Nationalisme arabe

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Le nationalisme arabe est une réclamation de l'héritage commun au monde arabe, selon lequel tous les Arabes sont unis par une histoire, une culture et une langue commune. L'arabisme exprime l'aspiration d'une nationalité, l'arabité, à se constituer en entité politique. Ce nationalisme vise à une citoyenneté libératrice des archaïsmes, du sectarisme, de la seule référence religieuse et de toutes les dépendances. Le panarabisme est un concept relatif qui réclame l'un
Nationalisme arabe

Le nationalisme arabe est une réclamation de l'héritage commun au monde arabe, selon lequel tous les Arabes sont unis par une histoire, une culture et une langue commune. L'arabisme exprime l'aspiration d'une nationalité, l'arabité, à se constituer en entité politique. Ce nationalisme vise à une citoyenneté libératrice des archaïsmes, du sectarisme, de la seule référence religieuse et de toutes les dépendances. Le panarabisme est un concept relatif qui réclame l'union des pays arabes. Voir l'article détaillant les couleurs panarabes.

Les prémices du nationalisme arabe

Les Turcs conquièrent Bagdad en 1533, le sultan ottoman Selim Ier se proclame calife d'un grand empire regroupant la majeure partie des pays arabes. Les arabes qui les siècles précédents avaient atteint leur âge d'or avec les califats omeyyade et abbasside passent d'un statut de dominant à celui de dominé. L'expédition en Égypte de Napoléon Bonaparte marque le déclin de l'influence de l'Empire ottoman dans le pays. Napoléon avait fortement encouragé les égyptiens à se gouverner eux-mêmes. Sa première proclamation a été écrite en arabe, il y disait, Au nom de la République française basée sur les idées de Liberté et d'Égalité, Bonaparte, commandant en chef des forces françaises, informe toute la population de l'Égypte… Les Mameluks amenés du Caucase et de la Géorgie ont corrompu la région la plus belle du monde. Mais Dieu l’Omnipotent, le Maître de tout l’Univers a fait de leur destruction un impératif.Abu-Lughod, I., The Arab Rediscovery of Europe, p. 13. Passage traduit de l’arabe en anglais, puis en français. Après le départ des armées napoléoniennes, l'Égypte se sépare de l'Empire ottoman et devient un royaume. C'est après le départ de Napoléon, au , que les premières insurrections s’organisent face au régime ottoman. En Arabie, le chef bédouin Mohammed ibn Saoud s'allie avec un prédicateur religieux rigoriste, Abd al-Wahhab. Ils conquièrent ensemble de vastes territoires, conquête qui sera poursuivie par ses enfants et en particulier son petit fils Séoud qui prend La Mecque, Médine et le port de Jeddah. En 1808 il essaye de prendre Bagdad et Damas. Un jeune général ottoman d'origine albanaise, Mehemet Ali lance de 1813 à 1818 une vaste campagne militaire contre les wahhabites. Il replace la presque totalité de l'Arabie sous la domination ottomane. Mais Mehemet Ali qui a été nommé vice-roi d'Égypte, veut l'autonomie de l'Égypte vis-à-vis d'Istanbul. Sur le plan intérieur, il met en place de vaste réforme, en particulier sur l'armée, la justice, l'administration et l'éducation. On le considère généralement comme le précurseur du réveil arabe. Les Britanniques et les Ottomans s'opposent catégoriquement à une indépendance des nations arabes, les Britanniques aideront même les Ottomans à chasser les troupes égyptiennes de Syrie.

