Carte perforée

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Carte perforée à 80 colonnes. La carte perforée (parfois appelée carte Herman Hollerith) et le ruban perforé ont été les premiers supports d'entrée-sortie et les premières mémoires de masse utilisés dans les débuts de l'informatique. La carte perforée avait auparavant été utilisée en mécanographie. Elles sont apparues avant les Systèmes d'exploitation , et ont permis la création de ceux-ci. Toutefois, il fallait des heures entières pour rédiger un pro
Carte perforée

Carte perforée à 80 colonnes. La carte perforée (parfois appelée carte Herman Hollerith) et le ruban perforé ont été les premiers supports d'entrée-sortie et les premières mémoires de masse utilisés dans les débuts de l'informatique. La carte perforée avait auparavant été utilisée en mécanographie. Elles sont apparues avant les Systèmes d'exploitation , et ont permis la création de ceux-ci. Toutefois, il fallait des heures entières pour rédiger un programme de quelques lignes de code.

Apparition et disparition

C'est Basile Bouchon qui inventa le papier perforé en 1725 ; en 1728, Jean-Baptiste Falcon améliora le système sous forme de carte rigides, et elles furent utilisées pour les métiers Jacquard en 1801. Elle furent ensuite utilisées pour divers automates, et en particulier les orgues de Barbarie et les pianos mécaniques. L'invention de la machine à cartes perforées par Herman Hollerith, pour le recensement de 1890 aux États-Unis, a été la base du développement de trois grandes entreprises internationales : IBM, Powers (absorbée par Remington-Rand, et fusionnée dans Unisys), et Bull. Les cartes Hollerith mesuraient 6 centimètre sur 12 et comportaient 210 cases. Le modèle le plus courant de cartes perforées, breveté par IBM dans les années 1930, était la carte dite à 80 colonnes. Il s'agit d'une feuille de bristol mince de forme rectangulaire, dont un coin était tronqué, où les caractères (EBCDIC ou ASCII) étaient traduits par des perforations rectangulaires (au nombre de 1, 2 ou 3 par caractère) disposées en colonnes parallèles à la largeur (80 colonnes) et sur 13 lignes parallèles à la longueur. Ces cartes étaient stockées par boîtes de 2 000, et le coin tronqué servait de repère pour les insérer dans le bon sens dans un chargeur de cartes ou pour les remettre à l'endroit quand la boîte tombait par terre… Les cartes étaient perforées par des opératrices spécialisées travaillant à partir de « bordereaux de saisie », vérifiées par re-frappe par d'autres opératrices (les « perfo-vérifs ») dont la cadence normale de saisie était d'environ caractères à l'heure (soit environ 4 caractères à la seconde). Les cartes étaient susceptibles d'être triées sur des machines appelées « trieuses-interclasseuses ». Les machines mécanographiques ont utilisé ces cartes jusqu'au remplacement des dernières de ces machines par des ordinateurs vers 1970. Les ordinateurs ont été équipés d'unités périphériques capables de lire et de perforer ces cartes jusqu'au début des années 1980. Le mécanisme de lecture des cartes perforées était très particulier. En effet, une aiguille passait en revue les lignes et colonnes de la carte. De l'autre côté de la carte, se trouvait un baquet remplit de mercure. Si l'aiguille touchait le mercure, un courant électrique transmis dans l'aiguille passait et fermait le circuit, ce qui indiquait la présence d'un trou. Appareil de perforation de cartes IBM Au début des années 1960, les premiers moniteurs d'ordinateur travaillant en « mode texte » comportaient 80 colonnes par ligne afin d'être compatibles avec les cartes perforées. En 2006, de nombreux ordinateurs, l'AS400 par exemple, travaillent encore avec ce type d'écran, même si c'est parfois masqué par un logiciel d'habillage graphique fonctionnant sur le PC qui remplace le terminal passif. Les programmes en langages COBOL, FORTRAN et PL/1 s'écrivaient sur des lignes de 80 caractères au maximum pour pouvoir être perforés sur cartes. La carte perforée a progressivement disparu pendant les années 1970 lorsque sont apparues les unités d'entrée-sortie à bande magnétique et à disquettes souples de format « 8 pouces » et des mémoires de masse plus performantes.

Autres format de cartes perforées

D'autres modèles de cartes perforées ont été proposés, en particulier une carte à 132 colonnes, avec des trous circulaires de dimensions réduites, mais ils ont été peu utilisés (132 était le nombre de caractères imprimables par ligne des imprimantes à chaîne les plus répandues). IBM a aussi commercialisé des cartes à 96 colonnes avec des perforations rondes.

Voir aussi

Il y a eu aussi des cartes permettant la saisie directe à la source de l'information sur des cartes à confettis pré-découpés, dites cartes perfostyl ou cartes perfoguide. L'épreuve théorique du Permis de Conduire en France a fait appel à ce procédé entre 1981 et 1996 et l'examen théorique du Permis de Chasse s'en sert encore en 2007. ===
Sujets connexes
Années 1930   Années 1960   Années 1970   Années 1980   Automate   Bande magnétique   Basile Bouchon   Bull   COBOL   Dehomag   Disquette   Herman Hollerith   Informatique   International Business Machines Corporation   Moniteur d'ordinateur   Mécanographie   Mémoire de masse   Mémoire morte   Mémoire vive   Métier Jacquard   Orgue de Barbarie   Piano mécanique   Recensement   Système d'exploitation  
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