Suisse

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La Suisse, nom usuel de la Confédération suisse (' en latin, abrégé CH), est un pays d’Europe de l'Ouest bordé par l’Allemagne, la France, l’Italie, l’Autriche et le Liechtenstein. Elle est quadrilingue : allemand (die Schweiz), français, italien (Svizzera) et romanche (Svizra). Elle est constituée de la fédération des 26 cantons suisses. Le pays a une longue tradition de neutralité politique et militaire, e
Suisse

La Suisse, nom usuel de la Confédération suisse (' en latin, abrégé CH), est un pays d’Europe de l'Ouest bordé par l’Allemagne, la France, l’Italie, l’Autriche et le Liechtenstein. Elle est quadrilingue : allemand (die Schweiz), français, italien (Svizzera) et romanche (Svizra). Elle est constituée de la fédération des 26 cantons suisses. Le pays a une longue tradition de neutralité politique et militaire, et abrite de nombreuses organisations internationales.

Confédération suisse ou helvétique ?

Les termes de « Confédération suisse » (allemand : Schweizerische Eidgenossenschaft; italien : Confederazione svizzera, romanche : Confederaziun svizra, latin : Confoederatio helvetica), qui est l'appelation de la Suisse depuis 1803, est utilisée pour la première fois en allemand dans un document datant de la guerre de Trente ans (1618-1648). Elle ne devient cependant courante qu'au où elle n'est alors ni officielle ni unique, puisque les termes « Corps helvétique », « Magna Liga », « Ligues » et « Helvetia » sont également utilisés pour la désigner. On ne retrouve pas non plus l'expression « Confédération suisse » dans l'Acte de médiation de 1803, bien que Bonaparte porte à cette occasion le titre de « Médiateur de la Confédération suisse ». La première occurrence légale se trouve dans l'article 15 du pacte fédéral de 1815 : , nom qui ne fut plus modifié depuis lors.

