Toponymie

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La toponymie est la science qui étudie les noms de lieux (toponymes). Elle se propose de rechercher leur signification, leur étymologie, mais aussi leurs transformations au fil des siècles. Avec l'anthroponymie (étude des noms de personnes), elle fait partie de l'onomastique (étude des noms propres), elle-même branche de la linguistique. Le nom des habitants découlant des toponymes est l'ethnonyme ou le gentilé. Le domaine de la toponymie est vaste. Cette science étud
Toponymie

La toponymie est la science qui étudie les noms de lieux (toponymes). Elle se propose de rechercher leur signification, leur étymologie, mais aussi leurs transformations au fil des siècles. Avec l'anthroponymie (étude des noms de personnes), elle fait partie de l'onomastique (étude des noms propres), elle-même branche de la linguistique. Le nom des habitants découlant des toponymes est l'ethnonyme ou le gentilé. Le domaine de la toponymie est vaste. Cette science étudie en effet les noms de lieux habités (villes, villages, hameaux et écarts) ou non habités (lieux-dits), mais aussi les noms liés au relief, aux rivières, aux voies de communication (routes, rues). Elle peut aussi aborder des domaines plus restreints (noms de villas ou d'hôtels, par exemple).

Glossaire succinct

-Toponyme : nom propre de lieu.
-Hagiotoponyme : les hagiotoponymes forment une catégorie dérivationnelle de toponymes ; il s'agit des toponymes provenant d'un nom de saint.
-Hydronyme : les hydronymes forment une catégorie référentielle de toponymes ; il s'agit des toponymes référant à une entité spatiale comportant le trait « + eau » (telle que cours d'eau, plan d'eau, source, chute d'eau, etc.).
-Odonyme (parfois écrit hodonyme) : les odonymes forment une catégorie référentielle de toponymes ; il s'agit des toponymes référant à une voie de communication.
-Oronyme : les oronymes forment une catégorie référentielle de toponymes ; il s'agit des toponymes référant à une entité spatiale comportant le trait « + relief » (sommet, vallon, plaine, replat, etc.).

Typographie des toponymes

Noms officiels : les noms officiels composés, français ou francisés, comportent un trait d'union entre tous les termes, sauf après l'article initial ou lorsqu'il y a une apostrophe. Exemples : L'Île-Rousse, La Roche-sur-Yon, Saint-Vincent-et-Grenadines. Tel n'est pas le cas des noms appartenant à d'autres langues : New York, Los Angeles ou Buenos Aires. On ne met pas non plus de traits d'union dans la partie non officielle d'un toponyme : Alexandrie d'Égypte, Saint-Louis du Sénégal, Saint-Paul de Vence ou d'un surnom géographique : la Côte d'Azur... La politique de regroupement de communes a abouti en France à des appellations telles que Saint-Rémy-en-Bouzemont-Saint-Genest-et-Isson.

Noms des entités politiques et administratives

Les mêmes règles que pour les noms de rues (voir ) s'appliquent aux unités administratives et politiques françaises ou dont le nom a été, partiellement ou totalement, francisé. La règle s’applique également à nombre de noms du domaine de la géographie physique. L’« unionisation » entraîne l’apparition d’une majuscule dans tous les noms et adjectifs unis dans l’expression. Trait d’union et majuscule sont donc les outils d’élaboration des noms composés des unités administratives et politiques. Ex. : Loire-Atlantique, Scey-sur-Saône-et-Saint-Albin, Basse-Normandie, Côtes-d'Armor, Rhénanie-du-Nord-Westphalie, Virginie-Occidentale, Chanteloup-les-Vignes, Cap-Vert, Bohême-du-Sud, États-Unis, etc. La partie du nom qui sera « unionisée » est ce qu’on appelle le spécifique (le nom « propre »), par opposition au générique (nom « commun »). Ainsi, dans « département du Pas-de-Calais », « département » est générique, « Pas-de-Calais » est spécifique. Dans « pas de Calais », « pas » est un générique (synonyme de détroit), « Calais » est spécifique. De même, on fera la différence entre : - la province de l’Île-du-Prince-Édouard et l’île du Prince-Édouard qui donne son nom à la province ; - le massif du Mont-Blanc et le mont Blanc ; - la République du Cap-Vert et le cap Vert ; La logique, si l’application de cette règle était et avait toujours été respectée, voudrait que l’on fasse la différence entre l’Afrique du Sud comme synonyme d’« Afrique australe » et l’Afrique-du-Sud, l’État (tout comme « Timor oriental » et « Timor-Oriental », « îles Salomon » et « Îles-Salomon »). On ne rencontre guère plus « Irlande-du-Nord ». De même, Provence-Alpes-Côte-d’Azur, Mecklembourg-Poméranie-Occidentale ou Frioul-Vénétie-Julienne ne sont pas toujours les formes les plus courantes. L’usage n’a pas non plus retenu cette règle qui aurait permis de différencier le pays basque, région humaine et historique, et le Pays-Basque, l’unité administrative qu’est la Communauté autonome basque. Sur la mutilation de cette règle, voir les notes de Jean-Pierre Lacroux : « III. ∞La tradition française était d’une grande limpidité. C’était trop beau. Elle s’est progressivement dégradée, au point de devenir déconcertante, quasi inexplicable. Il est aujourd’hui « recommandé » de traiter différemment des entités comparables, d’appliquer à leurs noms des règles jusqu’alors réservées à d’autres catégories de dénominations propres, etc. Des spécialistes membres de commissions officielles de terminologie, ministres, etc.) nous enseignent que les formes « Cap-Vert, Pays-Bas », imposées par l’usage — sous-entendu : archaïque et un brin fantaisiste —, sont des exceptions à la « règle » qui veut que l’adjectif postposé conserve la minuscule initiale (principe il est vrai applicable à plusieurs catégories de dénominations propres) et ne soit pas lié par un trait d’union au nom qui le précède… Cette « règle » n’existe que dans le chef de ceux qui sont prêts à compliquer la « grammaire orthotypographique » dans le seul dessein d’entériner tous les dérapages du mauvais usage. « Cap-Vert » ou « Pays-Bas » ne sont pas des exceptions mais des formes qui respectent la règle française. Il faut être singulièrement audacieux pour affirmer que seul l’usage (la routine…) les a imposées, alors que c’est la « règle » qui nous donne . L’ennui… c’est que les greffiers de l’usage sont d’une incohérence (interne et externe) assez troublante (pour l’usager).
-≠Larousse 1992 : , Colombie-Britannique.
-≠Hachette 1995, Micro-Robert 1990 : Virginie-Occidentale, .
-= Robert 1994 est sur ce point un des rares usuels cohérents. » (à partir de la page 156 du PDF, ou de la page 132 dans la numérotation des feuillets de l'auteur). On trouve aussi sur cet ouvrage corrigé et augmenté de nombreux courriels de l'auteur (PDF sous licence Creative Commons). Pour la toponymie, consulter le volume II, articles « Pays » et « Ville et village ».

Notes et références

Voir aussi

-Commission nationale de toponymie (France) ==
Sujets connexes
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