Saint-Symphorien (Gironde)

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Saint-Symphorien est une commune française, située dans le département de la Gironde et la région Aquitaine.
Saint-Symphorien (Gironde)

Saint-Symphorien est une commune française, située dans le département de la Gironde et la région Aquitaine.

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Histoire

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Lieux et monuments

un lieu particulier .... "Le Cercle ouvrier " LE CERCLE, AMBIANCE D’HIER ET D’AUJOURD’HUI Pousser la porte du Cercle ouvrier, c’est entrer dans l’histoire, entrer dans le monde de la gemme et de ses ouvriers de la forêt landaise aujourd’hui disparus. Entrer dans l’histoire d’un village et d’un « peuple » liés depuis toujours et pour toujours à cette forêt de la Haute Lande. De ce temps depuis longtemps révolu reste le lieu. Cette pièce immense et si belle où résonnent encore pour peu que l’on y prête attention, les rires, les angoisses et les pleurs de la vie d’autrefois. Restent l’ambiance et la chaleur. Reste l’histoire que l’on raconte, que l’on transmet, que l’on écrit et réécrit à la mode d’aujourd’hui. Reste la tradition. Si la vie et le monde ont changé, le Cercle Ouvrier, lui, a gardé son âme et sa vocation de toujours. S’y retrouvent aujourd’hui comme hier, et sans doute comme demain, les hommes et les femmes du village, qui, autour du blanc liquoreux du terroir, viennent chercher les amis, la rencontre, le partage. La lourde porte principale à peine poussée, sous les pas craque le plancher, dans le poêle brûlent les bûchettes. Des hommes sont assis là qui jouent à la belote. D’autres, au comptoir, racontent leur dernière partie de chasse. On y sert le petit blanc et fait couler le café. L’étranger, parfois, l’étrangère, ici est toujours le bienvenu. Observer, questionner, il entre dans le cercle autrefois ouvrier, aujourd’hui des amis pour peu qu’il en éprouve l’envie et sache le respecter, le comprendre. La simplicité est de mise, la chaleur de rigueur. Du quotidien tranquille aux soirées animées, le cercle est ouvert à tous. Toujours. Dans le respect du lieu et des générations qui ont ici partagé leur vie, leur forêt, et leur âme. HISTOIRE : A la fin du 19ème siècle, de nombreux cercles ont été constitués en France. Ainsi, le village St Symphorien vit la création de cinq établissements associatifs.  Le cercle de St Symphorien, dont le siège se trouve Avenue Thiers est crée au tout début de l’année 1873.  Le 5 décembre 1879, le cercle de l’Avenir installé chez Bannel sur la place de la République qui deviendra ensuite le café des Charmilles.  Le 19 juin 1885, les statuts du cercle de l’Union sont légalisés. Son siège se trouve sur la place de la République qui deviendra l’Hôtel du Commerce.  Le cercle du Progrès voit le jour le 21 avril 1900, au coin de la rue du 14 Juillet et du Cours Gambetta. Ce bâtiment, aujourd’hui, n’existe plus .  Le cercle des ouvriers est le seul qui subsiste actuellement. Il a été crée en septembre 1898. Les statuts du cercle des Ouvriers font l’objet de l’arrêté préfectoral du 14 septembre 1898. La liste des fondateurs est établie le 8 septembre 1898. Crée par les propriétaires forestiers de St Symphorien et de St Léger de Balson, le Cercle Ouvrier a pour but « de resserrer les liens de fraternités qui unissent déjà ses membres et de leur faciliter leur pouvoir d’achat». Ces notables locaux, républicains anti-cléricaux, parfois francs-maçons, tenaient à conserver un soutien populaire auprès des bergers et résiniers très pauvres à cette époque qui résidaient dans de nombreuses métairies. Les premiers statuts indiquent qu’il n’y sera admis ni étranger à la Société, ni femme, ni mineur. Aujourd’hui, ces interdictions ne figurent plus dans les statuts. Pour l’histoire, les femmes entreront au cercle à partir de 1948. Au tout début, la cotisation annuelle est de 6 francs portée à 10 francs en 1899. Devenu le Cercle Ouvrier, il occupe le côté gauche de la rue Carnot, près de la rue du 14 Juillet. Le terrain appartient en 1839 à Madame veuve Hyppolite Martin Naudon. Il est acheté en mars 1898 par les frères Sore, Pierre et Joseph. Sur cette propriété, il existe un puits mitoyen dont l’accès doit être laissé libre pour trois propriétaires. Il est encore visible. C’est en 1910, lors d’une assemblée générale que les