Quanzhen Dao

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Wang Chongyang, fondateur de Quanzhen Dao Quanzhen Dao 全真道 Voie de la Complétude de l’Authentique ou Voie de la Parfaite Complétude est, avec Zhengyi Dao, l’une des deux plus importantes écoles taoïstes nées à la fin des Song. Le patronage des empereurs Jin et de Genghis Khan, fondateur de la dynastie Yuan, jouèrent un grand rôle dans sa prospérité. Malgré le déclin de sa puissance institutionnelle à partir de la de
Quanzhen Dao

Wang Chongyang, fondateur de Quanzhen Dao Quanzhen Dao 全真道 Voie de la Complétude de l’Authentique ou Voie de la Parfaite Complétude est, avec Zhengyi Dao, l’une des deux plus importantes écoles taoïstes nées à la fin des Song. Le patronage des empereurs Jin et de Genghis Khan, fondateur de la dynastie Yuan, jouèrent un grand rôle dans sa prospérité. Malgré le déclin de sa puissance institutionnelle à partir de la deuxième moitié de la dynastie mongole, elle a laissé un important héritage dans les domaines de la pensée, de l’alchimie, de l’ascèse et des arts martiaux. Le courant Quanzhendao a par ailleurs survécu jusqu’à nos jours dans les très nombreuses écoles qui s’y rattachent, et a retrouvé droit de cité en Chine populaire à travers un nombre limité d’institutions et de maîtres autorisés. Par l’intermédiaire du courant Xiantiandao, né au début du , il a influencé la majorité des nouveaux courants religieux chinois.

Le fondateur et la naissance de l'école

L'école fut fondée par Wang Chongyang, 王重陽 lettré né en 1112 ou 1113 dans une famille aisée des environs de Xianyang au Shaanxi. Après une déception aux examens impériaux, il finit par se consacrer entièrement à la pratique taoïste. En 1159 et 1160, il prétendit avoir rencontré dans le bourg de Ganhe 甘河 les immortels Lü Dongbin et Zhongli Quan鍾離權 qui lui auraient enseigné des formules alchimiques magiques. Après un passage comme « ermite fou » sur le mont Zhongnan, 終南山 il finit par partir en 1667 au Shandong où il fit la connaissance d’un homme riche, Ma Congyi, 馬從義 qui deviendra son second sous le nom de Ma Yu馬鈺 ; sa femme, Sun Bu'er, 孫不二 deviendra également sa disciple. Suivront Tan Chuduan, 譚處端, Qiu Chuji, 丘處機, Liu Chuxuan, 劉處玄 Wang Chuyi王處一 et Hao Datong郝大同. Ces sept premiers disciples, divinisés, sont connus comme les Sept immortels du Nord beiqizhen 北七真. Après la rencontre des époux Ma chez qui il s’installa, la prédication de Wang Chongyang commença à connaitre le succès. En moins d’un an, cinq congrégations "des trois doctrines" s’étaient constituées : Les Sept Joyaux, sanjiaoqibaohui 三教七寶會 La Fleur de jade, sanjiaoyuhuahui 三教玉華會 Le Lotus d'or, sanjiaojinlianhui 三教金蓮會 Les Trois Lumières, sanjiaosanguanghui 三教三光會 et l’Égalité.sanjiaopingdenghui 三教平等會 Le terme "trois doctrines" (taoïsme, bouddhisme et confucianisme) reflète l’ambition syncrétique de Quanzhen. Après trois années au Shandong, Wang Chongyang décida à l’automne 1169 de rentrer au Shaanxi y reprendre sa prédication. Il emmena avec lui Qiu Chuji, Liu Chuxuan, Tan Chuduan et les époux Ma, laissant Wang Chuyi et Hao Datong sur le mont Kunyu.昆崳山 Il mourut peu après aux portes de Kaifeng. Ses disciples ramenèrent sa dépouille dans le village de Liujiangcun劉將村 où il avait commencé sa vie d'ermite et y firent construire un temple à sa mémoire. Le nom de son école, quanzhen, est celui d'un de ses ermitages.

