Thérèse de Lisieux

Infos
Louis Martin Zélie Martin Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus et de la Sainte Face, plus connue sous le nom Sainte Thérèse de Lisieux est une sœur carmélite morte de la tuberculose en 1897 à l'âge de 24 ans. Laissant une relation littéraire de ses expériences mystiques, elle est canonisée en 1925, puis proclamée sainte patronne secondaire de la France et Docteur de l'Église.
Thérèse de Lisieux

Louis Martin Zélie Martin Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus et de la Sainte Face, plus connue sous le nom Sainte Thérèse de Lisieux est une sœur carmélite morte de la tuberculose en 1897 à l'âge de 24 ans. Laissant une relation littéraire de ses expériences mystiques, elle est canonisée en 1925, puis proclamée sainte patronne secondaire de la France et Docteur de l'Église.

Une Vie…

Thérèse Martin naît au 12 rue Saint-Blaise à Alençon le 2 janvier 1873. Son père, Louis Martin (°1823-†1894), est horloger et sa mère, Zélie-Marie Guérin (°1831-†1877), dentellière du point d'Alençon. Tous les deux, de la plus grande piété, font partie de la bourgeoisie aisée d'Alençon. Louis aurait voulu devenir chanoine dans la congrégation des chanoines réguliers du Grand Saint-Bernard (Valais - Suisse), mais son ignorance du latin l’en empêcha. Zélie-Marie avait voulu entrer au couvent, mais on lui avait répondu qu’elle n’avait pas la vocation. Aussi s'était-elle promise, si elle se mariait, de donner si possible tous ses enfants à l'Église. Louis et Zélie-Marie se rencontrent en 1858 et se marient le 13 juillet, tout en ayant décidé de vivre comme frère et sœur dans une continence perpétuelle. Leur confesseur les en ayant dissuadés, ils ont neuf enfants, mais seules cinq filles parviennent à l'âge adulte. Thérèse est la plus jeune ; c'est elle qui devient en religion « Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la Sainte Face ». Ses quatre sœurs deviennent également toutes religieuses :
- Marie, née le 22/2/1860, morte le 19/1/1940, carmélite (sœur Marie du Sacré-Cœur).
- Pauline, née le 7/9/1861, morte le 28/7/1951, carmélite (Mère Agnès de Jésus).
- Léonie, née le 3/6/1863, morte le 16/6/1941, visitandine (sœur Françoise-Thérèse).
- Céline, née le 28/4/1869, morte le 25/2/1959, carmélite (sœur Geneviève de la Sainte-Face). À quatre ans, Thérèse perd sa mère emportée par un cancer du sein. La famille s’installe alors à Lisieux pour se rapprocher du frère de Zélie, le pharmacien Isidore Guérin. Son éducation est l'œuvre, en grande partie, des bénédictines de Lisieux. Après l’entrée de sa sœur aînée dans les ordres, Thérèse tombe gravement malade. Elle passe près de la mort mais est sauvée, selon elle, par l’apparition de la Vierge qui vient lui sourire. À l'âge de quinze ans, elle devient enfin carmélite, après avoir vainement essayé plus tôt d'obtenir une dérogation de Léon XIII qu’elle avait sollicitée directement lors d'un voyage familial à Rome. Six ans plus tard, en 1896, elle est atteinte de la tuberculose. A la même époque, elle souffre de déréliction (nuit de la foi) qu'elle traversa « en se jetant dans l'Amour ». Elle meurt de la tuberculose à Lisieux le 30 septembre 1897 à 24 ans, laissant une autobiographie, L’Histoire d’une âme, que sa supérieure « mère Agnès » lui avait demandé de rédiger. Elle y explique ce qu’elle appelle la « petite voie », une petite voie, selon elle, toute droite pour aller à Dieu, faite d’humilité et d’absolue confiance dans Sa Miséricorde, un chemin praticable par tous.