sociétaires décident d’acquérir l’immeuble de la rue Carnot. L’Achat interviendra précisément en 1912 sous la Présidence de Monsieur Callen. RENOVATION : Des aménagements sont indispensables. Calixte Duret, architecte, est chargé de l’étude. La démolition des cloisons intérieures du rez-de-chaussée et leur remplacement par des piliers ronds en fonte sont nécessaires afin de réaliser la belle salle que les « paroupians » connaissent. Ces travaux sont estimés à 15800 francs. Le prix de l’immeuble est de 13000 francs. Pour couvrir la somme globale, un emprunt sur 10 ans est envisagé. Ce sont les adhérents qui se cotisent pour réunir la totalité des fonds, et les remboursements se font par tirage au sort. Huit ans plus tard, le dernier souscripteur retrouve sa mise. Les archives, quasiment inexistantes, ne permettent pas de connaître toute l’histoire du cercle. Les noms de certains présidents ont été retenue : Albert Dubernet, Cyprien Lacoste, Gaston Dupiol, - intérimaire pendant près d’un an – Edward Lanneluc, René Hazera, etc. A noter que le cercle a été présidé pendant trente ans jusqu’en 1999 par une figure du mouvement syndical Monsieur Raymond Lagardère. Si les dossiers anciens sont rares, le cercle possède une superbe collection du Journal l’Illustration, de 1900 à 1932. Seuls certains souvenirs restent. Vers 1920, le « tenancier » est Arnaud Courbin dit Richard, vient ensuite Raymond Hazera, ainsi qu’un membre de la famille Lapédagne. Vers 1930, Marcel Mérille y officie pendant 8 ans. Joseph Fillot y reste 6 mois avant que Lalagüe Louis y entre en 1938. Dès lors, sa fille de 18 ans, Raymonde aide ses parents, puis prend leur succession et s’en occupe pendant de longues années, jusqu’en 1982. Les « paroupians » adorent donner des « chaffres » et pour tous, elle a été, est, et sera Raymonde du Cercle, avec une pointe d’affection, chacun se rappelant sa serviabilité et son amabilité. Elle a contribué à établir le climat chaleureux qui règne dans ce lieu, propice aux échanges et aux discussions. La chasse, le sport sont les sujets favoris qui s’y traitent, sans oublier, malgré les statuts qui stipulent que « les questions politiques et religieuses sont formellement interdites » d’évoquer certains problèmes sociaux, communaux ou nationaux. Les jeux de cartes sont courants. Par contre, les jeux de hasard sont interdits. CENTENAIRE : Le Cercle a fêté ses 100 ans le l er mai 1998. Le spectacle donné à cette occasion « La main à la poche » met l’accent sur l’aspect ouvrier de l’évolution du cercle : 1925, changement de politique avec le cartel des gauches ; 1936, le front populaire, 1939/45 l’occupation et la libération ; 1967 dernier grand congrès du syndicat des métayers gemmeurs. Pendant l’occupation, une partie du cercle a été réquisitionnée. La grande salle convertie en dortoir est interdite aux adhérents. Les soldats allemands y prennent leurs repas. La pièce arrière où Raymonde vend du vin aux sociétaires quand les dirigeants du cercle peuvent s’en procurer sert souvent de « mess » aux officiers allemands. La cuisine est installée à l’extérieur, le long du mur, où actuellement se trouve le garage à vélos et la Bodega. ANECDOCTE: Un incident permet de mesurer l’atmosphère délétère de cette époque. Vers 1943-44, un café de St Symphorien propose à ses clients du vin en abondance. Devant les doléances des sociétaires, Mr Cyprien Lacoste, ancien maire et Président du Cercle parvient à s’en procurer. Ce vin est entreposé dans la cave de l’établissement. Deux ou trois jours après, un contrôleur se présente pour vérifier les stocks, vraisemblablement sur dénonciation. L’affaire se solde par la confiscation du produit, une forte amende à payer et la démission du Président. Les sociétaires ont du se cotiser pour réunir la somme à débourser.  Aujourd’hui, le Cercle est ouvert en soirée du Mardi au Dimanche entre 17 h et 21 heures. Chaque mois, le Cercle accueille des groupes musicaux régionaux. Il est la mémoire vivante de la Haute lande en Sud gironde. Le Cercle est un bar associatif qui regroupe 240 sociétaires qui élisent chaque année un Conseil d’Administration. Sa cotisation est de 6 euros par an.Depuis un an le cercle ouvrier est adhérent de l'association "Café de Pays " . Il est présidé par Alain Chollon .

Personnalités liées à la commune

Voir aussi

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