La Nahda

Mehemet Ali, vice-roi d'Égypte Tout au long du c'est l'ottomanisme, un nationalisme ottoman pluriethnique, multiculturel, multiconfessionnel avec prééminence musulmane qui reste majoritaire dans le monde arabe. Mehemet Ali, pour ses réformes, s'appuie sur une jeune génération d'ouléma réformiste, comme le cheikh Attar et Rifa'a al-Tahtawi. Ces ouléma ne voient pas de contradiction entre l'islam et la modernité et soutiennent donc la plupart des réformes entreprises par Mehemet Ali. Sous les ordres de ce dernier, des matières séculières comme la géographie et l’histoire sont introduites dans l'université al-Azhar. Rifa'a al-Tahtawi a appris les nouvelles disciplines enseignés à Al-Azhar sous la direction de savants français invités en Égypte par Mehemet Ali. Puis, il part pour Paris ou il étudie Montesquieu, Rousseau, Voltaire, Racine et Condillac. Mehemet Ali et son fils Ibrahim adhèrent pleinement à un projet de nation arabe qui rassemblerait tous les Arabes de l'Égypte à la Mésopotamie. Ils favorisent par ailleurs l'émergence d'une renaissance intellectuelle, sociale et culturelle sans précédent, la Nahda (renaissance), que l'on compare généralement à la renaissance européenne Yaoum Mayssaloum (Le jour de Maysalloum), Beyrouth, 1947. Dès 1828, avec le développement de l'instruction et la création d'une presse officielle, la langue arabe est défendue par les Égyptiens. Au , le berceau du nationalisme arabe se trouve en Grande Syrie. Sous le coup de l'occupation ottomane, les Arabes en arrivent progressivement à considérer les Turcs comme indignes de défendre l’islam. Par leur comportement, les Turcs favorisent le rapprochement entre chrétiens et musulmansHafez El Assad et le parti Baath en Syrie, Pierre Guingamp, p.21. Les intellectuels arabes sont particulièrement prolifiques au Liban et en Syrie. Ils sont musulmans mais aussi chrétiens et comptent des personnalités comme Nassir al Yazigi, rédacteur de l’Encyclopédie arabe, Ahmed Farès el Chidiac, Boutros al-Boustani fondateur du journal Nafir souriya (Appel de la Syrie) et d'une société littéraire et scientifique en 1847. Pour Boustani, le plus important c'est la culture et la langue arabe, qui "doit dépasser les clivages confessionnels et doit permettre d'affirmer l'identité arabe" (Charles Saint-Prot, Le Nationalisme arabe). Il parle dans son journal d'un patriotisme arabe, non sectaire et laïque. Il réclame la séparation de la religion et de l'État, en déclarant que «l'amour de la patrie est foi». Il s'agit donc alors d'un nationalisme avant tout culturel et moderniste. Les premiers nationalistes ne revendiquaient pas la création d’un État-nation, mais plutôt l'existence d'une nation arabe culturelle. Des cheikhs religieux accompagneront cette politique de réforme. L'idée de laïcité a fait une timide apparition sous le règne de Mehemet Ali et sous Ismaïl Pacha, des cheikhs musulmans estiment qu'il faut concilier la modernité et les valeurs fondamentales de l'Islam. C'est ce que tente le réformiste Al-Afghani. Le cheikh égyptien Mohammed Abdou souhaite quant à lui une réforme de l'islam identique à celle que le protestantisme a introduit dans la chrétienté. Des auteurs comme Mohammed Rachid Rida, un disciple de Mohammed Abdou, axe sa politique sur un nationalisme arabo-islamique. Il affirme que le seul modèle islamique pur est le modèle islamique arabe. Il se déclare partisan d'un contre-califat arabe. Abd al-Rahman al-Kawakibi partage avec Rida la certitude de la supériorité religieuse des Arabes sur les autres peuples de la communauté islamique. Il milite pour la mise en place d'un calife arabe issu de la famille du prophète siégeant à La Mecque et libéré de la domination ottomane. Il s'agit pour lui de faire renaître le califat omeyyade qui représente avec le califat abbasside et celui andalou l'âge d'or de la civilisation arabo-islamique. Il plaide néanmoins pour le respect de toute les croyances religieuses et la parfaite égalité de toute les religions pour préserver l'unité nationale. Durant la guerre russo-turque de 1877-1878, un congrès de notables mené par l'émir Abdelkader al-Jazaïri se réunit dans le plus grand secret à Damas. Leur objectif est alors l'indépendance du vilayet de Syrie, mais ils reconnaissent néanmoins l'autorité du Calife sur leur pays. Cependant, la police découvre le complot et met fin à l'expérience. En 1880, des affiches anti-ottomanes font leur apparition, de nombreuses arrestations ont lieu, surtout dans les milieux chrétiens. Dans le même temps, les consuls européens font à leurs gouvernements des rapports détaillés sur les relations qu'entretiennent les Arabes et les Turcs. Ils en arrivent à considérer qu'un soulèvement est possible Hafez El Assad et le parti Baath en Syrie, Pierre Guingamp, p.21 et 22.

