Woody Allen

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Woody Allen, de son vrai nom Allan Stewart Königsberg, est un comédien, scénariste, réalisateur et clarinettiste de jazz américain né le 1 décembre 1935, à Brooklyn.
Woody Allen

Woody Allen, de son vrai nom Allan Stewart Königsberg, est un comédien, scénariste, réalisateur et clarinettiste de jazz américain né le 1 décembre 1935, à Brooklyn.

Biographie

Deux mariages. Trois enfants, dont un adoptif. En 1952, il écrit des gags pour un journal pendant qu'il fréquente la High School de Midwood. Il devient ensuite gagman pour des comiques comme Bob Hope ou Buddy Hackett et ensuite rédacteur du show télévisé de Garry Moore (1957). Il est également écrivain (théâtre, roman et nouvelles). Il est l'un des cinéastes états-uniens les plus connus et les plus prolifiques de ces quarante dernières années ; certains ajoutent qu'il est aussi l'un des plus européens. Les comédies de mœurs, souvent sur fond psychanalytique, sont incontestablement son domaine favori bien qu'il s'essaye parfois à d'autres genres. Il se met lui-même en scène comme acteur dans un grand nombre de ses films, incarnant souvent un personnage proche de lui-même, caricature de l'intellectuel (et de l'humour) juif new-yorkais en proie à des affres tragicomiques. C'est un réalisateur boulimique : depuis le début des années 1970 où sa popularité a explosé, il n'a cessé de tourner, réalisant pratiquement un film par an, ce qui est sans doute un record de longévité et de régularité dans la production pour un cinéaste. En 1997, il s'est marié avec Soon-Yi Previn, la fille adoptive de son ex-compagne Mia Farrow. Clarinettiste, il a monté un orchestre de jazz avec lequel il se produit en scène. Durant l'été 2007, il tourne à Barcelone son prochain film avec Penélope Cruz, Vicky Cristina Barcelona.

Talent précoce

D’origines russo-autrichiennes, Allen Stuart Konisberg voit le jour à New York le 1935. C’est plus précisément à Midwood (Brooklyn) qu’il passe son enfance aux côtés de son père (Martin Königsberg), sa mère (Netty Cherrie) et sa jeune sœur (Letty), tous natifs de la Grosse Pomme. Ses oncles et tantes étaient aussi très souvent chez eux. Son éducation débute à l’école judaïque où il restera pendant 8 ans avant de rejoindre l’école publique. Finalement, il fréquentera la Midwood High School. À cette époque, Allen vit en partie sur l’avenue K et est surnommé « Red » en raison de la couleur rouge de ses cheveux. Déjà, il impressionne les autres étudiants par son extraordinaire habileté aux cartes et ses tours de magie. Il commence à gagner sa vie en écrivant des gags pour l’agent David O. Alber qui les revend à différents chroniqueurs. Ainsi, la première de ses blagues à avoir été publiée serait « I am two with Nature ». À l’âge précoce de 16 ans, il se met à écrire pour des stars telles que Sid Caesar. C’est à ce moment qu’il décide d’endosser le pseudonyme que nous lui connaissons. Woody rejoint ensuite l’université de New York où il est censé étudier la communication et le cinéma. Toutefois, son absence de résultats et son manque d’intérêt pour les études (« Je m’intéressais pas à l’université, tout ce que je voulais c’était écrire. » Harry dans tous ses états) , lui font rapidement abandonner son cursus. Plus tard, il fréquentera encore brièvement le City College de New York.

Du scénariste au comédien

À 19 ans, il est auteur pour d’importantes émissions de télévision telles que The Ed Sullivan Show, The Tonight Show, Caesar’s hour… Ce dernier show occasionnera par ailleurs le début de sa collaboration avec Danny Simon. Celui-ci l’aidera à structurer son style et Allen dira à son sujet "I've learned a couple of things on my own since and modified things he taught me, but everything, unequivocally, that I learned about comedy writing I learned from him." (« J’ai depuis appris une ou deux choses par moi-même et modifié certaines choses qu’il m’a apprises mais tout ce que j’ai appris de l’écriture de comédie, je l’ai appris, sans équivoque, de lui »). Naturellement doué pour la comédie, en 1960, il entame une nouvelle carrière dans le stand-up (les albums Standup Comic et Nightclub Years 1964-1968 contiennent quelques uns de ses sketchs dont la fantaisiste histoire de l’élan qu’il emmène à un bal costumé après l’avoir percuté avec sa voiture). Parallèlement à cela, il contribue à la revue From A to Z de Broadway et commence à écrire pour le très populaire show télé Candid Camera, apparaissant même dans quelques épisodes. En outre, il rédige des nouvelles publiées dans certains magazines dont le très fameux New Yorker. Petit à petit, avec l’aide de son manager, Allen transforme ses défauts « psychologiques » en qualités « théâtrales ». Il développe ainsi son célèbre personnage d’intellectuel névrosé, instable et nerveux. Rapidement, il rencontre un succès qui lui ouvre les portes de la télévision et des nightclubs. En 1969, sa popularité est telle qu’il apparaît en couverture du Life Magazine à l’occasion de l’ouverture à Broadway de Play It Again, Sam.