Histoire

Peuplé dès la préhistoire, c’est néanmoins à l’époque celtique grâce aux Helvètes surtout, que le territoire suisse franchit le seuil de l’histoire. En 58 av. J.-C. les Helvètes, poussés par la pression migratoire des tribus germaniques, tentèrent de s’installer dans le Sud-Ouest de la Gaule mais battus à Bibracte par les armées de Jules César ils y sont reconduits dans le cadre de l’Empire romain. Déjà largement christianisée, la Suisse fut occupée par les Burgondes et les Alamans au . Incorporée successivement aux royaumes de Bourgogne, des Francs puis à l’empire carolingien, elle fut rattachée au , à la chute du royaume de Bourgogne transjurane, au Saint-Empire romain germanique. Elle fut alors le théâtre de dures luttes féodales. La date de 1291 fut choisie à la fin du comme date de naissance de la Suisse, car ce fut celle du pacte fédéral entre les cantons d'Uri, de Schwytz, qui donnera son nom au pays, et de Nidwald (vallée inférieure d'Unterwald), le plus vieux document écrit et retrouvé, parlant d'une alliance entre des cantons suisses. Ce texte était le renouvellement d'une alliance antérieure unissant ces trois cantons. Ces cantons confirmèrent leur volonté de liberté après la bataille de Morgarten contre l'armée du Saint-Empire romain germanique, en 1315, par le pacte de Brunnen. Le château de Gruyères, dans le canton de Fribourg Les territoires avoisinants, Lucerne, Zurich, Glaris, Zoug et Berne se rapprochèrent d'eux au , fondant ce que l'on appelle aujourd'hui la confédération des VIII cantons. Le fut parsemé de conquêtes qui vit la Confédération atteindre le Rhin et la Suisse romande, tout en s’alliant avec les territoires environnants (Valais, Appenzell, Saint-Gall, Ligues grises (canton des Grisons) et Fribourg). Elle participa finalement aux guerres de Bourgogne. Enfin, à la suite des guerres de Souabe en 1499, les cantons furent indépendants de facto du Saint Empire. Ce n’est qu’aux traités de Westphalie en 1648 que cette indépendance fut reconnue. La fin du vit une première opposition entre les villes et campagnes qui aboutit finalement au convenant de Stans (1481), avec l'aide de Nicolas de Flue, qui ouvrit la porte à cinq nouveaux cantons : Fribourg, Soleure, Appenzell, Bâle et Schaffhouse. Ainsi, au début du , la confédération des XIII cantons est née. Elle renforce ses alliances locales (Bienne, Saint-Gall et Neuchâtel) et étend ses possessions au Tessin et dans le canton de Vaud. Les guerres d'Italie et surtout la bataille de Marignan (1515) sonnent la fin de ses activités militaires hors de son territoire. Seuls les mercenaires suisses feront désormais parler d’eux sur les champs de bataille européens et au Vatican. Déchirée par la Réforme, les guerres de religion : Première et deuxième guerre de Kappel (1529, 1531), Première guerre de Villmergen (1656), Deuxième guerre de Villmergen (1712), occupent la politique intérieure. La démocratie des premiers temps a laissé la place à des gouvernements oligarchiques bloquant toute réforme. L’invasion française de 1798 libère les pays sujets et réforme profondément la Suisse en en faisant un état unitaire : la République Helvétique. Devant les troubles incessants, Napoléon impose l’Acte de médiation de 1803, rétablissant les cantons (Vaud, Argovie, Thurgovie et Saint-Gall devenant alors des cantons à part entière) tout en retirant Neuchâtel, Genève et le Valais qui redeviennent éphémèrement indépendants puis sont intégrés à l’Empire. En 1814 et 1815, la Restauration crée un premier État fédéral, formé de 22 cantons et neutre grâce à l’« Acte de reconnaissance de la neutralité perpétuelle de la Suisse » rédigé par Charles Pictet de Rochemont, un diplomate helvétique ( 20 novembre 1815) et signé bientôt par tous les gouvernements