La révolution Jeunes-Turcs et ses conséquences

Ismail Enver (Enver Pacha), l'un des chefs de la révolution Jeunes-Turcs Après la révolution anti-califale Jeunes-Turcs de 1908, qui avait comme premier but d'unifier tout les peuples turcs (Panturquisme), le nationalisme religieux est peu à peu abandonné au profit d'un nationalisme strictement arabe. Suite à l'occupation ottomane de la Palestine, de la Syrie et de l'Irak, des sociétés arabes secrètes se constituent. Ces groupes collent des affiches appelant au réveil arabe, à la fin de la soumission à l'Empire Ottoman puis à l'Empire britannique et à la constitution d'une entité politique arabe unie. Plus le temps passe, et plus les affiches sont nombreuses dans les rues, et plus le ton est ferme, elles appellent même à l'insurrection en Irak, au Soudan et en Algérie. C'est la première fois qu'une revendication nationaliste arabe voit le jour, sans faire référence à l'Islam et en préconisant un gouvernement non confessionnel sur l'ensemble de la nation arabe. Le nationalisme arabe passe ainsi du niveau littéraire et culturel à une politisation plus tranchée. Au tout début du , la capitale des nationalistes devient Paris, c'était dans cette ville que la majorité des arabes étudiaient. Le courant nationaliste se divise alors en deux camps, le premier pro-occidental, majoritairement composé de syriens et de libanais, et le second représenté par des officiers pro-turcs influencés par les Jeunes turcs. La plupart de ces officiers étaient irakiens et égyptiens. La France entretenait de bonne relation avec les nationalistes. En 1904, le francophile Negib Azoury publie son livre (en français). Il souhaite un nouvel État détaché de la Turquie qui s'étendra dans les limites de ses frontières naturelles, depuis la vallée du Tigre et de l'Euphrate jusqu'à l'isthme de Suez, et depuis la méditerranée jusqu'à la mer d'Oman. Il sera gouverné par une monarchie constitutionnelle et libérale d'un sultan arabe. Il crée en 1904, sur le modèle des ligues patriotiques françaises, la Ligue de la patrie arabe, et de 1907 à 1908 il édite un journal mensuel, l’Indépendance arabe. La France soutient alors plus ou moins officiellement les nationalistes. Dans le même temps beaucoup d'autres arabes témoignent leur attachement à la nation arabe, comme Ibrahim al-Yazigi qui fait circuler une chanson, Des sociétés secrètes arabes se créent sur le modèle Jeunes-Turcs, avec pour objectif de répondre au nationalisme panturque des jeunes turcs par l'arabisme. George Antonius : The Arab awakening, Beyrouth, 1938 Des associations militantes sont créées, comme le club littéraire, al Muntada al Adabi (le Club littéraire) ou l'association «Qahtaniya», fondée en 1909 par deux officier arabes, un Égyptien, Aziz ali al-Masri et un Irakien Mahmoud Chawkat. Cette association demandait une double monarchie arabo-turque sur le modèle de l'Autriche-HongrieMaxime Rodinson, Les Arabes, p.95. Elle est rapidement dénoncée et dissoute par le régime ottoman. L'organisation se reforme en 1913 sous le nom d’Al Ahd (« l'alliance ») ; elle rassemble surtout des militaires irakiens. En 1911 se crée à Paris, la Ligue de la jeunesse arabe («Jam'iyat al arabiya al fatat»). Cette organisation, soutenu par la France réunit des étudiants libanais, palestiniens, syriens et irakiens majoritairement musulmans. Son chef est Abdelkarim Khalil qui figurera au nombre des condamnés à mort de Beyrouth en 1916. En 1912 se crée au Caire, le Parti de la décentralisation, («Markaziyya») constitué principalement de jeunes syriens. Ils se battent pour une plus grande autonomie arabe et le respect de la langue arabe. En 1913, des libanais créent à Beyrouth Jamiiat al Islahia (Société de la réforme). Ces trois organisations convoquent le 17 juin 1913 à Paris le Congrès général arabe. Les nationalistes y prennent part en tant qu'arabes, et non comme représentant de leurs communautés religieuses respectifs. Le 21 juin les deux cents délégués adoptent une résolution, par laquelle ils demandent des réformes radicales et urgentes dans l'Empire ottoman, le droit pour les arabes de l'Empire d'exercer leurs droits politiques en rendant possible leur participation à l'administration centrale, la reconnaissance de la langue arabe comme langue officielle des pays arabes, et ils affirment par ailleurs leur solidarité et leur sympathie pour les demandes des réformistes arméniens ottomans. Les nationalistes sont alors persécutés par les turcs, ce qui oblige beaucoup d'Arabes à se réfugier en Égypte. Quand la Première Guerre mondiale éclate, le gouvernement nationaliste Jeunes-Turcs ne tolère plus d'opposition. Aziz el-Masri, fondateur d'Al-Ahd est accusé d'intelligence avec l'ennemi et condamné à mort. Le 29 octobre 1914, l'autonomie du mont Liban est supprimée et le Liban est rattaché au vilayet de Damas. Jamal Pacha gagne la Syrie avec sa IV armée pour préparé une offensive contre les forces britanniques installés en Égypte. Dès son arrivé il évoque