Reconnaissance et canonisation

À sa mort, elle est quasi inconnue. Ses obsèques sont célébrées en présence d'une petite trentaine de personnes. Très vite pourtant, sa tombe devient un lieu de pèlerinage. Lors de l’introduction de sa cause en béatification, le 10 juin 1914, la supérieure de son monastère exprime d'abord sa surprise. Néanmoins, elle est béatifiée le 29 avril 1923 et canonisée le 17 mai 1925 par Pie XI qui l'appelle l'étoile de son pontificat. Son importance s'accroît si rapidement qu'il faut trouver une solution à l'accueil des pèlerins : on édifie à cet effet l'immense basilique Sainte-Thérèse de Lisieux à partir de 1929. Thérèse est proclamée sainte patronne secondaire de la France en 1944 par Pie XII. Le 19 octobre 1997, Thérèse, patronne des Missions, est proclamée docteur de l'Église par Jean-Paul II. Dans sa lettre apostolique Divini amoris scientia, il explique : « Dans les écrits de Thérèse de Lisieux, sans doute ne trouvons-nous pas, comme chez d’autres docteurs, une présentation scientifiquement organisée des choses de Dieu, mais nous pouvons y découvrir un témoignage éclairé de la foi qui, en accueillant d’un amour confiant la condescendance miséricordieuse de Dieu et le salut dans le Christ, révèle le mystère et la sainteté de l’Église. » Les parents de sainte Thérèse ont été déclarés « vénérables » par Jean-Paul II le 26 mars 1994. D'ailleurs, Thérèse disait d'eux qu'elle avait eu des parents « plus dignes du Ciel que de la terre ».

Monuments dédiés à Thérèse de Lisieux

Avant même sa canonisation (1925), furent construits les premiers monuments dédiés à la petite Thérèse. En 1923, le P. Daniel BROTTIER qui vient d'être nommé Directeur de l'œuvre des Orphelins Apprentis d'Auteuil, décide la construction d'une chapelle dédiée à la "Bienheureuse Thérèse de l'Enfant Jésus". Le Bienheureux Daniel Brottier est convaincu d'avoir été protégé par elle pendant la Grande Guerre et qu'elle l'a gardée pour qu'il s'occupe de ses enfants d'Auteuil. Sa conviction est renforcée quand il apprend que Thérèse priait déjà pour les enfants d'Auteuil avant sa mort. Elle sera la "petite maman des enfants d'Auteuil". La chapelle sera terminée en un temps record et la messe y sera célébrée dès 1925. C'est le premier sanctuaire en France créé et dédié à Ste Thérèse. Aujourd'hui encore, au sein de la Fondation d'Auteuil (40 rue de J. de la Fontaine, Paris 16è) elle abrite des reliques de Sainte Thérèse et est ouverte toute l'année au public. A peu près dans le même temps, le collège Saint-François-de -Sales d'Alençon entreprend la construction d'une chapelle en l’honneur de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus. Cette chapelle se trouve toujours au sein de l’ensemble scolaire Saint-François de Sales à Alençon, la ville natale de Thérèse. La chapelle de Logelbach (Haut-Rhin), construite en 1855 comme chapelle privée par la famille Herzog, fut dédiée en 1925 à sainte Thérèse de Lisieux ; de style néogothique, elle est une réplique de la Sainte-Chapelle de Paris et contient une relique de la sainte, encastrée dans le tabernacle. En grès rose des Vosges, la construction est pourvue de clochetons, de gargouilles, de vitraux de Munich et de belles boiseries. Antoine Herzog, fondateur des usines, fut à l'initiative de la construction de l'édifice. L'inauguration eut lieu en 1865. L'église fut réservée aux propriétaires jusqu'au 19 mars 1893, date d'ouverture au public. À Toulon la chapelle Saint Thérèse fut construite en 1938, elle est encore ouverte au public. À Metz, l'église de la "nouvelle ville" en forme de Livre ouvert pour rassembler entre ses pages tous les croyants lui est dédiée. Commencée en 1934, elle ne sera terminée qu'après la guerre.