À la conquête des salles obscures

La carrière cinématographique de Woody Allen débute en 1965 lorsqu’il joue dans son premier film Quoi de neuf, Pussycat ?. À noter qu’il est seulement scénariste et acteur sur ce film. Un an plus tard, il officie à nouveau pour le grand écran avec l’étonnant Lily la tigresse (What's Up, Tiger Lily?) Ce long métrage est à l’origine un film d’espionnage japonais dont il a réécrit les dialogues afin d’en faire une œuvre burlesque suite au doublage en anglais. En 1967, il interprète le neveu de James Bond dans la parodie homonyme, Casino Royale. La fin des années soixante marquent les débuts d’Allen en tant que réalisateur. Il réalise successivement et avec succès Prends l'oseille et tire-toi (Take The Money and Run) (1969), Bananas, Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le sexe sans jamais oser le demander (Everything You Always Wanted To Know About Sex (But Were Afraid to Ask)), Woody et les robots (Sleeper), ainsi que Guerre et amour (Love and Death). Ces films s’inscrivent dans une certaines continuité avec son travail d’auteur de sketchs télévisés. Et pour cause, il s’agit exclusivement de pures comédies s’appuyant sur de grosses farces et autres gags visuels. Allen est alors fortement influencé par les œuvres de Bob Hope, Groucho Marx et Humphrey Bogart. La période qui suit est certainement la plus prolifique et la plus célèbre de la carrière de Woody Allen. En moins de 10 ans, il écrit et réalise ses films les mieux cotés. C’est l’époque d’Annie Hall, Manhattan, La Rose pourpre du Caire (L’un des 100 meilleurs films de tous les temps selon le Times Magazine et l’un des trois favoris d’Allen lui-même) ainsi qu’Hannah et ses sœurs qui remporte trois Academy Awards. Annie Hall, film de tous les succès (vainqueur de quatre Academy Awards dont l’Oscar du meilleur film, celui du meilleur réalisateur et celui du meilleur scénario), marque un tournant majeur dans l’œuvre d’Allen. Il s’oriente alors vers un humour plus sophistiqué et entre dans le registre des comédies dramatiques. Certains iront jusqu’à dire qu’il a peut-être réinventé ce genre ou, au moins, en a fixé les règles modernes. Mais outre cela, Allen parvient surtout à trouver son style, sa touche personnelle. Avec Annie Hall, Allen parvient à se détacher de l’influence de ses idoles pour imposer son propre personnage et avec lui, tout un univers complexe de questions existentielles obsédantes inspirées par ses incalculables références culturelles qu’il fait mine de résoudre par la dérision. Il crée un univers où il est normal d’aborder une inconnue en lui parlant de Sartre pour se retrouver une heure plus tard à discuter avec elle de Kierkegaard dans un jazz club où ils peuvent tous deux se délecter des œuvres de Cole Porter. En somme, il crée un univers égocentrique où tous les personnages sont des parties de Woody Allen. Manhattan sera l’œuvre de la confirmation et marquera probablement l’apogée du « style Allen ». Le film est en tous cas considéré par beaucoup de critiques comme son meilleur travail. Tourné en noir et blanc, il peut être perçu comme un hommage à la ville de New York, véritable « personnage » central du film. Là encore, les rôles principaux représentent des intellectuels lettrés issus de classes sociales élevées. Toutefois, le regard posé sur cette classe est assez ambivalent, critiqué autant que valorisé. Le film pourrait être considéré comme une critique de ce type d’intellectuels prétentieux si ce n’étaient les innombrables références culturelles inaccessibles au grand public qui en font finalement, en quelque sorte, un film intellectuel et prétentieux. Cet amour-haine des intellectuels new-yorkais (principalement) est par ailleurs une importante caractéristique de la plupart de ses films. Entre Annie Hall et Manhattan, Allen écrit et dirige le mélancolique Interiors dans le style du réalisateur suédois Ingmar Bergman. Ce film est annonciateur d’une période dans l’œuvre d’Allen, au cours des années 1980, essentiellement marquée par l’influence des metteurs en scène européens tels que Fellini. Tous ses films à cette époque, ce compris les comédies, seront marqués d’une touche sombre et philosophique, à l’image de September et Stardust Memories. "Depuis toujours, je suis tenté par le drame, mais la comédie était mon point fort. Seulement, quand vous faites une comédie, il y a un monstre sur votre épaule, qui vous harcèle : « sois drôle ! Ne les ennuis pas ! » Le sérieux est plus relaxant." Le Figaro, mercredi , p27 Les années 1990 constitueront une décennie d’essais ou d’hommages sans véritable ligne de conduite. Ainsi, avec Ombres et brouillard (Shadows and Fog) (1992), il rend hommage aux expressionnistes allemands. L’année