 ans, certaines bouteilles de single cask allant jusqu'à 30 ans de vieillissement en fût avant la mise en bouteille. Ce processus est celui de production des scotchs, il peut varier pour les autres whiskies. Par exemple, le Tenessee Whiskey est un alcool à base de maïs qui est filtré à travers du charbon. L'une des différences entre les scotchs et les bourbons est que ces derniers ne peuvent légalement utiliser que des fûts neufs. Le rye canadien est à base de seigle.

Zones de production

Écosse

Le nom couramment utilisé pour qualifier le whisky en provenance d'Écosse est scotch whisky, cette appellation est protégée par une loi de 1988, le Scotch Whisky Act, qui stipule que le scotch doit être distillé et vieilli en Écosse. La distillerie Strathisla On distingue en général cinq grandes régions qui produisent chacune des whiskies très reconnaissables :
-la vallée de la Spey (
Speyside) au nord-est est la région de production la plus importante, et produit des whiskies subtils et raffinés (ex : Glenlivet, Glenfiddich)
-les Highlands au nord donnent des whiskys plus robustes et affirmés (ex : Glenmorangie, Oban, Balblair ou Old Pulteney)
-les Lowlands au sud (ex : Auchentoshan, Glenkinchie)
-les Îles offrent des whiskies très typés.
-l'île d'Islay compte sept distilleries en activité (ex : Lagavulin, Laphroaig, Bowmore, Ardbeg ou Caol Ila)
-l'île de Jura compte une distillerie.
-l'île de Skye compte une distillerie : Talisker
-l'île de Mull compte une distillerie Tobermory
-les îles Orcades comptent deux distilleries Highland Park et Scapa
-CampbeltownParmi les 32 distilleries qui ont existé à Campbeltown, seules 2 subsistent : Glen Scotia et Springbank

Irlande

L’Irlande est l’autre grande patrie du whisky. Les whiskeys irlandais sont produits sur la même base mais ont une triple distillation. Trois distilleries seulement produisent l’ensemble des whiskey irlandais. Ceux-ci se déclinent en une très grande variété de marques. Certaines d'entre elles sont classées parmi les meilleurs whiskies du monde.
- Bushmills (la plus emblématique des distilleries irlandaises)
- Midleton
- Cooley la dernière née

États-Unis

La quasi totalité des distilleries de whiskey se concentrent dans seulement deux États américains : le Kentucky et le Tennessee. Fûts dans la distillerie Jack Daniel's à Lynchburg dans le Tennessee
- L'État du Kentucky. Historiquement, les États-Unis occupent le troisième rang pour le whisky dans le monde. Principales marques et distilleries : Buffalo Trace, Four Roses, Heaven Hill, Jim Beam, Maker's Mark
- Tennessee (Jack Daniel's)

Japon

-le groupe Nikka Whisky Distilling, possédant notamment les distilleries de Nikka, Sendai et Yoichi
-le groupe Suntory(Yamazaki) On trouve en tout plus d'une douzaine de distilleries réparties sur les différentes îles de l'archipel nippon.

Canada

Les whiskies canadiens souffrent d'une image un peu floue, avec une production respectable, mais sans grands crus à l'originalité prononcée. Leurs qualités sont bonnes mais ils sont rarement cités dans les réunions de connaisseurs. Parmi les maisons de whiskies canadiens on retrouve :
- Segram's,
- Glen Breton ( Seul single malt canadien ),
- Canadian Club,
- Crown Royal,
- Wiser's.

France

La France ne s'est ouverte que très récemment à la production du whisky avec deux distilleries situées en Bretagne, une en Champagne, et une en Corse :
-la distillerie Guillon en Champagne. Les Whiskies "Guillon" proposent 3 produits, le Single Malt de la Montagne de Reims en 40, 42, 46° tous issus d'orge maltée de Champagne séchée à la feuille de chêne et de hêtre (arômes de fumé), vieillissement en fûts de chêne de 205l. de différents vignobles, tous français: Sauternes, Loupiac, Champagne, Meursault, ...
-la distillerie des Menhirs, à Plomelin Finistère qui fabrique l'Eddu un whisky 100 % blé noir affiné en fûts de cognac.
-la distillerie Warenghem à Lannion.
-le whisky Corse P&M est fabriqué par la Brasserie Pietra et la Distillerie Mavela.

Belgique

Comme la Corse la Belgique a depuis peu une distillerie.
-The Owl Distillery, anciennement PUR.E Distillerie, situé à Grâce-Hollogne, la première distillation de whisky a eu lieu le 17 octobre 2004. Cependant, le fruit de cette distillation (The Belgian Owl) ne pourra concrètement s'appeler whisky avant l'année 2008, dû au délais d'attente de 3 ans minimum.