Bibliographie

-1926 : Lucie Delarue-Mardrus, Sainte Thérèse de Lisieux. Paris : Éditions Eugène Fasquelle. 160 p.
-1934 : Henri Ghéon, Sainte Thérèse de Lisieux. Paris : Éditions Flammarion. 235 p.
-1939 : Jean Missol. Sainte Thérèse de Lisieux. Son cœur, sa croix, sa mission. Paris, Desclée, De Brouwer et Cie. 83 p.
-1949 : Fernand Laudet, Sainte Thérèse de Lisieux. Tours : Maison Mame. 257 p.
-1950 : Paul Claudel, Sainte Thérèse de Lisieux vous parle. Lisieux, Abbaye Notre-Dame-du-Pré. 21 p.
-1953 : Louis Chaigne, Sainte Thérèse de Lisieux. Paris, Librairie Arthème Fayard, coll. « Le Livre chrétien » n° 8. 128 p.
-1954 : Abbé André Combes, Sainte Thérèse de Lisieux et sa mission, les grandes lois de la spiritualité thérésienne. Paris, Bruxelles : Éditions universitaires. 267 p.
-1961 : Père François de Sainte-Marie (Carme) : Manuscrits autobiographiques et de visage de Thérèse de Lisieux, publiés par l'Office Central de Lisieux en 1961.
-1963 : Joseph Courtès (sulpicien), La Voie de Thérèse de Lisieux. Paris : Éditions Fleurus. 95 p.
-1968 : Abbé Hippolyte Honoré, Le Message d’une femme, Thérèse de Lisieux. Mulhouse : Éditions Salvator ; Paris et Tournoi : Éditions Casterman. 132 p.
-1968 : Abbé Jean Lafrance, Thérèse de Lisieux et sa mission pastorale, essai de pédagogie thérésienne. Paris : Éditions Desclée, De Brouwer. 295 p.
-1971 : René Laurentin, Thérèse de Lisieux. Mytes et réalité
-1972 : Guy Gaucher, La Passion de Thérèse de Lisieux : 4 avril-30 septembre 1897. Paris : Éditions du Cerf ; Éditions Desclée De Brouwer. 251 p.
-1982 : Joseph Courtès, La vie de Thérèse de Lisieux. dans les Annales de sainte Thérèse de Lisieux, n°602, mai 1982. 25 p.
-1995 : Jean Guitton, Le génie de Thérèse de Lisieux. Paris : Éditions de l’Emmanuel.157 p.
-1995 : Jean-François Six, Lumière de la nuit : les dix-huit derniers mois de Thérèse de Lisieux. Paris : Éditions du Seuil. 268 p.
-1997 : Rémi Mauger, Bernard Gouley, Emmanuelle Chevalier, Thérèse de Lisieux, ou La Grande Saga d'une Petite Sœur 1897-1997. Editions Fayard. 300 p.
-1998 : Maurice Bellet, "Thérèse et l'Illusion". Paris : Editions Desclée de Brouwer. 111 p.
-2000 : Guy Lehideux (textes) et Charlie Kieffer (dessins), Sainte Thérèse de Lisieux. Étampes : Éditions Clovis, coll. « Chemins de lumière ». 38 p. Hagiographie sous forme de bande dessinée.
-2002 : Claude Langlois, Le désir de sacerdoce chez Thérèse de Lisieux ; suivi de Les trois vies de Thérèse au carmel. Paris : Éditions Salvator, coll. « Pierres d’angle ». 230 p. + 4 p. de planches.
-2004: Père Jean Clapier, Une voie de confiance et d'amour. L'itinéraire pascal de Thérèse de Lisieux, Editions du Cerf. 197 p. Analyse de la spiritualité originale de la sainte.

Voir aussi

Au cinéma

-1964 Philippe Agostini : Le Vrai visage de Thérèse de Lisieux
-1986 Alain Cavalier :Thérèse, évocation biographique de Thérèse de Lisieux. ===
Sujets connexes
Alain Cavalier   Alençon   Bande dessinée   Basilique Sainte-Thérèse de Lisieux   Béatification   Calvados   Canonisation   Chanoines réguliers de saint Augustin   Docteur de l'Église   France   Gargouille   Haut-Rhin   Henri Ghéon   Jean-François Six   Jean-Paul II   Jean Guitton   Lisieux   Louis Chaigne   Lucie Delarue-Mardrus   Léon XIII   Nationalité française   Paul Claudel   Philippe Agostini   Pie XI   Pie XII   Suisse   Thérèse (film)   Tuberculose  
#
Accident de Beaune   Amélie Mauresmo   Anisocytose   C3H6O   CA Paris   Carole Richert   Catherinettes   Chaleur massique   Championnat de Tunisie de football D2   Classement mondial des entreprises leader par secteur   Col du Bonhomme (Vosges)   De viris illustribus (Lhomond)   Dolcett   EGP  
^