les liens fraternels unissant turcs et arabes, mais sa politique change radicalement avec la défaite de ses troupes. Pour les Turcs, toute manifestation de l'arabisme est un acte de trahison. Les arrestations, les déportations et les exécutions se multiplient. Abdelhamid al-Zahraoui qui était président du premier Congrès arabe a été arrêté avec l'un de ses principaux collaborateurs, Abdelkarim Khalil, après un jugement sommaire ils sont pendus.Hafez El Assad et le parti Baath en Syrie, Pierre Guingamp, p.25. Les nationalistes arabes s'éloignent des Turcs et se rapprochent de la France. En 1915 un émissaire spécial d'Al Fatat se rend secrètement à La Mecque pour transmettre au Chérif Hussein un message selon lequel tous les chefs nationalistes, ainsi que la majorité des officiers arabes de l'armée ottomane, sont prêts à passer à l'action si le chef de la dynastie des Hachémites en donne l'ordre. 1918. L'émir Fayçal I et Chaim Weizmann (à gauche, portant aussi une tenue arabe en signe d'amitié) Le prince Fayçal se rend à Damas afin de rencontrer des dirigeants nationalistes arabes pour évaluer les chances d'un soulèvement arabe contre l'occupant ottoman. Ils comprennent vite que si les Arabes ne s'engagent pas rapidement dans la guerre, en cas de victoire sur les Turcs, les Français et les Britanniques se partageront l'Empire ottoman sans pour autant tenir compte de la volonté des peuples qui le composent. Un texte spécifiant les conditions pour lesquelles les Arabes pourraient entrer en guerre aux côtés des alliés est rédigé. Le texte fixe pour la seconde fois les limites du nouveau territoire arabe. Pour ne pas s'attirer l'hostilité des Français et des Britanniques, l'Égypte et le Maghreb ne font pas partie de ce nouveau territoire. Les Britanniques et les Français acceptent, et promettent l'indépendance aux Arabes s'ils gagnent la guerre. Le 6 mai 1916 des chefs nationalistes sont arrêtés à Beyrouth et à Damas, mais le chérif Hussein prévient qu'en cas d'exécution, les Arabes soutiendront les alliés. Ce sont dix-sept musulmans et quatre chrétiens, membres du Mouvement de la conscience nouvelle qui sont exécutés, à Beyrouth et à Damas. Ce trouvait parmi-eux Saïd Akl, Abdelwahab al-Inglizi et Youssef el-Ham. Leur mort, radicalise l'opinion publique, et convainc le chérif Hussein de l'utilité de lancer une révolte contre les Turcs. Les arabes connaissaient les vues qu'avaient Anglais et Français sur le Moyen-Orient, ils avaient également pris connaissance de certaines tractations sioniste pour l'établissement d'un État juif en Palestine. Assad Dagher, l'un des témoins de l'évènement explique, En 1916 nous n'avions pas les moyens de faire face avec succès à la situation qui nous était imposée. Il nous aurait fallu avoir des amis acquis à notre cause et convaincus de nos droits. Mais dans notre lutte contre les Turcs, seuls les alliés se rangèrent à nos côtés. Nous savions parfaitement quelles étaient leurs visées sur notre pays. Mais face au danger turc qui nous guettait, qui nous menaçait de mort et d'extermination, nous n'avions pas le choix. Nous avions à opter pour le moindre mal, entre une mort inéluctable et une lutte longue et âpre pour une vie digne et libre.Hafez El Assad et le parti Baath en Syrie, Pierre Guingamp, p.25. Avec le soutien des Britanniques et des Français, la grande révolte arabe éclate en 1916 Jacques Benoist-Méchin : Lawrence D'Arabie, 1979 et Suleiman Moussa : Songes et mensonges de Lawrence, Sindbad, 1973 Sati al Housri décrit en ces termes la révolte : Déclenchée à La Mecque et conduite par l'émir Hussein, la révolte ne fut pas hidjazienne, mais arabe au sens propre du terme. Elle avait pour but l'indépendance de toutes les provinces arabes et la création d'un État arabe unifié qui conduirait la nation dans la voie d'une authentique renaissance. Conférence prononcée au Caire en février 1948 conférence de paix de Paris Sous la révolte arabe d'Hussein, le panarabisme et le panislamisme se donnent la main, laissant de côté les positions sécularistes d'Housri. L'Empire ottoman a été défait et les forces rebelles de Fayçal ibn Hussein entrent triomphalement à Damas en 1918. Cette révolte n'est pas soutenue par tous les Arabes, beaucoup d'Arabes musulmans restant fidèles à l'ottomanisme, donc au sultan-calife d'Istanbul. Les Britanniques et les Français ne respecteront pas l'accord qu'ils ont pris avec les Arabes, et à la fin de la guerre, ils se partageront le territoire arabe grâce à l'accord Sykes-Picot. Par ailleurs, les Britanniques encouragent secrètement les revendications sionistes en Palestine (Déclaration Balfour). En 1920 la rébellion irakienne est écrasée dans le sang par les forces britanniques, qui n'hésiteront pas à utiliser des armes chimiques contre la population civile. Le chef Ibn Séoud s'allie avec les Britanniques pour chasser les Hachémites de l'Arabie. En 1924 Séoud occupe La Mecque et il parvient l'année suivante à chasser le dernier roi hachémite de la région.