suivante, il combine suspens et comédie noire pour réaliser Meurtre mystérieux à Manhattan (Manhattan Murder Mystery). Le meurtre et ses préparatifs est pour lui un sujet relativement intéressant pour dépeindre les différentes facettes de ses personnages, ainsi: "L’homicide est un sujet passionnant parce qu’il permet d’explorer à fond la faiblesse humaine et le sentiment de culpabilité" Le Figaro, mercredi , p28 Enfin, en 1994, il revient à des choses moins sombres avec Coups de feu sur Broadway (Bullets Over Broadway) qui lui vaudra une nouvelle nomination pour l’Oscar du meilleur réalisateur. Deux ans plus tard, sa comédie musicale Tout le monde dit I love you (Everyone Says I Love You) apparaît comme plus accessible et remporte un vif succès auprès du public. Là encore, il se retrouve en course aux Golden Globes et aux Césars. Entre ces deux derniers films, Allen a également réalisé le bizarroïde Maudite Aphrodite (Mighty Aphrodite) où ses éternels intellectuels new-yorkais croisent la route de personnages plus simples (une ancienne actrice porno et un boxeur bas de plafond) ainsi que des héros de tragédies grecques. En 1997 paraît Harry dans tous ses états (Deconstructing Harry), sans aucun doute le plus « allenien » de tous ses films. Relativement inaccessible au profane, ce long métrage nous plonge dans une histoire complexe où fiction et fiction dans la fiction se mélangent. Allen nous livre un scénario suivi entrecoupé de sketchs qui participent à l’histoire globale pour aboutir à la rencontre d’un florilège de personnages divers qui, rassemblés, ne forment plus qu’un… Harry. On y retrouve tous les thèmes majeurs de l’œuvre d’Allen qui signe ici une parodie de sa propre existence et de ses propres difficultés avec originalité, créativité mais surtout, avec un humour « breveté ». Comme pour Coups de feu sur Broadway (John Cusack), dans Celebrity (1998), Allen confie “son” rôle à un autre acteur. En l’occurrence, c’est Kenneth Branagh qui s’y colle avec succès dans un film surprenant. Tourné en partie en noir et blanc, avec des acteurs inhabituels (Leonardo Di Caprio, Melanie Griffith…), les évènements s’enchaînent à une vitesse incroyable dans une histoire (une fois de plus) très complexe, impliquant une foule de personnage que l’incapacité de communiquer bloque dans une position de spectateurs de leur propre vie. Ce film, tout en gardant un style très « allenien », peut apparaître, par certains côtés, comme surprenant dans l’œuvre de l’artiste. L’année suivante, avec Accords et désaccords (Sweet and Lowdown), il rend une fois de plus hommage à l’une de ses passions : le jazz. Construit comme un documentaire biographique, ce film traite d’un guitariste fictif dans un univers musical bien réel où l’on croise et recroise la route du plus célèbre des manouches : Django Reinhardt. Cette fois, Allen réussit le tour de force d’inventer de toute pièce un personnage complexe, à la fois pathétique et fascinant, aussi génial que ridicule, détestable autant qu’attendrissant. Servi par une musique de qualité et une interprétation phénoménale de Sean Penn, Allen livre cette fois une comédie dramatique tout à fait à part et totalement réussie. Entre 2000 et 2003, Allen retourne à ses premiers amours : la pure comédie. Il nous livre Escroc mais pas trop (Small time crooks), Le Sortilège du scorpion de jade (The curse of Jade scorpion), Hollywood Ending et La Vie et tout le reste (Anything else). Le public ne suit pas, les critiques sont féroces. Même l’original Melinda et Melinda (Melinda, Melinda) ne parviendra pas à le faire revenir au devant de la scène. On prétend déjà que ses meilleures années sont derrières lui. C’était sans compter sur les ressources du génie. En 2005 sort Match point, un film réalisé à Londres, une nouvelle ville, avec Jonathan Rhys-Meyers et Scarlett Johansson, de nouveaux acteurs. La critique est unanime, le public impressionné. Contrairement à ce que la presse en a dit, ce film étrange et noir, n'est pas en totale rupture avec ses œuvres précédentes (cf. Crimes et délits, Une autre femme, etc. et autres films sombres du cinéaste). Elle lui vaut plusieurs nominations aux Oscars, Golden Globes et Césars. Woody Allen dira dans une interview avec le magazine Première qu’il s’agit de son meilleur film. En 2006, Allen tourne un second film à Londres, Scoop, qui reçoit des critiques mitigées. Une troisième œuvre londonienne est prévue en 2007, Cassandra's Dream, tandis que l’infatigable Woody Allen rejoindra l’Espagne pour une énième réalisation et, qui sait, peut-être un énième chef-d’œuvre. Revenant sur sa carrière au cinéma: "Je crois que je ne suis ni purement comique, ni purement tragique, simplement réaliste."Le Figaro, mercredi , p28