La doctrine de Wang Chongyang

La pensée de Wang Chongyang prétend réaliser la synthèse des trois grandes doctrines chinoises ; elle réunit en effet le li 理, principe suprême du néo-confucianisme au xing 性, nature authentique du bouddhisme Chan et au ming 命, vie éternelle du taoïsme ; on trouve parmi ses textes de référence le Classique de la piété filiale 孝經 Xiao Jing et le Soutra du diamant. Il préconisait une vie extrêmement frugale et ascétique, imposant le célibat et le végétarisme, selon une règle inspirée de l’école Chan. L’objectif de la vie monastique restait néanmoins très taoïste, puisqu’il s’agissait plus d’aboutir à l’immortalité en réalisant un travail alchimique sur le corps que de s’affranchir du cycle des renaissances. Pour ce faire, il fallait éviter toute déperdition de qi, énergie corporelle, la plus importante étant causée par l'écoulement de liquide séminal, ou de sang pour les femmes. Il fallait donc s’abstenir de toute relation sexuelle, limiter les pollutions nocturnes, s’efforcer de faire disparaitre les menstruations, ce qui impliquait de sévères restrictions alimentaires et de sommeil. Hormis l’ascétisme, la pratique reposait essentiellement sur la méditation silencieuse et l’alchimie interne neidan 內丹 ou neigong 內功, qui remplaçait presqu’entièrement l’absorption de potions ou talismans de l’alchimie externe jindan. Wang Chongyang repris de façon limitée les techniques shangqing de gymnastique légère daoyin 道引 et de visualisation et proposa une nouvelle forme de méditation qui consistait à tout d’abord maîtriser l’esprit grâce au xinggong 性功 inspiré de la pratique chan, avant de passer au minggong 命功 pour transformer le corps. Hao Datong, l’un de ses disciples, faisait également appel à des pratiques inspirées par le Yi Jing. Une particularité de l’école Quanzhen est le développement d’une alchimie interne spécialement destinée aux femmes, codifiée par Wang Chongyang et Sun Bu’er. Ses disciples rassemblèrent et diffusèrent son œuvre après sa mort, un recueil de mille poèmes intitulé Compilation de la Complétude de l'Authentique Chongyang quanzhen ji 重陽全真集 ; il avait en effet l’habitude de prêcher en vers. Parmi ses écrits, on peut mentionner Les quinze principes fondateurs Lijiaoshiwulun立教十五論 et, pour l’anecdote, Les dix transformations grâce au partage de la poire Chongyang fenli shihua ji重陽分梨十化記, écrit pour exorter les époux Ma à se séparer afin de réaliser l'idéal de célibat de l'école ; le "partage de la poire", fenli, est homonyme de "séparation".