d’Europe. Les luttes entre les conservateurs et les libéraux-radicaux aboutissent à la guerre du Sonderbund en 1847 et à la victoire de ces derniers. La fin du siècle voit l’apparition de l'État fédéral qui abolit les frontières intérieures, impose une monnaie unique et une armée de milice fédérale. La première constitution fédérale, acceptée le 12 septembre 1848 met en place les bases politiques de la Suisse. Elle est révisée en 1874 pour y ajouter le droit de référendum puis en 1891 celui d'initiative constitutionnelle. Le début du voit la suite du travail législatif : un code pénal, puis un code civil fédéral sont créés. La Suisse échappe aux deux guerres mondiales et devient peu à peu le siège de nombreuses organisations internationales. C’est en février 1971 que les Suisses, après plusieurs refus, acceptent avec 65, 7% de oui la participation des femmes à la vie politique fédérale. L'adhésion de la Suisse et son intégration aux principales organisations internationales (Conseil de l'Europe en 1963, Organisation des Nations unies le 10 septembre 2002) se fait également avec un décalage par rapport à ses voisins.

Politique

Berne, capitale fédérale - le pont Kirchenfeld, sur l’Aar

Fédéralisme

La Suisse est constituée de 26 cantons. Les cantons d’Appenzell Rhodes-Intérieures, d’Appenzell Rhodes-Extérieures, Bâle-Campagne, Bâle-Ville, Nidwald et Obwald sont appelés des demi-cantons car ils n’ont qu’un représentant au Conseil des États et n’ont qu’une demi voix pour la majorité des cantons lors des votations fédérales. C’est là leur seule différence avec les autres cantons, et la constitution suisse n'utilise que le mot « canton ». Les cantons sont souverains selon leur constitution respective. La répartition des compétences entre la Confédération et les cantons est formalisée dans la constitution fédérale. Celle-ci précise les limites de leur souveraineté. Certaines compétences sont attribuées explicitement aux cantons ou à la Confédération. Ce qui n'est pas explicitement délégué à la Confédération est du ressort des cantons. La superficie des cantons varie entre 37 et 7 105 km² et leur population de 15 000 à 1 261 000 habitants (2004). Chaque canton est divisé en communes. De nombreux cantons ont une subdivision intermédiaire nommée district. Chaque canton dispose de sa propre constitution. la Constitution fédérale garantit leur autonomie : ils prélèvent des impôts et adoptent des lois dans tous les domaines qui ne relèvent pas de la compétence de la Confédération. Un certain nombre de domaines sont ainsi gérés uniquement au niveau cantonal. On y trouve par exemple l’éducation (sauf les universités fédérales), la gestion des hôpitaux (sauf les hôpitaux communaux et privés), la construction et l’entretien de la majorité des routes (sauf les autoroutes et routes nationales) et la police (contrairement à l’armée), d’autres charges sociales ou encore le contrôle de la fiscalité. La souveraineté des cantons se limite donc à certains domaines et est en outre toujours limitée par le principe de la primauté du droit fédéral, ou force dérogatoire du droit fédéral (contrairement à l’équipollence des normes en vigueur en Belgique). Les cantons ont tous leur propre parlement (appelé dans la plupart des cantons francophones Grand Conseil) et leur gouvernement (appelé dans la plupart des cantons francophones Conseil d’État). La structure politique de la Suisse est composée du pouvoir législatif, du pouvoir exécutif et du pouvoir judiciaire. Chaque canton définit la composition et le fonctionnement des trois pouvoirs. En principe, il appartient aux cantons d'appliquer non seulement le droit cantonal, mais aussi le droit fédéral (fédéralisme d'exécution, contrairement aux États-Unis et à la Belgique).