La musique du cœur

Woody Allen et son groupe, décembre 2006 À 14 ans, Woody Allen a son premier coup de cœur pour Sidney Bechet, clarinettiste et saxophoniste du New Orléans, qu’il avait entendu à la radio (il donnera par ailleurs le nom de Bechet à la fille qu'il adopta avec Soon-Yi). Il nourrit depuis ce jour-là une passion pour le jazz. Il débuta à apprendre le saxophone, mais peu doué, il se tourne vers la clarinette. Le prénom de Woody qu’il s’est choisi vient par ailleurs du patronyme d’une de ses idoles, le clarinettiste Woody Herman. Chaque lundi, Allen se produit au Carlyle Hotel de Manhattan avec son Jazz Band « New Orleans ». En 1996, il a également effectué une tournée européenne avec le groupe qui donna lieu à un documentaire intitulé Wild Man Blues. En tout, le groupe a sorti deux albums : The Bunk Project (1993) et la BO de Wild Man Blues (1997).

Woody et les femmes

Tout comme pour ses personnages, les relations de Woody Allen avec les femmes sont complexes et ambigües. Il se marie pour la première fois à l’âge de 20 ans en 1956 avec une jeune étudiante en philosophie, Harlene Rosen, qu'il avait connue dans un centre communautaire. L’idylle durera six ans et se terminera par un procès pour diffamation suite à une blague douteuse de Woody sur son ex-femme. Il épouse ensuite Louise Lasser (1966) qui jouera dans deux de ses films : Bananas et Everything You Always Wanted To Know About Sex (But Were Afraid to Ask). Là encore, la relation sera de courte durée, le couple se séparant après trois ans à peine. Par après, Allen ne se marie plus, ce qui lui réussit un peu mieux puisqu’il maintient sa relation avec Diane Keaton pendant près de 10 ans avant de partager 12 ans de sa vie avec Mia Farrow. Ensemble, ils adopteront une petite fille (Dylan). Ils auront aussi un enfant naturel (Satchel). Woody décidera aussi d'adopter l'un des (nombreux) enfants de Mia (Moses). Mais en 1992, Mia le quitte après avoir découvert son attrait pour sa fille adoptive (celle de Mia uniquement) Soon-Yi Previn (Allen détenait des photographies de la jeune fille entièrement dévêtue). Directement, Allen s’installe avec cette dernière (âgée de 22 ans). Ils finiront par se marier en 1997. Dans cette aventure, Allen a perdu le droit de voir ses enfants (il ne peut plus voir Dylan, Moses refuse de le voir et il a un droit de visite pour Satchel exclusivement sous surveillance). Reste qu’il estime que son départ avec Soon-Yi fut une bonne chose, un tournant profitable dans sa vie. Si Woody Allen était soumis au Droit pénal français, la loi condamnerait cette relation considérée comme incestueuse, en ce sens qu'il a épousé une personne placée à l'origine sous son autorité.