Essor

Qiu Chuji, l'un des premiers disciples de Wang Chongyang, fondateur de la branche Longmen A la mort de Wang Chongyang, Ma Yu prit sa succession. L’école étendit ses activités au Shandong, au Hebei, au Shaanxi et au Henan, promouvant l’ascèse préconisée par son fondateur. Elle attira des adeptes, mais rencontra l’hostilité des autorités. Ma Yu finit par rentrer dans son pays d’origine, cédant la place à Tan Chuduan, Liu Changsheng et Qiu Chuji, qui se succédèrent à la tête de la branche principale de l’école, Longmen, de 1187 à 1219. Pendant cette période, les relations avec les pouvoirs locaux et central s’améliorèrent et l’école prospéra. Des monastères apparurent au Shandong, centre de son domaine d’influence. Son renom réussit à attirer l'attention des empereurs Jin, qui invitèrent trois fois à la cour Wang Chuyi, maître de la branche Yushan (1187, 1201, 1203) ; Qiu Chuji s'y rendit également en 1188. En 1197, pour renflouer les caisses, l'administration impériale mit en vente des certificats de moine et des autorisations d’ouverture de monastère. Quanzhen Dao se porta acheteur, et le nombre de ses établissements s’accrut encore. En 1219, Qiu Chuji, déjà âgé, reçut une invitation de Gengis Khan, qui avait pris quatre ans auparavant Yanjing (Pékin). La lettre, datée du 15 mai 1219 a été conservée. Parti en février 1220 avec dix-huit disciples pour Yanjing, Qiu Chuji appris en arrivant que le khan était reparti en expédition en Asie Centrale. Après un an de séjour dans la ville, il se remit en route et rejoignit enfin le conquérant mongol dans le Nord de l' Afghanistan, près de l’Hindū-Kūsh. Le khan lui manifesta un grand respect, le nommant "immortel". Il mit l’école Quanzhen en charge des religions pour l’ensemble de la Chine et exempta tous ses maîtres d'impôt et de corvée. Don fut fait à Qiu Chuji d'une partie des jardins impériaux de Pékin et du Monastère du faite suprême 太極觀 qui s’y trouvait. La légende populaire, qui prétend qu’il convainquit Gengis Khan d’arrêter ses massacres et de se montrer plus clément envers les Hans, fait de Qiu Chuji un héros patriote. Son périple est relaté dans le Voyage en Occident de l’immortel Changchun Changchunzhenrenxiyouji 長春真人西遊記. De retour à Pékin en 1224, il s’installa au monastère que l’empereur mongol lui avait offert. Celui-ci étant assez délabré, Qiu Chuji et ses disciples se mirent en campagne pour recueillir des fonds pour sa réfection. Rebâti, il devint le Temple du printemps éternel 長春宮. A sa mort, en 1227, il fut enterré juste à côté, dans le jardin. Sur sa tombe fut élevé un oratoire à sa mémoire, le Chushuntang 處順堂. Après la destruction du Temple du printemps éternel lors de la prise de pouvoir par les Ming, l’empereur Chengzu fera construire à sa place le Monastère des nuages blancs 白雲觀 qui intégrera l’oratoire rebaptisé Salle du patriarche Qiu Qiuzudian 邱祖殿.

Apogée

De la mort de Qiu Chuji à 1368, s’appuyant sur son pouvoir politique et institutionnel, l’école poursuivit son expansion sous la direction de Yin Zhiping 尹志平 et Li Zhichang 李志常. Jusque-là essentiellement présente au Nord du Chang Jiang, elle s’étendit au sud dans les provinces du Jiangsu, Jiangxi, Zhejiang, Hubei et Fujian. Le mont Wudang y devint son principal centre d’activité. Quanzhendao rencontra dans le Sud l’école alchimique Jindan, dont les pratiques avaient partiellement influencé Wang Chongyang, et qui revendiquait les mêmes fondateurs qu’elle : Zhong Liquan, Lu Dongbin et Liu Haichan 劉海蟾. Jindan, qui n’avait jamais bénéficié d'aucune protection officielle, décida de fusionner avec Quanzhen, lui amenant deux maîtres célèbres, Li Daochun 李道純 et Chen Zhixu 陳致虛. La cour continuait de manifester son appui à l'école : en 1269, les cinq fondateurs mythiques, Wang Xuanfu 王玄甫, Zhong Liquan, Lu Dongbin, Liu Haichan et Wang Chongyang, dits les "Cinq Patriarches du Nord", furent promus Seigneurs immortels zhenjun 真君, second des trois grades réservés aux divinités taoïstes ; les sept disciples de Wang Chongyang furent promus au premier grade d’Immortel zhenren 真人. En 1310, l’empereur Wudi conféra aux cinq patriarches le grade ultime d’Empereur dijun 帝君 et éleva les sept disciples à celui de Seigneur immortel ; les 18 disciples de Qiu Chuji furent nommés Immortels. L’école était alors au faîte de son importance politique. Des maîtres Quanzhen étaient en charge des affaires taoïstes à l’Académie impériale. Parmi les taoïstes célèbres de cette époque, il faut mentionner Wang Zhijin 王志謹, disciple de Hao Datong puis de Qiu Chuji, fondateur de la branche Panshan panshanpai 盤山派, et Li Daochun 李道純, maître de la branche Zhong zhongpai 中派, école indépendante qui décida de se joindre au mouvement.