Confédération

Le pouvoir législatif est exercé par l’Assemblée fédérale, qui est formée de deux chambres : le Conseil national (200 membres), formé des représentants du peuple, et le Conseil des États (46 membres). Les cantons possèdent 2 sièges au Conseil des États (à l’exception des demi-cantons d’Obwald, Nidwald, Bâle-ville, Bâle-campagne, d’Appenzell Rhodes-Extérieures et d’Appenzell Rhodes-Intérieures qui ont un siège ; ils étaient appelés « demi-cantons » sous l’empire de la constitution de 1874 aujourd’hui remplacée par celle de 1999) et d’un nombre de sièges proportionnel à sa population au Conseil national. Le pouvoir exécutif est exercé par le Conseil fédéral, formé de 7 membres (conseillers fédéraux), et de l’administration fédérale qui lui est subordonnée. Les membres du Conseil fédéral sont élus pour 4 ans par l'Assemblée fédérale, qui, en règle générale, reconduit les candidats sortants si ces derniers désirent poursuivre leurs fonctions. Cependant, cette règle tacite a été mise à mal lors de la dernière élection de décembre 2003 avec la non-réélection de la conseillère fédérale démocrate-chrétienne Ruth Metzler-Arnold, évincée au profit du candidat de l’Union démocratique du centre (UDC) Christoph Blocher. Cette situation a donc modifié la répartition des sièges en fonction des partis politiques pour la première fois depuis l’introduction de la formule magique en 1959. Cette dernière vise à répartir les sièges du gouvernement fédéral proportionnellement au poids de chaque parti à l’Assemblée fédérale. Depuis 1959, et malgré la progression depuis le début des années 1990 de l’UDC, cette répartition n’avait jamais été modifiée et était composée comme suit : 2 sièges pour le Parti radical-démocratique (PRD), 2 pour le Parti démocrate-chrétien (PDC), 2 pour le Parti socialiste (PSS) et 1 siège pour l’UDC. Les élections fédérales de l’automne 2003 ayant confirmé la montée en puissance de l’UDC, les partis gouvernementaux se sont résolus, sous une certaine pression populaire, à revoir la répartition des sièges du Conseil fédéral. Il est désormais composé de 2 sièges pour le Parti radical-démocratrique, 2 pour le Parti socialiste, 2 pour l'UDC et 1 pour le Parti démocrate-chrétien. Le Conseil fédéral fonctionne selon le principe de collégialité, ce qui signifie que les décisions sont prises le plus possible par consensus. Si tel n’est pas le cas, un vote a lieu parmi les 7 conseillers fédéraux. Selon ce principe, ceux qui s’opposent à une mesure qui est adoptée par le collège doivent tout de même défendre le projet au nom de celui-ci. Mais ce principe a connu quelques distorsions ces dernières années, notamment lors de campagnes précédant des votations populaires. Un Président de la Confédération est élu parmi les conseillers fédéraux. Il est élu pour une année par l'Assemblée fédérale. Son rôle est principalement symbolique et médiatique. Traditionnellement, les conseillers fédéraux sont élus président chacun à leur tour, en fonction de leur ancienneté. Le pouvoir judiciaire est exercé par les tribunaux fédéraux. Une particularité de la démocratie suisse est que le peuple garde en permanence un contrôle sur ses élus, car la Suisse est une démocratie que l’on peut qualifier de semi-directe, dans le sens où elle a des éléments d'une démocratie représentative (élection des membres des parlements ainsi que des exécutifs cantonaux) et d’une démocratie directe. En effet, en Suisse, le corps électoral dispose de deux instruments qui lui permettent d’agir sur un acte décidé par l’État : il s’agit du référendum, qui peut être facultatif ou obligatoire, et de l'initiative populaire qui est le droit d'une fraction du corps électoral de déclencher une procédure permettant l’adoption, la révision, ou l’abrogation d'une disposition constitutionnelle.
-Le référendum facultatif permet de remettre en cause une loi votée par l’Assemblée fédérale. Il est facultatif car il nécessite la récolte de 50 000 signatures en l’espace de 100 jours pour qu’il aboutisse à une consultation populaire. Si tel n’est pas le cas, la loi est considérée comme adoptée. Lors de la votation, seule la majorité de la population est prise en compte.
-Le référendum obligatoire impose, comme son nom l’indique, automatiquement une consultation populaire dans les cas prévus par la constitution fédérale. Il implique la double majorité de la population et des cantons.