Les conséquences de l’accord Sykes-Picot

Carte du découpage du Moyen-Orient suivant les accords Sykes-Picot Le traité est signé à la suite de la guerre perdu par les Ottomans. Les Britanniques et les Français signent cet accord secret en 1916 avec la bénédiction de la Russie impériale. L'accord stipule que les forces coloniales se partagent les territoires arabes « libérés », c'est ainsi que les britanniques et les français s'installent au Proche-Orient. L'accord a été tenu secret jusqu'en 1917, date où Lénine a dénoncé et rendu public ce traité. Le chérif Hussein a attendu en vain, jusqu'en 1920 que le Royaume-Uni et la France tiennent leurs promesses. Mais la France et le Royaume-Uni ne tiennent pas compte des demandes arabes, et tracent les frontières du futur Irak, de la nouvelle Syrie, du Liban, de la Jordanie, du Koweït etc. Dans le même temps, des émeutes éclatent à Jérusalem et à Jaffa contre les implantations sionistes. Après la révolte irakienne, le Royaume-Uni accorde en 1921 le trône du pays au roi Fayçal. Dans le monde arabe le mécontentement grandit, en particulier après le plan britannique visant à diviser encore plus ces pays nouvellement crées, en créant des États à nature confessionnelle (des États alaouites, druzes, maronite, chiite, etc.). Un patriotisme local naît alors, en Tunisie, le parti Destour est crée, le Bloc national en Syrie, la Fraternité nationale en Irak, le Wafd en Égypte, l'étoile nord-africaine en Algérie et le comité d'action marocain (futur Istiqlal) au Maroc. Mais ces partis ne rejettent pas le nationalisme arabe pour autant. Les difficultés pratiques d'union ne découragèrent pas les tendances unitaires. Les nationalistes évoquèrent l'exemple de l'Italie et de l'Allemagne qui réussirent à créer une unité nationale, malgré les prévisions et les hostilités extérieures. Un message est alors vite véhiculé, Un Congrès général musulman se réunit à Genève en 1935, qui affirme sa volonté d'unité arabe, la grande presse égyptienne porta jusqu'à Fès et Alger les idéaux d'union arabe, sur le plan national, intellectuel, social et politique. Pour l'émir Chekib Arslan, la création de ces nouveaux États est un bienfait. Car pour lui, le monde arabe, du Golfe persique à l'Atlantique réalisa plus tôt son unité de foi et de culture, ainsi que la solidarité de ses intérêts face à l'Europe. C'est dans ces conditions que les nationalistes deviennent germanophiles, anti-anglais et anti-français. Les soldats arabes faisant partie de l'armée ottomane et formés par des officiers allemands ont subis l'influence de ce nationalisme militariste allemand. Les nationalistes reprennent des idées allemandes nées lors des guerres napoléoniennes, ces idées sont emprunts d'un fort romantisme et d'une haine envers la France et contre tout ce qui est français. C'est Sati al-Housri qui pose les bases de ce nationalisme, romantique et germanophile. Influencé par Ibn-Khaldoun, il pensait que la seule éducation qui ait un sens est l’éducation nationale. Dans le même temps, des mouvements politiques panislamiques voient le jour, comme la Confrérie des frères musulmans. Cette organisation s'opposait violemment à la fois au nationalisme local et au nationalisme arabe. Les frères avaient pour but de créer un État islamique regroupant toutes les communautés musulmanes du monde. Lors du premier congrès du parti en 1933, l'organisation ne comptait que 2000 militants, un an plus tard ils sont 40 000, et en 1943 la confrérie compte plus de 200 000 militants.

Le nationalisme arabe après 1945

Avant 1945, le projet des nationalistes arabes reste de façon générale relativement flou. Les nationalistes peinent en effet à présenter un projet économique, à aborder les questions d'ordre social et, surtout, à identifier une stratégie visant à réunifier le monde arabe. Il manque à la fois un contenu humain et un contenu philosophique. L'idée nationaliste arabe n'est de plus pas soutenue par de grands chefs d'État pour la concrétiser. On peut cependant citer Nasser, dont les idéaux et l'ambition font émerger une nouvelle génération de nationalistes arabes : le Marocain Ben Barka, les Algériens Ben Bella et Boumédiène, l’Irakien Ahmad Hasan al-Bakr, les Palestiniens Yasser Arafat et Georges Habache, le chef druze du Liban Kamal Joumblatt et le prince saoudien Talal.Alexandre Adler : Rendez-vous avec l'islam, p.61 De manière générale, après la Seconde Guerre mondiale le monde arabe suit une inspiration politique arabiste plutôt qu'islamiste.