Dégustation

Scotch whisky Le whisky se consomme seul, pour les cocktails utilisez les blends. Pour apprécier pleinement le goût d'un bon whisky, on déconseille généralement d'y ajouter des glaçons. En effet, ceux-ci en fondant dénaturent les arômes. De plus, le froid anesthésie les papilles gustatives. Il est en revanche possible, voire recommandé dans certains cas, d'allonger son whisky avec un peu d'eau (juste quelques gouttes). L'idéal serait l'eau de la source de la distillerie, mais celle-ci étant rarement accessible au consommateur, une simple eau minérale ou de source neutre, et à la rigueur l'eau du robinet (pourvu qu'elle n'ait pas de goût) conviennent tout à fait. Les connaisseurs affirment que cette adjonction permet de libérer les arômes. La quantité d'eau à ajouter dépend du whisky : certains doivent être dégustés au plus haut degré de confort (environ 43 % d'alcool), d'autres peuvent être allongés jusqu'à 30 degrés. Les premiers sont les whiskies gras et souples, bus généralement en digestifs, obtenus par des distillations lentes et vieillis dans des fûts ayant contenu un vin. Les autres sont les whiskies fumés vieillis dans du bois neuf. Tous les intermédiaires sont possibles avec les assemblages que l'on trouve sur le marché. Il faut donc déterminer soi-même la quantité d'eau optimale en en rajoutant progressivement. Le mélange optimal est obtenu lorsque l'expression aromatique spécifique du whisky dégusté est maximale lors d'une gorgée, sachant que la taille de la gorgée dépend du degré d'alcool (les gorgées d'un whisky moins alcoolisé peuvent être plus importantes sans entraîner de brûlure), et que l'eau modifie la hiérarchie aromatique et l'acidité. Un verre à dégustation Bien que le verre à whisky traditionnel (le "old fashion") soit de forme cylindrique, les connaisseurs recommandent plutôt des verres à whisky en forme de tulipe. Les principales qualités d'un whisky (force alcoolique, caractère fruité, boisé ou tourbé et âge) peuvent être déterminées par son seul nez (la palette olfactive, la dégustation s'appelle d'ailleurs en anglais nosing). Les arômes du whisky peuvent être classés en deux catégories :
-ceux provenant du processus d'élaboration ;
-céréales,
-fruités,
-tourbés, fumés, marins ;
-ceux provenant du vieillissement ;
-boisés, épicés. La dégustation se décompose généralement en trois phases :
-le nez est une première approche des différents arômes ;
-la bouche ;
-l'attaque en bouche permet de distinguer les whiskys gras des secs et de comparer les saveurs fondamentales à l'approche olfactive,
-le milieu de bouche est l'occasion de détailler les qualités du whisky. Si elles se renforcent, il est dit linéaire ; si elles évoluent, il est qualifié de complexe ;
-la finale permet d'apprécier la longueur du whisky, et le retour de nez. Une fois le verre fini, d'apprécier les arômes des extraits secs qui peuvent révéler encore d'autres richesses. Les principaux cocktails à base de whisky sont :
-le manhattan : whisky, bourbon, vermouth, angostura
-l'irish coffee : whiskey irlandais, café chaud, sucre, crème fraiche
-le whisky sour : whisky, bourbon, citron, orange

Culture du whisky

Cinéma

-Un grand classique du cinéma d'humour britannique Whisky à gogo (
Whisky Galore!) d'Alexander Mackendrick (1949) traite d'un drame lié au whisky : en 1943 sur la petite île écossaise de Todday, le whisky vient à manquer et la population se désespère, des plus jeunes aux plus vieux.
-
Whisky est un film uruguayen de 2004.
- Les Grandes Vacances de Jean Girault avec Louis de Funès se termine par une séance mémorable dans une distillerie écossaise de whisky.
-
Lost in Translation est un film de Sofia Coppola qui traite d'un acteur américain faisant de la publicité pour un whisky japonais

Anecdotes

Les Irlandais disent que leur triple distillation permet de ne recueillir que le meilleur, le plus subtil de leur whisky. Les Écossais rétorquent que les Irlandais ont besoin de trois distillations, ayant raté les premières. Pour l'anecdote, on raconte que le rhume se guérit en Écosse de la manière suivante : il faut une bouteille de whisky, un verre et un chapeau melon. Il faut s'étendre sur un lit, mettre le chapeau melon sur ses pieds, se servir un verre et le boire, avant de s’en servir un autre. Quand on commence à voir deux chapeaux, la guérison est en bonne voie. Une méthode similaire existe également en France, mais nécessite une bouteille de rhum, et le rhume est guéri que lorsque l'on voit trois chapeaux : elle est appelée
la méthode des trois chapeaux''. Le mot "whisky" peut rapporter plus de 100 points au jeu du Scrabble francophone, notamment s'il est placé sur une case "compte triple" située aux bordures du jeux, les lettres "w", "k" et "y" comptant chacune 10 points.

Citations

- Kenneth White.
- Winston Churchill.
- Pierre Desproges.
- boutade écossaise.
- Mark Twain.

Notes et références

Voir aussi

- Le bourbon, whisky américain majoritairement à base de maïs. ==
Sujets connexes
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