Woody l’écrivain

Il existe, en français, quelques publications intéressantes de nouvelles ou autres réflexions de Woody Allen parmi lesquelles (dates à vérifier) :
-Pour en finir une bonne fois pour toute avec la culture / Opus 2 (Getting even, 1973)
-Dieu, Shakespeare et moi / Opus 1 (Without feathers, 1975)
-Destins tordus (Side effects, 1988)
-Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le sexe sans jamais oser le demander (1990)
-Adultères (Three one-act plays, 2005)
-Central Park West - Il s'agit de l'une des 3 pièces faisant partie de Adultères (2006)
-L’erreur est humaine (Mere anarchy, 2007)

Woody et le théâtre

Il a écrit quelques pièces de théâtre dont les plus récentes sont :
-Second Hand Memory (créée à New-York en 2004, mise en scène par Woody Allen)
-Puzzle (2007) Un suspense psychologique, une comédie psychanalytique. Une pièce de Woody Allen. Adaptation française par Sébastien Azzopardi de "Second Hand Memory". Pièce créée en 2007, au Théâtre du Palais-Royal à Paris, avec Michel Aumont, Anne Loiret, Sébastien Azzapardi, Gérard Lartigau, Geneviève Fontanel, Julie De Bona et Marie Le Cam.

Filmographie

En tant qu’acteur

- 1965 : Quoi de neuf, Pussycat ? de Clive Donner
- 1967 : Casino Royale de John Huston, Ken Hughes, Robert Parrish, Joe McGrath, Val Guest
- 1972 : Tombe les filles et tais-toi (Play it Again, Sam) d'Herbert Ross
- 1976 : Le Prête-nom (The Front) de Martin Ritt
- 1990 : Scènes de ménage dans un centre commercial (Scenes From a Mall) de Paul Mazursky
- 1995 : The Sunshine Boys de John Erman (téléfilm)
- 1998 : FourmiZ (Antz) de Eric Darnell et Tim Johnson
- 2000 : Morceaux choisis (Picking up the pieces) d'Alfonso Arau Woody Allen, Oviedo. Woody Allen, Oviedo (détail).

En tant que réalisateur, parfois acteur

- 1966 : Lily la tigresse (What's Up, Tiger Lily?) (nouveau scenario et nouveau doublage sur un film existant)
- 1969 : Prends l'oseille et tire-toi (Take the Money and Run)
- 1971 : Bananas
- 1972 : Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le sexe sans jamais oser le demander (Everything You Always Wanted to Know About Sex (But Were Afraid to Ask))
- 1973 : Woody et les robots (Sleeper)
- 1975 : Guerre et amour (Love and Death)
- 1977 : Annie Hall
- 1978 : Intérieurs (Interiors)
- 1979 : Manhattan
- 1980 : Stardust Memories (Stardust Memories)
- 1982 : Comédie érotique d'une nuit d'été (A Midsummer Night's Sex Comedy)
- 1983 : Zelig
- 1984 : Broadway Danny Rose
- 1985 : La Rose pourpre du Caire (The Purple Rose of Cairo)
- 1986 : Hannah et ses sœurs (Hannah and Her Sisters)
- 1987 : Radio Days (Radio Days)
- 1987 : September
- 1988 : Une autre femme (Another Woman)
- 1989 : Le Complot d'Œdipe (court métrage « Oedipus Wrecks » faisant partie de New York Stories)
- 1989 : Crimes et délits (Crimes and Misdemeanors)
- 1990 : Alice
- 1992 : Ombres et brouillard (Shadows and Fog)
- 1992 : Maris et femmes (Husbands and Wives)
- 1993 : Meurtre mystérieux à Manhattan (Manhattan Murder Mystery)
- 1994 : Coups de feu sur Broadway (Bullets Over Broadway)
- 1994 : Nuits de Chine (Don't drink the water) (téléfilm)
- 1995 : Maudite Aphrodite (Mighty Aphrodite)
- 1996 : Tout le monde dit I love you (Everyone Says I Love You)
- 1997 : Harry dans tous ses états (Deconstructing Harry)
- 1998 : Celebrity
- 1999 : Accords et désaccords (Sweet and Lowdown)
- 2000 : Escroc mais pas trop (Small Time Crooks)
- 2001 : Le Sortilège du scorpion de jade (The Curse of the Jade Scorpion)
- 2002 : Hollywood Ending
- 2003 : La Vie et tout le reste (Anything Else)
- 2004 : Melinda et Melinda (Melinda, Melinda)
- 2005 : Match Point
- 2006 : Scoop
- 2007 : Le rêve de Cassandre (Cassandra's Dream)