Géographie

Carte topographique et hydrographique de la Suisse
Villes principales : Zurich, Genève, Bâle, Berne et Lausanne Communes politiques' : 2880 (2001)

Économie

Malgré l’absence de ressources naturelles, l’économie suisse figure parmi les plus prospères et les plus développées du monde. Orienté vers les services, comme les banques et les assurances, ainsi que la mécanique de précision, le pays produit surtout des biens à forte valeur ajoutée. Le niveau de vie est l’un des plus élevés du monde. De plus, sa stabilité et sa neutralité ont attiré bon nombre de capitaux étrangers et d’organisations internationales comme l’ONU. Après plusieurs années de croissance nulle ou faible, une reprise s’est fait ressentir dès 2004 avec une hausse réelle de 2, 5%, puis 2, 4% en 2005 et 3, 2% en 2006. Le PIB s’établit à 486, 2 milliards de francs suisses. Pour 2007 et 2008, les prévisions de croissance sont de 2, 7% et 2.4% respectivement, confirmant une reprise économique soutenue. Le taux de chômage reste particulièrement bas (environ 2, 6% en août 2007), et l’inflation relativement faible (0.0% pour août 2007), bien que variables selon les cantons.

Population

allemand, français, italien, romanche. La Suisse est à la croisée de plusieurs grands pays européens qui ont influencé ses langues et sa(ses) culture(s). La Suisse a 4 langues officielles : l’allemand (64% en orange) au nord et au centre, le français (19% en vert) à l’ouest, l’italien (8% en mauve) au sud, et enfin le romanche qui est une langue romane parlée par une petite minorité (moins de 0, 5% en violet) dans le sud-est du canton des Grisons. L’allemand est la langue la plus répandue. 17 cantons Les demi-cantons sont considérés comme cantons. sur 26 sont unilingues allemands. La population germanophone parle généralement l'un des nombreux dialectes suisses allemands ou Schwyzerdütsch, lesquels jouissent d'une grande valorisation sociale, y compris dans les centres urbains. L’usage de l’allemand standard – Hochdeutsch ou « bon allemand » – est limité aux situations les plus formelles. Dans le milieu scolaire, afin d’élever le niveau d’allemand des élèves qui généralement préfèrent parler le dialecte, plusieurs cantons alémaniques (dont Zurich, Schwytz, Uri et Zoug) ont imposé l’usage systématique du Hochdeutsch, et les professeurs sont tenus de s’exprimer exclusivement dans cette langue. Le français est parlé dans l’ouest du pays, région généralement appelée Suisse romande. Quatre cantons sont unilingues français (Genève, Jura, Neuchâtel et Vaud), trois sont officiellement bilingues français-allemand : Fribourg, Valais et Berne. Les dialectes sont encore pratiqués localement, notamment en Valais et dans le canton de Fribourg, mais ils ont presque disparu dans l’usage quotidien. Quant à l’italien, il est parlé dans le canton du Tessin (
Ticino en italien) et quelques vallées méridionales des Grisons. L’usage du dialecte tessinois, apparenté aux parlers lombards, y demeure très vivant. La plupart des Suisses parlent plus d’une langue, et les résidents et travailleurs étrangers représentent environ 20% de la population. Le romanche n’a pas le même statut que l’allemand, le français et l’italien. Selon l’alinéa 1 de l’article 70 de la constitution fédérale, les langues officielles de la Confédération sont l’allemand, le français et l’italien. Le romanche est aussi langue officielle pour les rapports que la Confédération entretient avec les personnes de langue romanche. L’anglais est souvent et de plus en plus utilisé dans le monde du travail, y compris par l’administration. Il n’a pourtant aucune reconnaissance officielle. Enfin le latin sert parfois lorsqu'il faut désigner dans une seule langue des institutions suisses : Confœderatio helvetica (CH), Pro Helvetia, Pro Natura, Pro Infirmis, etc. La majorité des formations supérieures ne sont enseignées que dans deux langues (allemand et français), dans une seule (allemand pour la formation de vétérinaire) ou encore ont lieu dans plusieurs langues mélangées : professeurs et étudiants parlent leur langue maternelle (diplôme d’expert en assurances de pensions). La plus grande religion du pays est le catholicisme, avec 42 % de la population en 2000. La deuxième religion est l'Église évangélique réformée, avec 33 % de la population. Généralement, les cantons se réclament de l'une des deux confessions. L'islam est la troisième religion ; les Musulmans ont plus que décuplé leurs effectifs en moins de 30 ans, et actuellement ils comptent 4 % de la population. La proportion des habitants se déclarant sans religion ont fortement augmenté aussi dans les décennies récentes; ils sont 11 % actuellement. Le problème du racisme continue de toucher une partie de la population étrangère en Suisse selon le rapport indépendant de l’Organisation des Nations unies. Selon le document de Doudou Diène , les personnes les plus touchées sont les étrangers d’origine extra-Européenne, notamment les Africains, les Arabes et les Asiatiques. Le Conseil fédéral a pris note du rapport et a déclaré « qu'on ne peut pas, à partir de cas particuliers, tirer des conclusions générales quant à l’existence d’une "dynamique de racisme et de xénophobie en Suisse" » comme le dit le rapport de l’ONU . Dans une autre étude récente conduite par l'Université de Genève et le Fonds National Suisse de la Recherche Scientifique, plus de 50% de la population Suisse se dit xénophobe . Dans certains cantons, le droit de vote est accordé aux étrangers. La disposition constitutionnelle leur donne parfois même le droit d’éligibilité. Ces décisions ont été acceptées par votation populaire.

Éducation

Culture

Fêtes et jours fériés

Seule la fête nationale, le , est ancrée dans la constitution. Chaque canton est libre de fixer jusqu’à 8 jours fériés dans l’année. 21 cantons utilisent intégralement cette possibilité. Légalement, les jours fériés sont assimilés à des dimanches et ont donc les mêmes restrictions que ceux-ci en matière d'ouverture des magasins et des entreprises et de trafic routier. Les jours fériés varient donc beaucoup d’un canton à l’autre. Seuls Noël, le Nouvel An et le sont communs à tous, les autres fêtes (Vendredi saint et Lundi de Pâques, Ascension, Lundi de Pentecôte et Fête-Dieu, Assomption et Toussaint, Jeûne fédéral) étant reconnues par les cantons selon leur tradition principalement religieuse (catholique ou protestante). À côté des jours fériés, il y a également des jours chômés. Ces jours-là, non assimilés à des dimanches, de nombreuses entreprises et administrations sont néanmoins fermées dans le canton concerné.

Transport

La Suisse compte une compagnie nationalisée de chemin de fer, les Chemins de fer fédéraux suisses. Le réseau autoroutier suisse est dense. Les Alpes et les tunnels construits pour les traverser ont un impact important sur les transports. Parmi les axes importants on peut citer le Saint Gothard, le tunnel du Simplon, le Grand-Saint-Bernard, le tunnel du Lötschberg et les Nouvelles lignes ferroviaires à travers les Alpes.