Déclin politique

A partir du milieu de la dynastie Yuan, la puissance de l’école commença à lui porter préjudice. L’administration impériale s’en méfiait, les protestations des autres courants contre sa position officielle à la tête des religions se firent plus fortes, de la part du bouddhisme en particulier. Certains maîtres étaient corrompus par la prospérité et le pouvoir. Parallèlement, l’École des Maîtres célestes, rebaptisée Zhengyi Dao, spécialiste des talismans et exorcismes, voyait son importance croitre. Quanzhen Dao perdit une dispute engagée avec les bouddhistes autour de La conversion des Barbares par Lao Zi Laozihuahu 老子化胡. Cet ouvrage, composé au par un membre de l’École des Maîtres célestes, relatait comment Lao Zi, après être parti vers l'Ouest, était devenu le Bouddha. Régulièrement repris par les taoïstes pour la propagande anti-bouddhiste, il avait fait l’objet d’additions continuelles et totalisait sous les Yuan dix fascicules Le fondateur des Ming, Zhu Yuanzhang, considérait les activités de Zhengyi comme altruistes et l’ascèse de Quanzhen comme égoïste. Il nomma l’école Zhengyi à la tête des religions

Wang Changyue

Wang Changyue Quanzhen Dao connut sous les Qing un regain de prestige public grâce à Wang Changyue 王常月, septième patriarche de la branche Longmen fondée par Qiu Chuji. A partir de 1656, il prêcha avec succès au Temple des nuages blancs la "grande règle des immortels" tianxiandajie 天仙大戒. Originaire de Changzhi 長治 au Shanxi, Wang Changyue avait pour prénom Ping 平 et pour nom social Kunyang 昆陽. On ignore sa date de naissance, mais son enfance s'est déroulée pendant la période de troubles et de guerres de la fin des Ming, ce qui a pu contribuer à le pousser vers la religion. Ce n'est qu'à l'âge mûr qu'il intégra la branche Longmen de Quanzhen, devenant le disciple du maître Zhao Zhensong 趙真嵩 qui préconisait une vie religieuse faite de sérieux et de dicipline. Sur ces bases, Wang Changyue partit pratiquer le Tao sur le mont Hua. En 1665 il vint à Pékin et fut admis à partir de 1656 à prodiguer son enseignement au Temple des nuages blancs. Il fit de nombreux adeptes. Il était très apprécié de l'empereur Shunzhi qui lui donna le titre de "Maître national", distinction suprême pour les personnalités religieuses, et lui offrit trois fois l'"habit violet" ziyi 紫衣, marque de la reconnaissance impériale. En 1663, il partit répandre son enseignement au sud du Fleuve Bleu où il établit trois temples, à Nankin, Hangzhou et sur le mont Wudang. De nombreux maîtres du Sud se rallièrent. Il redonna une certaine visibilité à l'école Quanzhen et à l'ensemble du taoisme dont l'influence auprès du pouvoir était en déclin, tout en asseyant la prééminence de la branche Longmen. Il mourut en 1680, après avoir désigné Tan Shoucheng 譚守成 comme successeur. L'empereur Kangxi lui décerna à titre posthume le titre de "Grand Maître qui embrasse l'unité" Baoyigaoshi 抱一高士, une référence à la synthèse idéologique revendiquée par Quanzhen Dao que l'on retrouve dans sa pensée. Il a été appelé le "père de la renaissance de Quanzhen" zhongxingzhizu 中興之祖. Wang Changyue relança la tradition, initiée par le fondateur de l'école, de la pratique du Tao basée essentiellement sur l'ascétisme et l'alchimie interne, rejetant les visualisations et les aides externes. Mais la similitude s'arrête là, car son originalité principale est d'avoir redéfini l' objectif traditionnel de "longue vie et d'immortalité" changshengbusi 長生不死 du pratiquant taoïste, en lui donnant une forme plus facilement acceptable par un public très influencé par le confucianisme et le bouddhisme. Selon lui, les pratiques d'alchimie visant à écarter les maladies et prolonger réellement l'existence terrestre sont à proscrire. La mort est inévitable, le Bouddha historique et Lao Zi eux-mêmes n'y ayant pas échappé. Celui qui prolonge indéfiniment sa vie corporelle devient un démon et non un immortel. Il ne faut pas se préoccuper du ming 命, "vie" dont le terme est fixé et qui doit naturellement s'achever, mais du zhenxing 真性, "nature authentique", qui seule est immortelle. Les cinq chapitres du Benzhuan 缽鑒 et le Chuzhenjielu 初真戒律 contenus dans Anthologie du canon taoïste Daozangjiyao 道藏輯要 ainsi que le Biyuantanjing 碧苑壇經 de la Collection de livres anciens du pavillon caché Gushuyinlouzangshu 古書隱樓書 représentent la somme de son enseignement.