Récompenses

Récompenses principales

- Oscar du meilleur film pour Annie Hall
- Oscar du meilleur réalisateur pour Annie Hall
- Oscar du meilleur scénario original pour Hannah et ses sœurs
- Oscar du meilleur scénario pour Annie Hall
- Golden Globe du meilleur Scénario pour La Rose pourpre du Caire
- César du meilleur film étranger pour La Rose pourpre du Caire
- César du meilleur film étranger pour Manhattan
- British Academy Award du meilleur film pour Hannah et ses sœurs
- British Academy Award du meilleur film pour La Rose pourpre du Caire

Nominations

- Nomination à l'Oscar du meilleur film pour Hannah et ses sœurs
- Nominations à l'Oscar du meilleur réalisateur pour Coups de feu sur Broadway ; Crimes et délits ; Hannah et ses sœurs ; Broadway Danny Rose ; Intérieurs
- Nominations à l'Oscar du meilleur scénario pour Match Point ; Harry dans tous ses états ; Maudite Aphrodite ; Coups de feu sur Broadway ; Maris et femmes ; Alice ; Crimes et délits ; Radio Days ; La Rose pourpre du Caire ; Broadway Danny Rose ; Manhattan ; Intérieurs
- Nomination à l'Oscar du meilleur acteur pour Annie Hall
- Nominations au Golden Globe du meilleur film pour Tout le monde dit I love you ; Hannah et ses sœurs ; La Rose pourpre du Caire ; Manhattan ; Annie Hall
- Nominations au Golden Globe du meilleur réalisateur pour Hannah et ses sœurs ; Intérieurs
- Nomination au Golden Globe du meilleur acteur pour Annie Hall
- Nominations au César du meilleur film étranger pour Match Point ; Meurtre mystérieux à Manhattan ; Maris et femmes ; Alice ; Hannah et ses sœurs

Citations

Sur le thème du cinéma et de l'art

- "La vie n'imite pas l'art, elle imite la mauvaise télévision."
- "Pour je ne sais quelle raison, les gens en France m'aiment plus qu'en Amérique. Les sous-titres doivent y être excellents."
- "Mon premier film était si mauvais qu'aux Etats-Unis, dans sept états, on l'utilise pour remplacer la peine de mort."
- "Quand j'écoute trop de Wagner, j'ai envie d'envahir la Pologne."

Sur le thème de Dieu et la religion

- "Dieu est mort, Marx est mort et moi-même, je ne me sens pas très bien…"
- "Si Dieu existe, j'espère qu'il a une bonne excuse."
- "Si seulement Dieu me donnait une preuve réelle de son existence ! Comme par exemple déposer une grosse somme à mon nom dans une banque suisse."
- "L'Homme a été fait à l'image de Dieu. Mais pensez-vous vraiment que Dieu soit roux et porte des lunettes ?"

Sur le thème de la séduction

- "Un bon élève, c'est celui qui reste à la bibliothèque même quand il n'y a plus de fille séduisante dans la pièce."
- "Un petit mot sur la contraception orale. J'ai demandé à une fille de coucher avec moi et elle a dit "non"."
- "La dernière fois que j'ai pénétré une femme, c'était en visitant la statue de la Liberté."
- "J'ai passé un moment super. C'était comme au procès de Nuremberg."

Sur le thème de la famille

- "Mes parents ont vécu quarante ans ensemble, mais par pure animosité."
- "Cette montre, j'y tiens beaucoup. Elle me vient de mon grand-père. Il me l'a vendue sur son lit de mort."
- "Tout ce qui est bon selon les parents, ne l'est pas. Le soleil, le lait, la viande rouge, le collège…"
- "Mes parents me battaient très rarement. Je crois qu'ils m'ont battu une seule fois en fait. Ils ont commencé à me battre le 23 décembre 1942 jusqu'à la fin du printemps 1944."