Michel Aflaq et le parti Baath

Michel Aflaq. Source : Le système éducatif en Irak avant 1991 était l’un des plus performants dans la région, avec un taux brut de scolarisation proche de 100% dans l’enseignement primaire et un niveau élevé d’alphabétisation pour les deux sexes. L’enseignement supérieur était de qualité, particulièrement dans les établissements d’enseignement scientifique et technologique, et le corps enseignant compétent et motivé. Le système de santé irakien devient l'un des plus modernes et efficace de tout le monde arabe; les services publics ne sont pas en restes, car le recrutement se fait dorénavant sur le mérite. L'Irak dépendant grandement du pétrole, Saddam tenta de diversifier l'économie en menant un plan d'industrialisation. L'Irak devient donc le premier État arabe à avoir utilisé sa rente pétrolière pour procéder à son industrialisation. Il entreprend la construction de routes, de grands axes autoroutiers et des bâtiments ainsi que le développement d'industrie. Il lance une révolution énergétique, amenant l'électrification de presque toutes les villes d'Irak (même les villes se situant dans les campagnes ou difficile d'accès). Avant les années 1970, l'Irak était un pays largement rural ; suite aux différentes réformes, l'urbanisation s'étend. Saddam redistribue les terres aux paysans, qui étaient auparavant dans les mains d'une minorité de personnes. Il lance une réforme agraire devant permettre aux fermiers de maximiser le profit de leur exploitation. L'agriculture est donc mécanisée, et les paysans ne sachant pas utiliser les nouvelles machines sont formés par le gouvernement. Cette réforme avait également comme but de mettre fin au féodalisme. En 1980, l'Irak était le seul pays arabe en passe d'atteindre l'autosuffisance alimentaire. En 1980 la révolution islamique à lieu en Iran, en mars 1980 l'ayatollah Khomeini préconise un soulèvement des irakiens chiites. Ces appels se répètent, et l'Iran revendiquent par la suite le sud de l'Irak, Bahreïn, le territoire du Koweït et le nord est de l'Arabie saoudite. La guerre Iran-Irak éclate le 22 septembre 1980, Saddam Hussein propose le 28 septembre des pourparlers avec l'Iran sur la base des résolutions des Nations-Unies, mais l'Iran refuse. L'Iran reçoit l'aide de nombreux pays occidentaux, dont Israël par lequel le général Sharon annonce à Paris que son pays fournirait des armes et des conseillers militaires à la république islamique, et par les États-Unis qui met sur pied en 1984 un plan de livraison d'arme à l'Iran (Irangate). De son côté la France réaffirme son soutient à l'Irak par la voix du ministre des affaires étrangères de François Mitterrand, Claude Cheysson, La révolution iranienne est particulièrement inquiétante : toute la région du Proche-Orient peut être entraînée dans une déstabilisation conduite par le régime de Khomeiny et un conflit généralisé. Face à l'expansionnisme fanatique de l'Iran qui vise à s'étendre dans le monde musulman, la France soutient l'Irak. Elle soutient du même coup toute la nation arabe qui est menacée par la déferlante de l'intégrisme.Le Nationalisme arabe : Alternative à l'intégrisme, page 103 Le monde arabe de son côté choisit massivement l'Irak à l'exception du régime de Damas, de quelque milice chiite libanaise et dans une moindre mesure par l'Algérie. Les chiites irakiens dans leurs grandes majorités ne suivent pas l'Iran, et choisissent l'Irak. Les Frères musulmans quant à eux soutiennent l'Irak, en particulier les frères musulmans syriens qui en 1984, affirme par la voix d'Adnan Saadeddine que, Les frères musulmans de Syrie sont solidaires du nationalisme arabe. Ils sont résolument du côté du peuple irakien frère. Nos conceptions sont à l'opposé de ce qui se réalise en Iran ou le pouvoir est une sinistre caricature de la religion musulmane.Le Nationalisme arabe : alternative à l'intégrisme, page 104 La guerre Iran-Irak prend fin le 18 juillet 1988, l'Irak considère la fin de cette guerre comme une victoire. Cependant, l'Irak se retrouve face à une dette colossale, et le seul moyen pour elle de rembourser cette dette est de faire augmenter les prix du brut et d'investir des milliards de dollars dans le pays afin de relancer l'économie nationale. Saddam Hussein propose également que l'augmentation du prix du brut, soit, en partie, consacrée à aider les États arabes les plus pauvres par l'intermédiaire d'un fonds de répartition. Cette proposition est saluée par les citoyens des pays arabes, mais elle est immédiatement rejetée par les émirs du Golfe. Saddam comptait sur les monarchies du Golfe qu'il estimait avoir protéger l'Iran pour rembourser ses dettes. En juillet 1990, il accuse publiquement certains dirigeants du Golfe de nuire à l'Irak en faisant baisser volontairement le prix du brut. Le 2 août 1990, l'Irak envahit le Koweït en quelques heures. Face à cette crise, le monde arabe est divisé, le conseil ministériel de la Ligue arabe condamne l'invasion du Koweït, mais quatre membres de la ligue ont voté contre cette condamnation. Fort du soutien des Nations unies, les États-Unis se lancent, avec une coalition internationale, dans une guerre contre l'Irak. Après la défaite irakienne, les forces nationalistes arabes sont affaiblies.