Branches

De très nombreuses écoles taoïstes se réclamèrent et se réclament encore de Quanzhen Dao. On distingue dès la mort de Wang Chongyang différentes branches, la principale étant celle des héritiers de Qiu Chuji, Longmen 龍門 ou "Portes du dragon". A chacun des six autres disciples est attribuée une branche :
-Hao Datong : Huashan "Mont Hua" 華山
-Liu Chuxuan : Suishan "Mont Sui" 隨山
-Ma Danyang (Ma Yu) : Yuxian "Rencontre des immortels" 遇仙
-Sun Bu’er : Qingjing "Pureté et calme" 清靜
-Tan Chuduan : Nanwu 南無
-Wang Yuyang :Yushan "Mont Yu" 崳山 Au début du , naquit le mouvement Xiantiandao, fondé par Huang Dehui 黃德輝) qui se réclamait de Quanzhen. L'école a donc par son intermédiaire influencé la plupart des nouveaux courants religieux syncrétistes apparus en Chine et à Taïwan entre la fin du et la fin du , dont le plus important est Ikuan Tao.

Compilation du canon taoïste

Une des importantes contributions de l’école à l’ensemble du taoïsme est la reconstitution du canon taoïste. En effet, celui des Song était incomplet depuis longtemps et celui des Jin avait brûlé en 1191. En 1224, au retour de son voyage en Asie Centrale, Qiu Chuji chargea Song Defang 宋德方 du travail. L'ensemble, intitulé Trésor de la ville du mystère Xuandubaozang 玄都寶藏, comprenait plus de 7800 rouleaux.

Temples

Les principaux temples Quanzhen en Chine sont le Temple des nuages blancs baiyunguan 白雲觀 de Pékin, le Temple du Yang pur chunyanggong 純陽宮 au Shanxi et le Temple de Chongyang chongyanggong 重陽宮 au Shaanxi.

Quanzhen Dao dans le folklore du kung fu

Comme toutes les écoles taoïstes d’une certaine importance, Quanzhen Dao participe de l’univers du kung fu. L’école est présente dans le folklore des arts martiaux, particulièrement à travers les très populaires romans de Jin Yong, et les films et séries télévisées qui en sont inspirés. Quanzhen Dao occupe dans ces œuvres la place peu enviable de secte inférieure cherchant toujours noise aux vrais héros ; les sept disciples et Yin Zhiping sont décrits sous un jour peu flatteur. Le romancier Ni Kuang, ami de Jin Yong, aurait résumé ainsi la situation : «A part Wang Chongyang, tous les disciples de Quanzhen sont des idiots». Dans l’œuvre de Jin Yong et ses adaptations, la vie du fondateur de l’école mélange détails historiques réels et romance. Présenté comme un patriote, il est traité avec plus d’égards que le reste de son école. Néanmoins, s’il est probable que Wang Chongyang a reçu un entrainement d’art martial, ce n’était pas sa spécialité, et il ne s’impliqua jamais dans la politique. Par ailleurs, en total décalage avec son idéal ascétique, Jin Yong lui prête une histoire d’amour mouvementée avec une héroïne, Lin Chaoyin. La série de trois romans dans lequel l’école Quanzhen Dao est le plus présent a été traduite en français sous le titre La Légende du Héros chasseur d’aigles. Il n’est pas rare que les amateurs de littérature de kung fu considèrent la version de Jinyong comme entièrement conforme à la vérité historique.

Notes

Voir aussi

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Sujets connexes
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