Sur le thème de l'intelligence

- "L'avantage d'être intelligent, c'est qu'on peut toujours faire l'imbécile, alors que l'inverse est totalement impossible."
- "L'intelligence artificielle se définit comme le contraire de la bêtise naturelle."
- "Je suis si intelligent que mon cerveau est mon deuxième organe favori !"
- "Je n'aime pas faire de l'exercice. Je préfère m'atrophier."

Sur le thème de la mort

- "Ma mort ne m'inquiète pas. J'aimerais simplement ne pas être là lorsque ça se produira."
- "Je préfère l'incinération à l'enterrement, et les deux à un week-end avec ma famille."
- "Je ne veux pas accéder à l'immortalité par mon œuvre, je veux y accéder en ne mourant pas."
- "Tant que l'homme sera mortel, il ne sera jamais décontracté."

Sur le thème du sexe

- "La première fois que j'ai vu une dame nue, j'ai cru qu'il s'agissait d'une erreur."
- "Le sexe allège les tensions, tandis que l'amour les provoque."
- "Quand on m'a demandé si je trouvais que l'amour physique était sale, j'ai répondu : "Ca l'est, si on le pratique correctement".
- "Pour ma part, je suis hétérosexuel. Mais il faut le reconnaître, le bisexuel a deux fois plus de chances le samedi soir."

Sur le thème du travail et de l'argent

- "Je suis Marxiste... tendance Groucho."
- "L'argent est préférable à la pauvreté, ne serait-ce que pour des raisons financières."
- "Dans votre ascension professionnelle, soyez toujours très gentil envers ceux que vous dépassez en montant. Vous les retrouverez au même endroit en redescendant."

Pensées philosophiques

- "Le doute me ronge. Et si tout n'était qu'illusion ? Si rien n'existait ? Dans ce cas, j'aurais payé ma moquette beaucoup trop cher."
- "Des erreurs, j'en ai fait. D'abord, je suis né. Première erreur !"
- "La vie se divise en deux catégories : l'horreur et le malheur."
- "L'éternité c'est long, surtout vers la fin."

Les maximes de Woody Allen

- "On n'a jamais vu un aveugle dans un camp de nudistes."
- "Une auto-stoppeuse est une jeune femme, généralement jolie et court vêtue, qui se trouve sur votre route quand vous êtes avec votre femme."
- "Une horloge cassée a raison au moins deux fois dans la journée."
- "Les ennuis, c'est comme le papier hygiénique, on en tire un, il en vient dix."

Bibliographie

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Notes et références de l'article

Voir aussi

Liens et documents externes

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- Article de Yannick Rolandeau
- Article de Yannick Rolandeau
- article de Julie Buk (cinefeed)
- par Nicolas Lopez Catégorie:Réalisateur américain Catégorie:Acteur américain Catégorie:Scénariste américain Catégorie:Humoriste américain Catégorie:Musicien américain Catégorie:Clarinettiste de jazz Catégorie:Naissance en 1935 Catégorie:Oscar du meilleur réalisateur Catégorie:Acteur de James Bond Catégorie:Analysant Catégorie:Nom de scène Catégorie:Personnalité new-yorkaise Catégorie:Réalisateur en A ar:وودي آلن ast:Woody Allen bg:Уди Алън br:Woody Allen bs:Woody Allen ca:Woody Allen cs:Woody Allen da:Woody Allen de:Woody Allen el:Γούντι Άλεν en:Woody Allen eo:Woody Allen es:Woody Allen et:Woody Allen eu:Woody Allen fa:وودی آلن fi:Woody Allen ga:Woody Allen gl:Woody Allen he:וודי אלן hr:Woody Allen hu:Woody Allen id:Woody Allen is:Woody Allen it:Woody Allen ja:ウディ・アレン ka:ვუდი ალენი ko:우디 앨런 lt:Woody Allen mr:वूडी ऍलन nl:Woody Allen nn:Woody Allen no:Woody Allen pl:Woody Allen pt:Woody Allen qu:Woody Allen ro:Woody Allen ru:Вуди Аллен scn:Woody Allen sh:Woody Allen simple:Woody Allen sk:Woody Allen sl:Woody Allen sq:Woody Allen sr:Вуди Ален sv:Woody Allen tr:Woody Allen uk:Вуді Аллен vi:Woody Allen yi:וואדי עלען zh:伍迪·艾伦
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