Nationalisme au Maghreb

L'unité arabe fait son entrée au Maghreb par les livres, les journaux et les étudiants ayant fait leurs études en Égypte ou en Syrie ou leur pèlerinage à La Mecque. Des délégués maghrébins, dont le célèbre Messali Hadj ont pris part au Congrès de Jérusalem (décembre 1931), de Genève (septembre 1935) et du Caire (octobre 1938). La plupart des chefs nationalistes maghrébins sont formés ou influencés par l'émir Chékib Arslan. L'émir entre très tôt en contact avec le cheikh tunisien Salah Chérif et le notable marocain de Tétouan, El-Hadj Abdessalam Ben Nouna. Il forme également Mohammed Bach Hamba, frère d'Ali Bach Hamba qui est l'un des fondateurs, en 1907, du mouvement des Jeunes Tunisiens. L'émir Arslan établit également des relations avec les chefs de plusieurs partis indépendantistes : le Destour, l'Étoile nord-africaine de Messali Hadj et le parti de l'Action marocaine. Au Maroc, Chékib Arslan est à l'origine de la campagne lancée contre le dahir berbère par la voix de son journal : « La Nation arabe ». Il est aussi à l'origine du « pacte arabe » voté au Congrès de Jérusalem en 1931. Ce pacte devient l'inspirateur et le guide des chefs de plusieurs partis nationalistes du MaghrebL'Afrique du Nord en marche, Charles-André Julien, pp. 20-22 et 24-26. Arslan devient alors Le nationalisme arabe à influencé de manière différente les partis politiques maghrébins. Il y eut au Maroc l'Union nationale des forces populaires (UNFP), un parti politique nassérien fondé par Mehdi Ben Barka en 1950. Ce dernier se fait enlevé dans des conditions mystérieuses à Paris en 1965. En Algérie, le FLN se constitue pour la lutte d'indépendance de l'Algérie, le mouvement regroupant un large échiquier politique même s'il est dominé par des nationalistes algériens panarabes comme Ahmed Ben Bella et Houari Boumédiène. En Tunisie, le Destour influencé par l'émir Arslan et le cheikh Abdelaziz Thâalbi a une ligne idéologique résolument panarabe. Salah Ben Youssef, membre du Néo-Destour mené par Habib Bourguiba voit en Gamal Abdel Nasser le leader incontestable du monde arabe. Le différend entre les deux hommes se fait en faveur de Bourguiba, Ben Youssef étant exclu du Néo-Destour avant de se faire assassiné à Francfort en 1961.

Nationalisme palestinien

150px La plupart des organisations palestiniennes sont nationalistes arabes. L'organisation de libération de la Palestine (OLP) a été crée en 1964 sous l'impulsion de Nasser. Le but de l'organisation est alors de mettre fin à l'État d'Israël et d'intégrer la Palestine à la nation arabe. Le Fatah de Yasser Arafat, principal parti de l'OLP et FPLP de Georges Habache, et le FDLP de Nayef Hawatmeh soutiennent ce projet. Cependant, ces mouvements prennent leur distance avec les États arabes qu'ils accusent de manipulation envers le peuple palestinien. Les mouvements nationaux palestiniens cherchent à tout prix à être indépendant vis-à-vis des puissances arabes. Pour Naji Alloush, un haut responsable du Fatah, c'est le peuple arabe tout entier qui lutte en Palestine, et pas seulement le peuple palestinien. Il affirme également que les bases militaires de la guérilla palestinienne (les fedayin) en pays arabes ne sont pas des bases extérieures. Toute la nation arabe est mobilisée, et les armées arabes régulières doivent se préparer à une guerre complète, dont la résistance palestinienne n'est que l'un des aspects. Il faut même préparer toute la population arabe à une guerre populaire généralisée : la lutte palestinienne, locale certes, aura une « existence panarabe », et « la Palestine sera le chemin de l'unité arabe ».Le Nationalisme arabe, Olivier Carré, p.123

Fatah

150px Le Fatah est crée en 1959 par des étudiants palestiniens, convaincu que pour mieux défendre l'intégrité et la souveraineté du peuple palestinien le moyen le plus efficace était d'organiser une grande résistance palestinienne sous la forme d’un mouvement national révolutionnaire autonome. C’est-à-dire un mouvement indépendant des pays arabes et de toute autre puissance étrangère. Pour le Fatah, le futur État palestinien fera partie intégrante de la « nation arabe fédéré ».

Front populaire de libération de la Palestine

150px Le Front populaire de libération de la Palestine (FPLP) est issu du Mouvement nationaliste arabe (MNA) de Georges Habache. Le MNA était une organisation principalement palestinienne, nationaliste arabe, socialiste et révolutionnaire. Cette organisation était fortement inspirée par le nassérisme et par les théories marxiste-léniniste. Le mouvement possédait des branches dans beaucoup de pays du Moyen-Orient. Après la guerre des Six Jours, le nassérisme perd son prestige dans le monde arabe, ce qui entraine la fin du MNA qui deviendra quelques années plus tard le FPLP. Le FPLP a globalement le même objectif que le MNA, mais c'est néanmoins un parti nettement plus à gauche. Le FPLP souhaite une Palestine égalitaire pour juifs et arabes, intégré à la nation arabe. Car pour le mouvement, le nationalisme arabe représente une inspiration et une fin fondamentales. Le Nationalisme arabe, Olivier Carré, p.118