Sport

Divers

La basilique de Valère qui surplombe la ville de Sion, dans le canton du Valais.
- L'homme à l'arbalète Guillaume Tell symbolise la passion de l’indépendance du pays (
Sonderfall'' l'exception et Alleingang la voie solitaire). Friedrich von Schiller inspirera l'opéra de Gioacchino Rossini.
- Plusieurs sports traditionnels sont pratiqués en Suisse, parmi lesquels le eisstock, le hornuss et la lutte suisse.
- Le cor des Alpes, la lyoba et le yodel sont les activités musicales traditionnelles.
- Deux mets traditionnels au fromage : la fondue et la raclette.
- Spécialités culinaires régionales : les Rösti, l’émincé de veau à la zurichoise, la viande séchée, le papet vaudois, le vacherin fribourgeois, les vins valaisans, ...

Quelques monuments et lieux remarquables de Suisse

Image:Matterhorn Riffelsee 2005-06-11.jpg|Le Cervin près de Zermatt en Valais Image:Schweiz Schloss Chillon Gesamtansicht.jpg|Château de Chillon Image:Switzerland Lucerne.jpg|Le Kapellbrücke à Lucerne Image:UN building, Genevra.jpg|Les Nations Unies à Genève Image:Basel Messeturm.jpg|Le Messeturm à Bâle Image:CH-Bundeshaus-Nord.jpg|Le parlement suisse Image:ETHZ.JPG|L'École polytechnique fédérale de Zurich Image:CH Landwasser 2.jpg| Le Glacier Express sur le viaduc de la Landwasser Image:Oberengadin.jpg|L'Engadine Image:Piz Bernina mit Biancograt.jpg|Le Piz Bernina Image:SchaffhausenRheinfall1.jpg|Chutes du Rhin Image:Picswiss VS-62-04.jpg|Le barrage de la Grande-Dixence Image:Jet-d'eau-Genève.jpg|Le jet d'eau de Genève Image:Einsiedeln wide.jpg|Le couvent d'Einsiedeln Image:Grosser Aletschgletscher 3178.JPG|Le Glacier d'Aletsch Image:Castelli.JPG|Les châteaux de Bellinzone Image:Gotthard Südrampe.jpg|La rampe sud du Saint-Gothard Image:Basel rathaus.jpg|L'Hotel de ville de Bâle Image:Grossmuenster Wasserkirche .jpg|Zurich Image:Jungfrau 2416.jpg|La Jungfrau Image:Eiger 2415.jpg|Face nord de L'Eiger

Codes

La Suisse a pour codes :
- CH, selon la norme ISO 3166-1 (liste des codes pays), code alpha-2 ;
- CH, selon la liste des codes internationaux des plaques minéralogiques ;
- CHE, selon la norme ISO 3166-1 (liste des codes pays), code alpha-3 ;
- CHE, selon la liste des codes pays utilisés par l'OTAN, code alpha-3 ;
- HB, selon la liste des préfixes OACI d'immatriculation des aéronefs ;
- LS, selon la liste des préfixes des codes OACI des aéroports ;
- SUI, selon la liste des codes pays du CIO ;
- SZ, selon la liste des codes pays utilisés par l'OTAN, code alpha-2.

