Turc

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Introduction

Le turc (en turc Türkçe ou Türk Dili) appartient à la famille des langues turques, considérée souvent comme une sous-classe des langues altaïques, comme les langues mongoles d'où le terme aussi utilisé de langue turco-mongole. Bien que les langues d'autres pays turcophones (principalement des républiques de l'ancienne URSS) soient proches du turc (surtout l'azéri et le turkmène), il existe tout de même d'importantes différences entre ces langues, qu'elles soient d'ordre phonologique, grammatical ou lexical. Outre la Turquie elle-même, le turc utilisé dans l'ancien territoire de l'Empire ottoman par des populations d'origine turque ou des populations islamisées, qui ont adopté cette langue. Ces turcophones sont nombreux en Bulgarie, en Grèce (concentré en Thrace occidentale), en République turque de Chypre du Nord, dans le nord de l'Irak (surtout à Kirkouk), en Macédoine, au Kosovo, en Bosnie-Herzégovine, en Roumanie. C'est pourquoi, le turc de Turquie est aussi nommé « turc ottoman » (Osmanlı Türkçesi). Tous pays confondus, il existe plus de 80 millions de locuteurs dans la région dont 70 millions en Turquie. Le turc est, typologiquement, une langue fortement agglutinante. Elle utilise principalement des suffixes et très peu de préfixes. C'est une langue SOV (Sujet-Objet-Verbe). Elle utilise un système complexe d'harmonie vocalique, décrit en détail dans l'article consacré à ce sujet.

Écriture

Le turc a connu différents systèmes d'écritures dont, principalement et par ordre chronologique, l'alphabet de l'Orkhon (qualifié parfois de runiforme du fait de sa ressemblance fortuite avec les runes scandinaves, mais aussi de köktürk ou de sibérien), l'alphabet ouïghour et l'alphabet arabe (consulter aussi Adaptations de l'alphabet arabe). Ce dernier a été utilisé pour noter le turc d'Anatolie du au 1928, date à laquelle la romanisation (baptisée « Révolution des signes ») décidée par Mustafa Kemal (Kemal Atatürk) est devenue officielle, dans le cadre de sa politique à la fois nationaliste et modernisatrice de la société turque. Depuis lors, c'est l'alphabet latin qui est utilisé, enrichi de diacritiques (la cédille, l'accent circonflexe et la brève) ainsi que d'une lettre typographiquement étonnante, i sans point, ı, ce qui implique également à l'inverse un i majuscule avec point İ. La lettre ı sert à noter le ou non arrondi (« i vélaire » ou « tendu », appellations traditionnelles mais trop dépendantes de la graphie pour pouvoir décrire correctement le son correspondant), représenté par dans l’alphabet phonétique international. L'alphabet turc est presque phonétique, ce qui signifie qu'on peut presque le prononcer simplement en le lisant (voir Prononciation du turc). Il existe cependant quelques irrégularités. Il contient 29 lettres : A, B, C, Ç, D, E, F, G, Ğ, H, I, İ, J, K, L, M, N, O, Ö, P, R, S, Ş, T, U, Ü, V, Y, Z

Exemples

Voir aussi

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Sujets connexes
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