Front démocratique pour la libération de la Palestine

150px Le Front démocratique pour la libération de la Palestine (FDLP) est un mouvement issu du MNA. C'est une organisation marxiste et nationaliste. Néanmoins, Nayef Hawatmeh le dirigeant du parti rejette le terme de nationalisme qu'il compare à du chauvinisme. Le parti souhaite une nation palestinienne dans une nation arabe fédérale ou confédérale. Nayef Hawatmeh voit les États arabes comme responsable de ce qui ce passe en Palestine, il accuse par ailleurs ces États de contribuer à la division de la nation arabe.Le Nationalisme arabe, Olivier Carré, p.120

Arabisme et islamisme

Dans le passé, de nombreux chef religieux musulmans soutenaient le panarabisme, c'était par exemple le cas pour Rachid Rida et pour Kawakibi. Ils insistaient tous deux sur la place proéminente qu'on les arabes dans le monde musulman, en n'hésitant pas à affirmer que les meilleurs musulmans sont les arabes, et que face au califat ottoman, un contre-califat arabe doit être crée. À partir de la fin des années quatre-vingt, des rencontres sont organisées entre arabistes et islamistes. Beaucoup d'homme politique et d'intellectuel soutiennent une alliance entre le nationalisme arabe et l'islamisme. En 1989, un colloque sur l'unité arabe confédérale voulait jeter les ponts entre les deux courants, panarabe et islamique. Souhaitant un État arabe uni et fédérale, les membres de ce colloque pensaient que la laïcité et l'application de la charia pourraient s'accorder en douceur, si le laïcisme autoritariste des États arabes est abandonnés. Ainsi, les lois seraient en accord avec les principes islamiques, mais elles ne s'appliqueraient pas aux minorités confessionnelles. L'accent islamique domina dans ce colloque, les islamistes y étaient représentés par les Frères musulmans et par les membres du parti tunisien, Ennahda. La première guerre du golfe a rapproché les nationalistes et les islamistes, en particulier en janvier 1991 en Algérie, ou le leader islamiste Ali Benhadj a appelé les algériens à combattre les coalisés en Irak. L'islamiste marocain, Al-Jabiri affirme que Il envisageait l'État arabe unifié comme devant un jour coïncider avec un immense État musulman arabisé, allant de l'Indonésie au Sénégal. Hassan al-Tourabi, l'ancien leader des Frères musulmans soudanais prêche un panarabisme islamique en symbiose militante avec tous les mouvements islamistes du monde arabe, mais aussi non arabe. Sa synthèse du nationalisme arabe et de l'islamisme influença les mouvements islamistes, il établit alors un nationalisme arabe révolutionnaire et islamique. Pour Tourabi, le nationalisme arabe est Il explique encore que Hassan Nasrallah, le secrétaire général du parti chiite Hezbollah, et le Hamas ont participés au Congrès nationaliste arabe pour rapprocher le point de vue des islamistes et des nationalistes.Le Nationalisme arabe, Olivier Carré, p.214 . Le Hamas reprend sur des nombreux points le discours nationaliste arabe. En Arabie saoudite, les relations sont ambigües entre l'islam wahhabite et le nationalisme arabe. Il existe deux courants de pensée chez les wahhabites saoudiens, le premier qui considère le nationalisme arabe comme un concurrent à l'idéologie wahhabite, le deuxième qui pense au contraire que la vocation de l’Arabie saoudite est de servir d’exemple à la fois aux autres sociétés arabes et à l’ensemble du monde musulman. Ainsi les manuels d'instruction religieuse développent des thèses panarabes semblables à la Syrie et à l'Irak baathiste. Les religieux saoudiens reconnaissent l'existence d'une nation arabe « naturelle » centrée sur l'islam et sur la langue arabe.

Le nationalisme arabe aujourd’hui

Aujourd'hui le nationalisme arabe est considérablement affaibli, en particulier depuis la chute du régime de Bagdad qui a laissé ainsi le champ politique libre à formations intégristes et confessionnelles. Mais le nationalisme garde néanmoins le soutient de la plupart des officiers militaires et des intellectuels arabes. D'un point de vue culturel, le sentiment d'appartenance à un même peuple s'est considérablement développé, puisque même des mouvements intégristes comme les Frères musulmans ne remettent plus en cause le dogme de la nation arabe. Les médias de masse comme MBC, Al-Jezira ou Al-Arabiya, le cinéma, les radios et les journaux ont également participés aux sentiments d'existence d'un seul et même peuple arabe.

Penseurs nationalistes arabes

- Mohammed Rachid Rida
- Chekib Arslan
- Sati al Housri
- Amin al-Rihani
- Abd al-Rahman al-Kawakibi
- Michel Aflaq
- Salah al-Din al-Bitar
- Gamal Abdel Nasser
- Zaki al Arzouzi
- Georges Habache
- Constantin Zureik

Voir aussi

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Sujets connexes
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