Notes et références

Voir aussi

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Sujets connexes
Aar   Acte de médiation   Alamans   Allemagne   Allemand   Anglais   Années 1990   Août 2007   Armée   Armée suisse   Assemblée fédérale (Suisse)   Assomption   Autriche   Bataille de Marignan   Bataille de Morgarten   Batailles de Villmergen   Belgique   Berne   Bibracte   Bienne   Blick   Burgondes   Bâle   CH   CHE   Cantique suisse   Canton d'Appenzell   Canton d'Appenzell Rhodes-Extérieures   Canton d'Appenzell Rhodes-Intérieures   Canton d'Argovie   Canton d'Obwald   Canton d'Unterwald   Canton d'Uri   Canton de Berne   Canton de Bâle   Canton de Bâle-Campagne   Canton de Bâle-Ville   Canton de Fribourg   Canton de Genève   Canton de Glaris   Canton de Lucerne   Canton de Neuchâtel   Canton de Nidwald   Canton de Saint-Gall   Canton de Schaffhouse   Canton de Schwytz   Canton de Soleure   Canton de Thurgovie   Canton de Vaud   Canton de Zoug   Canton de Zurich   Canton des Grisons   Canton du Jura   Canton du Tessin   Canton du Valais   Cantons suisses   Catholicisme   Celtes   Cervin   Charles Pictet de Rochemont   Chemin de fer   Chemins de fer fédéraux suisses   Christianisme   Christoph Blocher   Chutes du Rhin   Château de Chillon   Château de Gruyères   Châteaux de Bellinzone   Chômage   Communes de Suisse   Confédération (organisation politique)   Confédération des VIII cantons   Confédération des XIII cantons   Confœderatio helvetica   Conseil d'État (Suisse)   Conseil de l'Europe   Conseil des États (Suisse)   Conseil fédéral (Suisse)   Conseil national (Suisse)   Consensus   Constitution   Contrat de bail en Suisse   Cor des Alpes   Cuisine suisse   Demi-canton suisse   Dialecte   Dictionnaire historique de la Suisse   Dimanche   Districts suisses   Décembre 2003   Démocratie   Démocratie directe   Démocratie représentative   Edipresse   Eiger   Einsiedeln   Eisstock   Empire romain   Engadine   Europe   Europe de l'Ouest   Fondue   Formule magique (Suisse)   Franc suisse   France   Francophonie   Français   Français de Suisse   Friedrich von Schiller   Fromage   Féodalité   Fête-Dieu   Fête du Travail   Fête nationale   Gaule   Genève   Gioacchino Rossini   Glacier Express   Glacier d'Aletsch   Grand Conseil (Suisse)   Guerre du Sonderbund   Guerres d'Italie   Guerres de Kappel   Guillaume Tell   HB   Helvètes   Heure d'été   Hornuss   Hôpital   ISO 3166-1   Inflation   Initiative populaire   Islam   Italie   Italien   Jet d'eau de Genève   Jeudi   Jeûne fédéral   Jeûne genevois   Joseph (Nouveau Testament)   Jules César   Jungfrau   Kapellbrücke   LS   La Liberté   La Tribune de Genève   Latin   Lausanne   Le Courrier   Le Matin (Suisse)   Le Nouvelliste   Le Temps   Liechtenstein   Liste des cantons suisses par superficie   Liste des codes internationaux des plaques minéralogiques   Liste des codes pays du CIO   Liste des codes pays utilisés par l'OTAN   Liste des journaux suisses   Liste des préfixes OACI d'immatriculation des aéronefs   Liste des préfixes des codes OACI des aéroports   Lombard (langue)   Lucerne   Lundi de Pâques   Lutte suisse   Lyoba   Mercenaire   Micheline Calmy-Rey   Milice   Monnaie   Napoléon Ier   Neuchâtel   Neue Zürcher Zeitung   Neutralité perpétuelle de la Suisse   Nicolas de Flue   Nouvelles lignes ferroviaires à travers les Alpes   Noël   Oligarchie   Organisation de coopération et de développement économiques   Organisation des Nations unies   Organisation internationale   Pacte de Brunnen   Pacte fédéral   Palais des Nations   Papet vaudois   Parti démocrate-chrétien (Suisse)   Parti radical-démocratique   Parti socialiste suisse   Pays   Pentecôte   Piz Bernina   Police (institution)   Pouvoir exécutif   Pouvoir judiciaire   Pouvoir législatif   Pro Helvetia   Pro Infirmis   Pro Natura   Produit intérieur brut   Préhistoire   Président de la Confédération suisse   Racisme   Raclette   Radiotelevisione svizzera di lingua italiana   Restauration française   Rhin   Ringier   Romanche   Royaume de Bourgogne   Ruth Metzler-Arnold   Réforme protestante   Référendum   République helvétique   Rösti   SF Schweizer Fernsehen   SRG SSR idée suisse   SUI   SZ   Saint-Empire romain germanique   Saint-Gall   Saint-Gothard   Septembre   Sion   Suisse allemand   Suisse romande   Toussaint   Traités de Westphalie   Tribunal fédéral   Tunnel du Lötschberg   Tunnel du Simplon   Télévision suisse romande   Union démocratique du centre   Université de Genève   Unus pro omnibus, omnes pro uno   Vatican   Vendredi saint   Viande séchée   Votation   Vétérinaire   Yodel   Zermatt   Zurich  
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